dimanche 31 mai 2009

Tennistiquement vôtre...



Je suis bien embêté car au départ je comptais intituler ce nouveau sujet "L'imposture Nelson Monfort et le désastre François Brabant", ce qui m'aurait de toute façon fait parler tennis.

Et puis, en fin de journée, il y eut un petit cataclysme sur la planète tennis avec l'élimination surprise du quadruple tenant du titre de Roland Garros : Rafael Nadal.

Son bourreau en huitièmes : le suédois Robin Soderling qui a fait plier l'espagnol en quatre sets 6-2 - 6-7 - 6-4 - 7-6 lors d'un match explosif, à grand renforts de coups droits et de services canons.

Il était d'ailleurs curieux de constater que le public s'est globalement bien gardé d'encourager Rafa, même quand celui-ci était aux portes de l'élimination. Mais ce n'est pas si surprenant. Après tout, Rafa était invaincu depuis son premier Roland Garros en 2005 et il est vrai que les vainqueurs à répétition, aussi brillants soient-ils, finissent par lasser. La défaite de Nadal assure au tournoi du sang neuf pour les tours à venir.

Du coup, tous les regards ne manqueront pas d'être braqués sur Roger Federer qui, en deux jours, a vu le nombre de ses adversaires dangereux fondre comme neige au soleil. Novak Djokovic, hier, dans sa propre moitié de tableau, qui a rendu l'âme dans un non match. Et Nadal aujourd'hui. Pour certains, c'est l'année ou jamais pour "Rodger". Et je le pense aussi, tant Nadal semblait lui être inaccessible. Revers de la médaille, il est également devenu, de par son classement de n°2 et son statut de triple finaliste à Roland, celui qui ne doit pas perdre. Une pression qu'il devra impérativement assumer. En étant notamment plus convaincant que lors de ses deux derniers matchs contre Acasuso et Mathieu.

En tout cas, ça promet de belles joutes en deuxième semaine !

Bon... passons maintenant à ce qu'aurait dû être mon post avant cette défaite surprise de Nadal.

J'avais envie de balancer un peu, ça fait du bien ! Je ne sais pas ce que vous en pensez mais ce Nelson Monfort me donne de l'urticaire. On est obligé de se coltiner ses interviews bidon de fins de matches. Sauf que ce mec là n'y connait visiblement rien. Et en plus d'être exaspérant, il a un tact franchement inexistant qui n'arrange rien. Déjà il agresse les joueurs à la sortie du court, sitôt la balle de match jouée. Ca, je ne supporte pas. Et puis, il faut entendre les questions pour comprendre, questions invariables tout au long de la journée. Si c'est un perdant, c'est du genre : "Merci de nous répondre, c'est très fair-play" (alors que le mec n'a rien demandé à personne et certainement pas à être emmerdé à la sortie du court). Et si c'est le vainqueur, la question fuse : "Ce doit être un match qui restera longtemps dans votre mémoire, non ?". Ceci que ce soit un match expédié en 1h ou un marathon de 5h.



Pour le reste, le plaisir de Monfort est de se balader dans les tribunes afin d'interviewer les entraîneurs aux changements de côté. Là-aussi, la question est toujours la même : "Alors je suppose que vous vivez ce match avec infiniment de passion ?"

Bref, ce type est une imposture incarnée. Ni journaliste sportif, ni intervieweur. Juste un guignol sans aucun tact (Il a quand même fait pleurer Sampras en lui rappelant avec les sabots qui sont les siens que son entraîneur était mourant). Au départ, je le trouvais plutôt amusant dans les guignols de l'info. Mais le personnage réel est tellement opportuniste et antipathique que je n'arrive même plus à (sou)rire des blagues des auteurs. Il faudrait vraiment que ce type soit débarqué de la chaîne et que l'on ait, enfin, des journalistes à la hauteur, avec de vraies questions sur le sport ou l'aspect technique d'un match. Pas des opportunistes qui "peopleïsent" la beauté du sport.

Et puis, comme je suis décidément d'humeur acerbe aujourd'hui, je vais aussi tirer à boulets rouges sur François Brabant qui, pour notre plus grand malheur depuis quelques interminables années déjà, commente certains matchs de Roland Garros. Ce mec est insupportable. Et surtout, surtout, il ne se tait jamais, y compris pendant les échanges. Pas de bol, il ne dit rien de pertinent. Et je ne peux pas baisser le son sinon je n'entends plus les frappes des balles. Une torture, je vous dis !



En plus, François Brabant a un défaut de prononciation. Un cheveu sur la langue. Enfin, disons plutôt une touffe. Bon, je ne suis pas du genre à critiquer, on a tous nos petits complexes et j'ai moi-même la fâcheuse tendance à parler trop vite ou trop peu intelligiblement parfois.

Mais franchement, avoir une touffe sur la langue et débiter des âneries sans discontinuer pendant toute la durée d'un match, je vous garantis que c'est très très usant pour le pauvre téléspectateur qui fait alors une telle fixation sur cette voix pénible (et je suis gentil !) qu'il en oublierait presque le match.

Soyez gentil Monsieur Brabant, pensez à vous taire et à vous désaltérer régulièrement. C'est vrai quoi, fermez la un peu et reprenez votre souffle. Partez vous oxygéner une petite quinzaine de jours, entre fin mai et début juin. Je vous assure que, même si c'est un crève-coeur, on se débrouillera sans vous.

Parce que franchement, un Roland Garros sans un Nelson Monfort ou un François Brabant, ça aurait vraiment de la gueule ! Non ? Si ! Assurément.

mercredi 27 mai 2009

Josselin Ouanna a tout d'un grand


Je m'étais promis de ne pas parler tennis. Parce qu'il m'est arrivé d'en parler, parfois trop. Parce que j'aime ce sport et que je peux être pénible à lire parfois.

