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mercredi 23 juin 2010

En voilà un qui mouille le maillot !





(C'est pas comme d'autres !)

Il est des matches qui font plaisir à voir. Après une Coupe du monde catastrophique pour la France, et sur laquelle tout a été dit ou presque (et c'est bien parce que je ne suis pas branché foot que je me garde bien d'en remettre une couche mais c'est pas l'envie qui manque), il est toujours intéressant de voir que d'autres, dans d'autres sports, n'hésitent pas à mouiller leur chemise pour aller au bout d'eux-même. De ce fait, ils procurent infiniment de plaisir.

Nicolas Mahut est en train d'écrire une page du tennis mondial. Le frenchie dispute son 1er tour à Winbledon après des qualifications déjà fort accrochées où il avait bataillé sec contre Bogdanovic (3-6 6-3 24-22) puis contre Koubek (6-7 3-6 6-3 6-4 6-4).

Nicolas Mahut a donc obtenu son sésame pour l'entrée dans le grand tableau final où l'attendait John Isner, un géant américain qui assaisonne le court à grand renfort d'aces. Lorsque les deux hommes se sont quittés hier soir, l'égalité était parfaite : 4-6 6-3 7-6 6-7 au bout d'un peu moins de 3 heures de jeu.

Les deux champions se sont donc retrouvés cet après-midi pour disputer le set décisif. Mais le match vient d'être interrompu une nouvelle fois... à cause de la nuit ! Car ce fameux set décisif n'est toujours pas terminé. Il aura duré plus de 7 heures (7h06 exactement pour un total cumulé de 10 heures de jeu ! ! !).

118 jeux ont été disputés entre ces deux marathoniens des courts. Egalité parfaite en fin de journée : 59 jeux de part et d'autre et la suite (et fin espérons-le !) demain si tout va bien. Car rappelons le, pas de tie-break dans le cinquième set mais bel et bien deux jeux d'écart. Sauf que Mahut et Isner n'arrivent décidément pas à se départager.

C'est en tout cas proprement hallucinant. Et c'est d'ailleurs volontairement que j'ai écrit ce petit billet dès ce soir, sans connaître quelle sera l'issue du match demain. Il y aura forcément un déçu mais il est certain que les deux mériteraient de gagner ce match. Légère préférence pour le français, ne serait-ce que parce qu'il a dû passer par les qualifs et donc s'employer davantage que son adversaire tête de série. Mais pour le reste, ce sont bien deux grands et beaux battants qui font plaisir à voir sur un court. Un exemple dont pourraient s'inspirer certains bras cassés (ok, ok, j'arrête !).

En tout cas, c'est d'ors-et-déjà le match de tous les records (et ce n'est pas fini !). Dix heures de match au lieu de 6h33 pour le record précédent (dans un match qui opposait, pour la petite histoire, Santoro à Clément), un cinquième set toujours en cours de plus de 7 heures, 163 jeux disputés, 98 aces pour Isner, 94 pour Mahut et j'en passe...

Quel que soit le résultat, le vainqueur sera probablement "cuit" pour la suite de la compétition, d'autant qu'il devra jouer dans la foulée son deuxième tour (face à un adversaire qui n'aura pas non plus ménagé ses efforts puisqu'il s'agit du néerlandais De Bekker... vainqueur de son premier tour 16-14 au cinquième set !). Mais qu'importe ! Les deux auront gagné de toute façon. Mahut et Isner sont entrés dans l'Histoire du sport ce mercredi. Et au delà du score et du match proprement hallucinant, c'est surtout la manière, cette volonté, cette rage de s'accrocher sur toutes les balles, sur tous les points, qui font d'eux de grands champions !

Par les temps qui courent, c'est vraiment du spectacle qui fait plaisir à voir. Bravo messieurs !

samedi 9 janvier 2010

Clijsters 1 - Henin 0





Au départ, je n'avais pas prévu un titre particulièrement sarcastique pour parler de la finale WTA de Brisbane entre les deux revenantes belges. Jusqu'à ce que Justine Henin crût bon de déclarer forfait pour le tournoi de Sydney de la semaine prochaine... prétextant une tendinite !

Zéro pointé pour Henin qui, fidèle à ses vieux démons, n'a pas raté une occasion, ce faisant, d'amoindrir la portée de la victoire de son adversaire du jour sous-entendant finalement, lors de cette annonce, qu'elle était blessée. Ben oui, ça fait tâche. En même temps, c'est un comportement signé Henin qui n'a, semble t-il, toujours pas compris qu'une attitude de championne doit aussi se prolonger hors du court. Quand je disais, il y a encore quelques jours sur Facebook, que je n'aimais pas la personnalité de Henin, il faut bien avouer qu'elle donne du poivre à moudre à mon moulin.


C'est dommage parce que, en dehors de cette sortie de route fâcheuse mais finalement prévisible quand on connait Henin, le match aura tenu, et de loin, toutes ses promesses. Pas forcément par la qualité du jeu d'ailleurs (les fautes directes furent assez fournies de part et d'autres) mais par l'intensité de la rencontre. Car alors que Clijsters se dirigeait vers une victoire somme toute expéditive en menant 6-3 et 4-1, Henin retrouva la hargne et le jeu qui ont fait sa réputation de championne tandis que Clijsters se délitait quelque peu.

Au final, ce match que l'on aurait pu qualifier d'anthologique s'il s'était produit en finale d'un tournoi du Grand Chelem par exemple aura tenu en haleine jusqu'au tie -break de la 3e manche décisive, remporté 8-6 par Kim Clijsters. Avec 7 balles de match sauvées à elles-deux. Car si Clijsters a finalement conquis le point libérateur, Henin a également eu à plusieurs reprises l'occasion de conclure. Mais il ne pouvait y avoir qu'un seul vainqueur. Et si le fan que je suis de Kim Clijsters était tout content de sa victoire à l'arrachée, il doit aussi admettre que Henin aurait tout aussi mérité de s'imposer.


En tout cas, à une semaine de l'Open d'Australie, ça promet. Ca promet même pour la saison 2010. Ces filles là n'ont pas fini d'en découdre et d'exciter le palpitant, pour peu que l'on soit sensible au tennis féminin, ce qui n'est que modérément mon cas.


