mercredi 26 janvier 2011

Il pleut des livres !


Je ne vais vous vous reparler une sempiternelle fois de l'ouvrage autobiographique de Tibet "Qui fait peur à maman ?", ni de tout le bien que j'en ai pensé en le lisant attentivement.

Un plaisir rendu possible par Brigitte, mon amie de Belgik, qui s'était décarcassée pour me trouver un exemplaire neuf de ce livre au Centre National de la BD de Bruxelles. Il faut rappeler que trouver ce livre n'était pas une sinécure, d'autant que la maison d'édition a sombré entre-temps et que le livre a été pilonné comme on dit, c'est-à-dire détruit pour être réutilisé.

Du coup, j'avais ce précieux exemplaire chez moi et j'en prenais un soin "maniaque". En même temps, j'aurais aimé partager avec certains de mes amis le plaisir de cette découverte. Même ma chère et tendre n'y a pas encore eu accès. Bref, j'en cherchais un ou deux autres exemplaires supplémentaires que je puisse prêter à loisir. Parce que aimer un ouvrage, c'est déjà beaucoup, mais si en plus, on a la possibilité de partager ces petits bonheurs, c'est mieux.

Or, cette semaine, j'ai mis la main sur deux exemplaires, à deux jours d'intervalle, l'un sur Ebay, l'autre sur Price Minister. Le hasard a fait qu'il y ait eu cette disponibilité rapprochée alors que depuis un an, pas un seul exemplaire à se mettre sous la dent, que ce soit sur l'un de ces deux sites ou sur n'importe quel autre site d'ailleurs.

Bref, me voilà donc avec, au final, 3 exemplaires de "Qui fait peur à maman ?" : "l'original" de Brigitte qui est toujours à l'abri dans ma bibliothèque, et ces deux d'occasion (mais véritablement comme neufs) que je vais donc pouvoir prêter à loisir. Ça me fait bizarre d'avoir un ouvrage en triple exemplaire, ce n'est pas dans mes habitudes mais enfin...

Maintenant, ceux qui seront amenés à finalement le lire ne devront bien évidemment pas trop en attendre. Car j'en ai beaucoup parlé, c'est vrai, et on met toujours énormément d'attente dans ce cas là. Un peu comme lorsque toute une meute d'acharnés du 7e art vous recommande un film. On en attend forcément beaucoup, parfois trop.

D'un point de vue personnel, ce livre a été quelque chose d'immense. Plus qu'un coup de coeur. Une leçon de vie, de drôlerie, d'émotion. Je n'ai plus qu'à espérer que ceux qui voudront partager cette découverte percevront au moins un peu de tout cela. Ou qu'ils passeront simplement un beau moment. Ni plus, ni moins.


mardi 25 janvier 2011

L'âge d'or du doublage


Dans les années 70 et 80, l'explosion des séries américaines et des dessins animés dits "cultes" doit aussi énormément à la qualité du doublage de l'époque. Ces acteurs de l'ombre, dont la plupart ont un parcours théâtral exemplaire par ailleurs, ont donné ses lettres de noblesse à un art délicat. Par leur voix bien évidemment, mais aussi par leur respiration, leur rythme, leur propension à se mettre dans la peau de leurs personnages, leur humilité à se mettre au service d'acteurs qui leur étaient jusque là étrangers, leur faculté à laisser leur jeu s'exprimer, les doubleurs ont inscrits les plus belles pages des séries et / ou dessins animés qui auront ainsi marqué l'enfance et l'adolescence des trentenaires et quadragénaires.

Acteurs de l'ombre, c'est ainsi que nombreux se définissent et c'est probablement ce qu'ils étaient. Et c'était bien mieux ainsi. Au service de leur art et rien d'autre. A une époque où le doublage, art difficile s'il en est, se faisait encore dans des conditions optimales et dans la bonne humeur. Aujourd'hui, les choses ont quelque peu évolué. Techniquement, tout d'abord. Chaque doubleur est isolé en studio. Finis les enregistrements à plusieurs qui entraînaient pourtant une si saine émulation collective. Et le seul mot d'ordre aujourd'hui est le rendement. Donc moins de temps pour poser sa voix, pour s'imprégner du jeu de l'acteur originel. Heureusement, les doubleurs d'aujourd'hui sont rompus comme leurs aînés à l'art du théâtre et connaissent leur boulot. Mais quand même...

A l'époque, les doubleurs étaient dans l'ombre certes, mais ils étaient identifiables entre mille. Aujourd'hui, si cela reste vrai pour certains, c'est plus rare. Demandez à un néophyte de citer quelques doubleurs des années 2000. C'est presque impossible. Alors que des "légendes" de cet art délicat, comme Roger Carel pour ne citer que le plus évident, il est vrai, étaient immédiatement identifiables. Pire, aujourd'hui, on fausse la donne. Car, je le répète, le doublage est un art de l'ombre où un acteur se met au service d'un acteur, d'un personnage.

Or, il n'est pas rare de voir que l'on fait appel, pour le doublage, à des acteurs dits "bankables" pour faire vendre, en mettant leur nom en haut de l'affiche. Déjà, le principe d'utiliser des acteurs connus (entendez par là "people") au service du doublage me gêne un peu car c'est un vrai métier dont beaucoup essaient de vivre, alors que pour certains de ces "grands acteurs", ce n'est qu'un à-côté de luxe, qui flatte certes un peu l'ego mais qui n'est pas forcément perçu avec l'exigence qui devrait être de mise. Quand je vois l'affiche du dernier film d'animation d'Universal Pictures, "Moi, moche et méchant" avec écrit en grosses lettres sur l'affiche "Gad Elmaleh", ça me gêne. Le simple fait de stariser le doublage à grand renfort de promo va à l'encontre de ce que devrait être ce noble art. Et fait de l'ombre à ceux dont c'est véritablement le métier.