Oui mais...

Comment ne pas parler de ce jeune français de 23 ans, sorti de nulle part ou presque, qui a, pour sa première apparition sur le central de Roland Garros, sorti dans un match hallucinant de 4h30 le futur retraité des courts Marat Safin.

Score final : 7-6 (7/2), 7-6 (7/4), 4-3, 3-6, 10-8. Un match d'une densité incroyable dont j'ai eu la chance de suivre les 4 derniers sets. Une victoire à l'arraché de Josselin Ouana, quasi inconnu classé aux alentours de la 130e place mondiale. Une victoire amplement méritée et pourtant c'est peu de dire que je ne suis pas chauvin. Josselin Ouanna a été au charbon tout simplement, avec son coeur et ses tripes.

En face de lui, Marat Safin a livré une bataille digne de ses plus belles années, ce qui ne rend la victoire de Josselin que plus précieuse encore. Car le russe, qui a annoncé sa retraite fin 2009 et qui jouait donc son dernier Roland Garros a livré une excellente partition, à grand renfort d'aces et d'accélérations ravageuses en coup droit. Il a bien râlé comme à son habitude mais sans jamais se déconcentrer pour autant. Et quand on voit le nombre de matches qu'il a balancés à cause de ses sautes d'humeur, on se réjouit vraiment qu'il ait donné aujourd'hui le meilleur de lui-même dans une partie passionnante et incertaine jusqu'au bout.

C'est finalement la magie de ces grands tournois. Mettre en lumière des sportifs méconnus qui ont parfois tardé à éclore mais qui ont un potentiel énorme. Josselin Ouanna est de ceux-là. Déjà âgé de 23 ans, Josselin a vu sa progression ralentie par des blessures. Mais chacun a son heure. Josselin aura connu son heure de gloire ce mercredi 27 mai. Connaîtra t-il d'autres coups d'éclats ? On peut le lui souhaiter.

Si non, il aura toujours vécu l'intensité de cette journée, avec sa première victoire sur le central de Roland Garros, au bout de cinq sets acharnés face à celui qui fut l'une de ses idoles. Une victoire remportée à la sueur de son front et une rencontre qui m'aura fait vibrer comme très rarement. Et pourtant, j'ai toujours eu un petit faible pour ce diable de Safin.

Mais là, ce soir, ce qu'a accompli Josselin, c'est tout simplement énorme.


Josselin Ouanna, un grand merci. Un immense merci. Chapeau mec !


dimanche 24 mai 2009

Coup de coeur découverte : Des bêtes...



François Roussel est un auteur dessinateur de BD que j'ai découvert par le plus grand des hasard lors de la dernière édition du Festival BD de Gruissan. J'étais venu sans réelle envie, agacé de voir que le vent, pour le sixième jour consécutif, s'évertuait à avorter mes envies de baignade et de plage. Une fois sur place, je me rendis dans la grande salle au milieu de laquelle trônaient des centaines d'exemplaires d'auteurs et de séries différents, tandis que les artistes dédicaçaient leurs ouvrages sur la partie gauche.

Je jetai un oeil rapide, d'autant plus rapide que j'ai beaucoup de mal à feuilleter des BD neuves qui ne m'appartiennent pas. Il me faudrait presque avoir un coup de coeur sur une couverture pour espérer ne pas rater la BD de l'année.

Et puis alors que j'avais fini mon tour d'horizon en 60 secondes chrono, je vis Nath qui regardait je ne sais plus quoi à l'autre bout de la pièce. Du coup, attendant qu'elle revienne, je me refis un second petit tour d'horizon, histoire de patienter. Sauf que j'avais cette fois-ci pris davantage mon temps. Mon regard fut alors attiré par une couverture représentant un gorille et autres animaux sympathiques. Je fus surtout conquis d'entrée par l'expressivité des personnages, par la (relative) simplicité des traits, comme un dessin maîtrisé mais voulant aller à l'essentiel.

Voici quel fut mon premier contact avec la BD de François Roussel "Des bêtes" dont j'achetai aussitôt les 3 tomes existants (série en cours). Ensuite, je me risquai du côté des dédicaces sans trop de conviction. Mais j'avais bien choisi mon heure. Il n'y avait pas encore beaucoup de visiteurs (bien plus nombreux l'après-midi) et la plupart faisait la queue devant le bureau de Boucq, invité d'honneur de ce millésime 2009. Ca tombait bien : autant je reconnais à Boucq un talent indéniable, autant je n'ai jamais accroché à quoi que ce soit dans son oeuvre.

Bref, nous voilà Nath et moi devant François Roussel qui nous accueille tout sourire en toute décontraction. Comme à mon habitude, je suis un peu stressé, je bafouillerai presque mais ça ne dure pas. Alors que je lui tends le tome 1, il me prend les trois en nous disant : "Pour l'instant, il n'y a que vous, alors si j'ai le temps, je vous dédicacerai les 3". Il nous demande quels animaux nous feraient plaisir. J'aurai donc un chat, Nath une coccinnelle et pour le tome 3, il nous mettra en scène sous la forme... d'un gorille et de sa frêle guenon. François a de l'humour et comme en plus, ses trois dédicaces auront de la gueule, que demander de plus ?

Bref, l'artiste, décidément très ouvert et accueillant, commence les dédicaces. Et comme en plus d'être très sympa, François prend son temps, nous resterons une petite heure en sa compagnie.

