lundi 30 novembre 2009

Fullmetal Alchemist (Brotherhood)



J'aurais pu très aisément présenter Fullmetal Alchemist comme un coup de coeur tellement j'ai flashé sur cette série animée, ou plutôt sur ces séries puisqu'il y en a 2 en fait.


Les deux séries sont tirées du manga de Hiromu Arakawa, la première série prenant davantage de libertés que la seconde par rapport au manga original. Mais les deux séries sont donc bien distinctes et peuvent donc se voir de manière totalement indépendante. D’ailleurs, après avoir achevé le visionnage des 51 épisodes de la première, j’ai naturellement été emballé en apprenant qu’une seconde mouture verrait le jour, même si je m’attendais plus à une suite qu’à une relecture. A vrai dire, je craignais un peu un copier-coller. Que nenni ! La deuxième série est tout aussi passionnante, voir davantage, et l’animation, déjà bluffante pour une diffusion TV lors de la première série, a encore gagné en finesse et en technicité.


Avant de continuer, il faudrait quand même que je donne quelques indications sur le synopsis de cet anime d’exception. Et quand Wikipédia le fait de façon aussi concise, on aurait tort de se priver. Je n’aurais pas su mieux le résumer :


« L'alchimie permet de comprendre, décomposer et recomposer la matière. Elle possède toutefois ses limites : il est impossible de créer à partir de néant. Pour obtenir quelque chose, il faut sacrifier une chose équivalente. Cet échange constitue le fondement de l'alchimie. Et la transmutation humaine constitue son tabou absolu. Nul ne peut enfreindre cet interdit.Dans le pays d'Amestris, pays où l'alchimie est élevée au rang de science universelle, deux frères, Edward et Alphonse Elric, parcourent le monde à la recherche de la légendaire pierre philosophale. Leur père les ayant quittés eux et leur mère il y a de cela des années, Trisha Elric meurt quelques années plus tard d'une maladie, laissant ses deux jeunes enfants derrière elle. Quelque temps plus tard, les deux frères tentent de la faire revenir grâce à l'alchimie, bravant la loi qui interdit formellement la transmutation humaine. Ils en payeront le prix fort. Edward, l'aîné, perdra sa jambe gauche, son petit frère son corps tout entier. Ed sacrifiera son bras droit en scellant l'âme de son petit frère Alphonse dans une armure. Edward décide de s'engager dans l'armée à l'âge de 12 ans en tant qu'alchimiste d'État, réussit l'examen haut la main et obtient son nom d'alchimiste, le Fullmetal. Avec les avantages d'alchimiste d'Etat et leurs recherches, les deux frères chercheront au risque de leur vie la pierre qui leur rendra ce qu'ils ont perdu, mais le secret de la pierre philosophale est bien gardé... »

Bien sûr, pour apprécier à sa juste valeur cet anime unique en son genre, il vaut mieux ne pas être trop réfractaire à l’animation dite japonaise. Pour certains, il y a encore un côté péjoratif née de la pléthore de dessins animés qui ont débarqué à la fin des années 70 : Goldorak, Albator, Ken le Survivant et j’en passe…

Il faut surtout se dire que la qualité de l’animation japonaise ne se limite pas aux œuvres de Miyasaki (Princesse Mononoké, Le voyage de Chihiro etc.) mais surtout qu’elle est de très haute tenue, y compris dans la production télévisuelle comme c’est le cas ici. Certes, ce n’est pas une généralité mais concernant Fullmetal Alchemist et sa relecture Fullmetal Alchemist : Brotherhood, c’est une évidence. La narration est parfaite, le chara-design impressionnant, l’intérêt sans cesse renouvelé, et l’animation d’une fluidité et d’un dynamisme peu communs pour une production, il est vrai, d’envergure et de haute tenue.

Personnellement, je n’ai pas lu les tomes du manga (version BD donc) d’origine. Je m’en suis tenu à cette version animée qui m’a comblé à tous les niveaux. Ce n’est pas Laurent, le mari d’Isa, qui devrait me contredire…

Après avoir donc avalé la première série en DVD, je savoure chaque samedi sur le web un nouvel épisode de la deuxième série Brotherhood, en VOSTF, que l’éditeur Dybex met gracieusement à la disposition des internautes en exclusivité avant une prochaine sortie DVD. Une initiative courageuse à saluer par les temps qui courent et qui nous permet de visionner ce bijou d’action, d’histoire et d’émotion quelques jours seulement après nos amis nippons. L’épisode 33 est ainsi disponible pour cette deuxième série qui devrait en compter 63.

Vivement samedi prochain…

Tourner la page...