Bref, c'est en souvenir de cet âge d'or aujourd'hui révolu (ce qui ne veut pas dire que le doublage actuel soit mauvais, d'ailleurs il existe de grosses pointures encore aujourd'hui) que je vous propose mon classement des 12 meilleurs doubleurs, séries et dessins animés confondus puisque tous ont fait des doublages dans de multiples catégories. La liste n'est pas exhaustive et bien davantage auraient mérité leur place ici, mais j'ai décidé avant tout de me faire plaisir. Ce billet n'a pas d'autre prétention, ni d'autre intérêt d'ailleurs, que de rendre un petit hommage à ces acteurs talentueux, dont certains ne sont d'ailleurs plus de ce monde. Pour certains, j'ai même trouvé quelques vidéos, histoire de pouvoir poser une voix sur ces quelques visages... Allez, c'est parti :




Affectivement, je ne pouvais pas ne pas commencer par ce géant du doublage. C'est quelqu'un que je rêverais de rencontrer. Si je le pouvais, je lui consacrerais même un livre, tellement il y aurait à dire sur Roger Carel. Pour l'instant, j'ai juste pu l'intégrer à l'une de mes petites nouvelles dans laquelle je me serai surtout fait plaisir.
Que dire de ses doublages ? Il a tout fait ou presque, surtout dans un registre comique (Il faut dire que sa voix s'y prête !). Du coup, il est forcément moins convaincant dans des personnages plus dramatiques, surtout hors dessins-animés. Je me rappelle l'avoir entendu sur une voix additionnelle dans Dallas où il doublait un être un peu obscur lié à une machination ou à un consortium. Roger Carel avait fait du bon boulot, certes, mais je trouvais que ce type de personnage n'était pas fait pour lui.
Par contre, côté animation et séries animées, il nous aura régalé de bout en bout : Winnie l'ourson, Porcinet, Alf, Benny Hill, Astérix, Hercule Poirot, le serpent Kaa, Mister Magoo, Kermit la grenouille... et tellement d'autres !



2. Jean-Claude Michel

Alors là, on atteint les cimes du doublage. Un immense monsieur, trop tôt disparu en 1999. Là-aussi, une voix immédiatement identifiable qui aura servi les plus grands acteurs du cinéma étranger. Il fut ainsi la voix attitrée de Sean Connery et de Clint Eastwood. Mais aussi celle de Robert Mitchum, Tony Curtis, Rock Hudson, Richard Burton, Charlton Heston, Leslie Nielsen et tant d'autres. Et si c'est -et de loin- au niveau des films que sa voxographie est la plus impressionnante, il a aussi assuré bon nombre de doublages de séries et de dessins-animés avec un bel appétit et une maîtrise toujours parfaite. Pour la petite histoire, il retrouve sa femme à la ville, Paule Emanuele, sur le doublage de Goldorak. Il double Minos et elle son double féminin Minas. Niveau séries, il double notamment Peter Graves (alias Jim Phelds dans Mission Impossible) et surtout John Forsythe alias Blake Carrington dans le soap à succès Dynasty.
Un grand d'entre les grands et surtout un maître en la matière !




J'avais failli consacrer un billet spécial à cette très grande dame du doublage, aujourd'hui jeune retraitée à plus de 80 ans (sa dernière voix fut celle, dans les premières saisons, de Karen Mc Clusky que les fans de Desperate Housewifes connaissent bien). Elle aura doublé un nombre proprement hallucinant d'actrices, dès la fin des années 50, ou de personnages de séries ou de dessins-animés, souvent assez retors d'ailleurs. Parmi les stars, elle a notamment été la voix de Elisabeth Taylor ou de Lauren Bacall. Ou de Barbara Bain dans la série TV Mission Impossible.
Côté dessins-animés ou films d'animation, elle restera célèbre pour deux grandes "méchantes" : Minas, le penchant féminin mais tout aussi perfide de Minos dans Goldorak, et la reine Sylvidra dans Albator.




A l'image de ses prédécesseurs, c'est surtout au théâtre qu'il a fait carrière. Il n'est pas en reste, côté doublage, où il aura traversé les décennies, en cumulant qualité et quantité. Il est définitivement célèbre pour avoir été la voix française de Larry Hagman alias JR dans Dallas, mais aussi celle de Robert Wagner dans L'amour du risque. Ou celle de Lee Majors dans L'homme qui valait trois milliards. Ou Roy Thinnes (alias David Vincent) dans Les Envahisseurs... Et tant d'autres... Aujourd'hui, à près de 80 ans, il continue encore le doublage, de façon forcément plus sporadique, mais avec le même bonheur. Même si, contrairement à certains de ses collègues, sa voix aura quand même pas mal évolué ces dernières années, l'âge aidant.


5. Michel Gatineau

Une des pointures de cet art de l'ombre, malheureusement disparu trop tôt en 1989, qui était également (surtout ?) directeur de plateau sur les doublages. C'est notamment lui qui s'est chargé de l'adaptation de la version française de Goldorak et qui aura créé les "armes" de Goldorak que prononçait Daniel Gall (Actarus) à chaque épisode : les corno-fulgur, fulguro-poings et autres astéro-haches, c'est à lui qu'on le doit. Idem pour les noms "français" des personnages, inspirés de diverses mythologies.
Sa carrière de doubleur n'est pas en reste : il a notamment campé Michaël Landon dans La Petite maison dans la prairie et Les Routes du paradis, et Horst Trapper dans le rôle titre de Derrick.