Nous repartons finalement, un peu avant midi, avec nos trois BD sous le bras, sans oublier de remercier une nouvelle fois François pour sa gentillesse et sa disponibilité. Je lui demande en rigolant où je pourrai le trouver lorsque le tome 4 sortira, parce qu'un tome sans dédicace au beau milieu de ma nouvelle collection dépareillerait, non ?

En sortant, j'aperçois les affiches du festival... notamment celle de 2008 où je me rends compte qu'Achdé en était l'invité d'honneur. Raaah ! Je peste ! A un an près, j'aurais enfin pu rencontrer Achdé (excellent dessinateur humainement très proche de ses lecteurs à qui j'ai déjà consacré une page de mon blog il n'y a pas si longtemps). J'achète l'affiche 2008, ça n'enlèvera pas ma frustration de ce rendez-vous manqué mais enfin...

Bon. Et si je vous disais deux mots sur cette fameuse série de François Roussel, Des Bêtes...

La lecture m'a conforté, largement, dans ma première impression. Les dessins collent parfaitement au ton de la série qui s'aventure souvent dans les méandres d'un humour noir délicieux. Et parfois cruel. Et pour cause. Il ne s'agit pas d'autre chose, finalement, que de la représentation du règne animal. Et si l'humour est omniprésent, certains gags sont plus noirs que d'autres. Un univers où la loi du plus fort s'applique. La vie, tout simplement. Celle des animaux certes. Mais qui renvoit aussi à la nôtre. François Roussel a d'ailleurs expliqué dans une interview que toutes ses histoires renvoyaient à des personnes qu'il avait connues ou à des situations vécues, par lui ou autres personnes de son entourage.

Au final, il en ressort une BD très cohérente, aussi touchante que cruelle, parfois injuste mais qui montre les choses telles qu'elles sont et qui, pour une collection jeunesse, prend bien soin de ne surtout pas prendre les enfants pour des imbéciles. Mais ne vous y trompez pas. Collection jeunesse certes, mais série vraiment tout public (humour mais ton très mature). Entre l'ornithorynque dépressif qui ne s'accepte pas avec son bec de canard, la fourmi gaffeuse qui veut toujours bien faire et qui va de catastrophe en catastrophe, les singes qui veulent prendre la place de leur chef pour lui piquer ses guenons... et tant d'autres portraits d'animaux si joliment troussés, il y a matière à faire. François Roussel devrait donc nous régaler pendant encore de nombreuses planches.

En attendant, découvrez les 3 premiers tomes de cette série à ne pas rater ! Et si les gags sont indépendants, il est préférable de lire les 3 volumes dans l'ordre chronologique, les mêmes personnages animaliers revenant de tome en tome, évoluant ainsi en même temps que leur auteur.

Des Bêtes... Série en cours à se procurer d'urgence ! (François Roussel, Editions MaxMilo)

mercredi 20 mai 2009

Si lâche désespoir...


Certains d'entre vous ont peut-être entendu parler de ce drame qui a eu lieu à Habsheim, dans le Haut-Rhin. Lundi dernier, un homme s'est jeté sous un train de marchandises, mettant fin à ses jours. L'épisode en soi est déjà tragique.

Mais pourquoi, POURQUOI, a t-il fallu que cet homme, vraisemblablement désespéré, emmène son fils de 4 ans dans la mort ? Pourquoi, alors que cet homme vivait séparé de sa femme et de son fils, a t-il voulu récupérer son enfant tôt le matin du drame pour commettre ensuite l'irréparable ?

Comment peut-on, même au plus fort du désespoir, vouloir la mort de son propre enfant ? Il aurait pu, en son âme et conscience, commettre un suicide. Le sien. C'est un acte qu'il ne m'appartient pas de juger. Peut-être que le fil entre vivre et se laisser mourir est plus ténu qu'on ne le croît. Peut-être que cet homme avait de vrais problèmes. Qui n'étaient sans doute pas insolubles. Sauf de son point de vue apparemment.

Mais comment en arriver à cette extrémité ? Vouloir du mal à son propre enfant ? Un môme innocent de 4 ans qui avait toute la vie devant lui. Comment souhaiter consciemment la mort d'un gamin qui est le sien et que l'on a vu naître ?

Car apparemment, l'homme aurait agi en toute préméditation. Séparé de sa femme, il se rend pourtant chez elle ce matin là et lui demande la permission d'amener l'enfant à l'école. Elle accepte bien évidemment, comment diable aurait-elle pu se douter ? Sauf que l'homme ne se rendra jamais à l'école de son fils. Il se jettera sous le train de marchandises son enfant dans les bras.

Où se situe le désespoir ? La haine ? Qu'est-ce qui peut se passer dans la tête d'un homme pour en arriver à une telle extrémité ? A t-il voulu punir sa femme ? Il y aurait tellement de questions.

J'ai toujours pensé qu'une personne qui mettait fin à ses jours était plus ou moins une victime. Là, j'ai l'impression qu'il s'agissait d'un lâche, d'un meurtrier.

C'était son fils ! SON FILS ! ! ! Non décidément, je ne comprends pas !

Que faire, que dire à présent, si ce n'est avoir une pensée pour la maman, où qu'elle soit, et pour ce petit garçon ? Pas grand chose , je suppose, malheureusement.




...Et il y en a qui osent appeler ça "des faits divers" !

lundi 18 mai 2009

Masé


Certains anniversaires sont infiniment tristes
Il y a un an, Masé s’en allait,
Avec le vide de l’absence qui va avec.

Ces pensées sont pour tous ceux à qui elle manque
Et en particulier pour une grande amie et sa sœur.
Isa, Delphine, gros bisous.

dimanche 17 mai 2009

Surtout, ne pas casser le fil !


