vendredi 29 janvier 2010

Garanti sans trucage



Je n'ai pas pu m'en empêcher. Il a fallu que je fasse mon intéressant. Après le poids des mots, le choc des photos ! (Ca ne vous rappelle rien ?)

Voilà donc ma tête du jour (Mon pauvre Titof, tu peux te rhabiller, là !) suite à ma fibroscopie de lundi dernier. Pas d'amélioration notable mais heureusement pas de gêne occulaire apparente. Avec les lunettes, je parviens presque à cacher les traces autour des yeux. Par contre, pour ce qui est du blanc, pardon du rouge, des yeux, ben, rien à faire de ce côté là sinon prendre son mal en patience. C'est censé se résorber mais bon, arrivé à ce stade, moi, je ne jure plus de rien.

Je rappelle que je suis actuellement en recherche d'emploi et que je ferais un parfait zombie pour un réalisateur en mal d'émotions fortes. Je suis disponible immédiatement et ne nécessite aucun maquillage supplémentaire. Voilà, l'appel est lancé !

Quand je pense que lundi, je vais devoir aller travailler avec cette tronche là...

jeudi 28 janvier 2010

Le vide laissé par Mort Shuman



J'ai deux souvenirs un peu contradictoires concernant ce très grand artiste. Celui de l'enfant qui ne pouvait s'empêcher de penser que Mort est un prénom sinistre et qu'il fallait être bizarre pour se faire appeler ainsi. L'enfant ne savait pas encore que Mort était un diminutif de Mortimer évidemment. Et puis celui du jeune adulte de 19 ans un peu choqué qui apprend, en 1991, la disparition de Mort Shuman, par une brève annonce radio, dans une quasi indifférence générale.


En 1972, je débarque alors que Mort Shuman découvre le succès avec le superbe "Le lac majeur". Dans les années 70, je pense avoir été davantage bercé par "Allo Papa Tango Charlie" mais c'est véritablement dans les années 90, peut-être du fait de son décès d'ailleurs, que je ressens le besoin de découvrir vraiment la discographie du chanteur américain.


Je fais l'acquisition de deux compilations regroupant 34 titres et je m'émerveille de l'ensemble. Le fait de les découvrir alors que l'artiste n'est plus là me permet aussi de ne pas vraiment faire le distingo entre les tubes et les morceaux plus confidentiels (mais qui, le plus souvent, à l'instar d'un Nicolas Peyrac par exemple, sont de vraies perles). Je me nourris de l'ensemble indépendamment du succès de certains titres par rapport à d'autres. Et c'est tant mieux.


"Le Lac majeur" aura, je crois, toujours ma petite préférence, de par son extrême mélancolie. C'est une chanson qui me transporte immanquablement, à chaque écoute, me procurant parfois un spleen terrible mais c'est tellement beau. Sorrow, aussi, même si, décidément, je ne me fais pas au changement de rythme opéré en cours de morceau. "Un été de porcelaine", évidemment.


Et toutes les autres. Comme la magnifique chanson de 1977 "La lampe", dont vous trouverez les paroles ici puisque le copier-coller fait des siennes. Ecoutez aussi le non moins superbe "Corfou sans vous", le si mélancolique "Voilà comment tu m'as laissé" ou le surprenant "L'accordéon naufrageur". Tous les morceaux sont en écoute gratuite ici.


Comme d'habitude, je ne suis pas doué pour poser des émotions liées à la musique ou pour donner envie. Les mots ne viennent pas facilement, se dérobent souvent. Cath-Grains de sel fait cela bien mieux que moi. Mais je voulais vraiment rendre hommage à un immense artiste, à mon sens, et qui est parti d'une part trop tôt mais aussi dans une indifférence qui m'avait déjà un peu peiné à l'époque, alors que je le connaissais pourtant si imparfaitement. Depuis, il m'accompagne régulièrement et sa musique, sa voix, son souvenir me font du bien. Je trouve qu'il y a des envolées dans ses compositions, un côté orchestral parfois, pleinement assumé et qui fait du bien. Un bouillonnement d'émotions.


J'aurais aussi pu vous faire un topo sur sa vie, sur sa rencontre avec Brel, sur son amour de la capitale, sur ses collaborations américaines avec Presley notamment. Vous parler de sa méconnue carrière d'acteur. Ou des émissions de variété de l'époque où son talent, sa gentillesse et sa bonhomie en faisaient l'invité idéal pour des duos improbables avec Michel Delpech ou encore Eddy Mitchell. J'aurais pu parler de tout ça.