Bon d'accord, je ne suis pas objectif concernant Daniel Gall puisqu'il restera pour moi à jamais lié au doublage d'Actarus dans le cultissime dessin animé Goldorak. Rien que pour cela, il aurait mérité de toute façon une place de choix dans ce classement.
D'ailleurs, il n'a pas tant de voix que cela (beaucoup de voix "additionnelles" en fait) mais son timbre identifiable entre tous lui aura assuré un succès immédiat. Il était ainsi la voix de Bill Bixby (alias Bruce Banner) dans Hulk ou encore de l'excellent Jerry Orbach (alias Lennie Briscoe) dans New York District ou Arabesque. Il doublait aussi Fritz Lepper (l'adjoint de Derrick, Harry Klein).
Il a par ailleurs été responsable syndical du Syndicat Français des Artistes Interprètes et s'est ainsi battu pendant 25 ans, parfois aux dépens de sa propre carrière, pour la reconnaissance des droits de Propriété Intellectuelle des artistes de doublage. Combat qui a débouché sur une Convention en 2005.




Décédé en 2006, l'acteur laisse un grand vide. Très renommé dans le milieu du doublage, il a ainsi campé quelques "méchants" dans de nombreux dessins-animés : Satanas dans Les fous du volant, le caractériel Picsou et surtout Gargamel dans Les Schtroumpf où l'histoire veut qu'il ait été choisi par Peyo en personne !
Dans les séries, il a surtout été la voix de Mr Drummond dans Arnold et Willy ou Bosley dans Drôles de dames. Très prolifique, il aura accompli un nombre impressionnant de voix.



8. Gérard Hernandez

Incontournable du doublage et du théâtre de boulevard, l'acteur vit actuellement, à 78 ans, une seconde jeunesse avec la série "Scènes de ménages" sur M6 où il joue avec délectation le rôle de l'irascible Raymond. Voix française de Larry Hagman sur la série Jinny de mes rêves (bien avant Dallas donc), il a aussi doublé le docteur Adam Bricker dans La croisière s'amuse. Mais c'est surtout dans les dessins animés qu'il trouve ses "rôles" les plus savoureux, notamment celui du Grand Schtroumpf. Pour le reste, il est partout puisqu'il a fait un nombre incalculable de "voix additionnelles". Un doubleur taille XXL qui se taille de surcroît une réputation de vrai gentil dans le milieu.




Décédé en 2003, le grand Marc avait une voix immédiatement identifiable. Il n'a pas fait un nombre incalculable de doublages mais deux personnages lui auront permis d'asseoir sa renommée : le général Hydargos dans Goldorak et Colt Seavers, alias Lee Majors dans l'Homme qui tombe à pic. Hormis cela, il a longtemps été la voix attitrée de Brian Dehenny (le shérif vicelard de Rambo 1) et de David Carradine dans la série Kung-Fu.




On ne présente plus ce boulimique de théâtre et de vélo qui, outre quelques publicités pour Polydent, s'est surtout illustré dans le doublage de Starsky et Hutch où il doublait Paul-Michaël Glaser alias le brun Starsky. Il est intéressant de voir qu'il a gardé sa voix intacte au fil des années. Il a aujourd'hui 74 ans. Il a doublé beaucoup de voix (dessins animés notamment et longs métrages d'animation) mais pas de personnages récurrents, à l'exception de celui cité plus haut.


Indissociable de son compère Jacques Balutin, il a campé David Soul alias Ken Hutchinson "Hutch" dans la série Starsky et Hutch. N'oublions pas aussi Magnum alias Tom Selleck. Pour le reste, la liste serait trop longue. Il a doublé un nombre incalculable de voix pour une carrière aussi riche que Roger Carel. Séries, dessins-animés, films... ce boulimique de travail est une réelle pointure du doublage : Commandant Stubing dans La croisière s'amuse, Looping dans l'Agence tous risques, Sammy dans Sccoby-Doo, Harrison Ford (Star Wars et un Indiana Jones) pour ne citer qu'eux.






Un peu bizarrement, je l'ai souvent un peu confondu avec Jacques Balutin auquel j'ai parfois attribué à tort la voix de Tigrou dans Winnie l'ourson. Car c'est bien Patrick Préjean qui se cache derrière la voix pourtant si identifiable de Tigrou. Fils de l'acteur Albert Préjean, c'est essentiellement dans le théâtre de boulevard qu'il s'est fait un nom avec une carrière bien remplie et toujours en cours. Au niveau du doublage, outre les élucubrations de Tigrou et ses "Wouh-ouh-ouh", il a aussi été le Nabot dans "Il était une fois l'homme" (et ses séries dérivées) et Sylvestre dans Titi et Grominet.


dimanche 23 janvier 2011

Carte blanche à Nath (5)


Au fil de l'eau ...

C'est par un bel après-midi ensoleillé que j'ai rejoint mes copains de rando jeudi dernier.
Certes le beau temps était au rendez-vous, mais le vent glacial aussi...Capuches, bonnets et autres gants étaient de sortie... ainsi que mon appareil photo, excellente idée de mon Cher et Tendre.

Ma p'tite clio a pris une partie du co-voiturage (nous étions 4) et je n'ai pas manqué de les rassurer sur le bruit anormal du moteur ainsi que mes problèmes de fermeture de portière que j'évoquerai dans un futur "Carte Blanche".

Nous nous garons à Cénac (à 10 mn de Carsac) et partons pour un périple de 12 km, en longeant ma Chère Dordogne.

Au départ, le vent est vraiment vif et j'espère ne pas attraper froid. Nous gravissons une côte à travers bois, courte mais retorse et là ça va déjà nettement mieux au niveau de la température corporelle !