Il est des personnes avec lesquelles, décidément, ça ne passe pas.

Mais on s’accroche. Soit parce que l’on est intimement convaincu que ça en vaut la peine.

Soit aussi parce que ce n’est pas de bon ton de se brouiller avec ce type de personne, que ce soit un constat qui émane d’une réflexion personnelle ou d’un entourage qui penserait pour vous tout en vous voulant le plus grand bien.


On s’accroche mais un peu vainement, et ce dès le départ. Parce que, finalement, les années qui passent ne changent pas grand-chose. Les blessures enfouies, les non-dits, les récriminations ou autres frustrations finissent toujours par remonter à la surface.


Alors on s’en veut. De s’être accroché ou pire encore de l’avoir fait pour de mauvaises raisons (ou qui nous apparaissent comme telles). On voit les gens vieillir et peut-être nous semblent-ils, à tort visiblement, plus sympathiques. On essaie alors, quand on est tiraillé par des sentiments contraires entre un semblant d’amour consensuel et une forme de haine tenace, de ne garder en mémoire que les quelques bons moments tout en sachant pertinemment que les mauvais ne sont jamais loin et qu’ils affleurent à la surface, guettant la moindre occasion de se rappeler à votre bon souvenir.


La cave a été la première « vraie » nouvelle que j’ai rédigée. Ce n’était probablement pas un hasard. A croire que le traumatisme d’un enfant de 7 ou 8 ans, noyé dans le rejet et le mépris d’une famille agricole rustique, a laissé une plaie indélébile. Pas forcément celle que l’on pourrait croire, celle née de l’enfermement dans une pièce noire et humide. Mais celle plus insidieuse de l’enfant que l’on n’écoute pas, qui n’est pas pris au sérieux quand il se confie à la personne censée être la plus proche de lui. Un traumatisme que l’on édulcore, que l’on nierait presque. Un oncle et une tante que l’on dédouane forcément, y compris 30 ans après et auxquels on trouve sempiternellement toutes les circonstances atténuantes du monde. Et dont on se borne à vouloir en faire des personnes recommandables.


Trente ans après, rien n’a donc changé. On cherche à crever l’abcès, à avoir des réponses, à avoir un vrai dialogue entre adultes. Mais non décidément, rien ne change. Et certainement pas les œillères que certains se mettent pour amoindrir la portée de vos propos ou la force de votre détresse. Trente ans après, même dialogue de sourds, même négation des faits, même souffrance, même tentative de victimisation des coupables.


Alors à quoi bon épargner les gens sous le fallacieux prétexte de liens familiaux ? A quoi bon s’entendre dire que cela ne se fait pas ou que nous sommes redevables d’untel ou d’untel ? A quoi bon se donner l’apparence d’une famille comme les autres lorsque ce n’est définitivement pas le cas ?


Aujourd’hui, le divorce est consommé comme on dit et je sais définitivement que je vais tourner la page. Il ne s’agit même pas de se trouver un coupable ou de rejeter toutes les fautes sur une personne. Juste d’admettre que, tout simplement, entre deux personnes, il n’est plus possible de tracer un bout de route ensemble. Limiter la casse, quoi… Même si j’ai probablement sous-estimé la portée de ma rancœur.


Cela dit, ce n’est pas comme si je me retrouvais seul. J’ai une femme qui me montre tous les jours qu’elle est là. J’ai une famille aussi, la sienne, qui m’a adoptée et que j’ai parfois eu trop tendance à dénigrer, entre jalousie mal maîtrisée et incompréhension née d’une attention à laquelle je ne suis pas habitué et que j’ai trop souvent interprété comme une volonté d’intrusion.


Je vais donc essayer de me concentrer sur ce qui me paraît essentiel. Pas certain que j’y parvienne. Mais essayer d’aller vers ceux qui me témoignent une certaine forme d’amour sans chercher à me protéger systématiquement devrait déjà m’apporter une certaine sérénité. Essayer aussi, mais ça promet d’être ardu, de remiser ma sensibilité à fleur de peau qui n’en finit plus de me ronger pour un oui, pour un non.


Bien sûr, ce ne sont que des souhaits (une infime partie de ce que je devrais faire pour reprendre ma vie personnelle en main). Je me connais trop bien pour émettre des pronostics, encore moins des promesses. Mais j’aspire vraiment à une certaine sérénité. A moi d’œuvrer en ce sens. Je ne m'en sens pas si loin.


