mercredi 23 février 2011

Le survivant



J'étais là dans cette immense boite. J'étais le dernier. Il y a une heure encore, nous étions un bon nombre mais les autres avaient eu moins de chance. Il ne restait que moi mais je ne me faisais pas d'illusion. J'allais y passer aussi, d'autant que je n'avais nulle part ou me cacher. Il me trouverait forcément, malgré la pénombre. De toute façon, à quoi bon ? J'avais déjà tant souffert... et tout ça pour en arriver là ! J'avais cet aspect que je jugeais personnellement ragoûtant, du fait de mes brûlures au premier degré, mais curieusement cela semblait plaire... pour mon malheur !

Je me sentis observé et effectivement un oeil m'épiait. Me distinguait-il pour autant, je n'aurais su le dire. Mais le simple fait de le voir lorgner dans ma direction ne me poussait pas à l'optimisme. Il tendit le bras. Cette fois, j'étais perdu. C'était mon tour.

J'entendis alors une forte détonation. Puis une autre. Je perdis alors l'équilibre et sentit glisser la boite dans laquelle je me trouvais. Je ne compris pas tout de suite ce qu'il se passait mais c'était l'affolement tout autour de moi. Les gens hurlaient. Un type s'était mis à crier : "Tu croyais que tu allais nous emmerder encore longtemps comme ça ?" La panique semblait avoir englouti toutes les personnes présentes dans la salle. Je ne voyais pas grand chose de là où j'étais mais les gens semblaient courir dans tous les sens. Les cris s'amplifiaient.

J'étais sauvé. Pour le moment du moins. Je ne comprenais pas trop ce qu'il se passait mais en tout cas, personne ne faisait plus attention à moi. Lui en tout cas m'avait oublié. Je devais simplement veiller à ne pas me faire écraser par cette meute d'enragés. Mais ça avait l'air de s'arranger là-aussi. La pièce semblait se vider très progressivement, toujours dans un brouhaha de cris assourdissants certes, mais elle se vidait et c'était bien là l'essentiel. Un répit reste un répit. Ça ne changerait peut-être pas fondamentalement ma vie mais enfin...

Au bout d'un moment, il n'y eut plus que moi dans la salle. Enfin, je crois. Je n'étais pas idéalement placé pour en juger mais il me semblait bien. Sauf que je ne pouvais pas bouger et que je finirais bien par être découvert et tué. Ou alors, je resterais là à me rabougrir et m'assécher. Dans les deux cas, l'optimisme n'était pas franchement de rigueur.

J'appris plus tard, lorsque la police prit possession des lieux tandis que j'étais toujours planqué dans cette boite tellement trop grande pour moi, que le type qui nous avait tous tués un à un avait lui même été abattu par un gars assis derrière lui. Ce dernier s'était levé et pan, lui avait mis une balle en pleine tête. Tu m'étonnes que la boite soit tombée et moi avec !

Apparemment, le tireur n'avait pas supporté le bruit de sa mastication. Il faut dire que c'était assez inélégant et que ce n'était pas évident pour pouvoir suivre le film. Encore que moi, je m'en fichais, je ne pouvais pas voir les images de là où j'étais et j'étais bien trop stressé à l'idée d'être le prochain grain de pop-corn à être englouti par ce goinfre. Tous mes potes y étaient passés. Sauf moi, tu parles d'une aubaine ! J'avais vu à maintes reprises sa main plonger dans la boite et en ressortir une poignée qu'il mettait avidement dans sa bouche immense en mâchant et déglutissant à grand bruit. Selon la police, un gus en avait eu ras le bol qu'on lui gâche ainsi son film et lui avait dit sa façon de penser. Le fameux "Tu croyais que tu allais encore nous emmerder longtemps comme ça ?" que j'avais entendu juste après m'être cassé la gueule.

