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lundi 9 novembre 2009

Le président de la honte...



Je me risque rarement à émettre des avis politiques, que ce soit sur mon blog ou dans la vie car ce n'est pas un domaine dont je saisis toutes les subtilités ou les enjeux. C'est peut-être aussi, plus simplement, un domaine qui ne me passionne guère. Même si ses répercussions nous concernent tous.


Dire que je n'aime pas ce Pinocchio de Sarkozy serait un euphémisme. Je ne m'en cache pas d'ailleurs. La seule légitimité que je lui accorde, c'est d'avoir mis en avant le vide politique en France. Pas de Gauche, ou si peu... Un Centre sclérosé par la volonté d'un seul homme... Bref, on se plaint, on se plaint, mais on n'a pas fini d'en bouffer du Sarko ! A toutes les sauces. Et avec les fils à papa qui se profilent, la relève semble déjà bien assurée !


On connait tout de la mégalomanie de Sarkozy, de ses promesses non tenues, du fossé social qu'il a transformé en véritable gouffre, de son train de vie indécent, de son mépris du peuple et de son devoir même de président... et pourtant c'est une polémique somme toute mineure (au regard de ce dont l'individu est capable malheureusement) qui m'a profondément agacé aujourd'hui.


Car Sarkozy souffrirait-il que l'on ne parle pas de lui en cette journée commémorative des 20 ans de la chute du Mur de Berlin ? Qu'à cela ne tienne : Sarko s'invente une nuit du 9 novembre 1989 où il aurait été présent, pioche à la main, lors de la symbolique destruction du Mur. Sauf que très vite, rien ne tient dans ce ramassis de foutaises et il apparait très vite acquis que Pinocchio Sarko ne pouvait pas avoir été là à l'heure et au jour dits.


Mais là où l'exercice déjà périlleux du mensonge inutile se transforme en véritable n'importe quoi, c'est lorsque le preux chevalier Fillon croit bon, alors qu'on l'interroge sur France 2 sur la commémoration (retransmise depuis la place Concorde à Paris) du 9 novembre 1989, de faire mine de fournir un pseudo alibi de pacotille à son patron. On demande à Fillon son sentiment sur cette journée quand même historique... et lui se livre à un exercice de com en bonne et dûe forme. Le rendu est tellement pathétique que personne n'est évidemment dupe derrière son écran de TV. Il apparait juste que oui, décidément, Fillon est bien le pantin de Sarko, premier ministre transparent et insignifiant d'un gouvernement tourné vers tous les excès.


La Chute du Mur de Berlin appartient à l'Histoire. Internationale certes mais allemande avant tout. Hélas, une nouvelle fois, notre cher président n'aurait pas supporté de ne pas être au centre des choses, même de celles qui ne le concernent pas. Il aura donc écorné, une fois de plus, son image déjà bien chiffonnée. Il se sera ridiculisé, comme à son habitude, mais le bonhomme n'est plus à ça près. La mégalomanie l'aura emporté sur la bienséance, le respect dû à ce type de commémoration, l'intelligence de celui qui s'efface au profit de la page d'Histoire qui s'écrit.


Ce président n'est définitivement pas le mien... Celui-ci ne m'inspire que honte et mépris.


Et que dire de tous ceux qui nous ont oublié en 2007, trop occupés à astiquer leur propre nombril ?


jeudi 20 août 2009

La vie en trompe l’œil de Monsieur A


Monsieur A a de nouveau sévi, il y a quelques jours déjà, sur son blog. C’est doublement dommage. D’une part parce qu’il montre ainsi à quel point son esprit est revanchard et étriqué. Mais aussi parce que, s'il n'y avait ces remarques assassines qui reviennent de façon récurrente, le blog de Monsieur A aurait tout d’un lieu intéressant. D’ailleurs, et je ne m’en cache pas, c’est un endroit que je visite très régulièrement, comme une invitation au voyage. Car il y a de très belles choses dans cet espace. On y apprend beaucoup, on y découvre divers talents artistiques, et on profite enfin de bien jolies photos. Sans oublier la plume de Monsieur A qui, lorsqu’elle n’est pas bêtement acérée, sait écrire de bien beaux textes.

Malheureusement, Monsieur A ne s’est jamais remis de toutes ces amitiés qu’il a trahies et qu’il a donc bien évidemment perdues. Pourtant, qu’est-ce qu’on l’aimait notre « Cœur d’or » comme il était d’ailleurs affectueusement surnommé sur un précédent forum.

