dimanche 25 juillet 2010

Un aveyronnais en Dordogne (5)


Allez, après la parenthèse signée Nathalie près du château de Monfort, je reprends les rênes pour la dernière partie de la semaine passée par Christian en notre compagnie. Après cet ultime périple sur les bords de la Dordogne, le séjour sera d'ailleurs bien plus calme... et moi un tantinet plus tendu, toujours cette impatience et cette douleur au pied qui n'en finit pas de me faire grimacer.



Le samedi soir sera l'occasion d'un concert privé donné par Nath à notre invité qui prend beaucoup de plaisir. J'aurais préféré que Nath en parle elle-même mais elle trouvait ça prétentieux alors je m'y colle, bien que je n'y connaisse rien. Toujours est-il que ce fut un bien agréable moment et que les quelques répétitions opérées tout au long de la fin de semaine ont porté leurs fruits. Car dans l'ensemble, le tout fut très joliment interprété. Pour le reste, il n'y a pas de secret : de la pratique et encore de la pratique. Nath a la chance d'avoir ce piano mais s'en sert finalement très peu. Vu ce qu'elle arrive à produire avec un minimum d'entraînement, je pense qu'elle pourrait progresser à grands pas et retrouver toutes ses marques d'antan si elle s'y attelait davantage. Il va falloir la motiver parce que, je le répète, c'était bien sympathique ce petit concert improvisé. Pas de raison pour cue ça n'en amène pas d'autres dans un avenir proche. Bref, nous étions tous deux ravis et la miss, pas en reste.



Le dimanche, c'est calme plat, tout juste une petite sortie sur le marché de Carsac pour acheter fraises, nectarines, pêches et melons. La douleur au pied s'intensifie, ce qui me poussera, dès le lendemain, à prendre rendez-vous chez le médecin alors que je voulais attendre d'avoir ramené Christian à bon port le mardi matin. Le lundi, Nath reprend le boulot. Visiblement elle a manqué à pas mal de gens et la reprise se passe dans une bonne ambiance, bien que forcément studieuse. Pendant ce temps, j'initie Christian à la Wii, sans trop savoir où je m'embarque, mais je suis très agréablement surpris. Très vite, il se révèle plutôt bon à Boom Blox, un jeu d'adresse où l'on doit retirer délicatement, chacun son tour, avec la Wimote, des blocs de couleur sans faire écrouler l'édifice. Dit comme ça, ça n'a l'air de rien mais c'est très addictif. Et Christian trouve très vite ses marques. Ca promet pour la prochaine fois !



La soirée sera l'occasion d'ultimes photos. Il faut dire que je raccompagne Christian à Rodez dès le lendemain. Eh oui, le séjour périgourdin de notre aveyronnais touche à sa fin ! Nath et moi immortalisons les derniers instants, ce qui ne m'empêche pas de faire le clown. Il en faut peu pour me distraire, me direz-vous... Et vous aurez parfaitement raison !



Il n'y a que moi pour prendre encore du plaisir avec le coup des oreilles de lapin !


C'est cela, ouiiiiiii !


Je l'aime bien celle-là !


Christian a ensuite voulu prendre des photos près de l'acacia (même pas en fleurs du reste). Il a de ces idées parfois, mon ami Christian ! Allez, j'obtempère, je ne vais pas faire mon "chieur" pour le dernier jour.


On n'est pas ridic... euh... mignons, là, tous les deux ?


Et voici la toute dernière avec ma chère Nath ! Le lendemain matin, c'est le temps des "au revoir" et nous prenons la route. Fait rarissime lors du trajet du retour (je ne me rappelle pas que ça me soit déjà arrivé, où que ce soit d'ailleurs...), je trouve le moyen de... rater la sortie sur l'autoroute ! ! ! On rallongera de près de 45 minutes ! Puis nous arrivons enfin à Rodez en fin de matinée. Nous allons en ville où je trouve le moyen de combler ma collectionnite aigüe par l'acquisition d'une petite figurine de BD Blacksad puis nous déjeunons à la terrasse d'un petit troquet que je connais depuis plus de 20 ans. Tomates, carottes râpées, salade, croque-monsieur, rosé, tout est réuni pour recharger les batteries. Et puis vient l'heure où il faut bien se rentrer. Mais ce n'est qu'un au-revoir ! Rendez-vous est déjà pris. Christian reviendra nous rendre visite, c'est sûr ! En attendant, nous aurons passé une bien jolie semaine !

Voilà, c'est sur ces quelques mots que s'achève ce "carnet de bord" ! J'espère que ceux qui viendront sur ce blog prendront du plaisir à lire ces quelques bafouilles sans prétention...

Bien à vous...