Vous vous rappelez de mon amie Anita ?

Nous avons enfin réussi, après des semaines de dures négociations, à lui rendre son invitation et à l'accueillir à la maison samedi soir. En plus, comme la nature est décidément bien faite (mais hasard total), nous avons ainsi échappé à l'Eurovision et à sa déferlante de "France : two points". On aura en plus échappé à la présentation du show façon Julien Courbet, et ça c'est énorme !

Anita est donc arrivée sur les coups de 19h et, comme toute bonne personne à qui on demande de venir les mains vides, a débarqué avec bouteille et autre petite attention. Plus sérieusement, c'est toujours un plaisir de passer un moment avec Anita, amie doublée d'une collègue. Nath était également ravie.

Originalité oblige, nous avons donc démarré la soirée par un apéro. Anita a ainsi découvert les pistaches. Oui, oui, vous avez bien lu. Au début, elle trouvait que "ouais, ça se mange" et puis finalement elle s'est mise à picorer dans le bol, comme Nath et moi.

Ensuite, on s'est mis à table. On ne s'était pas foncièrement foulé pour l'entrée, plat de résistance oblige, alors j'avais soigné la présentation : concombres en spaghettis, carottes râpées et tomates saupoudrées de persil. Avec la vinaigrette du chef : mi-huile d'olive, mi-vinaigre de cidre, sel, et cuillère de moutarde à l'ancienne. Et un petit Pécharmant pour accompagner tout au long du repas.

Vint enfin le tour du plat principal. Anita ne connaissant pas, je me suis une nouvelle fois risqué à faire mon aligot. Tout le monde a été très satisfait du résultat mais j'étais un peu plus critique. C'est vrai que Anita en mangeait pour la première fois, elle ne pouvait donc pas comparer. J'avais les bons ingrédients (pommes de terre de type agatha, ça marche aussi avec la mona-lisa, voire la bintje, tome fraîche, crème fraîche, et quelques gousses d'ail dans l'eau de cuisson des patates) mais le résultat m'a laissé un peu sur ma faim. Le tout manquait un peu de consistance. Et surtout, si l'aligot avait filé lors de la préparation, ce n'était plus le cas lorsque je fis le service. Alors évidemment, c'était bon, vu la composition du plat, mais frustrant quand même.

A froid, quand j'essaie d'analyser, je me dis que ça pouvait venir de deux choses : soit un souci lors de la cuisson des patates (D'ordinaire, je fais cuire les patates dans de l'eau bouillante et je les mouline aussitôt après alors que cette fois, j'avais opté pour une cuisson préalable au cuit-vapeur avant de mouliner puis de réchauffer la purée au dernier moment. Résultat : j'obtins une purée étrangement pâteuse) soit une purée trop chaude (J'explique : si la purée n'est pas assez chaude, l'aligot ne file pas, mais inversement si on maintient l'aligot trop chaud, on dit alors que le fil se casse). Bref, fallait surtout pas perdre le fil... en espérant que vous, fidèles lecteurs, ne perdez pas celui de cette passionnante histoire !

Petite glace au dessert, un peu de manzana pour faire descendre tout ça (Il était marqué Manzanita sur la bouteille, ça ne s'invente pas !)

Et puis entre chaque plat, on a refait le monde à 3 comme on dit dans une ambiance qu'on a espéré chaleureuse pour notre amie Anita. Une belle soirée pour Nath et moi en tout cas.

Par contre, fallait pas rêver, du coup on a fait notre lard tout ce dimanche !


Grr... Si seulement le fil n'avait pas cassé...

vendredi 15 mai 2009

Portrait cinéma : Robin Williams


Cela faisait longtemps que l’idée de faire des portraits d’acteurs de cinéma me titillait. Comme d’habitude, il n’est pas question pour moi de suivre le schéma classique « Sa vie, son œuvre » mais plutôt de mettre l’accent sur ce qui me touche (voire me déçoit parfois) chez tel ou tel artiste. Rien de vraiment neuf sous le soleil donc mais on ne se refait pas. Mon blog s’éparpille probablement un peu, certains seront peut-être un peu déçus que la légèreté prenne le pas sur une certaine émotion. Ou que je me livre un peu moins qu’auparavant par des sujets finalement moins personnels qu’à l’accoutumée. Ainsi va la vie. Et comme la tendance serait à une certaine grisaille, autant l’évacuer d’un revers de la plume, aussi électronique soit-elle.

A partir du moment où l’idée a germé, le choix de Robin Williams pour inaugurer cette rubrique est apparu comme une évidence. Il faut dire que l’acteur, outre de par son incroyable talent souvent mésestimé, m’est extrêmement sympathique. J’en reparle un peu plus bas. Je voudrais juste finir cette laborieuse introduction en précisant que ce sujet inclura un zoom sur un film bien précis de l’acteur du jour. Pas forcément le plus (re)connu d’ailleurs (Eh non, je ne parlerai pas, ou si peu, du « Cercle des Poètes disparus). Allez, c’est parti !


Je ne saurais dire exactement quel est le premier film de Robin Williams qu’il m’ait été donné de voir. Entre « Le Cercle des poètes disparus » et « Good Morning Vietnam », ma mémoire me jouerait presque des tours, bien que « Good Morning Vietnam » soit le plus ancien des deux.