Première photo de la Dordogne en contre-bas (cf en-tête de ce post), juste avant d'arriver au charmant petit village de St Julien :




Ce n'était que le début de mon émerveillement.
En effet, nous allions continuer à marcher sur les hauteurs en longeant la Dordogne et en ayant des points de vue sur l'autre rive et les sites touristiques qui la surplombent

Les Jardins de Marqueyssac de jour (p'tit souvenir pour ceux qui les ont vus de nuit) :







La Roque Gageac :





Beynac : (Pour ceux qui l'ont vu en pleine canicule...)



Et enfin Castelnaud, avec son château féodal (pour ceux qui le verront sans doute un jour !)









Oui, j'adore ce village, qui vient tout juste d'inscrire son nom dans les "Plus beaux villages de France"


Tout le long de ce parcours, nous avons entamé une descente au terme de laquelle nous longeons un cours d'eau (dont je ne connais pas le nom...), étant donné sa largeur, je doute que ce soit la Dordogne...





"Mémoire interne pleine" me dit mon appareil... pas grave, les plus beaux moments sont immortalisés !
Nous voici de nouveau à découvert, avec le vent dans le dos qui nous fait hâter le pas, retour au bercail vers 17H15.

Vraiment, nous habitons une bien belle région !
Il faudra que je fasse découvrir ce circuit à Franck : ce ne sont pas 12 petits km qui vont lui faire peur !


mercredi 19 janvier 2011

Qu'écrire aujourd'hui ?


J'avais envie d'écrire. Cette envie un peu bizarre, pas obsessionnelle, non, mais là quand même. Du coup, je me connecte sur mon blog. Et... j'attends. Que le déclic se produise. Que l'inspiration vienne. Le Tam-Tam de Polnareff me sert de bruit de fond, en attendant le Bal des Lazes. Sauf que l'inspiration ne vient toujours pas...

Je pourrais parler du soufflé Alain Doucet, mon ancien favori de la nouvelle émission de Ruquier 'On ne demande qu'à en rire", un belge au potentiel énorme (je maintiens) mais qui multiplie les contre-performances et les sketches mal écrits depuis plusieurs mois au point de laisser craindre le pire à chacune de ses apparitions. J'ai tellement apprécié ce type... et j'en suis à présent à le trouver même pathétique.

Je pourrais parler de mon agacement de constater une nouvelle fois qu'un joueur de tennis français qui perd est obligatoirement un joueur de tennis blessé. Et si c'était tout simplement un joueur surclassé par meilleur que lui ? Joueuse en l'occurrence puisque c'est Marion Bartoli qui aura fait les frais de cette "méforme". Encore une que l'on ne sauvera pas du ridicule...

Ou de parler de mon agacement "bis" en apprenant quelques heures plus tard (ce qui m'a poussé à modifier ce message après coup) que la même Bartoli avait 6 semaines d'arrêt pour une déchirure musculaire. Zut ! Pour une fois que c'était vrai !

J'aurais pu faire un zoom série consacré à Justified, une série vraiment coup de coeur et qui est enfin diffusée en France sur l'une des chaînes Orange. Ça, il faudra vraiment que j'y revienne ! Mais pas aujourd'hui...

Plus personnellement, j'aurais pu parler de mes difficultés à organiser mes priorités, à donner le coup de collier nécessaire pour sortir de l'inactivité dans laquelle je me trouve. Une sorte de paresse mêlée à une forme de... perdition ? Ouais, c'est ça... Un peu perdu le Franck en ce début d'année... Pas vraiment motivé, et en même temps, cette impression que tout tient à peu de chose et qu'il ne faudrait pas grand chose pour que ça revienne...

J'aurais pu évoquer les petites contrariétés du moment, ces petites choses qui ne devraient pas avoir d'importance mais qui font pourtant leur petit bonhomme de chemin et qui amènent le doute jusqu'à ébranler des bases apparemment solides pourtant.

Ou tout aussi bien parler de petits plaisirs. Même les tout petits. Pendant que Polnareff entonne "Y'a qu'un ch'veu sur la tête à Mathieu"... Il chante et moi, je me demande si je ne me ferais pas un petit Kébab à midi pendant que Nath est en formation pour la journée. Ou une petite partie de Super Mario Galaxy, histoire de péter un câble sur un passage retors que je n'arriverai décidément pas à franchir. Je pourrais aussi achever la numérisation de mes articles de presse, depuis le temps...

Je pourrais en dire des choses, finalement...

On verra plutôt ça demain...


mardi 18 janvier 2011

C'était un 18 janvier...


... il y a quatre ans jour pour jour. En 2007 donc. Un petit forum faisait son apparition sans autre ambition que de permettre à une poignée d'amis, certains encore virtuels, de se retrouver après la fermeture d'un autre forum, d'une toute autre envergure celui-là.

J'ai donc eu l'honneur d'ouvrir cet espace mais ce n'est pas très important. N'importe lequel d'entre nous aurait pu s'en charger et le statut d'administrateur ne signifiait rien puisque je n'ai jamais eu à gérer quoi que ce soit. Nous venions librement, papotions entre nous, donnions de nos nouvelles. Il y eut des moments de franche rigolade, des messages de joie, de tristesse parfois aussi...

Il y eut les dinosaures du forum, les fidèles parmi les fidèles : François-Marie et Cath. Geneviève aussi que je ne veux pas oublier car notre cousine du Québec a énormément apporté à cet espace, tant par sa bonne humeur communicative que par le partage de ses photos. Et puis d'autres sont venus gonfler les rangs de l'amitié : Brigitte, Véro, Isa. Et Nath évidemment, quand je lui laissais le loisir de se connecter, ce qui n'était pas si fréquent. Et ceux qui auront été de passage mais qui auront contribué à faire vivre ce lieu : Mona, Julie...