Finalement, ça ne changeait pas grand chose pour moi. Je n'avais pas été dévoré par cette gueule béante, mais j'allais finir très probablement dans une poubelle dès que la femme de ménage viendrait faire son petit tour. A moins que la police ne me garde comme pièce à conviction. J'aurais l'air bien, tiens, confiné au chaud dans un sachet plastique ! Enfin, c'est ma vie, quoi ! Au début, c'est le pied, on pousse en pleine nature, baigné par le soleil ou les pluies, on a une belle couleur jaune orangé. Et puis quand on parvient à échapper au bec de la poule ou à l'estomac des humain, on finit cramé et caramélisé ! Vous parlez d'un avenir ! Moi, je suis résigné de toute façon... Allez hop, faites de moi ce qu'il vous plaira, messieurs-dames, gobez-moi, mangez-moi, cramez-moi, laissez-moi à même le sol d'un ciné comme une merde, je m'en fous... Voilà, c'est dit...


Cette petite histoire est authentique. Les grains de pop-corn ont existé et ont effectivement "causé" la mort d'une personne. Samedi dernier, à Riga en Lettonie, un homme qui mastiquait trop bruyamment son pop-corn a été abattu par son voisin à l'issue de la séance alors que le cinéma programmait "Black Swan" de Darren Aronofsky avec Natalie Portman.

Il n'y a que pour le petit grain de pop-corn survivant que le doute est permis. Et encore...

Le monde est fou, on vous dit...


mercredi 16 février 2011

Douyouspikinegliche ?


L'anglais m'a toujours posé problème, aussi loin que je m'en souvienne. Les langues en général de toute façon. En espagnol, j'étais le seul de ma classe, au collège, à ne pas avoir de note d'oral. Une largesse de mon professeur qui ne voulait pas flinguer ma moyenne. En anglais comme en espagnol, j'avais un problème majeur : j'étais une carpe. Tétanisé. Pas un mot n'aurait pu sortir. Alors que dans le même temps, j'adorais le français et toutes les disciplines qui s'y rattachaient : orthographe, rédaction, grammaire, conjugaison.

D'ailleurs, on n'a jamais compris que je sois "aussi bon" en français et aussi mauvais en langues. D'autant que je n'étais pas scientifique ou matheux pour deux sous. Résolument littéraire. Mais avec de sacrées lacunes en langues.

Par chance (?), mon parcours n'a jamais vraiment nécessité que je devienne calé en anglais. Bien sûr, avoir un bon niveau m'aurait sans doute facilité la vie ou ouvert d'autres horizons. Mais rien de rédhibitoire. C'était surtout une frustration. Grandissante.

Car je fais partie de ceux qui pensent que maîtriser une langue "universelle" est un plus non négligeable. Pour soi tout d'abord, pour faciliter son propre cheminement. Pour s'ouvrir aux autres aussi. Voir du pays. Des pays. Pour le plaisir d'entendre, de comprendre et par conséquent de communiquer.

Comprendre... Tout un programme. Je n'ai pas l'oreille. Pourtant, j'adore voir les séries en VO. Mais enlevez les sous-titres et je suis perdu. Et l'accent n'arrange rien. Anglais, c'est déjà quelque chose, mais américain, c'est vraiment la cata. Alors je garde les sous-titres évidemment. Entendre la VO me permet de mieux saisir les intonations de l'acteur, la puissance de son jeu. Mais c'est tout.

Idem dans mes loisirs. Comme certains forums qui partagent avec moi la passion de la BD de tous horizons, qu'elle soit française, européenne ou internationale. Ou plus simplement, lorsque je cherche tout bêtement à effectuer une transaction avec un vendeur étranger. J'ai l'impression de balbutier mes mots sur la toile et de souffrir pour rédiger quelques menues phrases qui se tiennent.

Alors, pour ce qui est de communiquer, ce ne sera pas pour tout de suite. Mais comme j'ai une furieuse envie de combler ces lacunes et que, faute de boulot dans l'immédiat, j'ai bon gré, mal gré, du temps, je me suis inscrit à des cours de remise à niveau. Pas vraiment du lourd, 3 heures par semaine histoire de revoir les fondamentaux : temps, vocabulaire, un peu d'expression orale. Mais ça me fait du bien. Je pense d'ailleurs prolonger en intégrant une formation, toujours en anglais, mais intensive celle-là, sur deux mois à plein régime (Ça tombe bien, ça me connait, les régimes...) assortie d'une période en entreprise, probablement dans le tourisme. Bon, je mets la charrue avant les boeufs car je ne connais pas encore les modalités de sélection, mais ça me plairait assez de prolonger mon effort et mes bonnes dispositions actuelles en la matière.