Comme d’habitude, j’ai hésité à pondre ce billet. Et comme d’habitude, je m’y suis résolu tout en sachant que c’était inéluctable. A croire que je ne sais pas garder certaines choses pour moi. Ou qu’il fallait vraiment que ça sorte. Surtout, ne vous prenez pas le chou avec mes petits tracas somme toute assez insignifiants.


C’est juste une page qui se tourne…

mercredi 25 novembre 2009

Ils le vendent ça ? (Coluche)



En général, je passe rarement un coup de gueule sur un CD, d'autant que je ne suis pas forcément très branché musique, contrairement à Grains de Sel et surtout Réverbères.


De plus, il est difficile de juger un album bon ou mauvais, selon l'idée forcément subjective que l'on s'en fait. Mais quand même...


Le nouvel album de Renaud, Molly Malone, est donc dans les bacs depuis quelques jours et je n'arrive décidément pas à comprendre comment ils ont pu sortir cette chose en l'état.


En panne d'inspiration comme il le dit lui-même depuis qu'il s'emmerde dans son pavillon, Renaud a donc cédé à la mode des reprises, revisitant les standards irlandais. Ce qui, en soi, n'est pas une mauvaise chose. D'ailleurs, musicalement, l'ensemble est globalement assez remarquable et très en rythme. De ce côté là, il n'y a pas tromperie sur la marchandise.


Là où ça se gâte, et pas qu'un peu, c'est lorsque Renaud se met à chanter. Sauf que chanter n'est vraiment pas le mot adéquat. C'est tout bonnement insupportable. Que Renaud ne soit pas un chanteur à voix est une chose acquise et d'ailleurs ce n'est pas forcément ce qu'on lui demande. Ca ne l'a jamais empêché de nous toucher avec ses interprétations à la grande époque de Mistral gagnant ou même, plus récemment, avec Boucan d'enfer alors que sa voix avait déjà été mise à mal suite à ses problèmes d'alcool. (On est d'ailleurs en droit de se demander si les vieux démons n'auraient pas resurgi)


Sauf qu'avec Molly Malone, Renaud touche le fond. Tantôt inaudible, tantôt lasse mais surtout toujours en retard sur la musique, sa voix est un supplice pour les oreilles. Le fait que Renaud ne soit presque jamais en rythme (à quelques rares exceptions près) saborde un album qui aurait mérité un bien meilleur traitement, surtout que, je le répète, les musiciens font tout ce qu'ils peuvent. On est donc d'autant plus frustré par un tel gâchis.


Carton rouge donc à la maison de disque, à tous ceux qui ont mis l'album en boite et aussi à Renaud bien évidemment. Comment un artiste de sa trempe, qu'on l'aime ou pas d'ailleurs, a t-il pu s'écouter et s'estimer content du résultat ? C'est finalement le plus grand reproche que je ferais : avoir eu de la merde dans les oreilles comme on dit. Et avoir sorti l'album en l'état, sachant pertinemment qu'il se vendra bien de toute façon, aussi mauvais soit-il. Dommage surtout pour les musiciens, ce n'est pas leur faire honneur que d'avoir laissé Renaud gâcher à ce point leur talent.


Musicalement de bonne tenue, Molly Malone se perd définitivement dans une interprétation peu inspirée, usée et brouillonne. Merci Renaud !

(Bien évidemment, c'est un avis tout personnel qui n'engage que moi)




mardi 24 novembre 2009

Avis de recherche


Non mais franchement, quelle idée d'être au chômage à un mois des fêtes de fin d'année qui ne manquent jamais de réveiller ma collectionnite aigüe... Hormis donc les tentations inhérentes à cette période (comme l'intégrale d'Alain Bashung réservée de longue date et que je tiendrai avec émotion avec mes mains dès la semaine prochaine), voilà que je me suis également mis en tête de partir à la chasse de certaines raretés BD / fanzines. Je suis d'autant plus maso que je suis déjà en retard dans certaines de mes collections BD. A croire que je n'ai que cela à penser en ce moment... ou que ça me fait du bien de le penser. Et puis, comme je me suis octroyé un ou deux mois de break pour recharger les batteries, autant se faire du bien (ou du mal selon comment on se situe).

Alors du coup, voici de vraies raretés que j'aimerais assez me procurer. Sans urgence d'ailleurs, d'autant que certains tarifs sont gratinés, ce qui devrait me pousser préalablement à assainir ma situation financière en faisant le plein de ventes sur ebay. D'ailleurs, si vous connaissez des personnes intéressées par des jeux Wii ou XBox 360, voire par des DVD, je liquide...

Bref, je lance donc un avis de recherche au cas où, au hasard de vos pérégrinations (je dois aimer ce mot), vous tomberiez sur l'une des perles rares cités ci-dessous, auquel cas merci de prendre contact avec moi pour me donner les coordonnées des vendeurs. C'est parti !