Aujourd'hui, une page se tourne. Définitivement. Cela me touche bien davantage que je ne l'aurais cru. Mais après quatre années d'existence, nous en avions fait le tour. Et encore, cela faisait bien une année que le forum était quasiment désert. Nous y étions moins nombreux, moins assidus (moi le premier d'ailleurs). Nous y avions peut-être aussi moins de choses à dire, ou moins de temps. Peu importe en fait. L'important est qu'il ait existé et qu'il ait apporté un peu de plaisir pendant ces quelques années.

Pour le reste, rien n'est éternel. Les rapports entre nous ont également évolué. Il y a eu des rencontres qui ont brisé les frontières du virtuel. Avec François-Marie et Brigitte en ce qui me concerne. D'autres moyens de communiquer aussi. Ainsi va la vie...

Tout a commencé un 18 janvier 2007 et tout s'achève ce 18 janvier 2011. Entre les lignes des amis prend fin. Après 11159 messages (le mot de la fin fut d'ailleurs laissé par François-Marie ce matin) et 53 sujets. Dont 3294 messages pour Cath qui tient le haut du pavé sans contestation possible, suivie par François-Marie (1840) et moi-même (1400) qui ferme la marche du tiercé gagnant.

Merci à tous ceux qui ont rendu ce projet possible et qui auront donné de leur temps pour faire de ce forum un espace convivial et vivant. Le forum s'arrête mais l'amitié continue. Merci à vous tous !

dimanche 16 janvier 2011

Carte blanche à Nath (4)


YES HE CAN !!

En ce samedi ensoleillé, j'avais envie de faire une petite promenade...mais pas toute seule.
Vous connaissez tous l'engouement de Franck lorsque l'on parle de promenade à la campagne, loin de toute FNAC ou autre Cultura... ayant pour seul but le fait de s'oxygéner l'esprit.

Je ne sais par quel miracle (sans doute celui de l'amour...) je réussis à le décider tant bien que mal, entre deux "ronchonnades" qui caractérisent bien mon Cher et Tendre...
Nous entamons alors notre balade à 14H45, en prenant le petit chemin qui longe la piste cyclable, derrière la mairie (pour ceux qui connaissent).
J'avais déjà fait le début du circuit avec ma mère une semaine auparavant : il me paraissait agréable, sans trop de côtes et je voulais donc le faire découvrir à Franck pour l'aider en même temps dans sa lutte contre les kilos.

Nous marchons d'un bon pas et en moins de deux nous voici arrivés au point où j'avais fait demi-tour avec ma mère à cause de chiens féroces qui nous aboyaient dessus...
Téméraire, notre Franck décide de braver le danger et s'aventure au-devant de la propriété desdits cabots... qui avaient disparu...nous continuons donc notre balade à travers la forêt en toute tranquilité.
C'est qu'il était motivé Franck et il me dit comme ça tout de go "Quitte à faire une balade, autant faire la boucle !"
Euh, pardon, comment dire, la boucle... elle compte environ 12 km... avec des côtes par endroits...

Qu'importe ! Il avait décidé, je n'avais plus qu'à suivre...toute guillerette !! Mais un peu inquiète quand-même (surtout à cause de son épine calcanéenne qui a toujours don de se rappeler à lui quand il ne faut pas).
Arrêtons de cogiter, profitons de cet "instant de faiblesse" (c'est beeau l'amour !) et fonçons vers l'aventure !
Nous arrivons au Bouyssou (devant notre ancienne demeure), saluons nos anciens voisins, tout interloqués de nous voir traîner par ici à pied ... Et nous poursuivons nos nouvelles amies les "marques jaunes".
Il était temps d'immortaliser cette sortie :




Au bout de la descente, nous voici arrivés à Aillac :





Franck est de suite récompensé de ses efforts en se faisant un nouveau copain, avide de câlins :







Allez, c'est pas le tout, mais nous sommes encore à 5km de chez nous !
Nous traversons Aillac pour rejoindre la piste cyclable dans l'autre sens. Franck en profite pour faire une petite photo artistique, il faut dire que le soleil commence à décliner, ce qui nous offre de belles luminosités :



Un p'tit panneau marqué "Carsac 4,300 km", on tient le bon bout, tout shuss !



Nous arrivons à destination à 17H45, au bout donc de 3 heures de marche agréables, avec 1/4 d'heure d'arrêt en tout et pour tout et un Franck inébranlable.

Bref, je suis très fière de lui, je n'aurais jamais cru qu'il voudrait aller jusqu'au bout de la rando et surtout, il faut bien le dire, en un temps record et sans encombre.
Ce fut un réel plaisir cette balade en amoureux, j'espère qu'il y en aura d'autres !

Encore merci et :


samedi 15 janvier 2011

Zoom série : V


En 1983, la mini-série V (pour Visiteurs) débarque aux USA et peu de temps après chez nous. Elle sera suivi d'une nouvelle salve de 19 épisodes dès l'année suivante. Vingt-six ans après, V fera son grand retour. Enfin, si on peut dire...

L'histoire est donc celle de l'invasion de la terre par les Visiteurs dont les vaisseaux se positionnent au dessus des diverses grandes capitales mondiales. Présentés au départ comme pacifistes désireux de partager avec les humains leurs avancées technologiques et médicales, ils montrent très vite leur vrai visage. D'une part concernant leur apparence puisque sous des dehors humains, ce sont en fait des reptiles. D'autre part concernant leurs ambitions : ils veulent assécher la Terre puisqu'ils ont besoin d'eau sur leur propre planète ; de plus, ils enlèvent des humains par milliers afin de se constituer un garde manger conséquent (Soleil vert n'est pas si loin...)