Mais je m'en vais plutôt réécouter "La lampe". Merci Mort.

mardi 26 janvier 2010

La difficulté de dire les choses...



... ou de les garder pour soi, éternel dilemme.


Cela commence à devenir récurrent chez moi mais une fois de plus, j'ai longtemps hésité avant d'écrire ce billet. D'autant qu'ailleurs, il y a ceci ou même cela. Et puis je ne voudrais pas que mon message soit mal interprété. Ne cherchez pas ici la moindre lamentation, le moindre appel au secours. Mais peut-être ai-je, plus simplement, le besoin que les mots sortent. Ce besoin et rien d'autre.


J'ai toujours crû à une certaine invincibilité. Non pas que je me crois immortel, loin de là (heureusement d'ailleurs) mais à force de s'entendre dire que l'on a une santé de fer et de ne jamais aller voir le médecin, on finirait par le croire. Jusqu'au moment où ça coince. Et où ça effraie forcément. Un peu. Ou un peu trop.


Et puis, quand ça part en couille comme on dit, ça choisit rarement le bon moment. J'avais besoin de deux semaines, deux petites semaines. Pour un stage primordial pour moi et mon avenir. Pour pouvoir enfoncer une porte entrouverte. Pour que 2010 soit mon année. La bonne, la vraie.


Sauf que les choses ne se passent pas comme je l'avais prévu. Au départ, un simple mal de dos. Un de plus chez moi donc aucun sujet d'inquiétude. D'ailleurs, je vais directement voir un médecin généraliste et ostéopathe, histoire qu'il me manipule et qu'on n'en parle plus. Mais il refuse et demande des radios complémentaires pour expliquer cette raideur dorsale qu'il trouve particulièrement nouée.


Le résultat des radios tombe. Anomalies inquiétantes au niveau pulmonaire. Mais les tâches blanches disséminées un peu partout ne sont pas assez parlantes et je dois donc passer un scanner. Nous sommes le mercredi 13 janvier et mon stage débute le lundi suivant. Je ne suis pas rassuré. Et même si on m'a rabâché ici et là, avec raison, que la santé passait avant tout le reste, j'avoue que le stage occupe toutes mes pensées. Mais il faut être au chômage et avoir une réelle opportunité d'avenir pour comprendre.


Le vendredi 15, le pneumologue me reçoit. Il me commente les résultats du scanner de façon plus détaillée que ce que l'on n'avait pu m'en dire à l'hôpital. J'ai des ganglions un peu partout dans les poumons, ce qui ne signifie pas que ce soit préoccupant d'autant que le mal ne semble pas comprimer les poumons, ce qui était la crainte première du médecin. Hop, un bon point. Pour le reste, entre possibilité de lymphomes et autres noms barbares (sarcoïdose), le scanner s'avère insuffisamment parlant. Prochaine étape : la fibroscopie (ou endoscopie bronchique).


Je commence quand même mon stage le lundi 18 janvier comme prévu. Mais déjà, je dois m'absenter l'après-midi pour un rendez-vous avec l'anesthésiste. Première absence. Heureusement, le directeur du centre social où j'effectue mon stage est très compréhensif.


Deuxième absence ce lundi 25 janvier où je passe ma fibroscopie à l'hôpital de Sarlat. J'entre à 7h45 et il est prévu que je sorte en début d'après-midi. Une formalité d'autant que je suis complètement anesthésié durant l'intervention. Sauf que les choses ne se sont pas passées si facilement. Lorsque j'émerge, j'ai les yeux d'un boxeur sur lequel on se serait acharné : paupières enflées, impression d'hématomes, yeux injectés de sang. On m'explique que, malgré l'anesthésie, j'ai très mal réagi à la fibroscopie en me montrant particulièrement intolérant au tube que l'on m'a mis dans la gorge. Intolérance qui s'est traduite par des crises de toux d'une rare violence, auxquelles même les chirurgiens n'étaient pas coutumiers.


Du coup, ce soir, c'est le boxeur qui vous écrit de son ordinateur. Quant au stage, la troisième absence est pour demain, ne pouvant absolument pas conduire dans l'immédiat, sans parler de ma sale gueule du jour. Je ne suis pas très optimiste pour mercredi non plus.