Commençons par « Good Morning Vietnam », excellent film malgré quelques maladresses, où Williams joue un animateur de radio, Adrian Cronauer, en pleine guerre du Vietnam. Le rôle est à la démesure de l’acteur, tantôt vraiment hilarant (notamment lorsqu’il se heurte à la psychorigidité de sa hiérarchie), tantôt terriblement touchant lorsqu’il tente de remonter le moral des troupes ou lorsque l’atrocité d’une guerre se dessine sous les traits d’un ami qui sera amené à trahir sa confiance. Alternance de rires, de sourires et d’émotions, sous la superbe musique du What a wonderful world de Louis Armstrong. A noter la présence de l’immense Forrest Wittaker.


On ne présente plus Le Cercle des poètes disparus, phénomène qui a valu à Williams une renommée réellement mondiale. Et amplement méritée. Là-aussi, le personnage de John Keating, professeur d’une grande ouverture d’esprit basée sur le Carpe Diem, se heurte à la rudesse de l’éducation toute stricte de l’enseignement privé d’une très grande école. La scène finale (oui, spoiler, mais ne me dites pas que vous n’avez pas vu le film !) est d’une charge émotionnelle intense, lorsque John Keating, viré par ses supérieurs suite au suicide d’un des étudiants, est remercié par l’ensemble de ses élèves. Il partira sous les bravos d’une classe qui aura enfin réussi à penser par elle-même. A noter dans le rôle de Neil Perry, l’élève qui met fin à ses jours parce que son père n’accepte pas sa passion du théâtre, l’excellent Robert Sean Léonard (trop rare sur les écrans avant de revenir dans la série Dr House dans la peau de James Wilson.

Hormis ces deux films, la filmographie de Robin Williams alterne le bon, le moins bon et le franchement mauvais. Avec un sens du cabotinage qui peut porter un film vers le haut ou carrément le saborder.
Epatant dans un petit rôle dans Dead Again de Kenneth Brannagh et proprement hallucinant dans The Fisher King, il peine à convaincre dans Toys, un film assez insupportable. Idem dans Hook de Spielberg où sa prestation est honorable. Sauf que le film ne fait pas rêver ou si peu. Dustin Hoffman dans la peau du capitaine Crochet n’y changera rien. Robin Williams est à son aise dans Mrs Doubtfire, portant une bonne partie du film sur ses épaules. Un film qui n’a rien d’incontournable mais qui remplit sa mission de pur divertissement, tout comme le parfois mésestimé Jumanji dans lequel Williams et sa famille ont bien du mal à affronter une ménagerie folle (entre autres ennemis) sortie tout droit d’un jeu de société.


Robin Williams est alors au sommet et il se met alors à accepter le meilleur (comme le doublage du génie dans la VO de Aladin de Disney ou l’émouvant Will Hunting) comme le pire (Flubber du même studio Disney ou The Birdcage, un remake assez honteux de La cage aux Folles). L’acteur est enfermé dans ses rôles de doux-dingue souvent épuisants et qui peinent à faire sourire. Il s’oriente alors vers des rôles plus tragiques dans lesquels on se rappelle parfois comme il peut être excellent. Renouant alors avec la qualité du Cercle des Poètes disparus ou autre Fisher King, il jouera le rôle d’un paisible puis très inquiétant développeur de pellicules photos dans le surprenant Photo Obsession. C’est surtout sa rencontre au sommet avec Al Pacino dans le très oppressant Insomnia qui le remettra en scène.

Depuis, hormis Final Cut dans la même veine et quelques autres apparitions mineures, Robin Williams se fait plus rare alors que dans le même temps il tente de lutter contre sa dépendance à l’alcool. Opéré avec succès du cœur début 2009, il est forcé d’interrompre un One Man show qu’il avait crée quelques mois plus tôt. A bientôt 58 ans, Robin Williams devrait retrouver très vite le chemin des plateaux. J’espère vraiment qu’il retrouvera un rôle à la hauteur de son immense talent. Après tout, il peut se targuer d’avoir fait rire mais aussi pleurer des millions de spectateurs. Dans un bon jour et avec un rôle à sa mesure, il peut tout faire. Et puis quelque part, cet immense acteur me manque.



The Fisher King : Robin Williams en état de grâce.

Si je ne devais retenir qu’un film dans toute la longue filmographie de Robin Williams, ce serait celui-là. Les yeux fermés. Réalisé par l’ex Monty Python Terry Gilliam, The Fishing King met Williams dans la peau d’un clochard, Parry, en proie à de terribles hallucinations qui le plongent progressivement dans la folie. Encré dans une réalité urbaine parfois oppressante, le film de Gilliam se permet quelques incursions dans le monde moyenâgeux cher au réalisateur. C’est ainsi que les pires cauchemars de Williams prennent la forme d’un chevalier noir aussi imposant que terrifiant. Les tours font alors place à des donjons et autres dragons.

L’histoire commence avec Jack Lucas, animateur de radio arrogant et foncièrement antipathique qui va, bien malgré lui, pousser un de ses auditeurs à commettre un vrai carnage dans un restaurant. Douze personnes seront abattues. On apprendra rapidement (car l’essentiel du film est ailleurs) que la femme de Parry faisait partie des victimes et que c’est suite à ce drame qu’il a sombré dans la misère et la folie. Entre deux hommes qui cherchent la rédemption pour se reconstruire, l’un parce qu’il a tout perdu, l’autre parce qu’il est rongé par le remord d’avoir provoqué une tuerie, une très belle aventure humaine va se nouer. La poésie est omniprésente, l’univers quasi onirique. Jeff Bridges, dans la peau de Jack Lucas est plus que convaincant dans ce personnage ébranlé qui cherche à tout prix à aider Parry dans sa quête du bonheur. Mais c’est véritablement la performance de Robin Williams qui enveloppe le film de toute sa sensibilité et sa justesse d’interprétation. Rarement l’acteur aura semblé dans un tel état de grâce.