Très clairement, la série s'appuie sur le nazisme des années 30-40 et ne s'en cache pas. Les allusions y sont d'ailleurs très fréquentes, notamment aux camps de la mort. Dans V, la résistance s'organise (La cinquième colonne) et les envahisseurs recrutent également parmi les humains pour créer un climat de psychose et de défiance, personne ne sachant trop à qui se fier. Les collabos d'un côté, les résistants de l'autre. C'est un peu simpliste mais c'est clairement le parti pris du créateur du show, Kenneth Johnsson.

Pour le reste, si V version 1983 a pas mal vieilli, l'ensemble se laisse regarder. L'action est plutôt soutenue, les acteurs convaincants. Une série des années 80, quoi, avec son lot de cascades, d'effets spéciaux un peu cheap, de rebondissements plus ou moins téléphonés. Et un personnage emblématique chez les fans : celui de Diana, la "chef" des Visiteurs (en réalité, ce n'est pas elle qui détient le pouvoir suprème) incarné par Jane Badler.

Lorsque la mini-série prend fin en 1983, les Visiteurs sont vaincus, du moins en apparence. Seule Diana parvient à s'échapper du vaisseau-mère qui flotte au dessus de Los-Angeles. Tous les autres visiteurs sont morts ou ont du se replier d'urgence à cause de la toxine rouge, une substance créée par les humains et contre laquelle les reptiles ne sont pas immunisés. Mais devant le succès du show, une suite est décidée, sous la forme d'une série dite "classique". Et là, c'est un peu le début de la fin.

Diana parvient à s'échapper une deuxième fois (alors qu'elle avait été reprise entre temps) et à lancer un appel de détresse à son peuple à des années lumière de là. Elle y parvient en utilisant la technologie terrienne (!!!) et hop, ni d'une, ni de deux, voilà une nouvelle armada de vaisseaux ennemis qui s'abat sur la Terre. Tout est à refaire ! Et comme par hasard, l'efficacité de la toxine rouge s'amoindrit et s'avère également dangereuse pour les humains (stérilité, maladies...).

Si les premiers épisodes tiennent leurs promesses et constituent une vraie continuité avec la mini-série de départ, le reste est plus laborieux. Avec, à mon sens, une erreur de parti pris qui aura entraîné la chute du show : choisir de développer une intrigue par épisode. Du coup, on se retrouve dans un format beaucoup plus classique, avec des épisodes franchement anodins. La multiplication des scénaristes et des réalisateurs n'arrangera rien. Résultat : la série s'essouffle et s'arrête en catastrophe au 19e épisode sans avoir eu le temps de clôturer ses intrigues. D'où une fin en queue de poisson et une frustration légitime pour les quelques fans restants.

En 2009, la série renait de ses cendres. Nouveaux moyens, nouveaux acteurs, mais guère plus de réussite. Après une première saison poussive (diffusée sur TF1 en fin d'année dernière), la série a eu un sursis aux Etats-Unis après que son arrêt pur et simple ait été envisagé. Le pitch est le même mais le parti pris a évolué. Exit les allusions à la seconde guerre mondiale. Ici, la guerre est avant tout psychologique, basée sur la puissance des médias et des enjeux politiques. La société a évolué et les scénaristes ont tenu à "moderniser" leur propos. Pour le reste, rien ne change fondamentalement. Des groupes de résistants s'organisent pour détruire les Visiteurs tandis que ces mêmes Visiteurs tentent de faire de la récupération auprès des humains, notamment auprès des jeunes.

Le problème de cette version "années 2000", enfin d'un point de vue perso, c'est que tout est aseptisé : les décors, le jeu des acteurs, l'intrigue. On s'ennuie. Le show est bavard, entrant dans des considérations parfois un peu ésotériques ou pseudo philosophiques (c'est surtout vrai dans le début de la saison 2 où toute une discussion sur l'émotion humaine, l'âme, ferait s'assoupir n'importe qui). Pas assez d'action, un jeu souvent monolithique des acteurs (un parti pris visiblement puisqu'il ne concerne essentiellement que les Visiteurs), et des effets spéciaux qui prêtent à sourire... Bref, ça ne décolle jamais et le manque de moyens est évident. La saison 2 actuellement diffusée aux USA semble d'ailleurs connaître des difficultés. On en est seulement au 2e épisode mais la saison, devant initialement comporter 13 épisodes, a déjà vu son quota réduit à 10. Les scénaristes ont bien tenté de maintenir l'intérêt des anciens fans de la série originelle (en faisant notamment revenir Diana et son interprète Jane Badler près de 30 ans après) mais l'entreprise paraît bien mal embarquée.

Je crois que pour ceux qui seraient passés à côté et qui auraient envie de découvrir les Visiteurs, mieux vaut s'en tenir à la mini-série d'origine, même si l'ensemble a pris un petit coup de vieux.
Ou de se laisser tenter par la série de 2009, forcément plus moderne, mais moins convaincante. Elle a l'avantage de pouvoir être vue indépendamment de sa grande soeur et de présenter une qualité d'image sans comparaison possible. Mais l'extrême lenteur de son rythme alliée à un scénario franchement soporifique risque de dissuader même les plus aguerris.

A vous de voir... ou pas.


mardi 11 janvier 2011

Quand Claire Keim prend l'eau...


Ce n'est pas trop dans mes habitudes de descendre des CD dont l'écoute m'aura été pénible (après tout, chacun ses goûts...) mais franchement, parfois, ça soulage... Le dernier en date avait été l'album de Renaud, Molly Malone, une horreur pour les oreilles débitée par un Renaud fatigué et sans voix et surtout une grosse arnaque commerciale puisqu'il n'était décemment pas normal de sortir un album avec une aussi mauvaise qualité d'écoute.