On commence ce tour d'horizon par l'intégrale des Idées noires de Franquin, parue chez MarsuProductions en 2005 de mémoire. Un livre en format A3 qui reprend donc les planches d'origine rescannées en grans format afin de mettre particulièrement en valeur le souci du détail de l'ami Franquin. Je recherche celui avec le rouage sur la couverture (ne pas confondre avec l'autre édition que je mets aussi en photo, celle avec la caricature de Franquin, qui vient juste de sortir et qu'il me sera donc facile de me procurer le cas échéant et qui reprend également les planches d'origine mais sorties de l'atelier de son auteur avec donc toutes les annotations et autres émargements d'origine, bref la conception de l'album pas à pas en quelque sorte).
L'intégrale 2005 que je recherche n'est pas en soi introuvable, du moins sur les sites d'enchères sur Internet. Le problème, c'est sa côte. De 99 euros pièce (ce qui est déjà un investissement), il se négocie désormais entre 350 et 550 euros en moyenne et je ne compte pas mettre un tel prix dans une BD, aussi rare soit-elle. Alors, si vous trouvez un libraire, un vendeur de BD, un bouquiniste qui en aurait un en stock, prévenez-moi. Je doute fort que cela arrive mais sait-on jamais... Et comme je suis chiant en plus d'être exigeant, l'exemplaire doit être en parfait état.


On continue avec l'ouvrage consacré à Jean Frisano que j'avais déjà évoqué ici. Là encore, une vraie rareté introuvable sur le net (J'ai eu une seule occasion sur Ebay il y a quelques mois et j'en pleure encore... j'avais terminé 2e !). L'ouvrage est, de plus, auto-édité donc peu d'exemplaires ont circulé. Il s'agit, pour ceux qui connaissent, d'un ouvrage sur Frisano, un illustrateur peintre, qui a dessiné bon nombre de couvertures de comics (Strange, Nova etc.) dans les années 70-80. Une bible pour le fan (athée et non atique) que je suis.

C'est tout pour aujourd'hui même si, en y réfléchissant davantage, il y aurait certainement d'autres livres que je souhaiterais acquérir. En attendant, si vous tombez sur l'un de ces titres par le plus grand des hasards, merci de me contacter, sait-on jamais...
En attendant, je vais refaire mon CV. Ce ne sera pas du luxe et c'est tout de même autrement plus important vu la conjoncture actuelle. Enfin, je crois... non ?

dimanche 22 novembre 2009

Sortie de route pour la F1 ?



Je crois n'avoir encore jamais parlé de cette discipline, l'un des rares sports dont je sois accro avec le tennis. Sur canapé s'entend, pour l'un comme pour l'autre.


La saison 2009 s'est donc achevée avec la victoire du britannique Jenson Button et de son écurie Brawn GP. Mais si cette saison a été globalement moins palpitante que 2008 (où la victoire finale s'était jouée au dernier virage du dernier GP de la saison au profit de Hamilton contre Massa), elle a mis en avant des problèmes qui me font craindre pour l'avenir de la discipline à court terme.


Sur fond de crise économique, la saison 2009 et les bruits de couloir pour 2010 auront laissé des traces. Plusieurs écuries plient bagage : BMW qui se désolidarise de Williams et Toyota qui renonce. L'image de Renault a été sérieusement ébranlée avec le scandale du Crashgate où il a été prouvé que l'écurie avait demandé à un de ses pilotes (Mais peut-on considérer que Piquet Jr soit un pilote ?) de se crasher en course pour faire sortir la voiture de sécurité et ainsi permettre à son leader Alonso de s'assurer la victoire. Résultat : bon nombre des sponsors se sont désolidarisés de Renault pendant que Briatore était banni à vie et qu'Alonso décidait de voir si l'herbe était plus verte chez Ferrari. Renault doit d'ailleurs faire une annonce d'ici la fin de l'année concernant son avenir en F1, même si le fait que l'écurie ait déjà signé avec Kubica, le pilote polonais transfuge de Toyota, laisse à penser que l'écurie française sera bien présente en 2010.


Autre problème et non des moindres, pour ne pas dire l'essentiel : le fournisseur unique de pneumatiques en F1, Bridgestone, a annoncé qu'il se retirerait de la discipline à l'issue de la prochaine saison. Un coup dur d'autant que Pirelli a déjà confirmé qu'il n'était pas intéressé et qu'il apparait acquis que Michelin ne prendra pas le relais puisque le fournisseur avait été prié de se retirer de la F1, il y a quelques années, lorsque les grands pontes de la FIA avaient décidé qu'il fallait un fournisseur unique et que ce serait Bridgestone. Bref, du souci à se faire pour 2011.