Le film, culte pour certains (dont moi), mais encore méconnu malgré des critiques dithyrambiques, a reçu de nombreux prix : Outre cinq nominations aux Oscar, la Mostra de Venise et le Lion d’Argent récompenseront ce film hors norme. Et consécration ultime : The Fisher King aura surtout eu les honneurs du 100e message de ce blog « nouvelle » version !

Vous savez ce qu’il vous reste à faire…

jeudi 14 mai 2009

Les N'os d'or de Boule et Bill... 50 ans déjà !


Je l'aime bien ce titre... Malheureusement, le jeu de mots n'est pas de moi (snif ! )

Enfin bref, un très joyeux anniversaire à nos deux joyeux drilles qui n'ont pas pris une ride en 50 ans, malgré le décès de leur créateur Roba en 2003.

Je ne vais pas vous raconter ici les 50 années écoulées de Boule et Bill. Il y a de très bonnes pages Internet sur le sujet, à commencer par Wikipédia. On y apprend notamment que Roba n'a pas été chercher très loin ses sources d'inspiration pour la création de ses personnages puisque son fils était surnommé Bouboule par ses camarades de classe. Quant à Bill, c'était un cocker qui faisait réellement partie de la famille après que celle-ci l'ait recueilli.



Boule et Bill font partie de ces albums que, un peu curieusement, je n'ai pas. J'ai pourtant pour cette série une tendresse toute particulière et j'ai dû lire et relire toutes leurs aventures. Par certains égards, et quitte à froisser les puristes, je lui trouve de nombreuses ressemblances avec le petit Nicolas de Goscinny et Sempé. L'univers enfantin est, dans les deux cas, très bien représenté. On s'y croirait et on craque littéralement pour les (gentilles) péripéties de nos deux héros. Tout comme pour le petit Nicolas, l'environnement de l'enfant est également très bien exploité : famille, école, copains de classe... Avec les sentiments qui vont avec : amitié, camaraderie, jalousie parfois etc.




A partir de là, Roba a vraiment tissé une galerie de personnages plus pittoresques les uns que les autres. Outre Boule, un gamin plutôt sage, plutôt suiveur que réellement facétieux, et Bill (qui serait un tantinet plus filou que son maître d'ailleurs), on trouve toute la panoplie de personnages, certes stéréotypés, mais avec une telle cohésion, une telle alchimie entre eux, que la sauce prend inévitablement. De la mère au foyer (multi clichés : aux fourneaux, au plumeau et au shopping le reste du temps ou presque) au père dépassé tant par les bourdes de son fils et de son chien que par son boulot, en passant par le pote, fidèle parmi les fidèles (Pouf, un garçonnet gentiment bonhomme, pas courageux pour deux sous et se méfiant comme de la peste de Bill qui ne rechigne jamais à lui arracher le fond du pantalon), sans oublier la voisine, vieille bique aigrie, toujours accompagnée de son fouineur de chat... Et que dire de l'attendrissante tortue Caroline ?



Bref, cette série est pour moi, dans son genre, une totale réussite. Et sous ses aspects de légèreté et de fraîcheur, elle aborde des thèmes universels qui touchent tous les âges. Je trouve que c'est une vraie force de cette BD belge. Il y a plusieurs degrés de lecture, une vraie recherche bien au dela de la simple envie de donner du plaisir. C'est notamment flagrant avec une série comme les Schtroumpfs par exemple. Là aussi, on se régale des péripéties gentillettes de nos petits bonhommes bleus, incessamment poursuivis par le sournois mais si bête Gargamel. Chaque histoire, pour peu que l'on gratte un peu, renvoit à certains traites de caractère pas forcément flatteurs comme la jalousie ou la cupidité, l'égoïsme etc.




La BD belge trouve la formule magique, ce difficile équilibre entre l'amusement, la pertinence et une certaine réflexion. Avec des univers d'une incroyable richesse, ou tout s'entremêle dans une harmonie absolue. On sent vraiment qu'il y a eu un vrai travail derrière et qu'il ne s'agit pas seulement de raconter des histoires. Il y a un vrai talent de la part de ces géants de la BD, que sont Roba, Peyo, et tant d'autres à commencer par Franquin bien sûr. (Encore que, pour moi, le public d'un Gaston Lagaffe n'est pas forcément le même)


Boule et Bill fêtent donc leurs 50 ans. (Et en langage chien, je vous dis pas !) Alors, un très bel anniversaire à eux. Qu'ils continuent à nous faire rêver encore longtemps ! (d'autant qu'il n'était pas aisé de reprendre le flambeau après Roba et que Laurent Verra s'en sort avec les honneurs, en préservant tout ce qui faisait l'innocence du matériau d'origine)

Les mésanges bleues ont encore de beaux jours devant elles...

Un peu de douceur...




I see trees of green, red roses too
I see them bloom for me and you
And I think to myself what a wonderful world.

I see skies of blue and clouds of white
The bright blessed day, the dark sacred night
And I think to myself what a wonderful world.

The colors of the rainbow so pretty in the sky
Are also on the faces of people going by
I see friends shaking hands saying how do you do
They're really saying I love you.

I hear babies crying, I watch them grow
They'll learn much more than I'll never know
And I think to myself what a wonderful world

Yes I think to myself what a wonderful world.

samedi 9 mai 2009

Ric Hochet


J'avais au départ prévu de mettre ce message dans la partie "coup de coeur BD" mais on ne peut plus vraiment parler de coup de coeur. Et pour cause, je parle enfin de cette série alors qu'elle s'essouffle vraiment du haut de ses 76 tomes.

