
Je me risque rarement à émettre des avis politiques, que ce soit sur mon blog ou dans la vie car ce n'est pas un domaine dont je saisis toutes les subtilités ou les enjeux. C'est peut-être aussi, plus simplement, un domaine qui ne me passionne guère. Même si ses répercussions nous concernent tous.
Dire que je n'aime pas ce Pinocchio de Sarkozy serait un euphémisme. Je ne m'en cache pas d'ailleurs. La seule légitimité que je lui accorde, c'est d'avoir mis en avant le vide politique en France. Pas de Gauche, ou si peu... Un Centre sclérosé par la volonté d'un seul homme... Bref, on se plaint, on se plaint, mais on n'a pas fini d'en bouffer du Sarko ! A toutes les sauces. Et avec les fils à papa qui se profilent, la relève semble déjà bien assurée !
On connait tout de la mégalomanie de Sarkozy, de ses promesses non tenues, du fossé social qu'il a transformé en véritable gouffre, de son train de vie indécent, de son mépris du peuple et de son devoir même de président... et pourtant c'est une polémique somme toute mineure (au regard de ce dont l'individu est capable malheureusement) qui m'a profondément agacé aujourd'hui.
Car Sarkozy souffrirait-il que l'on ne parle pas de lui en cette journée commémorative des 20 ans de la chute du Mur de Berlin ? Qu'à cela ne tienne : Sarko s'invente une nuit du 9 novembre 1989 où il aurait été présent, pioche à la main, lors de la symbolique destruction du Mur. Sauf que très vite, rien ne tient dans ce ramassis de foutaises et il apparait très vite acquis que Pinocchio Sarko ne pouvait pas avoir été là à l'heure et au jour dits.
Mais là où l'exercice déjà périlleux du mensonge inutile se transforme en véritable n'importe quoi, c'est lorsque le preux chevalier Fillon croit bon, alors qu'on l'interroge sur France 2 sur la commémoration (retransmise depuis la place Concorde à Paris) du 9 novembre 1989, de faire mine de fournir un pseudo alibi de pacotille à son patron. On demande à Fillon son sentiment sur cette journée quand même historique... et lui se livre à un exercice de com en bonne et dûe forme. Le rendu est tellement pathétique que personne n'est évidemment dupe derrière son écran de TV. Il apparait juste que oui, décidément, Fillon est bien le pantin de Sarko, premier ministre transparent et insignifiant d'un gouvernement tourné vers tous les excès.
La Chute du Mur de Berlin appartient à l'Histoire. Internationale certes mais allemande avant tout. Hélas, une nouvelle fois, notre cher président n'aurait pas supporté de ne pas être au centre des choses, même de celles qui ne le concernent pas. Il aura donc écorné, une fois de plus, son image déjà bien chiffonnée. Il se sera ridiculisé, comme à son habitude, mais le bonhomme n'est plus à ça près. La mégalomanie l'aura emporté sur la bienséance, le respect dû à ce type de commémoration, l'intelligence de celui qui s'efface au profit de la page d'Histoire qui s'écrit.
Ce président n'est définitivement pas le mien... Celui-ci ne m'inspire que honte et mépris.
Et que dire de tous ceux qui nous ont oublié en 2007, trop occupés à astiquer leur propre nombril ?












