mardi 13 décembre 2011

Le Potentiel



Qu'est ce donc finalement que le potentiel ? J'aimerais assez le savoir. Parce que, à écouter les gens autour de moi, j'ai le potentiel pour faire ceci, ou bien cela. Avec le potentiel que tu as, comment se fait-il que tu n'arrives pas à trouver du boulot, se demandent certains.

Attention, la plupart des personnes qui me font ces diverses remarques sont extrêmement bienveillantes à mon égard et me veulent le plus grand bien. Elles sont les premières inquiètes de mon incapacité actuelle à trouver un emploi. Inquiètes tout court en fait. Parce que ce sont des personnes qui m'aiment et qui me souhaitent le meilleur. A commencer par ma chère et tendre qui n'en finit pas de me trouver des qualités même si, je vous rassure, elle connait fort bien tous mes menus (mais fort nombreux) défauts.

Toujours est-il que, bien qu'ayant tous ces potentiels, ma situation n'évolue pas d'un iota. C'est comme mon CV, tiens. On m'a dit dernièrement que j'avais un CV porteur. Tout un programme ! Sauf que mon CV porteur ne semble pas intéresser grand monde. Mais enfin, il est porteur, que voulez-vous que je vous dise. Je suis un mec bourré de potentiels avec un CV porteur. Je devrais susciter l'intérêt de tous les chasseurs de tête, non ? Ben non.

Lorsque l'on me fait ces compliments, la réalité se rappelle à moi. Je ne suis qu'un mec qui galère parmi tant d'autres. Ni plus malheureux, ni plus heureux. Avec des amis sincèrement compatissants qui aimeraient que je m'en sorte. Avec une femme qui n'en finit plus de se demander pourquoi les employeurs potentiels (on y revient toujours) ne me voient pas comme elle me voit. Et qui vit donc ma situation comme une injustice. Comme une non-reconnaissance de mes capacités. Nath se bat au quotidien, avec ses propres problèmes en plus des miens, et lutte contre ce sentiment d'injustice le reste du temps.

Et moi, je suis toujours là. Avec tous ces potentiels dont je ne sais plus que faire. Avec mon CV tellement porteur qu'il ne m'ouvre aucune porte. Avec tous ces gens bienveillants autour de moi qui guettent un signe, une avancée qui ne vient pas.

J'aimerais pourtant tellement ne plus les décevoir... Juste avoir ce potentiel là.

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mercredi 30 novembre 2011

Je ne suis pas un imbécile, youpi ! ! !



Ben oui, puisque je change d'avis... C'est donc que je ne suis pas un... Ah ? Vous aviez compris ? ... Bon, bon...

Oui, d'accord, je n'ai pas choisi l'originalité pour la "réouverture" de cet espace et vous êtes tous extrêmement déçus. Si, si, ne me mentez pas, je le vois bien... à vos mines compatissantes ! 

Depuis deux ou trois jours, je n'avais pas particulièrement le moral. Rien de très important pourtant, mais il y a des périodes comme ça où, sans trop savoir pourquoi, vous traînez un peu votre misère d'un bout à l'autre de la toile, sans trop savoir ce que vous faites là, changeant de favoris toutes les dix secondes, un peu comme le ferait un accro de la télé avec sa zappette. Je ne m'éternise pas là-dessus car, ayant prétendu à des amis chers que tout allait bien, je n'ai pas envie de me prendre des coups de bâton. En plus, aujourd'hui, j'ai la patate alors faut pas taper, hein, faut pas taper ! (Screugneugneu !) 

Et puis, je suis tombé sur un ami avec lequel j'ai t'chaté / chaté / chatté. En vrai, je ne sais plus trop qui est tombé sur l'autre mais heureusement, on s'en fout. Donc, nous avons bien discuté. C'est quelqu'un que j'aime beaucoup, surtout depuis que je sais qu'il s'enquille à ses heures perdues la totalité de mes trois blogs (l'ancien, celui-ci qui n'est plus tout jeune non plus, et le tout dernier Epistol'Arts). Forcément, ça crée des liens.

Depuis quelques semaines, je songe à alimenter de nouveau cet espace. Mais ça restait très flou dans ma tête, presque abstrait. Le fait d'avoir eu cette discussion hier après-midi a considérablement éclairci les choses.