Aujourd'hui, Claire Keim réalise un vieux rêve, si on en croit ses déclarations, en sortant son tout premier opus, intitulé "Où il pleuvra". Dix titres qui peinent à dépasser les 30 minutes mais au final, c'est bien plus que suffisant. Dans ses diverses interviewes promotionnelles, la belle explique donc qu'elle est une musicienne dans l'âme qui a toujours composé mais qui s'est donnée le temps et les moyens de réaliser un album qui lui ressemble puisqu'elle a la chance par ailleurs de pouvoir vivre de son métier d'actrice. Elle avait ce luxe là de pouvoir prendre son temps et de se faire plaisir.

Malheureusement, le plaisir devrait normalement se partager et là, ça coince. En fait, ce n'est pas tant que ce soit inécoutable, c'est juste que c'est sans saveur, sans âme, sans voix. Sans texte aussi. On a l'impression, titre après titre, d'écouter les humeurs (ou les caprices) d'une adolescente qui n'aurait rien à dire. En ce sens, l'album peut alors être considéré comme fidèle à son auteur, ou tout au moins à l'image que l'on s'en fait.

Pas vraiment actrice (La cinéma la boude et seul son physique lui ouvre les portes des séries de l'été estampillées TF1), elle n'est pas vraiment chanteuse non plus. Certes, son duo avec Marc Lavoine "Je ne veux qu'elle" avait rencontré un joli succès à l'époque mais on était loin, très loin de la qualité d'interprétation de "J'ai tout oublié" du même Marc Lavoine et de Cristina Marocco.
Le problème (enfin l'un des problèmes) de Claire Keim, c'est sa voix. Elle chante comme Catherine Laborde présente la météo. Vous avez déjà entendu Catherine Laborde présenter la météo sans que vous ayez à lever le son de votre téléviseur ? C'est inaudible à moins de dresser l'oreille. Et avec Claire Keim, si on dresse l'oreille, on se rend compte en plus que c'est insipide !

Ce qui est amusant, c'est que Claire Keim, paradoxalement, ne doute de rien. Il lui manque un brin d'humilité... et de lucidité qui va avec. Elle ne comprend ainsi pas très bien qu'on s'interroge sur le fait qu'elle se mette à la chanson alors que pour elle, c'est quelque chose d'acquis. Et concernant ses textes, elle les estime, je cite, pertinents. Quelque part, il aurait mieux valu qu'elle ait eu des contraintes de temps ou de finition. Elle aurait ainsi eu des circonstances atténuantes.

Et quand elle se fait descendre par les "snipers" Zemmour et Naulleau sur le plateau de "On n'est pas couché", elle sort l'argument qui tue : Cabrel aurait-il composé la chanson qui donne son titre à l'album si elle n'était pas une artiste légitime ? En gros, si Cabrel a accepté de composer "Où il pleuvra", ce serait un peu comme un gage de qualité et de sérieux. Sauf que même ce titre ne convainc pas. Rien ne convainc dans cet album.

Claire Keim a réalisé un rêve comme une enfant un peu trop gâtée réaliserait un caprice. Elle s'est fait plaisir mais malheureusement, c'est un disque fait seulement par elle et pour elle. Il devrait néanmoins fonctionner, vu qu'elle ne ménage pas ses efforts pour le promouvoir. Vu aussi que le premier titre extrait est entraînant, même s'il masque mal la pauvreté du texte qui n'est qu'un refrain passé en boucle. Et vu enfin que s'il y avait une justice pour sanctionner ceux qui vendent de la daube au détriment d'artistes plus confidentiels et tellement plus méritants, ça se saurait !

Allez, j'arrête... C'est un peu gratuit mais ça fait du bien ! Et puis, on la voit tellement partout en ce moment que je ne suis pas mécontent de dégoupiller un peu cet album dont on voudrait un peu trop parler en bien. Enfin, quand c'est elle-même qui en parle. Parce que, pour le reste, les échos ne sont pas particulièrement élogieux. Quand ils existent...

Au moins, je l'aurai écouté ce CD. Sur Deezer. Un site idéal pour "tester avant d'acheter" puisque toutes les nouveautés (et tout le reste d'ailleurs) sont en libre écoute. C'est ainsi que j'ai écouté le dernier Michaël Jackson... et que je n'y suis plus revenu. Pratique !

Allez, faites vous votre opinion ! Tous les goûts sont dans la nature. C'est creux, c'est vide, mais ça s'écoute. Et comme disait Zemmour samedi soir, quand il expliquait avoir écouté l'album en boucle sur son PC, "ça n'empêche pas de travailler".

C'est quand même cher payé le bruit de fond...

dimanche 9 janvier 2011

Le Scrabble, c'est mon dada !


Je ne l'ai vraiment pas fait exprès mais le hasard des blogs fait que mon amie Cath évoque les jeux de lettres, notamment le Scrabble alors que je décide moi-même d'y consacrer un billet.

La photo date de quelques semaines, lors d'une partie entre Nath et moi qui s'est achevée par une victoire de votre serviteur à 1003 points. J'avais alors immortalisé cet instant, d'une part parce que je prévoyais d'y consacrer un sujet à plus ou moins long terme, et puis aussi parce que ce n'est pas tous les jours que je dépasse les 1000 points. Je dois culminer autour de 1060, mais ce type de partie à quatre chiffres se compte sur les doigts d'une main. En principe, la fourchette se situe plutôt entre 800 et 900 points, parfois moins, rarement plus.

Pour que les chances soient égales, nous jouons à deux jeux, ce qui fait que nous avons chacun le même tirage et donc les mêmes opportunités. Cela fait également que nous jouons chacun avec les 102 lettres du plateau et que personne ne peut donc s'estimer lésé d'avoir pioché des lettres plus complexes à placer par exemple. Surtout, les chances de trouver un ou plusieurs Scrabble sont les mêmes pour les deux joueurs puisque les tirages sont identiques.

