dimanche 21 décembre 2008

Un dimanche en Alsace...



Aujourd'hui, nous étions de sortie à Sarlat, invités par Anita, une de mes collègues.
Anita, qui comme son prénom ne l'indique pas (son nom non plus du reste) est alsacienne, nous a tous réunis autour d'une excellente choucroute. Une vraie, faite maison, avec des viandes et des saucisses comme s'il en pleuvait, avec du chou à tomber par terre tellement il était goûteux. Je vous promets que je n'en rajoute pas, c'était tout simplement succulent. Quantité + qualité, que demander de plus ?
Oui parce que, niveau quantité, c'était une tuerie ! Anita ne s'est pas contentée de nous servir la choucroute en plat principal, ce qui aurait été amplement suffisant, elle nous avait aussi préparé une entrée. Un truc light bien sûr ! Que nenni ! Une tarte à l'oignon, rien que ça ! Et manque de pot, pas moyen de se réserver pour la suite : elle était parfaite, sa tarte. Même que j'en ai repris dites-donc. Incroyable, hein ?
Donc, quand la gigantesque choucroute arrive sur la table, j'ai déjà quelques portions de tarte à l'oignon (et quelques Picon bières) sur l'estomac. Mais pas de problème, je me sens vaillant et d'attaque, le couteau et la fourchette entre les dents !
Plus mon assiette se vide et plus mon estomac demande une trêve. Pour le coup, je l'aurais presque sur les talons au sens propre. Je fais un break entrecoupé de quelques gorgées de vin blanc. Qui ne me facilitent pas la digestion pour autant. Anita me sort alors, en plein milieu de repas, une sorte de digestif, le chnapps me semble t-il, ou un nom de ce genre. Le genre Destop pour les canalisations quoi ! Je mouille les lèvres et je grimace. Je suis content, mes lèvres sont encore là. Allez zou, cul sec ! A la russe !
(Mais qu'est ce qu'elle en met du temps pour descendre cette choucroute ! Allez grouille, j'ai la tarte qui attend !)
Le pire, c'est que ça marche ! J'ai moins de poids sur l'estomac... mais ai-je encore un estomac ?
Bref, mon assiette est vide et je vais plutôt pas mal. Mais quel repas !
Mais Anita avait gardé un atout dans sa manche ! Tarte aux pommes (faite maison comme tout le reste) et crème anglaise vanillée. Je n'ai plus faim mais quand même, elle me fait bien envie cette tarte. En plus, j'ai l'impression qu'elle me fait de l'oeil et, de vous à moi, je n'ai jamais su résister à une tarte qui me fait de l'oeil. Hop, re-chnapps ! Et un expresso pour ma conscience !
(Ok, j'en peux plus mais... tu la vois ma tarte Nath ? Ben, n'y pense même pas ! Et hop ! )
Un peu plus tard, l'assiette est vide. Le dessert était effectivement aussi bon que le reste. Quantitativement de trop sans doute mais ce n'est pas tous les jours qu'on partage un si bon repas entre gens de bonne compagnie. Un ultime vin chaud clôturera le repas avant que nous ne repartions un peu plus tard.
Bref une journée parfaite, avec de surcroît un beau soleil dehors. Anita aura concocté une journée à son image : accueillante et généreuse. Allez, je vous dis 2, 3 mots sur Anita. C'est un peu à elle que je dois d'être entré à l'ANPE vu qu'elle a pas mal appuyé ma candidature. Elle était jusqu'alors ma conseillère référente, comme on dit. Je la rencontrais une fois par mois pour faire le suivi de mes démarches de recherche d'emploi. Et puis, on est devenu collègues. Une collègue comme je souhaiterais à beaucoup d'en avoir. Mais je vais arrêter là, je ne voudrais pas la faire rougir. Nath et moi, on lui dit juste un grand merci !
Une bien belle journée ! Avec du soleil dehors et dedans, ce qui n'est pas rien avant d'entamer l'hiver !




mercredi 10 décembre 2008

Les bassesses de Monsieur A


Depuis quelques temps, quelques phrases ordurières émaillent, ci et là, les commentaires de ce paisible blog. J’essaie de les supprimer dès que je les relève mais ce qui est important, c’est surtout qu’il y ait quelque part dans l’ombre, une âme suffisamment noire pour cracher son venin et sa rancœur.