Hélas, trois fois hélas, Monsieur A a tombé le masque et ce qu’il y avait derrière était vraiment ragoûtant. Du mépris, de la haine, de la suffisance et surtout du mensonge. Un comportement poussif aggravé par une mentalité d’homme friqué et de pouvoir.

Même l’un de ses tous meilleurs amis (et qui était aussi le mien avant que ce tout petit bonhomme qu’est Monsieur A ne lui farcisse la tête d’odieux et pénibles mensonges) a fini par ouvrir les yeux et le laisser sur le bord du chemin. Il en a eu du mérite cet ami d’y voir enfin clair dans cet océan de fiel et de manipulation.

Alors bien évidemment, avec une âme aussi noire et une telle volonté de faire le mal autour de lui, le vil Monsieur A s’est retrouvé tout seul. Vraiment seul. Mais plutôt que d’essayer de tirer les enseignements de son propre comportement, Monsieur A s’est entêté dans une paranoïa aussi pathétique que vaine. Il a créé son blog. Celui dans lequel on trouve parfois de si jolies choses.

Malheureusement, Monsieur A l’a créé pour de mauvaises raisons. Pas pour donner aux autres. Pas pour partager. Juste pour vomir sur ceux qu’il a autrefois prétendument aimés. Juste parce qu’il n’a pas digéré que ces gens, légitimement déçus par la face cachée de leur ancien ami, se détournent de lui.

Depuis, il essaie de convaincre pathétiquement les quelques lecteurs de son blog qu’il y a des gens malfaisants qu’il faudrait éradiquer. Le mot n’est pas trop fort quand on sait la haine du bonhomme. Ces lecteurs, qui ne connaissent pas l’homme sous le masque, boivent ses paroles et opinent du chef à tout ce qu’il dit. Grand bien leur fasse d’ailleurs car ils ne se doutent pas, ces braves gens, que s’ils venaient à être en désaccord avec le grand gourou Monsieur A, celui-ci vomirait à son tour sur eux comme il le fait inlassablement sur nous depuis que sa petite vie d’homme riche mais définitivement seul l’a englouti. Tellement plus simple de chercher des coupables pour justifier les aléas de sa misérable existence plutôt que d’aller de l’avant et de se poser les bonnes questions. Sans haine, sans ressentiment. Humainement.

Mais Monsieur A restera ce qu’il est. Malheureusement pour tout le monde. Pour lui comme pour nous. Il continuera à vouloir faire le mal autour de lui mais s’en fera bien davantage. Il n’aura comme seule motivation de vie que sa haine de l’être humain à déverser sans fin. Il n’aura l’illusion d’être aimé qu’en manipulant des personnes afin qu’elles pensent comme lui. Et se réjouira de croire, toujours aussi naïvement, que sa pensée étriquée d’homme malade (ou devrais-je dire d’homme méchant car à quoi bon chercher à lui trouver des excuses depuis tout ce temps ?) est partagée par le plus grand monde.

Son blog, malgré ses belles qualités en surface, restera donc ce pour quoi il a été créé. Un espace de haine et de désespoir, maladroitement enfoui sous quelques fleurs décidément trop colorées ou trop odorantes pour qu’on s’y laisse prendre. A moins de ne pas le connaître. Jusqu’à ce que le masque tombe. Il finit toujours par tomber de toute façon.
Ceci étant, je retournerai sans doute sur son blog. Le besoin d’y croire. Pour finalement retomber de haut. Forcément.

Quant à Monsieur A, il a toujours le choix entre attribuer tous ses maux à ses anciens amis ou essayer, ne serait-ce qu’une fois, de prendre du recul afin de se dire que, peut-être, il a sa propre part de responsabilité dans le vide sentimental qu’il s’est créé et dont il voudrait faire croire qu’il se satisfait. Et se rappeler enfin que les amis ne s’achètent pas, de quelque façon et sous quelque artifice que ce soit.

(Pas de panique toutefois quant à la nocivité des toxines de Monsieur A… Il suffit de tondre un après-midi en plein cagnard et vous les éliminez sans problème. J’ai essayé, ça marche !)

mercredi 20 mai 2009

Si lâche désespoir...


Certains d'entre vous ont peut-être entendu parler de ce drame qui a eu lieu à Habsheim, dans le Haut-Rhin. Lundi dernier, un homme s'est jeté sous un train de marchandises, mettant fin à ses jours. L'épisode en soi est déjà tragique.