D'autant que, parallèlement, les grandes instances de la F1 souhaitent qu'il y ait davantage d'équipes sur les grilles de départ. Du coup, les "petites écuries" se bousculent au portillon mais le spectacle risque d'en prendre un coup. Car sans réel financement ni pilotes dignes de ce nom, comment espérer que ces équipes pourront bousculer la hiérarchie des ténors comme Ferrari, Mc Laren, Red Bull ou maintenant Brawn GP. De ce fait, on doit s'attendre à ce que ce soit toujours les mêmes équipes qui soient en queue de peloton et que l'écart de performance avec les grandes écuries soit conséquent. Pas sûr que le championnat 2010 soit passionnant.


Autre paradoxe, pour terminer : on parle à tout-va de réduction des coûts (politique que va tenter d'accentuer Jean Todt, le nouveau big boss de la FIA) et paradoxalement on construit de plus en plus d'infrastructures où le mot d'ordre est démesure. Il suffit de prendre l'exemple du circuit d'Abou Dhabi, tout nouveau site qui a accueilli le dernier GP de la saison 2009. C'est une tuerie, une ode à la F1 spectacle. Tout y respire le luxe, le modernisme clinquant, le fric et le m'as-tu-vu. D'ailleurs, d'un point de vue conception, c'est une réussite, tant au niveau du circuit que des infrastructures extérieures (Passons juste sur la sortie des stands d'un illogisme et d'une dangerosité stupides peu communs). Mais cet abattage de moyens cadre mal avec une discipline qui veut axer son avenir (et qui n'a guère le choix d'ailleurs) sur une restriction des côuts.


Finalement, est-ce que tout cela a un sens ? Je suis peut-être alarmiste ou à côté de la plaque mais j'ai l'impression que la F1 est condamnée à plus ou moins brêve échéance. Comment assurer la survie d'un sport hautement spectaculaire en faisant se confronter équipes confirmées et outsiders bidons ? Comment croire en l'avenir de la F1 quand écuries, partenaires et fournisseurs se retirent un à un ? Ou quand les scandales écornent davantage une image F1 déjà bien malmenée... A quoi serviront ces nouveaux circuits comme Abou Dhabi ou Singapour si l'enveloppe bling bling peine à dissimuler le marasme d'une discipline qui s'essouffle ?


J'espère me tromper et continuer à prendre du plaisir. Mais je suis sceptique. Et la crise n'explique pas tout. Les grands pontes de la FIA ont un rôle non négligeable dans ce joyeux bordel. A force de vouloir tout régenter à grands renforts de nouvelles règles plus ou moins probantes, la F1 est devenue un gigantesque foutoir.


Espérons juste que l'esprit du sport reprendra ses droits. Et que la F1 retrouvera enfin, loin des défections et scandales de tout poil, ses lettres de noblesse.

vendredi 13 novembre 2009

Etre mauvais pour être bon...



Depuis quelque temps, je passe une partie de mes trépidantes journées à essayer de battre mon record à Bouncing Balls, un jeu que l'on ne présente plus et dont l'illustration ci-dessus fera office de parfait résumé, sachant simplement qu'il suffit de faire exploser des blocs de boules de même couleur avant qu'un plafond descendant ne nous tombe sur la tête.


C'est typiquement le jeu addictif par excellence, le genre de jeu qui ne casse pas trois pattes à un canard mais dont il est bien difficile de se défaire. Mon ami Réverbères en sait quelque chose, essayant à grand peine de franchir le pallier des 40 000 points. (Narquois moi ? Ah bon !)


Pour ma part, j'en suis très exactement à 75420 points, un record personnel que je ne dépasserai probablement jamais. Même si, paradoxalement, je suis allé plus en avant dans le jeu depuis. Parce que, et c'est là que le jeu est tout de même particulièrement mal foutu, plus on va vite dans le jeu et moins on a de points. Je parle bien de vitesse et non de progression. Par exemple, à force de jouer, les 5-6 premiers niveaux deviennent très faciles à traverser et donc je ne m'y attarde pas. Je les franchis même très rapidement, trop heureux de me retrouver enfin face aux niveaux plus corsés qui me posent problème. Sauf qu'au lieu d'avoir des points bonus qui me récompenseraient d'accèder au tableau suivant en un minimum de temps, c'est l'inverse qui se produit. Je gagne en moins de coups donc j'ai moins de points puisque seuls les coups comptent et non la vitesse de résolution.