Quoi qu'il en soit, les retours conjugués, à quelques mois d'intervalle, de ces deux grandes championnes belges ne peuvent que faire du bien à un tennis féminin en berne depuis deux ans. A moins que d'autres espoirs ne mettent tout le monde d'accord. Comme Wickmayer qui a complété ce we le triomphe belge féminin en s'imposant au tournoi WTA d'Auckland et qui devrait continuer à faire parler d'elle à condition que le spectre d'une suspension par le Tribunal Arbitral du Sport ne vienne pas enrayer sa progression car elle est vraiment à l'aube d'une très prometteuse carrière.


Allez, bravo les filles ! Et vive la Belgik ! ! !

dimanche 22 novembre 2009

Sortie de route pour la F1 ?



Je crois n'avoir encore jamais parlé de cette discipline, l'un des rares sports dont je sois accro avec le tennis. Sur canapé s'entend, pour l'un comme pour l'autre.


La saison 2009 s'est donc achevée avec la victoire du britannique Jenson Button et de son écurie Brawn GP. Mais si cette saison a été globalement moins palpitante que 2008 (où la victoire finale s'était jouée au dernier virage du dernier GP de la saison au profit de Hamilton contre Massa), elle a mis en avant des problèmes qui me font craindre pour l'avenir de la discipline à court terme.


Sur fond de crise économique, la saison 2009 et les bruits de couloir pour 2010 auront laissé des traces. Plusieurs écuries plient bagage : BMW qui se désolidarise de Williams et Toyota qui renonce. L'image de Renault a été sérieusement ébranlée avec le scandale du Crashgate où il a été prouvé que l'écurie avait demandé à un de ses pilotes (Mais peut-on considérer que Piquet Jr soit un pilote ?) de se crasher en course pour faire sortir la voiture de sécurité et ainsi permettre à son leader Alonso de s'assurer la victoire. Résultat : bon nombre des sponsors se sont désolidarisés de Renault pendant que Briatore était banni à vie et qu'Alonso décidait de voir si l'herbe était plus verte chez Ferrari. Renault doit d'ailleurs faire une annonce d'ici la fin de l'année concernant son avenir en F1, même si le fait que l'écurie ait déjà signé avec Kubica, le pilote polonais transfuge de Toyota, laisse à penser que l'écurie française sera bien présente en 2010.


Autre problème et non des moindres, pour ne pas dire l'essentiel : le fournisseur unique de pneumatiques en F1, Bridgestone, a annoncé qu'il se retirerait de la discipline à l'issue de la prochaine saison. Un coup dur d'autant que Pirelli a déjà confirmé qu'il n'était pas intéressé et qu'il apparait acquis que Michelin ne prendra pas le relais puisque le fournisseur avait été prié de se retirer de la F1, il y a quelques années, lorsque les grands pontes de la FIA avaient décidé qu'il fallait un fournisseur unique et que ce serait Bridgestone. Bref, du souci à se faire pour 2011.


D'autant que, parallèlement, les grandes instances de la F1 souhaitent qu'il y ait davantage d'équipes sur les grilles de départ. Du coup, les "petites écuries" se bousculent au portillon mais le spectacle risque d'en prendre un coup. Car sans réel financement ni pilotes dignes de ce nom, comment espérer que ces équipes pourront bousculer la hiérarchie des ténors comme Ferrari, Mc Laren, Red Bull ou maintenant Brawn GP. De ce fait, on doit s'attendre à ce que ce soit toujours les mêmes équipes qui soient en queue de peloton et que l'écart de performance avec les grandes écuries soit conséquent. Pas sûr que le championnat 2010 soit passionnant.


Autre paradoxe, pour terminer : on parle à tout-va de réduction des coûts (politique que va tenter d'accentuer Jean Todt, le nouveau big boss de la FIA) et paradoxalement on construit de plus en plus d'infrastructures où le mot d'ordre est démesure. Il suffit de prendre l'exemple du circuit d'Abou Dhabi, tout nouveau site qui a accueilli le dernier GP de la saison 2009. C'est une tuerie, une ode à la F1 spectacle. Tout y respire le luxe, le modernisme clinquant, le fric et le m'as-tu-vu. D'ailleurs, d'un point de vue conception, c'est une réussite, tant au niveau du circuit que des infrastructures extérieures (Passons juste sur la sortie des stands d'un illogisme et d'une dangerosité stupides peu communs). Mais cet abattage de moyens cadre mal avec une discipline qui veut axer son avenir (et qui n'a guère le choix d'ailleurs) sur une restriction des côuts.


Finalement, est-ce que tout cela a un sens ? Je suis peut-être alarmiste ou à côté de la plaque mais j'ai l'impression que la F1 est condamnée à plus ou moins brêve échéance. Comment assurer la survie d'un sport hautement spectaculaire en faisant se confronter équipes confirmées et outsiders bidons ? Comment croire en l'avenir de la F1 quand écuries, partenaires et fournisseurs se retirent un à un ? Ou quand les scandales écornent davantage une image F1 déjà bien malmenée... A quoi serviront ces nouveaux circuits comme Abou Dhabi ou Singapour si l'enveloppe bling bling peine à dissimuler le marasme d'une discipline qui s'essouffle ?


J'espère me tromper et continuer à prendre du plaisir. Mais je suis sceptique. Et la crise n'explique pas tout. Les grands pontes de la FIA ont un rôle non négligeable dans ce joyeux bordel. A force de vouloir tout régenter à grands renforts de nouvelles règles plus ou moins probantes, la F1 est devenue un gigantesque foutoir.


Espérons juste que l'esprit du sport reprendra ses droits. Et que la F1 retrouvera enfin, loin des défections et scandales de tout poil, ses lettres de noblesse.

mercredi 11 novembre 2009

Safin et Santoro, au revoir et ...Bercy beaucoup !





A quelques jours d'intervalle, ce sont deux grands joueurs qui ont pris une retraite définitive lors du dernier Masters 1000 de la saison, Paris-Bercy.

Fabrice Santoro est tombé au 1er tour face à un James Blake lui-même sur le déclin. On espérait que le plaisir dure un peu plus, que le "Magicien" de Pete Sampras garde encore quelques tours de passe-passe dans sa raquette. Mais rien n'y aura fait et Santoro a donc pris sa retraite sportive dimanche dernier, lors de l'ouverture du tournoi parisien. A 37 ans, Santoro prend donc le chemin des vestiaires, fort de six titres en simple (Lyon, Marseille, Doha, Dubaï et Newport à deux reprises) et surtout de 24 titres en double, sa discipline de prédilection, dont 2 victoires en Grand Chelem (Open d'Australie 2003 et 2004). Célèbre pour son revers atypique à deux mains mais aussi pour la longueur de ses matches (rappelons qu'il détient le record du plus long match lors du tournoi de Roland-Garros 2004 où il vient à bout d'Arnaud Clément en... 6h33 !), Santoro aura également beaucoup oeuvré en coupe Davis (vainqueur en 1991 et 2001) malgré des frictions finalement irréconciliables avec le capitaine Guy Forget.