Le mercredi 3 février, je reverrai le pneumologue qui me fera un compte-rendu de la fibroscopie ainsi que des résultats des multiples prises de sang qu'ils m'a demandé de faire par la même occasion. Peut-être enfin arriverons-nous à un diagnostic en bonne et dûe forme vis à vis de la nature de ces ganglions, de leurs spécifités et du traitement à entreprendre. Après, tous les scénarios sont possibles : les ganglions peuvent se résorber d'eux-mêmes, faire l'objet d'un traitement mineur à base de cortisone ou bien, pour le scénario le moins optimiste (ou plutôt le plus contraignant), se traiter par radiothérapie voire chimiothérapie.


D'ici là, j'aurai peut-être réussi à continuer mon stage. Dans l'optique d'un futur entretien qui pourrait m'ouvrir de grandes et belles portes en 2010. A condition que ma santé s'arrange et vite.


Fallait juste que ça sorte. Rien de plus.

jeudi 21 janvier 2010

Coup de coeur TV : L'Internat


Les billets dans lesquels je vante les qualités des séries françaises sont suffisamment rares pour être signalés. Et pourtant, quelle vraie bonne surprise que cette mini-série en 10 épisodes enregistrée sur M6 et visionnée tardivement en compagnie de ma douce.

Rendons tout de suite ce qui appartient à César : L'Internat n'est pas une création en soi puisqu'elle s'inspire (très librement néanmoins semble t-il) d'une série espagnole à succès, très justement nommée chez nos voisins "El Internado".

Le pitch n'a d'ailleurs rien de bien neuf. Un internat avec un passé lourd de secrets, un professeur qui disparaît, une échappée de l'asile qui semble tout faire pour y entrer, un zeste de paranormal, une pléthore de rebondissements... bref, les ficelles sont connues. Sauf que...

Sauf qu'ici, cela fonctionne admirablement. La réalisation est nerveuse, l'intrigue suffisamment alambiquée pour être relativement crédible (ou assez tarabiscotée pour nous faire avaler quelques ficelles un peu plus grosses), les comédiens sont bons et certaines tendances (comme les morts à outrance) sont soigneusement évitées. Attention, ne me faites pas dire que nous avons là la série du siècle, non, mais vraiment L'Internat remplit parfaitement sa mission de divertissement en multipliant fausses pistes et faux semblants avec une maîtrise certaine, à défaut d'innover réellement.

Nath et moi avons avalé les 10 épisodes d'une traite. Le dernier permet de clore globalement l'intrigue, même si la fin est résolument ouverte. Et pour cause : il devait y avoir une deuxième saison. Qui ne devrait pas voir le jour à priori faute d'audience. M6 n'a d'ailleurs pas caché sa déception et d'un certain côté je la partage. J'aurais bien aimé qu'il y ait une suite. Ou, plus simplement, que le public adhère à une série qui a certes ses qualités et ses défauts mais qui a le bon ton, à mon sens, de ne jamais se moquer du téléspectateur et de proposer une intrigue intéressante, sans sombrer dans une quelconque surenchère d'effets en tous genres. Après, on adhère ou pas à l'histoire mais on ne peut pas nier la qualité de l'ensemble.

La perspective d'une saison 2 finalement avortée fait que certaines questions restent sans réponses et que, surtout, certaines potentialités du scénario ne sont finalement pas exploitées. Mais à aucun moment, lors de ce 10e et ultime épisode, on ne se sent frustré. Les scénaristes ont eu la bonne idée de ne surtout pas proposer de cliffhanger et de ne pas présumer trop vite du succès annoncé de la série. Grand bien leur en a pris. Rien que pour ce respect là d'avoir pris en considération le fait que la série pourrait ne pas fonctionner ni trouver son public en proposant un dénouement global de l'intrigue, je leur tire mon chapeau.

Et puis l'essentiel est là : qualités, défauts, finalement on s'en fout. J'ai pris du plaisir, Nath aussi, et c'est bien là l'important. Un vrai bon moment de télévision à la française ! Merci M6 !

samedi 9 janvier 2010

Clijsters 1 - Henin 0





Au départ, je n'avais pas prévu un titre particulièrement sarcastique pour parler de la finale WTA de Brisbane entre les deux revenantes belges. Jusqu'à ce que Justine Henin crût bon de déclarer forfait pour le tournoi de Sydney de la semaine prochaine... prétextant une tendinite !