J'ai sympathisé avec l'une des personnes qui suit les cours du lundi. Je pense que l'on va se motiver pour parfaire nos connaissances en semaine. J'envisage même d'instaurer avec Nath l'anglais oral dans la maison. Bien évidemment, le risque est de se parler en faisant des fautes que nous ne relèverons même pas, mais au moins nous devrions acquérir tous les deux un vocabulaire plus étoffé et peut-être une certaine habitude de "penser anglais". Enfin bon, on n'a pas encore commencé mais l'idée fait son chemin...

I don't speak english yet. But I'm working about this... (Même pas sûr que ce soit correct, c'est dire si je pars de zéro... snif !)

mardi 15 février 2011

Entre amis


Il y avait bien longtemps que Nath et moi n'avions passé de journées si agréables ! C'est peu dire que nous en avions besoin et c'est notre ami Christian qui aura joué les hôtes de choix en nous recevant sur Rodez le week-end dernier.

Mon amitié d'avec Christian ne date pas d'hier. Je l'ai déjà évoquée sur ce blog. Elle a presque 35 ans. Mais elle trouve encore le moyen de se renforcer de jour en jour. Il est vrai que les derniers mois nous auront rapprochés. Dernier exemple en date : sa venue en Dordogne pour le passage à la nouvelle année. A une époque où le terme amitié est parfois galvaudé, la fidélité de mon ami Christian, indéfectible, fait plaisir à voir et réchauffe les coeurs. Il était avec nous le 31 décembre et cela nous avait déjà valu quelques moments mémorables durant les quelques jours qu'il avait partagés avec nous.

Et puis, il y eut donc ce dernier week-end. J'avais depuis quelque temps envie de revenir en Aveyron. Après tout, cela reste ma terre d'adoption et j'y ai l'ensemble de mes souvenirs. Ceux notamment avec Madame Rustan. Et Christian. Déjà.
Nath ayant permuté son jeudi après-midi de repos au vendredi, nous avons pu partir de bonne heure le vendredi, un peu après midi. Petite halte à Souillac pour déjeuner. Au hasard, un kébab chez Kamel pour pas changer les bonnes habitudes. Vous savez, celui qui fait son pain lui-même et qui est si sympa en plus.

Vers 15h30, arrivée à Rodez. Je sais que Christian ne sera pas rentré avant 17h. C'est ça les jeunes retraités ! Toujours par monts et par vaux ! Finalement, c'est un peu après 16h qu'il viendra nous accueillir. Il avait été jusqu'à modifier son emploi du temps pour rentrer plus tôt que prévu. Sympa !

L'heure du dîner arrive. Christian a tellement de qualités par ailleurs qu'on lui pardonne sans aucun problème le fait qu'il n'aime pas cuisiner. C'est pas son truc, c'est tout. Il aime recevoir (et il fait très bien) mais pas cuisiner. Mais comme il sait aussi que mon régime m'interdit les restaurants à répétition, il a prévu toute une panoplie de plats cuisinés à réchauffer. Ne boudons pas notre plaisir : c'est très bon, varié et ça fait gagner un temps non négligeable. Tant mieux, on aura plus de temps pour parler !

La soirée est tranquille. On regarde le film documentaire Océans de Jacques Perrin. On ne peut pas dire que le choix du film accroît notre dynamisme du moment, Nath fatiguée par sa semaine et moi par la route. Mais ce n'est pas plus mal car j'aurais été bien incapable de suivre un "vrai" film. Alors que là, finalement, il n'y a qu'à se laisser porter. Et les images sont magnifiques, alors...

Le lendemain matin, on prend notre temps. J'ai failli me lever à 5 heures du matin, persuadé qu'il faisait déjà jour. Ce n'était que l'éclairage public de la rue. C'est vrai que nous ne sommes plus habitués à cela par chez nous.

A midi, petit restaurant. Oui bon, j'avais dit ne pas vouloir enchaîner les restaurants. Mais un petit dans le week-end ne peut pas faire de mal. Nath rechigne un peu sur notre choix d'enseigne mais elle se régale avec des endives cuites qui lui font oublier le côté très terroir du restau. Alors que Christian et moi attaquons sans état d'âme et avec un appétit féroce, notre entrecôte.