Un aveyronnais en Dordogne (4)


Samedi matin, je propose à Christian une "promenade surprise" non loin de chez nous... et c'est tout naturellement que je nous conduis au pays de "Nils".
Le parcours est toujours aussi chaotique, voire pire qu'auparavant, heureusement que nous sommes dans la Clio, véhicule plus "tout terrain"au niveau de la stabilité...Bref, j'en mène pas très large et arrive finalement sur le site tant attendu.
Evidemment, c'est une belle surprise pour Christian qui se demandait bien où allait déboucher ce sentier perdu.



Un rapide coup d'oeil sur le siège arrière et, oh miracle, voilà que j'y ai laissé mon tapis de gym qui peut trèèèès rapidement se transformer en tapis de plage.
Nous voici donc installés pour un petit quart d'heure sur mon tapis profitant de la quiétude du lieu en observant néanmoins les canoës (nombreux en cette saison) et écoutant le murmure de ma chère Dordogne.



Je demande à Christian s'il sait faire des ricochets : "oui"... quand il était petit.
Du coup, pas de démonstration...Bouhhhhhh, pas bien !!

Enfin si, on est bien là...en plus l'air est plus que respirable, alors on veut profiter un maximum de cet instant. Problème : les moustiques en pagaille qui cherchent quelque endroit où "piquouser". ouf...je suis en jean. Heureusement, car j'ai tendance à faire des réactions allergiques et je ne suis toujours pas remise de l'attaque de l'autre jour, lors de notre promenade au bord de la Dordogne.



Nous rejoignons donc notre CTT (Clio Tout Terrain) et remontons la piste
STOOOOPPPP !!



Voilà que ces dames ont décrété que, décidément, nous devions rester encore un peu...







Ca y est, le chemin est libre, la voiture zigzague toujours avec des soubresauts à n'en plus finir et nous voilà repartis vers une nouvelle destination, complémentaire...



Je ne pouvais pas montrer le château à Christian sans l'amener au pied de ce dernier !
Nous voici donc à Montfort




Nous nous promenons dans le village et rentrons tranquillement retrouver notre "convalescent préféré".

samedi 24 juillet 2010

Un aveyronnais en Dordogne (3)


Après la visite de la Tour de Montaigne le mercredi, le retour au bercail et le farniente du jeudi, c'est Sarlat qui se dévoile à Christian le vendredi. Nous avions au départ prévu d'y aller le samedi, jour du marché, mais vu que ce sera noir de monde, nous avons opté pour une visite plus tranquille le vendredi matin. Amusante coïncidence, la première photo montre la maison de La Boétie, l'ami bien connu de Montaigne. Entre Saint-Michel de Montaigne le mercredi et Sarlat le vendredi, la boucle est bouclée en quelque sorte.


Petite visite de Sarlat et de son église. Sarlat a beau avoir une très belle architecture qui amène chaque année des milliers de visiteurs, on en fait tout de même assez vite le tour, d'autant qu'il y a pas mal de choses à voir mais peu à visiter.


A l'arrière de l'église, il y a cette petite maison typique qui plaît tant à Nathalie. A chaque fois, c'est le même émerveillement. Il faut bien reconnaître qu'elle a un petit quelque chose de vraiment pas désagréable !



Toujours derrière l'église, la lanterne des morts, sorte de tour assez sombre.



N'aurions nous pas déjà vu cette maison quelque part ? N'insiste pas, Nath, c'est clairement au dessus de nos moyens, voyons ! Et puis, les maisons périgourdines sombres et humides, on a déjà donné !

Allez, dernière petite photo de l'arrière de l'église. Pas besoin de longs discours là non plus. Moins de deux heures auront été nécessaires pour arpenter Sarlat en long, en large et en travers. Et puis l'apéro n'attend pas.



Le lendemain matin, nous renoncerons à affronter le marché et sa foule compacte. D'ailleurs, je serai moi-même beaucoup moins mobile du fait de mon épine calcanéenne naissante. Mais Nath proposera une bien jolie balade à notre ami Christian. C'est donc tout naturellement elle qui vous en fera le compte-rendu dans la quatrième et avant dernière partie de notre passionnant feuilleton "Un aveyronnais en Dordogne" ! Ta-dam ! ! !


Un aveyronnais en Dordogne (2)


Comme dit précédemment, c'est donc à trois (moi, Christian et... Nath !) que nous partons de très bon matin direction Saint Michel de Montaigne. Sur la carte, nous avons évalué à 1h30 voire 2h le temps qu'il nous faudrait mais nous mettrons juste une petite heure, et encore nous aurions pu écourter légèrement si nous n'étions pas tombé sur une déviation en fin de parcours pour cause de brocante. Nous arrivons donc avant l'ouverture du site. Christian est très ému et c'est tout naturellement qu'une première photo s'impose. Pour le souvenir et la magie de l'endroit.