Du coup, il est aisé, du moins jusqu'à un certain point, de faire gonfler son score. Il suffit, dans ces premiers niveaux faciles, de nettoyer l'essentiel de l'écran mais de toujours en laisser un peu afin de pouvoir faire de nouvelles combinaisons et donc d'engranger plus de points. Et lorsque le plafond est trop bas et annonce le game over, hop, on élimine les quelques boules restantes et on a fait le plein de points.


Le problème, c'est qu'il faut presque déjouer pour faire exploser son score au final. De plus, les parties deviennent excessivement longues et moyennement intéressantes puisqu'il faut veiller à ne surtout pas gagner, enfin le moins rapidement possible.


Je m'y suis donc essayé à quelques reprises. La combinaison de ces premiers niveaux que j'ai bien veillé à ne pas remporter trop vite alliée à ma progression personnelle dans le jeu m'aura donc permis de plafonner à ces 75420 points. Mais c'est vraiment rébarbatif et usant. D'autant que le fait de déjouer dans les premiers niveaux n'est pas l'idéal pour nous replonger dans le bain, avec la concentration nécessaire, lorsqu'on accède à des niveaux d'une tout autre difficulté.


Avec ça, je ne serais pas surpris que mon ami Réverbères explose son score. Quant à moi, je vais plutôt m'atteler à progresser dans le jeu car je ne me vois plus traverser des niveaux le plus lentement possible si je peux y aller franco. Tant pis pour les points. Essayons au moins de préserver le fun.


Et puis, si ça peut rendre moins addict, ce sera peut-être un mal pour un bien finalement...

mercredi 11 novembre 2009

Safin et Santoro, au revoir et ...Bercy beaucoup !





A quelques jours d'intervalle, ce sont deux grands joueurs qui ont pris une retraite définitive lors du dernier Masters 1000 de la saison, Paris-Bercy.

Fabrice Santoro est tombé au 1er tour face à un James Blake lui-même sur le déclin. On espérait que le plaisir dure un peu plus, que le "Magicien" de Pete Sampras garde encore quelques tours de passe-passe dans sa raquette. Mais rien n'y aura fait et Santoro a donc pris sa retraite sportive dimanche dernier, lors de l'ouverture du tournoi parisien. A 37 ans, Santoro prend donc le chemin des vestiaires, fort de six titres en simple (Lyon, Marseille, Doha, Dubaï et Newport à deux reprises) et surtout de 24 titres en double, sa discipline de prédilection, dont 2 victoires en Grand Chelem (Open d'Australie 2003 et 2004). Célèbre pour son revers atypique à deux mains mais aussi pour la longueur de ses matches (rappelons qu'il détient le record du plus long match lors du tournoi de Roland-Garros 2004 où il vient à bout d'Arnaud Clément en... 6h33 !), Santoro aura également beaucoup oeuvré en coupe Davis (vainqueur en 1991 et 2001) malgré des frictions finalement irréconciliables avec le capitaine Guy Forget.

Pendant longtemps, je n'ai pas aimé ce joueur. Tout le monde avait beau dire qu'il avait un sacré toucher de balle, je regardais surtout la durée des matchs qui finissait par me plonger dans les bras de Morphée. Et puis il y avait ce regard perçant, noir en apparence et dont j'ai mis longtemps à me convaincre qu'il était le fruit d'une forte concentration. Bref, je le trouvais un peu effrayant à regarder jouer, je dois le reconnaitre.

Et puis, j'ai appris à l'apprécier, surtout sur la fin, pour son amour de ce sport, pour la pertinence des propos qu'il tenait sur le tennis ou sur son parcours, le recul qu'il avait sur tout cela, l'envie de continuer mais aussi de partir sur une belle note. Santoro n'y aura pas mal réussi finalement. Recordman de participation en Grand Chelem, il aurait été le seul à avoir traversé quatre décennies s'il s'était aligné à l'Open d'Australie 2010. Ca l'a titillé d'ailleurs. Il y a finalement renoncé et ce n'est probablement pas plus mal. Parce que finir à 37 ans, devant son public, aux alentours de la 50e place, c'est tout de même très grand !

Santoro a donc quitté les courts dimanche dernier et Marat Safin lui a emboîté le pas ce mercredi. Retraite sportive là-aussi pour ce joueur de 29 ans que j'ai toujours adoré même si je trouve qu'il aura quand même un peu gâché son talent. Mais d'un autre côté, il n'a jamais renié ce qu'il était et ce n'est pas plus mal. La sortie de Safin quasi simultanée avec celle de Santoro a une saveur assez particulière quand on sait combien Santoro était la bête noire de Safin (le russe n'a remporté qu'une confrontation pour sept défaites).