Mais pourquoi, POURQUOI, a t-il fallu que cet homme, vraisemblablement désespéré, emmène son fils de 4 ans dans la mort ? Pourquoi, alors que cet homme vivait séparé de sa femme et de son fils, a t-il voulu récupérer son enfant tôt le matin du drame pour commettre ensuite l'irréparable ?

Comment peut-on, même au plus fort du désespoir, vouloir la mort de son propre enfant ? Il aurait pu, en son âme et conscience, commettre un suicide. Le sien. C'est un acte qu'il ne m'appartient pas de juger. Peut-être que le fil entre vivre et se laisser mourir est plus ténu qu'on ne le croît. Peut-être que cet homme avait de vrais problèmes. Qui n'étaient sans doute pas insolubles. Sauf de son point de vue apparemment.

Mais comment en arriver à cette extrémité ? Vouloir du mal à son propre enfant ? Un môme innocent de 4 ans qui avait toute la vie devant lui. Comment souhaiter consciemment la mort d'un gamin qui est le sien et que l'on a vu naître ?

Car apparemment, l'homme aurait agi en toute préméditation. Séparé de sa femme, il se rend pourtant chez elle ce matin là et lui demande la permission d'amener l'enfant à l'école. Elle accepte bien évidemment, comment diable aurait-elle pu se douter ? Sauf que l'homme ne se rendra jamais à l'école de son fils. Il se jettera sous le train de marchandises son enfant dans les bras.

Où se situe le désespoir ? La haine ? Qu'est-ce qui peut se passer dans la tête d'un homme pour en arriver à une telle extrémité ? A t-il voulu punir sa femme ? Il y aurait tellement de questions.

J'ai toujours pensé qu'une personne qui mettait fin à ses jours était plus ou moins une victime. Là, j'ai l'impression qu'il s'agissait d'un lâche, d'un meurtrier.

C'était son fils ! SON FILS ! ! ! Non décidément, je ne comprends pas !

Que faire, que dire à présent, si ce n'est avoir une pensée pour la maman, où qu'elle soit, et pour ce petit garçon ? Pas grand chose , je suppose, malheureusement.




...Et il y en a qui osent appeler ça "des faits divers" !

samedi 14 mars 2009

Réchauffement dramatique


Le caribou, un des emblêmes de l'Arctique, fait partie des espèces désormais menacées : la naissance des jeunes ne coïncide plus exactement avec le début de la végétation, plus avancée et donc plus dure à assimiler (Groënland)





Avec la fonte de la banquise, l'ours polaire pourrait disparaître avant la fin du siècle




La fonte du permafrost entraîne inondations, glissements de terrain et lessivage




Un banc de narvals (Monodon monoceros) nageant au milieu de l'océan Arctique, où la banquise pourrait bientôt disparaître totalement à cause du réchauffement climatique (Nunavut, Canada




Toundra après un incendie. Autrefois rarissimes, ceux-ci se multiplient car ils trouvent plus de combustibles, les végétaux poussant davantage grâce à des températures plus douces




Forêt d'épicéas ravagée par des insectes xylophages profitant des hivers moins rudes pour se multiplier (Alaska)
(Crédits photos : National Geographic)

lundi 9 mars 2009

Jacques


Jacques était un agent Pôle emploi (ex ANPE-Assedic) de St-Quentin.

Jacques avait 55 ans et est décédé dans la nuit de jeudi à vendredi dernier.

Ce matin, en nous connectant sur le logiciel interne à l'agence comme nous le faisons tous les matins, nous avons pu lire un petit mot de la DG annonçant la disparition de Jacques. Il était suivi des condoléances d'usage envers sa famille, ses amis, ses collègues.

Le mot en question s'est bien gardé d'en dire davantage. Malheureusement, ou plutôt fort heureusement c'est selon, tout finit toujours par se savoir.

Jacques s'est pendu dans l'escalier de son agence, et c'est là qu'il a donc été découvert par ses collègues le vendredi matin.

Le Directeur Régional a aussitôt mis en avant des problèmes personnels, ajoutant qu'en aucun cas, on ne pouvait lier son suicide à son travail.

Voilà pour les faits. J'ai personnellement de la peine pour cet homme dont la détresse devait être immense. Il ne m'appartient pas de juger son acte. Mais je trouve profondément abject que la DG ait cru bon de passer sous silence les faits tels qu'ils sont. Ceux qui n'auront pas été chercher plus loin seront convaincus que Jacques est parti prématurément, ou bien qu'il était malade ou que sais-je encore...