Pendant longtemps, je n'ai pas aimé ce joueur. Tout le monde avait beau dire qu'il avait un sacré toucher de balle, je regardais surtout la durée des matchs qui finissait par me plonger dans les bras de Morphée. Et puis il y avait ce regard perçant, noir en apparence et dont j'ai mis longtemps à me convaincre qu'il était le fruit d'une forte concentration. Bref, je le trouvais un peu effrayant à regarder jouer, je dois le reconnaitre.

Et puis, j'ai appris à l'apprécier, surtout sur la fin, pour son amour de ce sport, pour la pertinence des propos qu'il tenait sur le tennis ou sur son parcours, le recul qu'il avait sur tout cela, l'envie de continuer mais aussi de partir sur une belle note. Santoro n'y aura pas mal réussi finalement. Recordman de participation en Grand Chelem, il aurait été le seul à avoir traversé quatre décennies s'il s'était aligné à l'Open d'Australie 2010. Ca l'a titillé d'ailleurs. Il y a finalement renoncé et ce n'est probablement pas plus mal. Parce que finir à 37 ans, devant son public, aux alentours de la 50e place, c'est tout de même très grand !

Santoro a donc quitté les courts dimanche dernier et Marat Safin lui a emboîté le pas ce mercredi. Retraite sportive là-aussi pour ce joueur de 29 ans que j'ai toujours adoré même si je trouve qu'il aura quand même un peu gâché son talent. Mais d'un autre côté, il n'a jamais renié ce qu'il était et ce n'est pas plus mal. La sortie de Safin quasi simultanée avec celle de Santoro a une saveur assez particulière quand on sait combien Santoro était la bête noire de Safin (le russe n'a remporté qu'une confrontation pour sept défaites).

Il faut bien reconnaitre que le palmarès de Safin, en simple s'entend, est tout autre : deux victoires en Grand Chelem tout d'abord, en 2000 à l'US Open où, en état de grâce, il écoeure Pete Sampras pourtant archi-favori de l'épreuve, et en 2005 où il remporte l'Open d'Australie après une demi-finale d'anthologie contre Roger Federer. Il remporte 13 autres titres en simple dont 5 Masters Séries (les Masters 1000 actuels). Il soulève notamment à trois reprises la coupe du vainqueur à Paris-Bercy. Enfin, n'oublions pas 2 titres en double et, tout comme Santoro, deux titres en coupe Davis (2002,2006). Et la place ultime de n°1 entre 2000 et 2001.

C'est pour moi l'un des joueurs les plus doués de sa génération. Toutes proportions gardées, il aura marqué l'histoire de son sport au même titre qu'un Federer ou d'un Sampras. Son charisme y est pour beaucoup, ses coups de sang et ses raquettes fracassées aussi. Son goût immodéré pour les sorties et les jolies filles également. Surtout qu'il assume pleinement tous ces à-côtés. Mais surtout il a un jeu d'une fluidité et d'une maîtrise peu commune et c'est souvent un plaisir de le voir évoluer sur un court. Dommage que le mental ne suive pas toujours et qu'il ait subi des blessures à répétition, notamment en 2005 où sa carrière connait un sacré coup d'arrêt alors qu'il vient de remporter l'Open d'Australie. Il ne récupèrera véritablement jamais de cette grave blessure aux genoux et se lassera vite de jouer les seconds couteaux. Il traînera sa lassitude jusqu'en 2009 où sa tournée d'adieu s'achève donc à Paris-Bercy où il n'est pourtant pas loin, une dernière fois, de créer l'exploit face à Juan-Martin del Potro, actuel n°5 mondial.

Safin a donc rangé ses raquettes et j'avoue être un peu tout chose. Un mec comme lui faisait du bien au tennis et ça ne court pas vraiment les rues en ce moment. Personnellement, je vais le regretter.

En tout cas, deux ambassadeurs du tennis qui tirent leur révérence à trois jours d'intervalle... une seule chose à dire, selon la formule consacrée : merci les gars, chapeau et bon vent !






lundi 14 septembre 2009

La fraîcheur Kim Clijsters


J'avais quelques idées de sujets pour mon "retour aux affaires" mais je n'avais pas particulièrement prévu de parler tennis. Mais quand même, ce que vient d'accomplir Kim Clijsters (ici avec sa fille Jada) est assez ahurissant. Retraitée des courts en 2007, elle nous revient gonflée à bloc au début de l'été.

Très vite, elle donne le ton. La belge a faim et se montre réellement convaincante sur l'ensemble des quelques tournois de préparation qu'elle dispute. Mais de là à gagner l'US Open édition 2009 !

J'ai toujours adoré cette joueuse, contrairement à Justine Henin et ce, malgré un palmarès somme toute très différent entre les deux joueuses. J'ai donc été ravi de son retour, tout en le pensant, je dois l'admettre, un peu vain.

Mais Kim n'a rien perdu de sa superbe. Bien au contraire. Elle a même gagné en intensité mentale, semblant finalement se jouer de la pression de tous ceux qui l'espéraient sans oser y croire. Avec un deuxième titre majeur comme en 2005, à l'US Open déjà.

Du coup, sa retraite anticipée en 2007 apparait vraiment comme étant un mal comme un bien. Sa vie de femme et de mère semble l'avoir libérée. Elle revient en plus à un moment où le tennis féminin n'a jamais été aussi chaotique : succession de numéros 1 qui ne confirment pas entre une Safina qui se délite dans les rendez-vous importants, une Serena Williams qui joue par intermittence malgré de belles victoires en Grand Chelem (et qui manque toujours cruellement d'humilité comme on peut le voir et le lire ici), une Ivanovic fantômatique etc.

Du coup, Kim Clijsters apporte un vent de fraîcheur au tennis féminin qui tombe à pic. Sa victoire de cette nuit fait plaisir à voir. Le sport, visiblement, lui manquait mais elle manquait surtout à ce sport.