Le domaine ouvre à 10 heures mais la première visite guidée n'a lieu qu'à 11 heures. Une heure à perdre donc, ce qui sera pour nous l'occasion de déambuler autour de la Tour de Montaigne, classée monument historique. Nous arpentons donc la bambouseraie, le parc, les quelques massifs de fleur, en prenant bien garde de ne pas nous aventurer près du château qui, lui, est privé.





L'heure de la visite arrive enfin. C'est une bien jolie guide, Pascaline, qui nous rejoint dans la cour du château et qui nous présente brièvement le site ainsi que l'auteur des Essais, avant de se diriger vers la porte de la fameuse Tour. Il n'y a que nous et ce n'est pas pour me déplaire. Nous laissons passer Christian en premier. L'émotion est palpable. De mon côté aussi d'ailleurs quand je m'aperçois qu'il n'y a pas de rampe ou de cordage pour monter les marches qui doivent successivement nous conduire aux deux étages de la Tour. Il n'y a certes qu'une cinquantaine de marches, en colimaçon, mais quand on a le vertige, on ne se refait pas et les marches sont en plus assez "casse gueule", surtout les premières. Je laisse passer tout le monde, essayant de rester zen quand Christian me demande pour la énième fois si j'ai besoin d'aide alors que non, je veux surtout être SEUL quand je suis dans cet état là. Bref, j'y arrive finalement, même si, une fois à l'étage, ma prinipale préoccupation sera de savoir comment je pourrai bien redescendre. Mais on n'en est pas encore là.



Bon, je ne vais pas vous faire une visite du lieu, d'une part parce que je n'ai probablement pas tout retenu, et d'autre part parce que Christian sera peut-être plus à même d'apporter des précisions s'il passe par ici.


Disons simplement que nous sommes ici dans la chambre de Montaigne. Pascaline nous explique que les lits étaient bien moins longs à l'époque que maintenant car les gens dormaient assis, la posture allongée rappelant celle du mourant. Pascaline peut bien me dire tout ce qu'elle veut, je bois ses paroles... Christian ne dira rien mais il sera, après coup, un peu plus critique, n'ayant pas fondamentalement appris quoi que ce soit de nouveau, notamment sur l'auteur. Ce sont plus des anecdotes mises bout à bout qui sont finalement plus plaisantes pour ceux qui découvrent le personnage que pour ceux qui le connaissent déjà.



Nous montons quelques marches supplémentaires (Ça va Christian, tout va bien, je te remercie !) et nous arrivons dans LA pièce de la Tour. Celle que Christian voulait voir plus que tout. C'est vraiment là que la notion de rêve prend tout son sens. C'est dans un silence presque religieux que mon ami entre dans la pièce. On y voit le bureau de Montaigne, là où il passait de très longues heures à écrire. Au plafond, sur les poutres, des citations célèbres d'auteurs grecs et latins dont Montaigne s'est inspiré pour ses Essais. Il pouvait ainsi les parcourir de long en large et s'en imprégner.





Montaigne disposait également d'une bibliothèque impressionnante pour l'époque avec près d'un millier d'ouvrages me semble t-il. Toujours est-il qu'il n'en reste plus rien aujourd'hui, tout au moins dans la Tour et qu'une bonne partie a été dispersée au fil des ans. Cette collection lui venait aussi pour beaucoup de legs de ses amis, comme La Boétie par exemple et tant d'autres.



Montaigne prenait une foule de notes et d'annotations. Les Essais ayant été rédigés sur une période très large, il n'était pas rare que l'auteur se contredise parfois, du fait qu'il ait mûri entre deux périodes et que certaines convictions aient ainsi pu faire place à d'autres.



Voilà le bureau sur lequel écrivait Montaigne. Ça a dû avoir un sens particulier pour Christian. Dommage que je n'aie jamais étudié cet auteur. J'ai apprécié l'endroit et la visite mais je n'avais pas cette petite étincelle qui aurait créé ce petit plus.





Voilà, la visite se termine au bout de 45 minutes. Nous redescendons, moi loin derrière les autres. Dernière photo pour immortaliser l'entrée de la Tour de Montaigne. Nous sommes tous bien contents, moi surtout d'être en bas. J'ai offert la visite à Christian et il m'a fait un très joli cadeau à la boutique du domaine : l'intégrale des Essais. Faut juste que je m'y mette parce que "y'a du volume" comme on dit ! J'espère que j'aurai le même coup de coeur. Christian a longtemps attendu avant de découvrir l'endroit où écrivait son auteur favori. J'ai fait le chemin inverse en découvrant d'abord la Tour en ignorant tout de Montaigne. Le voyage à travers ses écrits n'en sera peut-être que plus intéressant encore... A voir donc.