Sauf que Jacques a mis fin à ses jours. A sa façon, il a lancé un cri que son employeur a tenté d'étouffer. Dans quel but ? On sait tous que les conditions de travail, dans quelque entreprise que ce soit, sont diversement supportées. Que parfois un sentiment de trop-plein donne l'impression que petit à petit les choses nous échappent et nous tirent vers le bas. Parfois on remonte, parfois on sombre.

Jacques n'aura pas trouvé les réponses à ses interrogations cette nuit là. Jusqu'à prendre cette décision dramatique. J'ai toujours eu tendance à penser que l'on meurt pour rien. Mais là, c'est... je ne trouve pas les mots pour décrire mon écoeurement. Tenter d'étouffer le drame en éludant le suicide, faire de cette disparition quelque chose de simplement fâcheux, balancer deux trois formules d'usage... et passer à autre chose. C'est vraiment ce sentiment que j'ai ce soir. L'impression d'un monumental gâchis et d'un manque total de respect envers cet homme que je ne connaissais pas mais qui ne méritait ni cette fin tragique, ni le camouflet qu'on en a fait.

Les raisons de son geste devaient être multiples. Et sans vouloir incriminer le travail comme élément déclencheur, je pense que ce type d'acte résulte d'un tout, vie privée comme vie professionnelle. Et que le fait qu'il se soit pendu sur son lieu de travail n'est pas anodin. Les difficultés actuelles de Pôle emploi ne sont un secret pour personne. Surcharges de travail, tensions, inconnues de l'avenir suite à la fusion. Pour autant, chaque lieu de travail a ses tensions, ses difficultés, quelque soit le secteur d'activité. Mais un suicide est un suicide. Un acte grave qui, à mon sens, n'a pas besoin d'être édulcoré ou déformé. Voire nié.

Est-ce trop demander que de rappeler à ceux qui nous gouvernent, dans tout secteur, toute entreprise, que derrière le marché du travail dans son ensemble, il y a surtout des hommes et des femmes, avec leurs forces et leurs faiblesses, leurs certitudes et leurs peurs, qui auraient simplement besoin d'un minimum de considération ? Et de vérité.

Je revendique ce que je suis. Je revendique ma fierté de travailler pour Pôle emploi, l'épanouissement professionnel que cela me procure malgré la précarité de ma situation et de mon propre destin. Quoi qu'il arrive demain, jamais je ne renierai cette satisfaction, ni ce plaisir d'aller au charbon même si tout n'est pas toujours rose.


Mais aujourd'hui, je veux juste penser à Jacques. Et ne pas l'oublier surtout.

mercredi 14 janvier 2009

Un monstre dans la maison...


Ce soir, l’émission « 66 minutes » proposait, entre autres sujets, un reportage sur l’enfer conjugal. Un reportage qui globalement n’a rien montré de vraiment nouveau, mais qui a au moins le mérite d’exister et de montrer ce qu’il peut arriver de pire lorsque l’on a un monstre dans sa maison.

L’émission a montré des femmes brisées, surtout émotionnellement. Ces traumatismes psychologiques indélébiles ont été notamment été visibles d’une part lorsqu’une femme tentait de faire des exercices de self-défense (lorsque par exemple, le moniteur fait mine de lui enserrer le cou) et d’autre part lorsqu’une autre victime appréhendait, semaine après semaine, la venue de son ancien mari dont elle devait partager la garde de ses deux petites filles.

Certaines ressentent le poids de la culpabilité alors qu’elles sont avant tout victimes, une fragilité dont se sont bien servis leurs bourreaux dans leur travail de démolition physique et psychologique.

Une grande partie du reportage s’est attardée sur les monstres eux-même. Je me donne le droit de les appeler ainsi parce que j’estime ne leur trouver aucune excuse. On a ainsi eu droit, pêle-mêle, aux confrontations juge mari épouse (où on sent très vite que la malheureuse femme est vraiment en sursis et que le mec essaie de se donner bonne conscience mais sans le moindre remord), au retour provisoire d’un des monstres à son domicile qui se vanterait presque d’avoir fait ses séances avec le psy, d’être en bonne voie pour retrouver une vie normale (sauf que quand il s’exprime, toujours le même malaise, il reconnaît les coups mais c’est tout juste s’il n’aurait pas été provoqué, obligé quoi, en quelque sorte).