Sauf que, malgré ses défauts récurrents (et de plus en plus difficilement supportables), Ric Hochet est probablement l'une de mes séries préférées. Il faut dire que je la lis assidûment depuis de très nombreuses années. Et si son âge d'or est très clairement révolu, la magie de retrouver les personnages, voire de croire à un scénario de haut vol, me fait acheter le tome suivant à coup sûr. Je me suis procuré jeudi le tome 76 (Dernier duel). Dire que je n'ai pas aimé serait un euphémisme. Et pourtant, je sais que je prendrai le numéro 77 dès sa parution en janvier 2010.

Ric Hochet a fêté ses 50 ans en 2005. A l'époque, c'est sous forme de courtes énigmes policières qu'il apparait, en présence du commissaire Bourdon, lui-même très librement inspiré du commissaire Maigret ou de l'inspecteur Bourrel. Au départ simple vendeur de journaux à la criée, Ric Hochet va très vite devenir journaliste-détective, avec un goût très prononcé pour les aventures tarabiscotées.

Le premier album apparait en 63, même si la série paraît déjà dans Le journal de Tintin. Les 20 ou 30 premiers albums sont jubilatoires car, sous couvert d'enquêtes policières, ils privilégient une ambiance très film de gangsters, avec son lot de petites frappes, de machinations, d'évasions spectaculaires. D'ailleurs Tibet, le dessinateur, n'hésite pas à se laisser aller à quelques caricatures bien senties comme quand un des malfrats prend les traits, exemple parmi tant d'autres, de Michel Constantin, éternel second couteau et grande gueule du cinéma estampillé Lautner par exemple.

La série suit son époque et se modernise donc progressivement. André-Paul Duchâteau, le scénariste et brillant auteur d'innombrables polars, crée alors des histoires parfois un peu moins dynamiques mais toujours très bien troussées où le côté enquête prend le pas sur l'action effrénée des premiers tomes. Il développe alors les personnages secondaires qui n'échappent certes pas aux stéréotypes (le physicien imbu de sa personne et méprisant toute autorité, le flic qui veut devenir calife à la place du calife, le journaliste raté qui donnerait de l'urticaire au héros etc.) mais qui densifient un peu plus les histoires. Par contre, règle immuable à l'ensemble des 76 tomes, le coupable (ou le cerveau) ne se dévoile qu'aux toutes dernières pages. Et lorsque le grand méchant de l'histoire est connu avant (notamment lorsqu'il s'agit du Bourreau, ennemi juré et donc récurrent de Ric Hochet), il y a toujours une trahison mise à jour, un traître à démasquer.

Bref, la mécanique est bien huilée. Jusqu'au tome 50 en tout cas. Après, les choses se gâtent. Il y a certes quelques fulgurances, des albums qui sortent du lot mais la qualité est indiscutablement en perte de vitesse. La faute à des scénarios prévisibles, aux rebondissements et aux effets de surprise qui 'ne sont plus. Le dessin devient pathétique, voire dépassé. Quand on veut se borner à écrire des scénarios "high tech" et que l'on ne sait pas dessiner un écran PC (ou Mac pour mon ami François-Marie), ça la fout mal. C'est vrai que les artistes ne sont plus jeunes (un peu plus de 80 ans pour l'un, un peu moins pour l'autre) et on ne peut pas nier, sans manque de respect aucun, que le poids des ans commence à sérieusement handicaper la série.


Le pire concerne probablement (mais c'est un avis personnel) ce tome 76 sorti jeudi et intitulé Dernier Duel. Attention, s'il y a des fans, merci de ne pas lire ce paragraphe (nombreux spoilers).

Comme son nom l'indique (aucun effet de surprise à attendre donc), il s'agit bien de l'ultime confrontation entre Ric Hochet et son ennemi de toujours Le Bourreau (schéma scénaristique tellement prévisible qu'il apparait heureusement avant la fin de l'histoire). Il y avait tout pour faire un album indispensable. Malheureusement, le dernier duel ne tient pas ses promesses. Dès la couverture, c'est le cauchemar. Ce n'est pas possible de faire des couvertures d'album comme celle-là ! Tibet ne dessine que les personnages mais il a avec lui un dessinateur qui s'occupe de tous les décors. Où était-il bon sang ?! Le scénario est trop quelconque, voire expédié, pour donner à cet affrontement toute l'intensité dramatique qu'il aurait mérité. Le Bourreau meurt donc, dans une indifférence quasi-générale (Il faut aussi dire que le dessin de Tibet montrant le Bourreau, mort, les yeux écarquillés, ferait plutôt marrer qu'autre chose, un comble ! ). Le scénariste a tout de même voulu faire une victime collatérale. Ce sera l'un des tous meilleurs amis de Ric Hochet. Mais là encore, aucune émotion, un sacrifice vain, une sortie manquée. Il y avait tellement matière à. Un vrai gâchis.

Et pourtant, je ne manquerai sous aucun prétexte le numéro 77. Le besoin d'y croire, sans doute.

Cela dit, ne vous méprenez pas, la série est une série franco-belge incontournable. D'ailleurs sa longévité va dans ce sens, même si ce serait plus un handicap aujourd'hui. Si vous découvrez, privilégiez les 50 premiers volumes, les 25 premiers pour une ambiance plus portée sur l'action et les films de gangsters, ou les 25 suivants pour un côté policier et énigme plus prononcé.

Allez, je vais relire ce foutu 76eme tome. Un miracle aura peut-être lieu...

vendredi 8 mai 2009

Etre un ami, un art difficile ?



C'est mon questionnement de la journée, qui est plutôt un thème récurrent chez moi d'ailleurs. Ben oui, un taureau qui ne ruminerait pas ne serait pas un vrai taureau.