Je sais pertinemment qui est Monsieur A. J’ai eu quelques doutes mais vite dissipés. Oui parce qu’il faut dire que ce courageux psychotique laisse toujours ses commentaires en « Anonyme ». Dernièrement, j’ai encore eu droit à un « gros conard ». Oui, je laisse volontairement la grossière faute d’orthographe qui fait partie du charme de ce cher Monsieur A. Car Monsieur A écrit aussi bien qu’il pense, c’est-à-dire de façon brouillonne et avec , vous l’aurez remarqué, une extrême finesse d’esprit.

Il n’y a pas si longtemps, je dirais deux-trois ans, Monsieur A aurait pu passer pour un type fréquentable. Certains le surnommaient même Cœur d’Or. Prétendument bon, ouvert, tolérant, amical. Malheureusement, l’arbre au demeurant si accueillant cachait une forêt hostile d’une noirceur terrible. Alors après les mots doux vinrent les insultes, la petitesse des sentiments et surtout la frustration terrible d’un tout petit homme. Non, moins qu’un homme, une chose qui n’en finissait plus de se déformer.

Monsieur A pourrait faire autre chose de ses journées. Je crois me rappeler, après tout, que ce cher monsieur, a une femme dont il pourrait lui tenir à cœur de s’occuper. Mais non hélas. Monsieur A ne traverse sa pauvre et misérable existence qu’au travers des malheurs de ceux qui gravitent autour de lui. Il a usé les plus proches, il s’en prend désormais à tous, sans distinction. Mais pour autant, je ne veux pas en rajouter.

Car, d’une certaine façon, Monsieur A a une excuse : c’est un homme malade. Malade du sentiment. Handicap très lourd en ce qui le concerne. Car, ce que Monsieur A ne voit pas, c’est tout ce qu’il rate dans sa vie, les choses à côté desquelles il passe durant tout ce temps où il vomit sur les autres.

Monsieur A, continuez donc à cracher sur mon blog, si le cœur vous en dit. De toute façon, c’est précisément le cœur que vous avez irrémédiablement perdu. Je ne vous convaincrai pas du ridicule de votre démarche, ni de la vulgarité de vos propos. Tous ceux qui ont essayé, même ceux que vous écoutiez à une époque pourtant, semblent s’y être cassé les dents.

Moi, je ne perdrais pas mon temps, ni mon énergie à essayer de vous expliquer ces choses d’une simplicité confondante mais que vous ne comprendriez pas de toute façon. Je vous laisse à votre misère et à la profondeur de votre solitude.

En espérant quand même que vous m’oublierez définitivement et que vous ferez quelque chose de votre vie. Enfin !

lundi 1 décembre 2008

Ecoutez d’où ma peine vient…


Depuis quelques semaines, ma mère a une nouvelle lubie : quitter l’Aveyron pour, dit-elle, se rapprocher de nous en Dordogne. Une lubie qui tourne à l’idée fixe et qui ne fait pas que des heureux, à commencer par votre serviteur.

Car j’ai toujours eu du mal à concevoir que, la vieillesse aidant, certaines personnes ressentent soudainement le besoin de devenir « famille ». Après tout, avant d’être à la retraite, ma mère se fichait pas mal d’être proche ou pas de nous. Elle revendiquait sa vie, son indépendance et ses choix. Pour ceux qui étaient autour, il fallait composer avec ça. A une époque où je l’aurais voulue plus présente, tant humainement que physiquement, plus concernée par ma vie et mes propres choix, je ne cessais de me heurter à un intérêt très relatif, presque poli. Rien à voir avec une relation « mère-fils », relation que nous n’avons probablement jamais eue, sauf lors de trop rares fulgurances.