On parle avec de plus en plus d'insistance d'un retour de Justine Henin. Rumeur surtout alimentée par le silence de l'intéressée sur ce sujet et par ses désengagements, notamment théâtraux. Dans le genre "Retour qui ne me ferait vraiment pas envie", Henin se pose là. Elle a beau avoir palmarès plus qu'éloquent et l'un des tennis les plus complets du tennis féminin, je n'ai jamais pu adhérer. Et puis je pense que ce retour, s'il devait finalement se confirmer, ne se ferait pas forcément pour de belles raisons. Notamment le plaisir du sport. Sans oublier que la beauté de son départ était quand même lié, entre autres choses, au fait qu'il avait lieu alors qu'elle était au sommet.

Mais bon. Je ne suis pas objectif car c'était une joueuse que je ne supportais qu'à toutes petites doses. Et encore. Mais assez parlé de Henin. Aujourd'hui, le sportif canapé que je suis ne se réjouit que d'une chose : la victoire de Kim Clijsters, celle d'une grande championne à qui tout est désormais permis.

J'en rêvais sans trop y croire. Kim Clijsters l'a fait. Bravo et merci !

dimanche 5 juillet 2009

Seul au sommet de la planète Tennis



C'est définitivement le plus grand ! Immense ce qu'a réalisé aujourd'hui Roger Federer, un mois après avoir enflammé les foules à Roland-Garros. Sur un score au couteau (5-7/7-6/7-6/3-6/16-14) dans un match d'une intensité incroyable, il décroche son 15e titre majeur et détrône ainsi sur les tablettes l'américain Pete Sampras. Et récupère sa place de n°1 dans la foulée.


Juste géant ! Et quel beau champion !


dimanche 7 juin 2009

Merci et bravo !


Mes larmes se sont mêlées à celles de Federer lorsqu'il s'est écroulé sur le Central de Roland Garros, la tête entre les mains. Je n'y croyais plus, je n'osais plus l'espérer mais il l'a fait. Ce mec est un immense champion. Il a remporté ce dimanche le seul tournoi du Grand Chelem qui manquait à son immense palmarès et avec la manière. Et que dire de ses 14 titres du Grand Chelem qui le font rejoindre Sampras au panthéon du tennis mondial. Il est même un cran au dessus si on considère que Sampras ne s'est jamais imposé Porte d'Auteuil. Il a enfin rejoint Agassi, le seul depuis l'ère open à avoir gagné chacun des 4 tournois du Grand Chelem.

Certains diront que Nadal n'étaient certes pas là au grand rendez-vous. Mais je trouve pourtant que Federer a livré son tournoi le plus indécis, voire le moins convaincant parfois. Il n'a certes pas rencontré Nadal mais s'est retrouvé à de nombreuses reprises proche de la sortie. Et à chaque fois, il a trouvé des ressources insoupçonnées, notamment mentales, pour finalement s'imposer. C'est ça que j'ai adoré tout au long de la quinzaine. Souvent malmené, parfois poussé dans ses derniers retranchements (contre Haas et Del Potro notamment), il a fait parler l'expérience dans des parties à l'arrachée qui se seront beaucoup jouées au mental.


Cette ultime victoire, la plus attendue mais la moins accessible aussi, n'en est que plus belle. J'ai, quelque part, découvert un Federer que je ne connaissais pas. Je connaissais le surdoué du tennis, avec son poignet magique et ses coups gagnants improbables. Mais je ne pensais pas qu'il tiendrait sur la distance sur le plan mental. Il n'a pas craqué, il a honoré son rang, parfois avec difficulté mais sans jamais lâcher prise. J'ai le sentiment qu'il méritait cette victoire plus que quiconque après 3 finales perdues. Une telle abnégation, un tel acharnement à briller enfin dans ce tournoi qui se refusait à lui, méritait bien une victoire avec un grand V.



Et puis, un mot quand même sur Robin Soderling qui sera certes un peu passé à côté de sa finale (encore que Federer a probablement montré son plus beau jeu de la quinzaine) mais il aura marqué les esprits et montré que sa victoire sur Nadal ne devait rien au hasard. Un vrai grand entre les grands qui devra confirmer cet immense potentiel. Bravo en tout cas.

Pour terminer, un immense merci Roger ! Tu étais déjà entré dans l'histoire et tu en as désormais écrit une nouvelle page, peut-être la plus belle. Merci, merci beaucoup ! Et bravo champion ! J'ai lu quelque part sur le web : Roger 14, le Roi soleil. C'est tout à fait ça. Et plus encore.

dimanche 31 mai 2009

Tennistiquement vôtre...



Je suis bien embêté car au départ je comptais intituler ce nouveau sujet "L'imposture Nelson Monfort et le désastre François Brabant", ce qui m'aurait de toute façon fait parler tennis.

Et puis, en fin de journée, il y eut un petit cataclysme sur la planète tennis avec l'élimination surprise du quadruple tenant du titre de Roland Garros : Rafael Nadal.

Son bourreau en huitièmes : le suédois Robin Soderling qui a fait plier l'espagnol en quatre sets 6-2 - 6-7 - 6-4 - 7-6 lors d'un match explosif, à grand renforts de coups droits et de services canons.

Il était d'ailleurs curieux de constater que le public s'est globalement bien gardé d'encourager Rafa, même quand celui-ci était aux portes de l'élimination. Mais ce n'est pas si surprenant. Après tout, Rafa était invaincu depuis son premier Roland Garros en 2005 et il est vrai que les vainqueurs à répétition, aussi brillants soient-ils, finissent par lasser. La défaite de Nadal assure au tournoi du sang neuf pour les tours à venir.

Du coup, tous les regards ne manqueront pas d'être braqués sur Roger Federer qui, en deux jours, a vu le nombre de ses adversaires dangereux fondre comme neige au soleil. Novak Djokovic, hier, dans sa propre moitié de tableau, qui a rendu l'âme dans un non match. Et Nadal aujourd'hui. Pour certains, c'est l'année ou jamais pour "Rodger". Et je le pense aussi, tant Nadal semblait lui être inaccessible. Revers de la médaille, il est également devenu, de par son classement de n°2 et son statut de triple finaliste à Roland, celui qui ne doit pas perdre. Une pression qu'il devra impérativement assumer. En étant notamment plus convaincant que lors de ses deux derniers matchs contre Acasuso et Mathieu.