L'après-midi sera plus chargée que prévu. Christian nous accompagne en ville et me fait un cadeau inestimable : l'intégrale en DVD de Pierre Desproges. Et quand on sait tout le bien que je pensais de l'humoriste (encore que je trouve ce terme réducteur car c'était vraiment un artiste multi-facettes)... Bref, je suis très touché d'autant que le coffret est de très haute volée : intégralité des spectacles, documentaires, la minute nécessaire de M Cyclopède, livret inédit présentant le spectacle à venir (et qui ne sera jamais, du fait de la disparition de Desproges en 1988).
C'était une petite parenthèse dans ma description du week-end mais c'est une attention qui m'aura fait extrêmement plaisir et qu'il m'aura présentée comme une avance sur mon anniversaire, histoire que je ne puisse pas refuser. Quant à Christian, il n'aura pas perdu son temps non plus puisque c'est tout content qu'il va rentrer chez lui, l'intégrale des textes de Brassens sous le bras. Hop, à chacun son petit bonheur du jour !

Christian prend donc congé. Nath et moi restons en ville. Je me rends chez mon ami Rodolphe qui tient une boutique incontournable de BD et Para-BD dans le centre. Je lorgne sur une figurine Blacksad mais son prix me refroidit, même avec les facilités de paiement que l'on me propose. Et puis, faudrait quand même que je me calme ! Surtout depuis l'acquisition toute récente de mon fameux triptyque Johan et Pirlouit dont j'avais du bassiner tout le monde pendant près d'un an avant de pouvoir enfin me le procurer grâce à Nath.

Nath justement. Son petit bonheur à elle, c'est de retrouver son amie Christine qui est aussi une ancienne collègue. Une fille sympa que je prends aussi beaucoup de plaisir à retrouver. On se pose dans un salon de thé, on papote de tout comme de rien devant une tartelette au citron et un jus de fraise. Je reste une petite heure puis je prends congé. Autant les laisser entre filles. Je décide de retrouver Christian chez lui. Non sans avoir auparavant acheté une petite BD pour la route.

Je suis vanné. J'ai pas mal marché et mon pied droit reste encore très capricieux lorsque je le sollicite un peu trop. Alors quand Nath appelle et me demande de remonter en ville parce qu'elle a vu des chemises en solde, je ne suis pas chaud. Mais alors pas du tout. Surtout que dans ce sens, ça monte...
C'est donc en pestant et en boitant que me revoilou en ville. Nath et Christine m'attendent. Je rentre dans la fameuse boutique. Ils ont certes de grandes tailles mais je vais vite déchanter. Soit les chemises sont trop larges (ou pas assez), soit elles ne sont pas assez longues. Je parviens quand même à en trouver une, mais bon, tout ça pour ça...

Finalement, Christine s'en retourne chez elle et Nath rentre chez Christian. Moi, j'ai un dernier petit détail à régler avant. Ce ne sera pas long. Et puis je rentre enfin. Et toujours ce putain de pied qui a décidé de ne pas me laisser tranquille !
Mais le soir sera pépère, tout ce que j'aime. Plats cuisinés avant de s'affaler distraitement devant la télé.

Le dimanche, on tombe du lit à 8h, histoire de profiter au maximum des dernières heures que nous pouvons passer avec Christian. D'autant que Nath et moi devons juste nous absenter une petite heure. Il y a une braderie pas loin, regroupant l'association des commerçants du Grand Rodez. On y fait un saut... allez, hop, trois chemises supplémentaires ! Week-end pas franchement économique, mais au bout d'un moment, je suis bien obligé de refaire le stock !
Très vite, on rentre retrouver notre ami aveyronnais qui se bât avec une fuite d'eau. Un problème de joint si on en croit le plombier qu'il a miraculeusement réussi à dénicher un dimanche. Plus de peur que de mal mais certaines installations, un peu usées, vont devoir être remises en état.

La matinée s'écoule inexorablement (alors que la fuite est bien réparée, elle) et je me choisis un tajine dans la longue liste des plats cuisinés. Et je ne regrette pas mon choix ! Les voisins d'en face nous invitent ensuite à prendre un café. Puis l'heure de repartir arrive. C'est dur de se motiver, je serais bien resté davantage mais toutes les choses ont une fin, même les meilleures.