Epistol'Arts, malgré le petit break de cette semaine, est un blog que je prends beaucoup de plaisir à faire. Je sais qu'il plait beaucoup à certains et qu'il en décontenance un peu d'autres, par la fréquence quotidienne de ses billets notamment. J'ai même un collectionneur parmi mes lecteurs qui, préférant le support papier, imprime chaque jour le nouvel article. C'est certes pas banal mais ça flatte forcément, un peu, mon ego.
En tout cas, c'est un blog que je revendique à 100% mais qui a un défaut assez rédhibitoire : il est peu malléable. Je ne peux pas parler de ce que je veux le lundi, puisque le lundi, c'est BD. Donc, si je veux parler de choses un peu plus personnelles, comme d'une fête d'anniversaire un poil traumatisante, je dois au mieux attendre L'écrit du Jeudi ou, au pire, m'abstenir.

A une époque, certains ont estimé, avec raison et bienveillance, que ce blog Entre les lignes était probablement (trop) personnel. C'est probablement ce constat qui a conduit à la création de son petit frère Epistol'Arts dont je souhaitais qu'il soit résolument tout public.

Sauf que finalement, un espace qui parle un peu de moi, plus ou moins "entre les lignes", j'en ai besoin. Non pas que ma vie soit passionnante mais ce blog m'a parfois permis de déposer des fardeaux, de tourner en dérision certains évènements, quitte à être, de temps en temps, forcément moins léger dans mes thèmes et dans mon écriture. Mais j'en ai besoin, c'est une évidence pour moi. J'ai surtout besoin de dire les choses au moment où je les ressens, et pas selon un calendrier hebdomadaire déterminé par 7 rubriques comme autant de jours dans une semaine.

Epistol'Arts, plus que jamais, continuera à me donner du plaisir 7 jours sur 7. Je ne compte pas ralentir le rythme. Peut-être y aura t-il quelques modifications de rubriques ou quelques réajustements mais pas davantage. Et puis, ici, sur Entre les lignes, il y aura tout ce dont je ne peux pas parler là-bas. Une alternance de billets légers et de ressentis plus personnels. L'un n'étant pas forcément incompatible avec l'autre. Bien évidemment, seul Epistol'Arts continuera à être presque simultanément diffusé sur Facebook. Ici, on restera entre nous, en toute intimité.

Entre les lignes revient. Comme ça. Sans rythme particulier. C'était dans l'air comme on dit, mais il me fallait bien cette discussion avec cet ami pour m'aider à réellement franchir le pas. Merci à lui. Et bienvenue à tous !


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mardi 4 octobre 2011

Fermeture définitive



Je vous avoue que j'y ai longtemps réfléchi. Surtout qu'après une première alerte, j'avais finalement entretenu le suspense avec deux billets supplémentaires dont l'un, indispensable à mes yeux, relatant les vacances passées en compagnie de mon amie Cath.

En fait, ce n'est plus tellement une envie de fermer coûte que coûte cet espace (qui ne sera pas supprimé d'ailleurs). C'est plutôt le risque de créer la confusion entre ce blog et le petit nouveau qui a tout récemment ouvert ses portes. A force d'entretenir imparfaitement l'un ou l'autre des deux blogs, je risquais de perdre certains fidèles lecteurs ou de les désorienter.

Je vais donc exclusivement me consacrer au petit nouveau qui se trouve ICI. Je vais m'y consacrer de façon bien moins épisodique que ces dernières semaines et j'espère que vous prendrez l'habitude de vous y rendre de temps à autre. Plus axé sur l'écrit et le dessin, j'espère qu'il se bonifiera avec le temps et en votre compagnie.

Merci à vous d'avoir fait vivre "Entre les lignes".

Et à très vite !

mardi 13 septembre 2011

Régime sans " "



I suffit parfois de peu de choses pour vous gâcher un peu e paisir. Mais je ne vous dirai pas quoi, c'est à vous de deviner... C'est vrai que c'est vraiment pas facie, mais bon, cherchez un peu quand même ! 

Ça n'arrive quand même pas tout e temps mais quand ça se produit, c'est pénibe. Surtout sur es mots finissant par be, enfin be je veux dire, et qui donnent 'impression d'être enrhubés... euh... enrhumés. Cea dit, j'exagère aussi un peu : i arrive que tout fonctionne bien à condition de taper sur son cavier un peu pu fort que d'habitude.
En tout cas, comme disait amartine, une seue ettre vous manque et tout est dépeupé.

