
On dit de la plupart des acteurs qu’ils ont du mal à se regarder jouer une fois le film en boite. L’écrivain amateur que je suis n’éprouve en revanche aucun déplaisir à lire et relire certains des écrits passés sur ce blog (ou sur l’ancien). C’est ainsi que de temps à autre, je remonte le cours du temps, comme autant de relectures. Parfois, je redécouvre, amusé ou dubitatif, les bafouilles qui se cachent sous tel ou tel titre. De temps en temps, je me dis que c’est pas mal. Ou que c’est franchement bof, selon la qualité de l’écriture ou, le plus souvent, ma propre humeur de lecteur.
J’aime aussi me refamiliariser avec les commentaires des uns et des autres. D’ailleurs, les petits mots laissés ci et là à mon intention (attention ?) ont toujours revêtu une grande importance, presque obsédante parfois selon ce que j’écris et les personnes que j’ai envie de toucher. C’est un peu culotté de ma part de dire ça d’ailleurs car je laisse généralement peu de commentaires chez mes amis bloggeurs. Même quand d’autres écrits, d’autres sensibilités me touchent, je commente rarement.
Mais « chez moi », j’aime bien. Ca m’encourage, me fait du bien, me pousse parfois à continuer lorsque j’ai des périodes de doute où une lassitude s’installe insidieusement avant que le plaisir des mots ne reprenne enfin le dessus. Cela dit, ce n’est pas un appel aux commentaires. Je préfère la qualité sincère à la quantité forcée. Et puis, je m’éloigne là ! Une fois de plus !
Bref, hier soir, j’ai remonté le cours de mes deux blogs, depuis le tout premier sujet du précédent en décembre 2006 (où déjà je montrais des signes d’originalité assez extraordinaires puisque je ressortais du grenier
Toby, une vieille nouvelle écrite quelques mois plus tôt).
Bien sûr, je ne me suis pas arrêté sur tout, certains sujets restant quand même franchement anecdotiques, mais j’ai bien aimé ce moment passé avec moi-même.
Je ne résiste donc pas au plaisir (finalement égoïste certes) de me livrer à une petite rétrospective (non exhaustive heureusement) et qui pourrait bien n'intéresser que moi. Tant pis, je prends le risque.
Petite lumière deviendra grande est un sujet de janvier 2007 que j’ai toujours autant de plaisir à relire, écrit à une époque où je ne savais pas encore combien entretenir cette petite lumière pouvait être difficile.
Un mois plus tard, j’écris
Cendres, à chaud, c’est le cas de le dire. Et si j’ai par la suite regretté cette dureté de ton et une certaine injustice dans les propos, je n’ai jamais pu me résoudre à supprimer ce post. C’est pourtant un sujet qui n’aurait plus lieu d’être, bien au contraire, mais j’aime le savoir là, et le relire parfois. Comme le sortir de son contexte et n’en garder que la force des mots. C’est aussi en février que débarque
Piccolo dont la rédaction ne se fera pas sans douleur ! (Avec la fin seulement en octobre ! ! !)
En mars, Réverbères me
gâte,
Sarlat se profile à l’horizon, et je bassine déjà mes lecteurs avec l’une de mes grandes passions, le
doublage !
Le reste de l’année est plus difficile au niveau de la production écrite. Je m’accroche comme je peux avec, début juillet, cette
réunion de famille qui masque difficilement mon syndrome de la page blanche. Heureusement, août restera l’un des moments les plus marquants pour moi avec la découverte « en vrai » de
François-Marie et Brigitte. En octobre, c’est au tour
d’Isa et Laurent d’ensoleiller mes journées et mon blog. C’est aussi un homme
heureux qui apprend qu’il est retenu à l’ANPE.
En novembre, mes textes se raréfient et glissent vers un pessimisme où mes
frustrations de la notion de
famille remontent à la surface.
De décembre 2007 à mars 2008, je n’écris plus. Je plonge dans une pseudo déprime que je ne m’explique pas. Je suis à deux doigts de me couper de mes tous meilleurs amis. Un
mea culpa venu des tripes en avril me sort enfin de ma torpeur et je reprends le fil de mon blog. Dans la foulée, je fête mes
10 ans avec Nath, je change de blog et j’arrête l’une de mes grandes passions : le
journalisme.
En juillet, je dévoile une de mes
facettes et surtout, surtout, je passe les 15 plus beaux jours de mon existence (et je n’exagère même pas, c’est dire !) en
Belgique. De vraies vacances avec de vrais amis. Une vraie cure de jouvence, entre découvertes et journées pépères.
En septembre, j’arrive encore à émouvoir et j’en suis d’ailleurs le premier surpris. Rien d’extraordinaire mais
Lumières semble avoir trouvé son public. En novembre, Isa
reprend le collier, le couteau entre les dents.
2009 démarre avec l'arrivée de
mon oncle et de ma tante de Paris mais aussi avec son lot de nouvelles
résolutions (bien difficiles à tenir ces temps-ci). Du coup, je multiplie les sujets, entre
légéreté et sujets plus
tortueux. Et les frustrations tenaces de
l’enfance que je dévoile sur ce blog alors que j’aimerais tant parfois savoir me taire.
En février, je me défoule après une
douche froide. Et je cache ma joie en ayant confirmation que cette fois est la bonne :
ma mère débarque à Sarlat !
Voilàààààààààà… Le reste est à écrire ici, sur ce blog. Le sujet d’aujourd’hui n’aura pas été transcendant mais je voulais au moins évoquer ce plaisir que j’ai parfois à effectuer cette remontée dans le temps.
Après tout, seuls les mots s’envolent… les écrits restent, non ?