En tout cas, ça promet de belles joutes en deuxième semaine !

Bon... passons maintenant à ce qu'aurait dû être mon post avant cette défaite surprise de Nadal.

J'avais envie de balancer un peu, ça fait du bien ! Je ne sais pas ce que vous en pensez mais ce Nelson Monfort me donne de l'urticaire. On est obligé de se coltiner ses interviews bidon de fins de matches. Sauf que ce mec là n'y connait visiblement rien. Et en plus d'être exaspérant, il a un tact franchement inexistant qui n'arrange rien. Déjà il agresse les joueurs à la sortie du court, sitôt la balle de match jouée. Ca, je ne supporte pas. Et puis, il faut entendre les questions pour comprendre, questions invariables tout au long de la journée. Si c'est un perdant, c'est du genre : "Merci de nous répondre, c'est très fair-play" (alors que le mec n'a rien demandé à personne et certainement pas à être emmerdé à la sortie du court). Et si c'est le vainqueur, la question fuse : "Ce doit être un match qui restera longtemps dans votre mémoire, non ?". Ceci que ce soit un match expédié en 1h ou un marathon de 5h.



Pour le reste, le plaisir de Monfort est de se balader dans les tribunes afin d'interviewer les entraîneurs aux changements de côté. Là-aussi, la question est toujours la même : "Alors je suppose que vous vivez ce match avec infiniment de passion ?"

Bref, ce type est une imposture incarnée. Ni journaliste sportif, ni intervieweur. Juste un guignol sans aucun tact (Il a quand même fait pleurer Sampras en lui rappelant avec les sabots qui sont les siens que son entraîneur était mourant). Au départ, je le trouvais plutôt amusant dans les guignols de l'info. Mais le personnage réel est tellement opportuniste et antipathique que je n'arrive même plus à (sou)rire des blagues des auteurs. Il faudrait vraiment que ce type soit débarqué de la chaîne et que l'on ait, enfin, des journalistes à la hauteur, avec de vraies questions sur le sport ou l'aspect technique d'un match. Pas des opportunistes qui "peopleïsent" la beauté du sport.

Et puis, comme je suis décidément d'humeur acerbe aujourd'hui, je vais aussi tirer à boulets rouges sur François Brabant qui, pour notre plus grand malheur depuis quelques interminables années déjà, commente certains matchs de Roland Garros. Ce mec est insupportable. Et surtout, surtout, il ne se tait jamais, y compris pendant les échanges. Pas de bol, il ne dit rien de pertinent. Et je ne peux pas baisser le son sinon je n'entends plus les frappes des balles. Une torture, je vous dis !



En plus, François Brabant a un défaut de prononciation. Un cheveu sur la langue. Enfin, disons plutôt une touffe. Bon, je ne suis pas du genre à critiquer, on a tous nos petits complexes et j'ai moi-même la fâcheuse tendance à parler trop vite ou trop peu intelligiblement parfois.

Mais franchement, avoir une touffe sur la langue et débiter des âneries sans discontinuer pendant toute la durée d'un match, je vous garantis que c'est très très usant pour le pauvre téléspectateur qui fait alors une telle fixation sur cette voix pénible (et je suis gentil !) qu'il en oublierait presque le match.

Soyez gentil Monsieur Brabant, pensez à vous taire et à vous désaltérer régulièrement. C'est vrai quoi, fermez la un peu et reprenez votre souffle. Partez vous oxygéner une petite quinzaine de jours, entre fin mai et début juin. Je vous assure que, même si c'est un crève-coeur, on se débrouillera sans vous.

Parce que franchement, un Roland Garros sans un Nelson Monfort ou un François Brabant, ça aurait vraiment de la gueule ! Non ? Si ! Assurément.

mercredi 27 mai 2009

Josselin Ouanna a tout d'un grand


Je m'étais promis de ne pas parler tennis. Parce qu'il m'est arrivé d'en parler, parfois trop. Parce que j'aime ce sport et que je peux être pénible à lire parfois.

Oui mais...

Comment ne pas parler de ce jeune français de 23 ans, sorti de nulle part ou presque, qui a, pour sa première apparition sur le central de Roland Garros, sorti dans un match hallucinant de 4h30 le futur retraité des courts Marat Safin.

Score final : 7-6 (7/2), 7-6 (7/4), 4-3, 3-6, 10-8. Un match d'une densité incroyable dont j'ai eu la chance de suivre les 4 derniers sets. Une victoire à l'arraché de Josselin Ouana, quasi inconnu classé aux alentours de la 130e place mondiale. Une victoire amplement méritée et pourtant c'est peu de dire que je ne suis pas chauvin. Josselin Ouanna a été au charbon tout simplement, avec son coeur et ses tripes.

En face de lui, Marat Safin a livré une bataille digne de ses plus belles années, ce qui ne rend la victoire de Josselin que plus précieuse encore. Car le russe, qui a annoncé sa retraite fin 2009 et qui jouait donc son dernier Roland Garros a livré une excellente partition, à grand renfort d'aces et d'accélérations ravageuses en coup droit. Il a bien râlé comme à son habitude mais sans jamais se déconcentrer pour autant. Et quand on voit le nombre de matches qu'il a balancés à cause de ses sautes d'humeur, on se réjouit vraiment qu'il ait donné aujourd'hui le meilleur de lui-même dans une partie passionnante et incertaine jusqu'au bout.

C'est finalement la magie de ces grands tournois. Mettre en lumière des sportifs méconnus qui ont parfois tardé à éclore mais qui ont un potentiel énorme. Josselin Ouanna est de ceux-là. Déjà âgé de 23 ans, Josselin a vu sa progression ralentie par des blessures. Mais chacun a son heure. Josselin aura connu son heure de gloire ce mercredi 27 mai. Connaîtra t-il d'autres coups d'éclats ? On peut le lui souhaiter.

Si non, il aura toujours vécu l'intensité de cette journée, avec sa première victoire sur le central de Roland Garros, au bout de cinq sets acharnés face à celui qui fut l'une de ses idoles. Une victoire remportée à la sueur de son front et une rencontre qui m'aura fait vibrer comme très rarement. Et pourtant, j'ai toujours eu un petit faible pour ce diable de Safin.

Mais là, ce soir, ce qu'a accompli Josselin, c'est tout simplement énorme.