Par exemple, j'ai actuellement un ami dont je sais qu'il ne va pas bien. Cet ami est virtuel, nous ne nous sommes jamais rencontrés, mais ça ne m'empêche pas de m'inquiéter, toutes proportions gardées, lorsque je sens que quelque chose ne va pas. Une simple contrariété, un "simple" mal-être. Que rien ne nous permettrait d'affirmer mais que l'on sent. Ressent.


Il n'est d'ailleurs pas forcément important de savoir le pourquoi du comment. Etre là tout en respectant l'intimité ou le silence de l'autre. L'important pour moi serait plutôt de faire comprendre à un ami, quel qu'il soit d'ailleurs, qu'il a autour de lui, quelqu'un qui est simplement là. Au cas où.


S'inquiéter est d'ailleurs, aussi paradoxal que ce soit, une bonne chose. Le jour où je ne me soucierai pas du silence ou de la distance d'un ami, je crois que j'aurai une sacrée remise en question à faire. Et que je ne serai plus quelqu'un de vraiment recommandable (déjà que...).


Mais quelle est la place d'un ami ? Comment montrer qu'on est là, mais tout en trouvant la juste distance ? Comment se positionner vis à vis des autres amis d'un ami ? Comment garder une écoute attentive tout en évitant l'intrusion ?


Avec les sempiternelles questions plus ou moins pertinentes qui vont avec... Serai-je à la hauteur de cette amitié pour autant ? Que devrai-je faire de plus... ou de moins ? Plus, moins présent ? Plus, moins attentif ? Difficile d'apprécier à leur juste valeur les répercussions de nos propres choix sur nos amis.


Je sais de quoi je parle. Il y a un peu plus d'un an, des amis m'ont fait savoir qu'ils étaient là. Je ne les ai pas entendus. Ils n'attendaient qu'un signal mais que je n'envoyais pas. Ces amis ont fait ce qu'il fallait. J'ai tellement attendu pour le leur dire, pour leur lancer enfin ce signal, que j'ai bien failli saborder de pourtant belles pages d'amitié.


Je continuerai d'être l'ami que je suis. Qui s'interroge parfois lorsqu'il s'inquiète. Qui avance autant qu'il recule, tiraillé entre l'envie de se montrer et la peur de trop en faire.


L'équilibre est si fragile. Entre se soucier de ceux qui nous entourent... et du spectre de notre propre solitude.



lundi 4 mai 2009

Vacances venteuses...


... mais vacances quand même, et c'est finalement ce qui importe !


Nous voilà donc revenus d'un périple de quelques jours entre Saint-Pierre la Mer, Gruissan et Narbonne. Une coupure salutaire pour Nath comme pour moi. Pendant une petite semaine, on a laissé les petits tracas dans le sarladais. Une semaine sans ordi, sans musique et sans télé ou presque. Une semaine à se consacrer enfin à l'autre, plus que d'ordinaire en tout cas. Appréciable. Très.


Le temps n'a donc pas été franchement mauvais (entre nuage et soleil) mais le vent, pas forcément chaud du reste, a joué les trouble-fêtes avec une certaine délectation. Du coup, nous avons privilégié les balades, notamment mardi dernier, où après avoir brièvement arpenté les rues de Narbonne en matinée, nous avons déambulé autour du vieux port de Gruissan. Jusque là, nous avions fait les différents trajets en bus (à un euro la place, pas la peine de sortir la voiture et de gaspiller de l'essence). Puis une fois à Gruissan, nous avons décidé, Nath et moi, de tenter de rentrer à Saint-Pierre à pied, notamment en longeant la plage.

Outre le fait que nous n'étions pas du tout équipés pour de la longue marche, nous avons dès le départ hypothéqué nos chances de succès en mettant des plombes à trouver la plage de Gruissan à partir du port. Ensuite, la plage a laissé place à une sorte d'ouverture intérieure qui nous a fait faire un détour pas possible. Bref, deux à trois heures plus tard, on avait l'impression d'avoir fait une distance pas possible alors qu'on avait peu avancé. C'est finalement le bus qui nous récupèrera, complètement HS et perclus de rhumatismes jusqu'au lendemain.


En dehors de cette journée, le vent nous a parfois obligé à rester at home. Siestes mais aussi parties de scrabble se sont ainsi succédées. Faire son lard peut également avoir du bon. Balades autour du marché, gaufres au chocolat cheveux au vent, ça a son charme.


Et puis, la veille de notre départ, sous un vent toujours plus déchaîné, nous nous sommes rendus à un petit festival de BD à Gruissan (en voiture cette fois). Quand je pense que le parrain de l'an passé était Achdé (dont j'ai déjà dit tout le bien que je pensais de l'homme et de l'artiste ici), j'étais un peu contrarié. Les rencontres, ça se joue vraiment à rien. Enfin... ce sera pour une prochaine fois...

J'ai eu un petit coup de coeur "découverte BD" dont je parlerai plus longuement prochainement sur ce même blog. J'ai pris 3 BD d'un même artiste (et d'une même série) et j'ai eu la chance d'avoir les trois BD dédicacées. Mais, j'en reparle très vite, promis !


Et puis dimanche matin, nous sommes donc repartis tranquillement. Nous avons été bien heureux de retrouver notre petite maison et non moins heureux de la semaine écoulée. Nous en avons quand même profité, j'ai même pu me baigner (j'étais seul en plus, mais je n'y serais pas resté des heures... elle était frooooide).


Du coup, ce matin, les collègues ont trouvé que j'avais bonne mine. Faut dire que j'avais même chopé un coup de soleil !



Belle semaine...