Mais finalement, je ne lui en veux pas. Ou plutôt si, forcément, sans quoi je ne cracherais pas ici mon amertume. Mais j’ai fait avec, tant bien que mal, sans vraiment le lui reprocher. Après tout, j’ai peut-être la même imperfection à ses yeux, qui sait ? Et sa propre vie n'a pas été facile, avec son lot de sacrifices.
Surtout, on ne réécrit pas le passé. J’ai manqué d’un père et j’ai souffert d’une mère présente en pointillés. Ce qui ne m’a pas empêché de me construire et d’avoir la vie que j’ai. Un équilibre fragile, à consolider chaque jour, mais un équilibre quand même. Une femme, quelques amis, deux-trois passions, un boulot qui me satisfait malgré le spectre de la fin de contrat. Bref, ça ne va pas mal. Ca pourrait être mieux mais je n’aime pas aller à la chasse de ce que je n’ai pas. Ce que j’ai me suffit et me comble globalement. Surtout, je ne suis pas malheureux.

J’ai ma vie. Ma mère y a sa place. Mais je ne suis pas prêt à ce que cette place prenne de l’importance.
Certains diront qu’un enfant a des devoirs envers ses parents. Je n’ai jamais été d’accord avec ça. Car généralement, nous sommes des enfants nés de grossesses désirées. Nous satisfaisons les envies de femmes pour lesquelles un enfant est en quelque sorte un aboutissement, le fruit d’un amour. Généralement car je sais bien que toutes les naissances ne sont pas le fruit d’un amour. Malheureusement.
Bref, j’aime ma mère, d’une certaine façon, mais je ne me suis jamais senti redevable de quelque façon que ce soit. L’éducation a joué aussi : celle d’un fils unique et solitaire.

Alors quand aujourd’hui lui ma mère dit vouloir se rapprocher de nous, je suis contrarié. Perturbé même. Je n’en ai aucune envie. Se rapprocher pour quoi ? Parce qu’elle vit mal sa retraite ? Parce qu’elle est seule ? Parce que les journées se suivent et se ressemblent ? Parce que les années passent et qu’elle prend conscience des choses qu’elle a pu « rater » avec moi ? Non vraiment, je ne comprends pas. Puis-je pour autant l’empêcher de se rapprocher ? Puis-je lui dire non ?

A me lire, on pourrait croire que mes rapports avec ma mère sont conflictuels. S’ils l’ont été par le passé, ce n’est plus le cas. J'apprécie même de plus en plus lorsque nous lui rendons visite, une fois par mois en moyenne. C'est même parfois un rendez-vous que j'attends avec une certaine impatience car souvent synonyme d'un bon we en perspective. Simplement, je ne pense pas que sa place soit auprès de moi ou de Nath. Loin des yeux, près du cœur ? En ce qui me concerne, c’est une évidence. Si elle décide de se rapprocher, je ne pourrai pas y faire grand chose. Je devrai faire avec. Suis-je seulement prêt pour ça ? J’en doute. J’essaie de me persuader que ça ne changera rien. Sans y croire.

Je me suis rarement autant livré, j’ai rarement autant déballé. Ce sujet a t-il sa place sur ce blog ? Pour moi oui puisqu’il est lu par des gens qui me connaissent et auxquels j’ai ressenti le besoin d’en parler. Et parce que cet espace m’appartient. En même temps, je comprends que je puisse en froisser certains. Ne serait-ce qu’à cause d’une différence de vécu entre ce que je suis et ceux qui me lisent. Certains trouveront peut-être mon raisonnement inconcevable. C’est tout à fait normal.

Pour autant, il fallait que ça sorte.

Dire que j’aurais tout aussi bien pu parler du nouveau Souchon…