Zéro pointé pour Henin qui, fidèle à ses vieux démons, n'a pas raté une occasion, ce faisant, d'amoindrir la portée de la victoire de son adversaire du jour sous-entendant finalement, lors de cette annonce, qu'elle était blessée. Ben oui, ça fait tâche. En même temps, c'est un comportement signé Henin qui n'a, semble t-il, toujours pas compris qu'une attitude de championne doit aussi se prolonger hors du court. Quand je disais, il y a encore quelques jours sur Facebook, que je n'aimais pas la personnalité de Henin, il faut bien avouer qu'elle donne du poivre à moudre à mon moulin.


C'est dommage parce que, en dehors de cette sortie de route fâcheuse mais finalement prévisible quand on connait Henin, le match aura tenu, et de loin, toutes ses promesses. Pas forcément par la qualité du jeu d'ailleurs (les fautes directes furent assez fournies de part et d'autres) mais par l'intensité de la rencontre. Car alors que Clijsters se dirigeait vers une victoire somme toute expéditive en menant 6-3 et 4-1, Henin retrouva la hargne et le jeu qui ont fait sa réputation de championne tandis que Clijsters se délitait quelque peu.

Au final, ce match que l'on aurait pu qualifier d'anthologique s'il s'était produit en finale d'un tournoi du Grand Chelem par exemple aura tenu en haleine jusqu'au tie -break de la 3e manche décisive, remporté 8-6 par Kim Clijsters. Avec 7 balles de match sauvées à elles-deux. Car si Clijsters a finalement conquis le point libérateur, Henin a également eu à plusieurs reprises l'occasion de conclure. Mais il ne pouvait y avoir qu'un seul vainqueur. Et si le fan que je suis de Kim Clijsters était tout content de sa victoire à l'arrachée, il doit aussi admettre que Henin aurait tout aussi mérité de s'imposer.


En tout cas, à une semaine de l'Open d'Australie, ça promet. Ca promet même pour la saison 2010. Ces filles là n'ont pas fini d'en découdre et d'exciter le palpitant, pour peu que l'on soit sensible au tennis féminin, ce qui n'est que modérément mon cas.


Quoi qu'il en soit, les retours conjugués, à quelques mois d'intervalle, de ces deux grandes championnes belges ne peuvent que faire du bien à un tennis féminin en berne depuis deux ans. A moins que d'autres espoirs ne mettent tout le monde d'accord. Comme Wickmayer qui a complété ce we le triomphe belge féminin en s'imposant au tournoi WTA d'Auckland et qui devrait continuer à faire parler d'elle à condition que le spectre d'une suspension par le Tribunal Arbitral du Sport ne vienne pas enrayer sa progression car elle est vraiment à l'aube d'une très prometteuse carrière.


Allez, bravo les filles ! Et vive la Belgik ! ! !

dimanche 3 janvier 2010

Tibet 1931 - 2010

C'est mon ami François-Marie alias Réverbères qui m'aura appris la triste nouvelle : Tibet, le dessinateur entre autres de Ric Hochet nous a quitté la nuit dernière des suites d'un malaise foudroyant alors qu'il regardait paisiblement la télévision chez lui.
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Pour moi, Tibet est intimement lié à Ric Hochet, d'autant que je ne connais pas, sinon de nom, son autre "gros bébé", Chick Bill. Je possède donc les 76 tomes de cette série fleuve à laquelle j'avais déjà consacré un sujet ici. Certes, on ne peut pas avoir une telle longévité sans une production forcément inégale et il est clair pour moi que la qualité d'ensemble avait sensiblement baissé depuis une bonne vingtaine de tomes, hormis quelques perles qui nous rappelaient les plus belles heures du journaliste enquêteur de La Rafale. Mais il y avait un signe qui ne trompe pas : l'attente du nouvel album sur lequel je me jetais dès les premiers jours de parution. C'était systématique. J'avais beau craindre d'être déçu, il aurait été inconcevable pour moi de ne manquer ne serait-ce qu'un seul tome. Le plaisir de retrouver Ric Hochet et tout son univers, du commissaire Bourdon à l'ennemi de toujours Le Bourreau, était plus fort que tout. Après il fallait composer avec quelques invraisemblances du pourtant génialissime scénariste André-Paul Duchâteau ou un dessin parfois moins inspiré (et surtout moins en phase avec certaines réalités de notre époque ou comment dessiner un ordinateur digne de ce nom) mais la mayonnaise prenait toujours.