Il faut bien reconnaitre que le palmarès de Safin, en simple s'entend, est tout autre : deux victoires en Grand Chelem tout d'abord, en 2000 à l'US Open où, en état de grâce, il écoeure Pete Sampras pourtant archi-favori de l'épreuve, et en 2005 où il remporte l'Open d'Australie après une demi-finale d'anthologie contre Roger Federer. Il remporte 13 autres titres en simple dont 5 Masters Séries (les Masters 1000 actuels). Il soulève notamment à trois reprises la coupe du vainqueur à Paris-Bercy. Enfin, n'oublions pas 2 titres en double et, tout comme Santoro, deux titres en coupe Davis (2002,2006). Et la place ultime de n°1 entre 2000 et 2001.

C'est pour moi l'un des joueurs les plus doués de sa génération. Toutes proportions gardées, il aura marqué l'histoire de son sport au même titre qu'un Federer ou d'un Sampras. Son charisme y est pour beaucoup, ses coups de sang et ses raquettes fracassées aussi. Son goût immodéré pour les sorties et les jolies filles également. Surtout qu'il assume pleinement tous ces à-côtés. Mais surtout il a un jeu d'une fluidité et d'une maîtrise peu commune et c'est souvent un plaisir de le voir évoluer sur un court. Dommage que le mental ne suive pas toujours et qu'il ait subi des blessures à répétition, notamment en 2005 où sa carrière connait un sacré coup d'arrêt alors qu'il vient de remporter l'Open d'Australie. Il ne récupèrera véritablement jamais de cette grave blessure aux genoux et se lassera vite de jouer les seconds couteaux. Il traînera sa lassitude jusqu'en 2009 où sa tournée d'adieu s'achève donc à Paris-Bercy où il n'est pourtant pas loin, une dernière fois, de créer l'exploit face à Juan-Martin del Potro, actuel n°5 mondial.

Safin a donc rangé ses raquettes et j'avoue être un peu tout chose. Un mec comme lui faisait du bien au tennis et ça ne court pas vraiment les rues en ce moment. Personnellement, je vais le regretter.

En tout cas, deux ambassadeurs du tennis qui tirent leur révérence à trois jours d'intervalle... une seule chose à dire, selon la formule consacrée : merci les gars, chapeau et bon vent !






lundi 9 novembre 2009

Le président de la honte...



Je me risque rarement à émettre des avis politiques, que ce soit sur mon blog ou dans la vie car ce n'est pas un domaine dont je saisis toutes les subtilités ou les enjeux. C'est peut-être aussi, plus simplement, un domaine qui ne me passionne guère. Même si ses répercussions nous concernent tous.


Dire que je n'aime pas ce Pinocchio de Sarkozy serait un euphémisme. Je ne m'en cache pas d'ailleurs. La seule légitimité que je lui accorde, c'est d'avoir mis en avant le vide politique en France. Pas de Gauche, ou si peu... Un Centre sclérosé par la volonté d'un seul homme... Bref, on se plaint, on se plaint, mais on n'a pas fini d'en bouffer du Sarko ! A toutes les sauces. Et avec les fils à papa qui se profilent, la relève semble déjà bien assurée !


On connait tout de la mégalomanie de Sarkozy, de ses promesses non tenues, du fossé social qu'il a transformé en véritable gouffre, de son train de vie indécent, de son mépris du peuple et de son devoir même de président... et pourtant c'est une polémique somme toute mineure (au regard de ce dont l'individu est capable malheureusement) qui m'a profondément agacé aujourd'hui.


Car Sarkozy souffrirait-il que l'on ne parle pas de lui en cette journée commémorative des 20 ans de la chute du Mur de Berlin ? Qu'à cela ne tienne : Sarko s'invente une nuit du 9 novembre 1989 où il aurait été présent, pioche à la main, lors de la symbolique destruction du Mur. Sauf que très vite, rien ne tient dans ce ramassis de foutaises et il apparait très vite acquis que Pinocchio Sarko ne pouvait pas avoir été là à l'heure et au jour dits.


Mais là où l'exercice déjà périlleux du mensonge inutile se transforme en véritable n'importe quoi, c'est lorsque le preux chevalier Fillon croit bon, alors qu'on l'interroge sur France 2 sur la commémoration (retransmise depuis la place Concorde à Paris) du 9 novembre 1989, de faire mine de fournir un pseudo alibi de pacotille à son patron. On demande à Fillon son sentiment sur cette journée quand même historique... et lui se livre à un exercice de com en bonne et dûe forme. Le rendu est tellement pathétique que personne n'est évidemment dupe derrière son écran de TV. Il apparait juste que oui, décidément, Fillon est bien le pantin de Sarko, premier ministre transparent et insignifiant d'un gouvernement tourné vers tous les excès.