Un dernier crochet via Rieupeyroux, histoire de revoir la maison où nous avons vécu pendant deux ans avant de déménager en Dordogne, et de revoir surtout notre ancienne voisine du dessous. Puis une ultime petite visite à Christine (oui, oui, la même que celle du samedi) avant de regagner pour de bon nos pénates.

Un immense merci à Christian pour ce superbe week-end qui nous aura comblé de bout en bout. Nous avons rechargé les batteries et avons passé de très bons moments en sa compagnie où son sens de l'accueil et sa disponibilité à notre égard auront fait merveille. C'est simple, on a déjà envie d'y retourner ! C'est le risque quand on est trop bien reçu... Mon pauvre Christian, fallait pas nous inviter !

Tiens, j'ai failli oublier... Qu'ai-je pu faire ce fameux samedi, en fin d'après-midi, après que Nath s'en soit retournée chez notre hôte, ma chemise neuve sous le bras ?

Oui bon, je sais, je suis faible... En doutiez-vous ? Mais franchement, avec un si joli week-end, c'était joué d'avance, non ?



vendredi 4 février 2011

Accueillir ou adopter, même combat ?


Depuis quelques jours, une famille d'accueil de Condom dans le Gers fait parler d'elle. Le Conseil général a décidé de leur retirer la garde de la petite Cindy, cinq ans, dont ils s'occupaient depuis quasiment sa naissance.

Il est reproché à la famille d'accueil son trop grand attachement à la fillette. Résultat : l'enfant a été confiée à une autre famille, d'une manière un peu abrupte si on en juge les réactions de Séverine et François Boyer qui considéraient l'enfant comme leur fille.

Pourtant, si je suis bien persuadé que l'enfant ne manquait de rien en leur compagnie et qu'il est assez curieux finalement de pénaliser une famille sous prétexte qu'une enfant de cinq ans leur serait trop attachée, il est des choses qui me laissent un peu perplexes.

La famille d'accueil a décidé de porter plainte et de traîner l'affaire devant les tribunaux. Il a même été dit qu'ils auraient entamé une procédure d'adoption quelque temps avant que Cindy leur soit retirée (Je mets ici le conditionnel puisque cette information est sujette à caution et que, de plus, le père biologique de l'enfant aurait reconnu sa fille en 2009, ce qui la rendrait, aux dires du Conseil Général, "non adoptable").

Si je peux comprendre la tristesse des Boyer et leur attachement à une enfant qu'ils ont finalement élevée, je suis contre le principe qui consisterait pour une famille d'accueil, à sortir de ses prérogatives. Car cela reste une famille d'accueil qui n'a donc pas vocation à créer une situation pérenne. Les enfants vont, viennent, repartent pendant que d'autres arrivent. D'ailleurs la famille Boyer a vu une dizaine d'enfants passer chez eux, pour des séjours plus ou moins longs et repartir. Je veux dire par là que c'est le principe même d'une famille d'accueil. En ce sens, ce ne sont pas des parents à proprement parler.

Du coup, je trouve que c'est une dérive un peu dangereuse et que ce n'est pas le rôle d'une famille d'accueil de chercher à se substituer à une famille biologique d'autant que dans le cas de la petite Cindy, le père biologique (dont je n'ai pas à juger ici le passif) a légalement reconnu sa fille et qu'il s'acquitte de toutes les visites auxquelles il a droit. Je crois surtout que lorsqu'on se proclame "famille d'accueil", cela nécessite d'avoir le recul nécessaire par rapport à tout cela et surtout de savoir quelle est sa place et quelles sont les limites, notamment affectives, à ne pas dépasser.

Bref, je ne sais pas ce que vous en pensez. Je comprends le désarroi de la famille d'accueil puisque apparemment, la séparation a été plutôt brutale et inattendue. D'autant que la gamine leur a été confiée alors qu'elle n'avait que quelques mois. Mais pour autant, leur comportement me pose problème. Car la séparation parait inéluctable dans le cadre d'une famille dite d'accueil. Après, que les choses n'aient pas été faites de manière très élégante et que les justifications du Conseil Général laissent perplexes (le bien-être de l'enfant me semble quand même avoir été occulté sur ce coup), je comprends tout à fait. Mais de là à envisager de saisir les tribunaux et sortir ainsi outrageusement des limites qui leur incombent, je trouve ça limite car ce n'est pas leur rôle. Je crois que des personnes qui choisissent cette voie doivent bien se persuader que, malgré toute l'affection qu'ils peuvent apporter à ces enfants, malgré une certaine forme d'amour même, ils ne sont pas les parents de ces enfants. Et qu'ils doivent donc garder, aussi douloureux que cela puisse être, une certaine distance.