Faait vraiment que j'aie rien à raconter pour pondre un biet parei ! ! ! 

Rassurez-moi... Vous avez quand même bien compris mon probème, hein ? 


dimanche 14 août 2011

Petite entorse au régime sans blog


Nos amis Cath, Jean-Charles et Fabien viennent de nous quitter après une semaine que nous avons vécue, Nath et moi, comme idyllique. Du coup, à chaud, c'est vraiment le vide qui domine et une certaine tristesse. Du coup, aussi, difficile de ne pas évoquer ici cette semaine placée sous le signe de l'amitié. Nous n'espérons qu'une chose : nous revoir.



J'avais besoin d'une semaine comme celle-là. Elle m'a fait infiniment de bien et m'a permis de recharger les batteries, surtout moralement. Je crois que l'on a trouvé un parfait équilibre entre les modes de vie de chacun et que l'on a vraiment bien fait de ne pas trop planifier les choses, histoire de se laisser vivre tout simplement. Avec des moments beaux mais simples comme cet arbre croisé en bord de route, derrière chez nous, en allant vers Carsac. Vieux ou jeune, sec ou bien vivant, cet arbre a en tout cas interpellé notre amie Cath.



Visite à Sarlat le mardi. Un moment de partage de plus dans une semaine très ensoleillée.




On était un peu comme ce cochon finalement : la fleur aux dents, pépères et bien portants (quelques quintes de toux quand même mais rien de bien méchant a priori).



Sarlat depuis "les remparts"... Enfin, c'est ce qui était écrit, parce que nous, les remparts, on les cherche toujours ! Mais belle vue quand même !




Pfou ! C'est bien beau les balades sarladaises mais ça coupe les jambes. Et quand on a des racines corses, je vous dis pas ! Regardez moi ces fainéants ! Et Nath et moi qui nous plions à leurs coutumes !





Cette photo, signée Cath comme la grande majorité des clichés présentés ici (merkiiii !!!) est une de mes préférées ! La luminosité est superbe !



Quelques mimes se produisaient place de la Liberté à Sarlat. Sympa !



Le badaud de Sarlat (inexplicablement écrit badeau sur certaines cartes postales !) est bien entouré par une foultitude de touristes tout sourires.



Mercredi, on embraye direction Périgueux. Passage obligé à Atur où Nath et moi nous nous sommes mariés voici déjà 10 ans ! Ça ne nous rajeunit pas tout ça !



Passage obligé chez belle-maman. Elle ne manque pas de sujets de discussion, la belle-mère ! Fabien et moi tenons un moment puis finissons par capituler.



Plus sérieusement, ça a été une vraie rencontre pour Cath et Jean-Charles, je pense. Ça valait une ou deux photos pour la postérité.






On embraye direction Périgueux. Il nous en a fallu du courage pour visiter la ville sur la digestion, après avoir ingéré melon, pâté au foie gras, manchons... et une tarte aux pommes maison dont Cath n'est toujours pas revenue ! Voici une photo de la cathédrale Saint-Front. Cath a pris bien d'autres photos mais moi très peu. Il faut dire que j'ai du gérer des acquisitions livres et BD assez conséquentes.



Au retour, petit crochet par les Eyzies baignés par la lumière du crépuscule. Cath et moi avons l'air de beaucoup nous amuser mais en fait, le but de la photo était de prendre l'homme de Cro-Magnon (juste au dessus de nos deux têtes). Oui, effectivement, il faut le savoir...



On le voit mieux d'ici, avec la lune qui se découpe sur le ciel bleu.



Jeudi, visite de la maison forte de Reignac, une découverte pour nous tous et un très bel endroit bien mis en valeur. Cath ou Nath partageront peut-être d'autres photos, ou pas, mais moi je m'en tiens à cette image où la femme était à sa vraie place ! Oups, je vous laisse, il parait que j'ai le MLF en ligne !



Petite photo des deux belles de cette semaine périgourdine. Elles se sont bien trouvées ces deux là, très complices !



Ils se sont bien trouvés, ces deux-là ! Très complices !




Et les revoilà ! Ça n'arrête pas ! Toujours à se mettre en avant pour un oui, pour un non...



Du coup, Jean-Charles, délaissé tout comme moi par nos femmes, raconte ses malheurs à un chat de passage. Heureusement pour lui, le chat est borgne mais pas sourd...