Josselin Ouanna, un grand merci. Un immense merci. Chapeau mec !


lundi 2 février 2009

Nadal taille patron... et les larmes de Federer







Une nouvelle fois, la finale d'un grand chelem a réuni les deux meilleurs joueurs du monde, Rafael Nadal et Roger Federer. Une nouvelle fois, Nadal a fait la différence dans un nouveau match en cinq sets, certes bien moins épique que celui de la finale de Winbledon 2008 mais quand même... Finalement, le résultat pourrait ne pas paraître surprenant. Après tout, Nadal est un incontestable n°1 depuis août dernier. Il est devenu depuis plusieurs années la bête noire de son dauphin Federer qui ne trouve pas les clés pour le battre.

Pourtant, Federer avait une bonne carte à jouer. Nadal sortait d'un match au couteau en demi-finale contre son compatriote Verdasco qui l'avait laissé sur les rotules après 5h14 de jeu d'un niveau hallucinant. Et avait, de surcroît, eu 24h de moins de récupération que Federer qui avait joué sa demi-finale un jour plus tôt.



Federer n'a d'ailleurs pas fait un mauvais match. Il a même réalisé un coup gagnant de plus que son adversaire sur l'ensemble de la partie. Et sur les quatre premiers sets, Federer a bien plus facilement remporté les siens que le joueur de Majorque.

Sauf qu'au cinquième set, la machine se grippe. Federer est en panne au service, fait quelques fautes monumentales à ce niveau et balance presque ce cinquième set concédé 6-2. Une baisse de régime difficilement explicable. Nadal n'a pas démérité mais n'en demandait pas tant.

Finalement, peu importe le score. Nadal a fait respecter la hiérarchie et s'est imposé. Une victoire de plus pour un grand champion de terre battue qui, après avoir dompté le gazon et déchu le roi Federer dans son fief londonien, est désormais conquérant sur dur.



Pour Federer, la défaite est amère. Car si le suisse est humble, il sait aussi ce qu'il veut et ce qu'il doit faire pour marquer durablement l'histoire de son sport. Or, il avait l'occasion ce dimanche d'égaler les 14 titres en grand chelem de Pete Sampras. Pourtant, il en a explosé des records, Federer, mais celui-ci est tout en haut, et comme tout challenge de ce nom, il ne s'offrira qu'aux plus persévérants.

Mais au dela de la défaite cruelle du suisse (et de la victoire vraiment méritée de Nadal qui a notamment très bien contré la plupart des 19 balles de break contre lui durant toute la rencontre), c'est surtout l'après-match qui sera resté dans les mémoires. Des images qui ont déjà fait le tour du monde, relayées partout sur Internet.

Emotion intense lorsque Federer fond en larmes au moment de prononcer son discours. Jamais le suisse n'aura semblé si désarmé, si désemparé... et si profondément humain. La cérémonie s'interrompt brièvement, Federer ne pouvant continuer. Nadal donne une accolade émouvante et respectueuse, presque fraternelle, à son malheureux adversaire du jour.



Puis Federer se fait violence, afin de parler avant Nadal et de lui laisser ainsi le mot de la fin. Federer félicite Nadal, remercie ses supporters, et avoue même combien cette défaite lui fait mal. Une sincérité toute à son honneur. Nadal, presque gêné, ne tarit pas d'éloges sur son aîné et insiste sur la carrière déjà si exemplaire du suisse.

Bref, au final, une excellente finale, parfois décousue quant à l'aspect du jeu, pas forcément très spectaculaire (malgré de très beaux points et de très belles courses) mais qui aura tenu toutes ces promesses. Et bien davantage. Elle nous en aura dévoilé un peu plus sur ces deux immenses champions. D'un côté Nadal, joueur multi-surface, incontestable numéro 1 de sa discipline. De l'autre, Federer, un immense champion à fleur de peau, qui s'accroche désespérément aux quelques rêves qu'il lui reste encore, à un âge où le temps joue désormais contre lui.

J'ai rarement autant pris du plaisir. Le vrai. Celui du sport où peut importe qui gagne. J'ai été désolé pour Federer qui voulait à tout prix marquer une nouvelle page de son sport, mais enthousiasmé par la capacité de Nadal de s'adapter à toutes les surfaces.

Deux immenses champions, vraiment... Et quelles émotions, j'y ai même laissé quelques larmes, tiens ! Immenses, je vous dis !

mercredi 10 septembre 2008

lundi 18 août 2008

Nadal, un nouveau n°1 en or massif

Désolé d'abreuver ainsi mon blog de pages tennistiques, mais je ne pouvais pas évoquer le déclin (peut-être provisoire) de Federer sans revenir sur la passation de pouvoir entre le suisse et l'espagnol.

L'article qui suit n'est pas de moi mais trouvé dans une des pages sportives de Yahoo. Je l'ai trouvé plutôt complet et pertinent, aussi ai-je souhaité vous en faire profiter.

Et puis ensuite, promis : je passe à autre chose !

Article :

"Après 160 semaines passées à suivre la piste du Maître Roger Federer, 160 semaines au deuxième rang mondial (depuis juin 2005), le taureau de Manacor Rafael Nadal s'est emparé aujourd'hui du trône qu'occupait le Suisse depuis 237 semaines, record absolu (soit depuis le 2 février 2004). A l'occasion de cette phénoménale passation de pouvoir, le site officiel de l'ATP a dédié une page d'accueil au prodige espagnol, que nous vous proposons de découvrir. Mais ce n'est pas l'élève qui a dépassé le Maître : car c'est avec ses propres armes que Rafa a révolutionné la planète tennis.

Là où on retient la grâce de Federer, on est étourdi par la puissance assommante de Nadal ; là où on loue les talents de tacticien du premier, on est débordé par le lift ravageur et les coups aux angles impossibles du second ; là où on est charmé par la vista flegmatique de l'ex-numéro 1 mondial, on est emporté par l'impétuosité guerrière du nouveau numéro un mondial...
Un dénouement que l'on pressentait, tant le Majorquin semblait inhumainement intouchable, quand le Suisse montrait des signes de faiblesse tout humains. Oui, Roger peut perdre une rencontre, puis une autre, et encore une. Non, Rafael Nadal ne sait plus perdre le moindre match, voire le moindre set.

