samedi 29 novembre 2008

La bosse des Nath

Au début, j’avais pensé à un post du type « Dites 33 » en rapport à l’âge que Nath vient d’atteindre aujourd’hui… Sauf que je n’aurais pas été bien loin avec ça, même en délayant…

En même temps, je voulais quand même pondre quelque chose… Heureusement, je n’ai pas eu besoin de chercher bien loin. Il faut dire que ma chère et tendre m’inspire. Parfois à son insu d’ailleurs.

J’ai un petit plaisir, que je satisfais aussi souvent que possible, malgré mes horaires de boulot : regarder Des Chiffres et des Lettres. Cette émission, née en même temps que moi en 1972, a certes quelque chose de désuet, à commencer par ses animateurs. Mais adopter un ton résolument moderne ne changerait pas grand chose d’ailleurs puisque cette émission est notamment sponsorisée par Polident et les monte escaliers Stana. Heureusement, son intérêt réside dans le jeu en soi : tirages de lettres et bons comptes à trouver s’égrènent ainsi pendant 20 minutes et 12 coups à jouer. Les candidats vont du bon niveau (rarement exceptionnel mais ça arrive aussi) à franchement pathétique voire honteux quand on sait qu’il est quand même censé y avoir des présélections.

Mais bon, finalement on s’en fout un peu de tout ça. L’important, c’est qu’en de rares occasions, Nath soit là et joue le jeu. Côté lettres, c’est plutôt pas mal. Avec des jours où on voit tout et d’autres rien. Nath s’en sort globalement avec les honneurs.

Là où ça coince, c’est quand il faut trouver les bons comptes, voire les comptes approchants. Là, il y a panique en la demeure. Les émissions se suivent et se ressemblent. Le constat est sévère mais il n’y a pas de mystère : Nath ne connaît pas ses tables. Du coup, pas de miracle : aucune gymnastique de l’esprit n’est possible.

Les tables de multiplication. On nous a tellement bassiné avec ça. Et pourtant quelle galère lorsqu’elle ne nous arrivent pas automatiquement en tête. Si anodines en apparence et tellement indispensables en réalité.

Du coup, cette lacune a valu à Nath quelques bons mots un tantinet ironiques de son entourage. A commencer par moi (Je suis pas mécontent du titre de ce post qui est de moi, mais faut dire qu’il m’en faut peu aussi…). D’autres appellent désormais Nath 6x5 ou 8x7 etc.

Bref, Nath s’en amuse franchement et heureusement car cette faiblesse dans les calculs commence à lui faire une solide réputation. Et quand on ne fait rien, c’est le destin qui s’en mêle, comme le we dernier à St Juery chez nos amis Isa et Laurent. Nous étions tranquillement à table lorsque Isa éclate de rire. Il y avait juste, en coin de table, une boite de thés ou de tisanes avec, sur l’emballage, marqué 6x10 sachets. Ca a suffit à tous nous faire rigoler et on s’est quand même assuré, histoire d’enfoncer le clou, que Nath ait la bonne réponse. On a eu un peu peur avec la table de 6 mais heureusement elle connaissait sa table de 10 ! Ouf !

Finalement, Nath est plutôt comme moi. Littéraire. Enfin… euh, en général quoi. Parfois, il y a quelques égarements. Un jour où nous discutions de l’actualité politique à propos de je ne sais plus quoi, Le Pen, qui était pourtant sur la sellette, s’est soudainement retrouvé sur la Croisette. N’oublions pas non plus la cocarde de la République qui s’est muée en tocarde.

Dernière petite perle ce midi : nous parlions de Psychose d’Hitchcock. Et là, Nath me sort : Ce qui est bien dans Psychose, c’est que ça monte en crescendo !


Je vous le dis moi, les perles des enfants, c’est vachement bien ! Et apparemment, c’est sans limite d’âge !


Cela dit, j’ai beau en rire ici, ma Nath, c’est comme ça que je l’aime !



mardi 25 novembre 2008

Un bonheur à partager...


Ce lundi 24 novembre vient de fermer ses portes. Un lundi comme un autre pour beaucoup de gens, probablement. Mais une journée toute particulière pour quelqu'un qui vient précisément de renouer avec la vie active après quelques années en "stand by".

Quelques années qui n'auront tout de même pas été des vacances, loin de là. Vie de famille, vie de couple, aléas de l'existence, épreuves, sourires, lumières... Une longue parenthèse nécessaire et mise à profit pour guider deux charmants bambins sur les chemins de la vie. Ca aussi, ce n'est pas rien. Oui, oui, charmants, je maintiens. Parfois têtes à claques certes, mais charmants quand même, à l'image de leurs parents d'ailleurs. (Et si en plus ils dorment, alors là, c'est le rêve...)

Et puis vient le jour où il faut reprendre le collier. La vie active est là mais elle ne s'offre pas à nous pour autant. Retrouver un boulot qui nous corresponde, dans lequel on ait envie de s'épanouir, avec des perspectives tant humaines que professionnelles... Là aussi, ce n'est pas rien. Réapprendre à se vendre et surtout à croire en soi, retrouver les gestes, certains automatismes, mais aussi, plus généralement, l'envie et une forme de foi. En soi tout simplement.

Sauf que rien n'est simple. Ni si compliqué finalement. La musique de la vie se décline au gré des vents. Parfois chauds et accueillants. Parfois contraires.

L'amie dont je parle ici entre les lignes, est passée par tous ces états, comme tout un chacun probablement. Ce lundi, elle a franchi une nouvelle étape et a vécu sa première journée auprès de nouveaux collègues, de nouvelles structures. Un nouvel environnement. Une "nouvelle vie dans la vie" en quelque sorte.

Une récompense méritée après une année pas très rose mais qui semble, fort heureusement, s'achever sous les meilleurs auspices.

J'ai beaucoup pensé à cette amie ce lundi et comme d'autres que je connais, je ne suis pas peu fier du chemin qu'elle vient de parcourir. Des obstacles et des doutes qu'elle a surmontés.

Plus simplement, je ne suis pas peu fier d'être son ami. Et celui de son mari et de ses enfants.


Isa, Laurent, Enéa et Léon, surtout ne changez pas!