Slurp, slurp ! Ahhhhh, ça va mieux, je me sens moins seul ! semble dire notre ami Jean-Charles.



Pendant ce temps, j'initie Fabien aux frustrations de la Wii. Il gagnera certes quelques parties, mais dans un tel flot de raclées que ça se passe de commentaires. Courage mon gars, et persévère !



Nath qui dort les yeux ouverts, info ou intox ? Je vous laisse méditer là-dessus.



Le jeudi, j'ai aussi reçu une superbe toile de mon ami Jean-Louis dont j'ai déjà parlé ici. Je ne m'en lasse pas tellement c'est beau !



Le vendredi midi, tout le monde sauf votre serviteur s'est rafraîchi à la piscine. Certains ont fait des longueurs tandis que d'autres ont opté pour l'aquagym. Et l'après-midi, pendant que Fabien et Jean-Charles faisaient les singes dans les arbres dans un parcours d'accro-branches, Cath, Nath et moi arpentions les chemins de randonnée environnants.



Serait-ce le petit pont de bois d'Yves Duteil ?




A mi-parcours, des chèvres juchées sur leur botte de paille nous ont fait la fête ! Moment rigolo et bien sympa !




Fin de la rando sur les berges de la Dordogne, au village d'Aillac.



Hier, journée farniente car le temps était très lourd, ce qui n'a pas empêché Cath de se mettre aux fourneaux et de nous concocter des filets de perche en papillotes du plus bel effet. (Et aujourd'hui, on a même eu droit, pour notre ultime repas tous ensemble, à un excellent tiramisu)


Hier soir, Cath, Jean-Charles et Fabien nous ont invités au retaurant. Nath avait opté pour le Petit Manoir, une très bonne adresse où terroir et saveurs asiatiques se marient idéalement. Au départ, je n'étais pas franchement partant car je craignais que le restaurant ne se soit pas assez renouvelé depuis notre dernière venue.



Mais bien au contraire, ce fut parfait en tout point. J'ai eu mon tartare de saumon, un délice, ma pièce de boeuf... Je ne me souviens plus des menus des uns et des autres mais je crois que tout le monde s'est régalé. Le dessert a été choisi à l'unanimité : mille-feuille de fraises accompagné d'une chantilly légère au basilic. Une bien belle soirée pour clore en beauté une semaine que Nath et moi avons vécue vraiment intensément. Ça nous aura pris quatre longues années pour nous revoir mais l'attente en valait la peine finalement. Mais vous n'avez pas intérêt à attendre quatre années de plus pour repasser par ici ! Vous nous manquez déjà, on vous dit ! Tellement.



Cela dit, la semaine ne s'est pas tout à fait terminée par Sarlat by night le samedi soir.




Car il y eut le dimanche matin aussi ! (C'est quel temps ça, Fabien ?) Une matinée pluvieuse puis un peu moins voilée.




Un temps finalement idéal pour une ultime virée en Périgord : un petit tour sur la Dordogne sur une gabarre. Le guide était bien sympa malgré ses jeux de mots à deux francs six sous qui me donnaient parfois l'impression de regarder le gars de la météo sur M6.




On veut prolonger le plaisir au maximum : visite de la Roque Gageac dans la foulée. L'heure de la séparation approche, on essaie de ne pas trop y penser mais on sait que le temps joue contre nous.







Dernier crochet par le château de Montfort, près de Carsac. Et dernières photos. Dont celle de Jean-Charles, l'homme qui parlait aux oreilles des chats.

Nous sommes rentrés ensuite et avons partagé notre dernier repas autour d'un poulet rôti, de pommes de terre sarladaises et d'un délicieux tiramisu.

Cath, Jean-Charles et Fabien ont fait leurs sacs puis il a bien fallu se dire au revoir. Un moment un peu à part, toujours déstabilisant avant un retour à la "normale" que l'on voudrait retarder autant que possible. Mais avec la satisfaction, du moins en ce qui me concerne (ben oui, je ne vais pas parler pour les autres non plus), d'en avoir profité pleinement.

Merci Cath, Jean-Charles et Fabien pour tous ces bons moments passés auprès de vous.
Merci pour l'amitié, le partage, les mots échangés, les moments partagés. Merci pour cette semaine de rêve qui rend l'atterrissage d'autant plus brutal. Profitez bien de la fin de vos vacances, de votre retour au pays, de votre quotidien et surtout, surtout... revenez nous vite !