Ainsi, si le dernier album "Dernier duel" m'avait intimement déçu dans le traitement de son intrigue et notamment dans sa façon d'expédier la mort de deux personnages pourtant clés, je savais en le refermant que le 77 serait attendu avec impatience (prévu en mars d'ailleurs).
Ric Hochet m'aura accompagné un sacré bout de temps même si je l'ai forcément pris "en cours de route" puisque la série a fêté ses 50 ans en 2005. Mais j'ai rattrappé mon retard depuis, me délectant de ces affaires policières où le nom du coupable n'apparaissait que dans les toutes dernières pages. Les premières aventures sont plutôt inspirés des films de gangsters de l'époque, âge d'or de la série pour certains. Pour ma part, je préfère la période englobant les tomes 20 à 50 où l'aspect mystère parfois mêlé d'un soupçon de paranormal fait des merveilles. Passé le tome 50, la magie opère toujours mais les ficelles se font plus grosses et le mécanisme se grippe un peu. Mais qu'importe ! Le plaisir de la découverte était tel que ça valait bien quelques déceptions. Et puis, il y en aura eu tellement de si bons crus tout au long de ces 76 tomes qu'il serait malvenu de faire la fine bouche. D'ailleurs, si les auteurs avaient décidé d'arrêter la série, je pense que la déception aurait été bien plus grande que celle née de quelques histoires moins inspirées.


Je n'ai rencontré Tibet qu'une fois, ce devait être en 2001 puisqu'il me semble bien que c'était le jour de ses 70 ans où il était l'invité d'honneur du festival BD de Bassillac, près de Périgueux. Comme d'habitude, je devais être tétanisé (du genre comment lui dire toute l'admiration que j'avais pour lui, combien Ric Hochet m'avait accompagné depuis l'enfance...) et je lui avais juste balbutié un timide Bon anniversaire alors que visiblement il n'était pas friand de tout ce qui pouvait lui rappeler son âge. Cela dit, il avait été très correct, me faisant même 2 dédicaces, l'une sur l'album BD Meurtres que je trouvais de circonstance et l'autre sur la superbe monographie qu'a consacré Patrick Gaumer à Tibet intitulée La fureur de rire et que je vous recommande chaudement tant l'ouvrage est magnifique et riche d'enseignements.
Déjà, voir Tibet sur un salon BD était plutôt rare, donc j'aurai au moins eu cette chance de rencontrer l'artiste, même si brièvement ou maladroitement. Ca restera une bien belle journée pour moi !


Hormis Ric Hochet et donc Chick Bill (dont je ne peux malheureusement pas vous dire grand chose, si ce n'est qu'on en est au tome 70 à paraître ce mois-ci et que Tibet y a la double casquette de scénariste dessinateur), je dois quand même dire quelques mots de sa dernière série Aldo Rémy, l'homme à tout faire. Deux tomes sont parus et, indépendamment du décès de Tibet, qui était là aussi scénariste et dessinateur, je ne suis pas persuadé qu'un troisième ait été en préparation (rien d'annoncé en tout cas chez Glénat). Je ne pense pas que cette volonté de Tibet de créer une nouvelle série ait été couronnée de succès. Au départ, l'idée de Tibet était de "s'émanciper" de son complice Duchâteau pour créer une série qui se voulait plus sombre et où l'auteur dessinateur pourrait se lâcher à loisir. Mais le résultat est laborieux et prête à sourire. Les clichés sont légions (le langage "djeun") et le dessin de Tibet manque cruellement de réalisme notamment lorsqu'il tente de pimenter son récit de quelques scènes dénudées. Mais la série est, à mon sens, à découvrir. Pour la volonté louable de son auteur de se faire plaisir. Pour les admirateurs de son trait qui ne seront nullement dépaysés (et qui paradoxalement constitue peut-être l'écueil principal de la série).
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Aujourd'hui, Tibet a tiré sa révérence et le passionné de BD que je suis est triste. J'ai choisi néanmoins de produire un billet nuancé, aussi fidèle que possible sur mon ressenti sur les séries (et leurs évolutions) de ce grand grand monsieur de la BD. Ric Hochet est probablement, malgré les défauts inhérents à sa longévité, la série qui m'aura le plus tenu en haleine ou qui m'aura, plus simplement, procuré le plus de plaisir. Ce n'est pas pour rien que je possède les 76 tomes et que je guette impatiemment ce qui devrait être l'ultime volume apparemment très justement titré "Ici 77". Après, il y aura un vide. Immense sans aucun doute. Et la prise de conscience qui va avec d'avoir perdu un des tous meilleurs. Car pour l'instant, je ne réalise pas encore. Ou pas trop.
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Et pourtant, c'est tout un pan de ma culture BD qui s'en va avec Tibet. Alors merci pour les innombrables bons moments et bon vent l'artiste !