Nous avons ensuite déjeuné dans une petite ville voisine (Castillon-la-Bataille me souffle Nath) dans un cadre très agréable en bordure de la Dordogne, avec des températures très supportables malgré un vent puissant. Puis nous sommes rentrés à Périgueux après être passés voir Alexandre, le papa de Nath, au centre médicalisé.

Demain, retour au bercail... Carsac, nous voilà !

Un aveyronnais en Dordogne (1)


C'est en revenant de l'Aude que nous avons donc récupéré Christian en faisant une courte halte à Rodez. Nous sommes alors le dimanche 11 juillet. Nath et moi sommes bien contents de rentrer en Dordogne même si mer et plage s'éloignent. Le lundi sera consacré à la corvée des courses puisque les placards sont vides (Vive le saucisson et les raviolis pour dépanner le dimanche soir !). L'occasion déjà pour votre serviteur de s'agacer un tantinet dans l'hypermarché. Je trouve en effet que les courses ne vont pas assez vite, que la liste est mal faite, enfin bref je vous passe les détails. L'après-midi, petite balade dans Carsac.



Les choses sérieuses commencent le mardi où nous sommes attendus par Georgette, la maman de Nath, à Périgueux. Vous pensez bien que, quand elle a su que Christian venait chez nous, elle a aussi voulu l'inviter. Du coup, nous avons décidé de joindre l'utile à l'agréable en ne nous contentant pas du couvert mais aussi du gîte, afin de visiter non seulement Périgueux mais aussi les alentours. Mardi après-midi, nous commençons donc par le Musée archéologique gallo-romain de Vesunna à Périgueux. C'est d'ailleurs devant ce musée que Nath et moi avons successivement pris la pose avec Christian. L'endroit est bien sympathique, très spacieux et l'ensemble est bien mis en valeur. Mais je ne ressens rien de particulier, Nath non plus. Nos années fac sont décidément bien loin. Quand je pense que nous avons tous deux étudié l'histoire romaine...



La balade continue avec la Tour de Vesonne au beau milieu d'un joli parc. Ensuite, nous parcourons le centre ville de Périgueux avec la place Saint-Louis et la cathédrale Saint-Front dont nous arpentons les allées tout juste avant la fermeture.





Le soir, Georgette nous a préparé son flan à la noix de coco, un régal même si j'essaie de m'en détacher un peu depuis que le sucre m'est déconseillé. Un qui ne parvient pas en revanche à s'en détacher, c'est bien Christian. Il faudra bien une deuxième photo pour qu'il enlève enfin son regard du dessert tant convoité. Bien sympa en tout cas, ce repas du soir en extérieur sur la terrasse.




Plus tard, alors que la nuit est tombée depuis quelques heures, la discussion fait rage concernant le programme du mercredi. Initialement, nous avions prévu d'aller à Brantôme, un charmant village typique pour une balade bucolique en matinée afin d'éviter les fortes chaleurs de l'après-midi. Mais lors de notre visite de Périgueux, en passant devant la devanture d'un libraire, Christian a aperçu une affiche du village de Saint-Michel de Montaigne et de sa fameuse tour. Fameuse tour pour Christian en tout cas puisque Nath et moi n'y connaissons rien. Je n'ai même jamais lu Les Essais de son auteur, c'est dire...

Mais pour Christian, Montaigne a une aura toute particulière. C'est sans aucun doute l'auteur qui l'a le plus marqué, bien aidé par un professeur de français qui lui en aura transmis la passion. Il a vu des photos de l'intérieur de la tour où Montaigne écrivait, mais n'a jamais eu l'occasion de s'y rendre. Un rêve jamais réalisé.

Bref, le programme du mercredi semble s'imposer de lui-même. Les rêves sont fait pour se réaliser, surtout lorsqu'ils vous tendent les bras. Car de Périgueux, nous ne sommes pas très loin de Saint-Michel de Montaigne, à la frontière entre la Dordogne et la Gironde. Mais Nath , un peu ballonnée, hésite à nous accompagner le lendemain. Puis accepte. Puis hésite à nouveau. Je m'agace. On ne va pas passer toute la nuit à mettre en place le programme du mercredi. Je décide donc que je partirai avec Christian et que mère et fille n'auront qu'à rester à la maison. Finalement, Nath dit vouloir venir avec nous et je refuse, marre des girouettes. Nous partirons entre hommes. C'est dit !