Quand j'ai rencontré Nath, je jouais bien plus qu'elle, d'une part parce que j'avais toujours adoré ça, jusqu'à multiplier les parties en solo juste pour le plaisir de m'entraîner et d'autre part parce que les jeux de lettres, dans leur globalité, m'ont toujours intéressé. Et comme par la suite, j'ai pu animer un club de Scrabble (certes très amateur), le virus ne risquait pas de me quitter.

Et puis Nath s'y est mise. Au début, les écarts étaient plutôt conséquents mais je n'avais pas de mérite : je jouais tout le temps. Et puis, le fossé s'est comblé progressivement. Elle a remporté ses premières victoires. Elle s'est surtout davantage concentrée sur son jeu et, les résultats aidant, a davantage cru en ses possibilités de victoire. Du coup, les parties sont bien plus serrées qu'à une époque, même si ça ne veut pas dire grand chose. Il suffit d'un Scrabble vu par l'un et pas par l'autre pour que la messe soit parfois dite. Encore que sur une partie, il peut s'en passer des choses ! J'adore ça, je pourrais en parler pendant des heures.

La seule différence, c'est que globalement, Nath joue plus lentement que moi. Du coup, je prolonge mon plaisir des jeux de lettres : mon Télé 7 Jeux et ses grilles de mots fléchés ne me quittent jamais entre chaque tour de Scrabble. Il faut dire que je suis très friand de ce type de revues. A la TV, idem : quand je le peux, je regarde Des Chiffres et Des Lettres. L'animateur m'insupporte mais tant pis, l'envie de trouver bon compte et mot le plus long l'emporte au final. Là aussi, j'ai progressé mais il y a parfois de sacrées pointures et je vois encore le chemin qu'il reste à parcourir. Et puis il y a ces candidats tellement mauvais qu'on se demande comment ils ont pu passer le cap des sélections. Dans ce cas-là, planté sur mon canapé, je souffre en silence...

Revenons au Scrabble. Outil indispensable : le dictionnaire officiel du Scrabble. Clair, précis, peu encombrant et régulièrement réédité avec toutes les mises à jour. Il évite ainsi de se trimbaler un ou deux gros pavés du type Larousse ou Robert. De surcroît, il évite évidemment tous les noms propres puisque non autorisés. Par contre, il a pour finalité de répertorier l'ensemble des mots de la langue française et leurs déclinaisons ; il contient donc très peu de définitions mais est vraiment l'outil de référence du Scrabble. Cela fait des années que je dois en changer (le mien doit avoir 9 ou 10 ans) et je crois vraiment que ce sera pour cette année, histoire d'être à la page.

Enfin voilà... Il fallait bien que je consacre enfin un billet à mon jeu de lettres favori. Je pourrais y jouer en permanence sans jamais me lasser mais ce ne serait pas le cas pour Nath. Autant y jouer à son rythme et prendre du plaisir ensemble.

Je me demande d'ailleurs si ce soir.... Ah non, zut ! Ce soir, c'est Barnaby !




samedi 8 janvier 2011

On ne vous oublie pas...


Le 8 janvier 2010, Madame Rustan nous quittait. A l'époque, je n'avais pas pu dire au revoir à celle que je considère comme ma grand-mère de coeur puisqu'elle m'a connu tout petit et qu'elle n'a cessé de m'accompagner depuis et de m'encourager en permanence, même lorsque je ne le méritais pas forcément. Mais moi, ça me plaisait bien que l'on me donne raison en toutes circonstances. Elle aimait bien dire de moi que j'étais un petit malin... et ça me plaisait bien de le penser ! La vérité, c'est que j'étais un enfant très sage, tout simplement. Comment ça, j'extrapole ?

Plus sérieusement, aujourd'hui, j'ai donc une pensée émue pour elle mais également pour mon ami Christian qui a su aller de l'avant en comblant comme il le pouvait le vide laissé par l'absence. Il a su se prendre en main, se fixer des objectifs. Il a retrouvé un équilibre certain, une vie riche et bien remplie. Nous avons surtout pu nous retrouver et ça, ça n'a pas de prix.

Madame Rustan aimait les roses rouges. Celles-ci sont donc pour elle. Avec toute mon affection.

vendredi 7 janvier 2011

Tout n'est qu'illusion...


Je savais que l'on pouvait faire toutes sortes de choses avec un appareil photo mais je ne connaissais pas l'effet Droste, procédé photographique consistant à obtenir une mise en abîme d'une image en la répétant à l'nfini dans le but de créer des compositions surréalistes.



Je me doute que les photographes en herbe qui viennent par ici connaissent le procédé, largement répondu dans d'autres domaines comme le cinéma par exemple. Je pense ainsi ne rien apprendre à Titof ou Cath (surtout depuis qu'elle a son nouveau joujou !). D'autres connaissent probablement aussi.



Le nom d'effet Droste est à associer au chocolatier Droste, aux Pays-Bas dont un paquet de cacao montrait une infirmière portant un plateau sur lequel il y avait un autre paquet de cacao dont l'image représentait encore la même infirmière portant un plateau sur lequel... Et ainsi de suite, à l'infini...



Il paraît que cet effet est par ailleurs assez simple à réaliser, en plaçant deux miroirs de manière parallèle l'un en face de l'autre, puis en se plaçant soi-même au milieu afin de voir son image se répéter à l'infini.



Bref, ce n'est pas un sujet qui va révolutionner ce blog mais je les trouve bien sympas, moi, ces petites photos. Du coup, je n'ai pas résisté au plaisir de les partager avec vous. C'est vrai que l'astuce est toujours la même et qu'il y a forcément un aspect répétitif (c'est le cas de le dire...) mais quand c'est fait avec créativité, originalité et talent, ça en jette quand même pas mal ! Allez, je vous laisse admirer !