Je voudrais bien avoir votre avis sur le sujet (Je pense bien sûr à Cath par rapport à son travail au quotidien, mais pas seulement...). Suis-je le seul à éprouver une sorte de gêne et de perplexité devant le comportement de cette famille d'accueil et à penser qu'elle sort de son cadre "législatif" mais aussi humain ?


jeudi 3 février 2011

10 de perdus... 0 de retrouvés ?




Bon, dans le genre petit billet anodin, il se pose là. Mais après tout, il en faut aussi !

Je viens enfin de franchir la barre des 10 kilos perdus depuis que j'ai entamé mon "régime strict" en octobre. Après une période délicate pendant les fêtes où quelques menus excès m'avaient fait reprendre 2 kilos, j'avais cravaché en janvier pour m'en débarrasser (entre quelques kebabs, seuls véritables écarts que je m'autorise de temps à autre parce que c'est trop bon et que Kamel fait lui même son pain).

Mais enfin nous y sommes. Retour à la normale donc. Avec un kilo supplémentaire de perdu (j'adore ces effets de style involontaires) en prime. Moins 10 au total. Un chiffre important dans la tête. Un palier. Et une tendance à la baisse qui ne demande qu'à se confirmer. Je suis d'autant plus satisfait que je n'ai pas non plus l'impression de vivre un calvaire alimentaire. Finalement, je mange mieux, de façon plus équilibrée, des aliments que j'aime et que j'ai appris à accommoder et en bonne quantité puisqu'il n'y a aucune restriction au niveau des crudités ou des légumes. J'ai ma viande rouge ou blanche à chaque repas que je fais cuire au gril et que j'assaisonne d'herbes de Provence.

Allez, on va tâcher d'en perdre 10 de plus... Histoire de voir...


mardi 1 février 2011

En gestation...


Depuis quelque temps, lentement mais sûrement, je me suis attelé à la mise en place d'un site "pro". Il est tout récent donc vraiment en rodage. Il a surtout pour objectif de mettre en avant mes écrits, essentiellement journalistiques mais pas seulement. L'adresse du site (http://franck24.jimdo.com/) figurera ainsi sur mon CV pour permettre à de potentiels futurs employeurs dans le domaine du journalisme, de l'écriture ou de l'édition de jauger mes compétences.

J'en parle ici d'une part pour partager cette nouveauté avec vous, mais aussi parce que vous serez peut-être curieux (ou pas) de lire certains de mes articles rédigés lorsque j'étais correspondant pour La Semaine du Lot ou Le Villefranchois. Vous y trouverez même mes tous premiers articles publiés dans une revue spécialisée dans l'animation japonaise Animeland. L'expérience avait été de courte durée (j'étais en stage en région parisienne à l'époque) mais avait vraiment été un déclic. C'est à partir de là que je me suis convaincu que je pouvais écrire et surtout être lu. C'est ainsi que j'ai proposé, par la suite, quelques nouvelles sans prétention, sur quelques forums, ce que je n'aurais jamais osé faire auparavant.

Le site n'en est qu'à ses balbutiements. Il y a des réglages à faire, des aménagements, des améliorations. La partie écrits journalistiques notamment va être bien plus fournie et un système de liens devrait en favoriser l'accès aux divers thèmes avec donc un meilleur confort dans la mise en page. Mais bon, tout se fait progressivement, donc n'hésitez pas à vous y rendre de temps à autre si le coeur vous en dit. La partie parcours professionnel va également subir un petit lifting très prochainement. Celle consacrée à certaines de mes nouvelles devrait aussi s'étoffer. Quant à la partie dessins, j'y réfléchis mais je la trouve essentielle donc je compte bien aller au bout de ma réflexion. Réflexion que je vous invite à partager avec moi au travers du livre d'or créé pour cela.

Alors bonne visite !