samedi 2 janvier 2010

Le blog dont j'avais tant besoin de parler



Rien de tel que les prémices d'une nouvelle année pour se faire plaisir. Quitte à prendre le risque de froisser légèrement certaines sensibilités, voire quelques amitiés qui pourraient ne pas comprendre le choix de mon sujet ou la teneur de ce message.


Il se trouve que depuis de longs mois déjà, voire bien davantage mais je ne saurais réellement dire, je visite immanquablement, jour après jour, un site bien particulier. Et comme il se trouve que je suis un couche-tard, je suis souvent aux avants-postes, un peu après minuit, pour guetter la mise à jour quotidienne.


C'est un site que j'affectionne tout particulièrement. Tout n'y est certes pas parfait, dans le sens où ma propre sensibilité me porte naturellement vers certains sujets plus que d'autres mais la curiosité, pourtant pas exacerbée chez moi, m'y ramène toujours. C'est un site où la variété est de mise, où il y a toujours quelque chose de bon à y prendre. La musique y a une grande place, entre auteurs classiques ou plus contemporains, sans oublier, chaque semaine, les appréciations personnelles de l'auteur concernant certaines nouveautés côté albums.


Autre rubrique récurrente : les mercredis au Portugal. C'est une des rubriques que je lis le moins, essentiellement parce que je ne connais pas du tout ce pays pourtant si proche et que j'ai du mal à me passionner pour les endroits que je n'ai pas pu visiter en personne. Comme l'envie de ne pas me laisser influencer avant, peut-être, de m'y rendre un jour si je surmonte l'idée (cliché ?) de la chaleur que je pense étouffante. C'est vrai que les pays "chauds" refroidissent mes ardeurs, déjà que je suis cerné de ventilos l'été en France. Mais sinon c'est extrèmement varié, très documenté.


D'autres rubriques ont ma préférence, notamment celles où l'auteur du blog montre ses talents d'écrivain ou de rimailleur. Textes épars ou figures imposées (comme la très plaisante catégorie Sur une toile de...). C'est ce que je préfère, cette apparente facilité de l'auteur à jouer avec les mots, même si cela m'oblige à reconnaître qu'il est meilleur que moi sur deux points essentiels : la qualité d'écriture et l'inspiration.


Rajoutez quelques billets d'humeur savoureux (globalement en tout cas) et une quantité assez ahurissante de photos en tout genre comme autant de moments de vie et vous aurez donc une idée assez précise de ce blog dont je vous parle depuis le début de ce sujet.


Après, si je ne taris pas d'éloges sur Du bleu dans mes nuages (car tel est son nom, il était sans doute grand temps de le spécifier) tout simplement parce que je le trouve très bon, je dois préciser quelques points. Les quelques lecteurs de ce blog savent que je n'ai pas d'atome crochu avec Armando, son auteur et concepteur. Mais indépendamment de cela, je voulais pouvoir dire tout le bien que je pensais de son blog. Parce que je m'y rends tous les jours, parce que j'y prends, parfois de façon un peu coupable, du plaisir de lecture, parce que surtout je veux pouvoir m'y rendre sans avoir l'impression de le faire en cachette. Après, les affinités ne se discutent pas, les ombres du passé non plus, même si tout çela est quand même pas mal derrière nous maintenant.


Donc, je ne saurais trop vous conseiller d'aller faire un tour, et même plusieurs, du côté Du bleu dans mes nuages. Surtout que de m'être enfin décidé à écrire ce billet est véritablement comme une délivrance. Je veux croire que l'on peut avoir des divergences avec une personne, légitimes ou pas selon l'idée que l'on s'en fait, tout en appréciant ce qu'elle peut proposer aux autres, offrir à la lecture...


Je continuerai donc, jour après jour, à me rendre sur Du bleu dans mes nuages. A y prendre du plaisir ou un peu moins selon les catégories. Et vu que je suis un lecteur assidû, je pense que ça mérite amplement d'être mon premier message de 2010 !


Bonne année à tous !