Après avoir conquis de haute volée un quatrième titre (!) sur la terre battue de Roland-Garros, on s'est rapidement aperçu que la marge de progression de la terreur espagnole était colossale. La preuve quelques semaines plus tard : c'est sur le gazon de Wimbledon, une surface qui lui convenait pourtant moins et qui était jusqu'alors le fief de Roger Federer, qu'il a infligé au Maître son plus cuisant revers — un match gravé dans les mémoires et les annales...

Alors qu'un important rendez-vous se profile, en l'occurrence l'US Open qui débute lundi prochain, Rafael Nadal est revenu de ses vacances en amoureux pour s'octroyer, cerise sur le gâteau, l'or olympique. Un nouvel exploit, pour l'ogre de Manacor, âgé de tout juste 22 ans.

Outre les hommages d'anciens numéros un mondiaux tels Sampras, Edberg, Kuerten ou encore Rod Laver, le Majorquin a reçu celui, appuyé, de son meilleur ennemi. Avec l'élégance qu'on lui sait, mister Roger a déclaré : "Rafa a très bien joué pour en arriver là. C'est exactement ce à quoi je m'attendais et ce que j'espérais quand, il y a quelques années, je suis devenu numéro un : si quelqu'un devait me ravir cette place, il faudrait qu'il joue un tennis incroyable, remporte les plus grands tournois, domine le jeu de façon incontestable, et prenne ainsi la place de numéro 1. Voilà pourquoi Rafa le mérite totalement."

Fair-play. Mais on peut compter sur le Suisse pour ne pas laisser son rival filer vers un nouveau record de longévité. Un duel au sommet s'annonce."



jeudi 14 août 2008

Federer : le chant du cygne ?


Federer avait beau dire que l'un de ses objectifs majeurs de la saison était une médaille d'or aux JO, je n'y croyais pas. Lui non plus si on en juge par sa nouvelle défaite, en quart de finale des JO de Pékin, face à James Blake. Une de plus. Peut-être celle de trop.
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Roger Federer est probablement l'un de mes joueurs préférés. Dont j'aurais souhaité que la pente ascendante ne puisse pas s'inverser. Ou en tout cas pas tout de suite et pas de manière si abrupte. Car 2008 est véritablement une année noire pour le suisse. Dépossédé de son titre à l'open d'Australie par Djokovic, il enchaine par une raclée en finale de Roland-Garros avant de subir ce qui est probablement la défaite la plus dure de toute sa carrière : son échec en finale de Wimbledon, après 5 victoires de rang, toujours face à Nadal, dans un match d'anthologie qui l'a vu remonter un handicap de deux manches à zéro. Avant l'issue que l'on sait. Cruelle pour Federer mais méritée pour Nadal.
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En dehors de la berezina en Grand Chelem, c'est aussi la période des vaches maigres en Masters Série. Pas une victoire là non plus. Il ne récoltera que quelques miettes en remportant deux tournois mineurs. Maigre moisson pour celui qui a réalisé le Petit Chelem plusieurs années de suite.
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Plus les défaites s'enchaînaient, plus Federer était obligé de revoir ses ambitions. C'est donc tout naturellement qu'il avait annoncé que les JO étaient son objectif premier. Encore eût-il fallu qu'il s'en convainc lui-même. Federer n'est plus que l'ombre du très grand champion qu'on a connu. Certes, Nadal et quelques autres ont progressé. Mais Federer a baissé. D'intensité tout d'abord. Il n'est plus le n°1 incontesté. Surtout, il n'effraie plus personne. Les adversaires ne tremblent plus, ils tentent crânement leur chance. Advienne que pourra, ils savent que l'homme est prenable. Et ça marche. James Blake avait d'ailleurs très bien résumé cet état d'esprit avant les JO : "Roger est simplement redevenu humain".
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Mais est-il bon d'être "humain" sur un court ? Là est toute la question. Roger Federer est à la présent à la croisée des chemins. Se relevera t-il après ce nouveau revers, et à quelques jours de perdre son titre de n°1 ? Rien n'est moins sûr. L'US Open se profile et je ne suis même pas sûr qu'une victoire dissiperait ses doutes.
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En tout cas, je n'ai qu'un souhait : qu'il revienne sur le devant de la scène. Il n'en est finalement pas si loin que ça. Mais l'objectif s'apparente à un vrai chemin de croix. Il va lui falloir retrouver l'envie, la motivation et surtout la confiance. Suffisamment pour faire douter ses adversaires. Et ça, c'est pas gagné.
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Wimbledon 2009 pourrait mettre tout le monde d'accord si le roi déchu Roger Federer parvenait à récupérer les clés de son temple du tennis. A moins que, on peut rêver, il ne s'approprie celles du royaume de son meilleur ennemi Nadal : Roland-Garros. Probablement trop utopiste, ça. Mais Wimbledon, je veux y croire. Comme je veux croire au retour du Federer éblouissant de ces quatre dernières années. Celui qui a, au fil des mois, inscrit les plus belles pages de son sport.
Mais pour ça, il va vraiment falloir sortir le très grand jeu !
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2009, l'année Federer ? Ou la fin du champion suisse ?

dimanche 8 juin 2008

Terre sauvage




Je voulais y croire mais le miracle n'a pas eu lieu. Federer a une nouvelle fois échoué dans la quête du seul titre qui manque à son palmarès. Pire, la démonstration a tourné à l'humiliation pour le numéro 1 mondial.

6-1 6-3 6-0 en moins de deux heures. Une vraie raclée infligée par un Nadal en très très grande forme. Car, après la déception (j'étais un peu sonné sur le canapé), force est de reconnaitre que l'espagnol a été supérieur dans tous les compartiments. On en a fait volontiers un joueur de terre battue, ce qu'il est assurément. Mais ce serait presque réducteur tant il a progressé. Services, retours, accélérations en coups droits mais aussi en revers, coups croisés, lobs... tout y est passé pendant que Federer cherchait son tennis de l'autre côté du filet. A y regarder de plus près, rien d'étonnant à ce que Nadal se soit propulsé en finale de Wimbledon par deux fois déjà, ni même qu'il ait poussé le quintuple tenant du titre Federer au cinquième set l'an passé. Nadal, vainqueur potentiel sur gazon ? Assurément. Il a toutes les cartes en main, dès cette année. A condition que sa débauche d'énergie ne le fasse pas exploser en plein vol. Mais peu probable. Car il a une faculté de récupération impressionnante et le gazon devrait moins le solliciter physiquement.