La Chute du Mur de Berlin appartient à l'Histoire. Internationale certes mais allemande avant tout. Hélas, une nouvelle fois, notre cher président n'aurait pas supporté de ne pas être au centre des choses, même de celles qui ne le concernent pas. Il aura donc écorné, une fois de plus, son image déjà bien chiffonnée. Il se sera ridiculisé, comme à son habitude, mais le bonhomme n'est plus à ça près. La mégalomanie l'aura emporté sur la bienséance, le respect dû à ce type de commémoration, l'intelligence de celui qui s'efface au profit de la page d'Histoire qui s'écrit.


Ce président n'est définitivement pas le mien... Celui-ci ne m'inspire que honte et mépris.


Et que dire de tous ceux qui nous ont oublié en 2007, trop occupés à astiquer leur propre nombril ?


dimanche 1 novembre 2009

Merci de votre efficacité et du travail effectué...





Voici en substance les quelques mots qui ont clos mes deux années au sein de l'entreprise... et mon contrat.


Et pour ceux qui s'interrogeraient sur le choix de l'illustration de ce sujet, c'est en relation avec le cadeau de départ offert par certains collègues, l'intégrale regroupant les 8 tomes de la série La Caste des Méta Barons, de Jodorowsky et Gimenez. Une découverte pour moi qui ne suis pas familier de l'univers de Jodorowsky mais une découverte qui attendra car je serais bien incapable de lire cet imposant ouvrage en ce moment. Incapable surtout de m'attarder sur tout ce qui peut me faire gamberger. Et me faire rappeler l'endroit où je ne suis plus. En attendant que ça passe.


Car oui, je gamberge. Et pour bien faire les choses, j'ai même refusé d'accompagner Nath chez ses parents pour la Toussaint. Quitte à gamberger, autant le faire en solitaire.


J'avais décidé de ne pas faire de pot de départ. Je ne voyais pas ce qu'il y avait à fêter. Je voulais partir aussi discrètement que j'étais venu, juste en serrant quelques mains et claquant quelques bises. Après avoir simplement rangé mon bureau une dernière fois. Du coup, je n'ai rien organisé mais ma directrice et certains de mes collègues ont donc tenu à me témoigner leur sympathie. C'est étrange parce que ma directrice a eu quelques mots à mon intention, juste avant de m'offrir le volumineux pavé, mais j'avais l'impression de ne pas vraiment entendre, un peu comme si je flottais déjà. Faut dire que je n'étais pas très à l'aise.


Et puis les collègues sont partis et c'est à ce moment que j'ai senti une chape de plomb me tomber dessus. C'était la fin de quelque chose et cette impression s'est renforcée lorsque, après avoir quitté le bâtiment avec mon cadeau sous le bras, je me suis retourné une dernière fois. Quelle idée aussi, de se faire du mal.


Voilà, c'est fini, comme disait jadis Jean-Louis Aubert. On avait beau me dire de ne pas me laisser aller à de faux espoirs, j'ai voulu croire jusqu'au bout que je pourrais avoir un avenir au sein de cette entreprise. Mon contrat était certes de deux ans et on ne peut pas donc réellement dire qu'il y a eu tromperie sur la marchandise. Mais j'ai vu tellement de gens arriver et rester. J'ai si souvent entendu que j'étais bon dans mon travail que j'y ai sans doute crû. A tort.

J'ai même passé le concours, histoire de me donner toutes les chances. Même que je l'ai eu finalement. Mais rien n'y aura fait. Rien. Je m'étais méfié des félicitations anticipées. Je savais que rien n'était acquis tant que l'on ne soulève pas la coupe. La suite m'aura tellement donné raison...


Je repars donc de zéro. Une fois de plus. Toujours la même rengaine, le même résultat. On va me dire que la roue va tourner, me parler de bonne étoile... Mais ce sont des amis qui disent ça et je ne peux pas reprocher à mes amis de tenter de me réconforter, de trouver les mots.


Mais il n'y a qu'une vérité. Celle des faits. Je suis dehors pendant que d'autres sont dedans. D'autres ont gagné et j'ai perdu. Il n'y a que ça qui compte. Et il va falloir que je me remobilise, que je reparte au combat, que je me motive...


Mais ai-je le droit, sans faire mon Calimero, de dire tout simplement que je ne m'en sens plus la force ?