Federer a donc échoué une troisième fois. On voulait croire à un miracle. Malgré un Nadal plus fort que jamais sur la terre battue de la Porte d'Auteuil. Malgré un début de saison franchement peu convaincant du suisse, vierge de tout trophée à l'exception d'un titre mineur à Estoril.

L'an passé, je pensais encore que la roue pouvait tourner. A présent, j'en suis bien moins sûr. Face à Nadal, Federer n'a pas de solution. Pas l'ombre d'une. Or, le majorquin est là pour durer. Et il a 4 ans de moins que Federer, ce qui est presque un gouffre sur une surface aussi exigeante et physique. Surtout, Nadal est un monstre de puissance et je ne vois pas par quoi pourrait compenser Federer sur la terre battue. Le suisse a beau être le n°2 sur cette surface, le fossé est tel entre les deux hommes qu'il ne peut plus être réduit. Il y a Nadal d'un côté... et tous les autres de l'autre !

J'ai beau me dire que c'est le sport, j'ai quand même de la peine pour Federer qui n'a pas ménagé ses efforts depuis plusieurs années pour tenter d'accrocher le seul tournoi qui manque à son fabuleux palmarès. D'autres, comme Pete Sampras, n'ont jamais remporté Roland-Garros, mais n'ont jamais vraiment donné l'impression de mettre toutes les chances de leur côté. Mais pour Federer, ça a toujours été une obsession. Le Grâal en quelque sorte. Il a beaucoup travaillé. Beaucoup. Et il est maintenant dans une impasse.

Bref, Federer vainqueur à Roland-Garros, je n'y crois plus. Aura t-il seulement les ressources nécessaires pour se hisser une nouvelle fois en finale ? Rien n'est moins sûr. Car la défaite d'aujourd'hui laissera des traces. A commencer dès Wimbledon où c'est un joueur en perte de confiance qui va tenter la passe de 6 dans quelques semaines. En face, Nadal pourrait bien créer la surprise. Mais en serait-ce vraiment une ?







lundi 26 mai 2008

Merci Guga !



Non, mon blog n'est pas amené à n'être dédié qu'au tennis mais c'est vrai qu'après Justine "Juju" Henin , un autre grand champion a fait ses adieux ce dimanche après-midi sur la terre battue de Roland-Garros.

Il y a tellement de façons d'être champion. Par son palmarès tout d'abord. Gustavo Kuerten n'a certes pas le tableau de chasse d'un Sampras ou d'un Federer, il n'a peut-être pas la spécificité "tout terrain" d'un Agassi mais il est néanmoins détenteur de trois trophées à Roland-Garros. Ce n'est pas rien.


Mais au delà des victoires, c'est surtout la manière qui a fait de Guga ce qu'il est. En communion constante avec un public qui l'a toujours porté, Gustavo Kuerten a définitivement conquis les spectateurs en 2001 lors d'un huitième de finale terrible où il est à un petit point de la sortie. Au terme d'une remontée épique, Guga remporte le match (et le tournoi une 3e et dernière fois une semaine plus tard) et dessine sur la terre de Roland un immense coeur avec sa raquette avant de se laisser tomber dedans. Un moment d'une émotion intense que personne n'a oublié encore aujourd'hui.



Et puis Guga, c'est une attitude. Un sourire permanent. Des tenues bariolées aux couleurs de son pays, le Brésil. Une ambiance de fête dans les tribunes, au sens noble du terme. C'est bien évidemment aussi un jeu de terrien qui lui aura permis de soulever le trophée en 1997, 2000 et 2001. Mais ce n'est pas ce qui restera de lui. Trahi par des problèmes physiques, notamment plusieurs opérations à la hanche, il est très souvent éloigné des courts. Et quand il tente de revenir, son corps meurtri le rattrape.

En 2008, après 3 saisons loin des courts, il entame une tournée d'adieu sur les courts qui ont compté pour lui. Comme Costa do Sauipe au Brésil, le petit tournoi de sa ville natale. Pour finir à Roland-Garros, le temple de tous ses exploits. Pour un adieu à son public. A court de matches et sans jambes malgré quelques points étincelants, il s'incline au premier tour face à Paul-Henri Mathieu sur le Court Central. Le même court que celui sur lequel il avait dessiné son coeur 7 ans plus tôt. Une sortie qui lui vaut une standing ovation de l'ensemble du public.

"Encore une fois, j'ai été le garçon le plus heureux du monde. Ici, c'est ma vie, ma passion, mon amour. Je suis content d'avoir gagné trois fois mais, le plus important, ça a été votre amour", a-t-il dit en français.



Guga s'en est allé. Je regretterai longtemps ce champion à la personnalité si attachante et qui avait tout compris au sport dans ce qu'il a de plus beau.


Justine est partie au sommet de son art. Guga est parti en n'étant plus que l'ombre de lui-même. Mais humainement, les deux seront finalement partis de la meilleure façon qui soit. En restant fidèles jusqu'au bout à ce qu'ils sont.


Merci Gustavo Kuerten ! Merci "Guga" !


mercredi 14 mai 2008

Une grande championne tire sa révérence...


Le milieu du tennis n'en revient pas, malgré certaines rumeurs qui se voulaient persistantes depuis quelques jours et largement relayées dans la presse belge. Justine Henin vient de mettre un terme à sa carrière sportive à seulement 25 ans alors qu'elle est toujours en tête du tennis féminin, après notamment une moisson 2007 exceptionnelle (10 titres dont deux Grand Chelem)

Une carrière riche de 41 titres dont 7 Grand Chelem (4 Roland-Garros, 2 US Open et 1 Open d'Australie) dont l'issue laisse quand même un drôle de goût. Pourtant, et je ne m'en suis jamais caché, je n'étais pas un grand admirateur de Justine Henin malgré ses qualités humaines et sportives et la fluidité de son jeu, notamment en revers. Je ne suis sans doute pas assez adepte du tennis féminin de toute façon. Mais le constat est sans appel : le tennis perd une grande championne et la Belgique peut-être davantage après la retraite précoce de Kim Clijsters il y a quelque temps déjà.

Alors évidemment, les "spéculations" vont bon train quant aux raisons de son arrêt, entre perte de motivation, faiblesse physique et autres élucubrations... Mais qu'importe. Justine Henin a, quoi qu'on en dise, suffisamment apporté à son sport pour ne pas avoir de compte à rendre. Elle a fait un choix qu'il convient simplement de respecter.


Alors bon vent Justine ! Simplement bon vent...