Bref, on a toujours ce goût bizarre d’un éternel recommencement, de femmes brisées qui vivent constamment dans la peur, d’autres qui vont reprendre leur petite vie de famille, en se persuadant naïvement que tout cela n’arrivera plus…

En dehors de tout cela, on a quand même appris (moi en tout cas) deux-trois petites choses : Ainsi, à Douai, un procureur vraiment bien (à mon sens, sachant que tant de choses restent à faire) a déclaré la guerre aux violences conjugales. Il traite donc les dossiers en amont, en essayant d’anticiper les débordements (D’accord, la portée réelle de sa démarche est peut-être limitée dans la réalité, mais pour une fois qu’un homme de loi n’attend pas qu’une femme soit tuée pour se poser des questions…) Et lorsqu’il veut tenter de raisonner un de ces hommes violents, il le place dans un centre au milieu notamment de SDF. Le but étant de créer un électrochoc afin que l’homme prenne conscience de ce que l’on peut devenir si on est sans rien, sans femme, sans famille, sans enfant, sans travail. J’ai trouvé cette partie intéressante. Mais comme d’habitude en ce qui me concerne, je n’ai accordé aucun crédit à ces monstres quant à une hypothétique guérison.

Ces hommes pourraient faire tous les efforts du monde, aucun ne trouverait jamais grâce à mes yeux. Pour moi, ce sont des monstres, des lâches, des gens qu’il ne faut surtout pas tenter d’excuser et encore moins de comprendre (Oui parce qu’on a encore eu droit au chapitre « mon dieu, qu’est ce qui les a amenés à faire ça ? »)

Marre des pseudo-excuses, de cette volonté malsaine de dédouaner la portée pourtant atroce de leurs actes, d’amoindrir la violence des coups, tant physique que morale. Ces hommes n’ont aucune excuse. Ce sont des monstres qui ne devraient même pas exister. Qui ne connaissent pas le remord ou si peu (juste jusqu’à la prochaine fois). On devrait les parquer dans des cellules, leur retirer leurs droits civiques et ne plus en entendre parler. Parce que les poser en malades, c’est déjà les poser en victimes. Intolérable ! (C’est un avis perso donc tant pis si ça fait grincer des dents)

Et puis, quand même, rappeler que la violence conjugale touche aussi les hommes. Moins certes, mais de plus en plus. Avec un double effet pervers : ces victimes de violences faites femmes osent encore moins en parler et surtout les hommes sont rarement pris au sérieux lorsqu’ils portent plainte. Parfois, cela peut se retourner contre eux et ils se retrouvent alors en position d’accusés et non plus d’accusateurs.

Dans les faits, beaucoup de femmes (et quelques hommes aussi) continueront malheureusement de subir la haine dévastatrice de leurs conjoints. Et mon blog n’y changera rien. Reste à espérer que certaines trouveront la force de porter plainte et d’être entendues. Et que certains juridiques, comme ce procureur de Douai, sauront, lentement mais sûrement, prendre des initiatives pertinentes en ce sens.

Afin de pouvoir enfin, pierre après pierre, jour après jour, et malheureusement victime après victime, démanteler cette machine effroyable qu’est la violence conjugale.

samedi 3 janvier 2009

L’autopsie de la honte


Il y a quelque jours, un homme de 57 ans est décédé des suites d’un malaise cardiaque, faute d’avoir pu être placé à temps dans un service de réanimation. Il a succombé au bout de six heures d’attente, six heures interminables pendant lesquelles il semblerait qu’aucune unité n’ait pu le prendre en charge.

Déjà, en soi, ce « fait divers » est une horrible tragédie, tout d’abord pour l’homme qui y a laissé la vie, et plus généralement pour l’ensemble de ses proches à commencer par sa femme. Bien entendu, ce triste événement a reposé le problème des infrastructures médicales disponibles et de la qualité (mais aussi de la quantité) du personnel hospitalier. Loin d’ailleurs de moi l’idée de faire ici un quelconque procès d’intention. Il n’empêche qu’un homme qui n’avait rien demandé à personne a payé de sa vie ces dysfonctionnements.

Mais le pire, le plus insultant à mon sens, fut l’autopsie pratiquée dans la foulée, pour tenter d’étouffer dans l’œuf la polémique naissante. Il était en effet tellement plus simple de prétendre que de toute façon cette personne n’aurait pas survécue, que son cœur était déjà si malade. Un procédé tout simplement honteux consistant à dédouaner d’éventuelles responsabilités et surtout à amoindrir la portée de ce qui est quand même la mort d’un homme.

Une véritable autopsie de la honte qui me choque et me fait de la peine pour cet homme et pour sa famille. Un homme qui serait peut-être tiré d’affaire aujourd’hui s’il avait pu être correctement pris en charge et qui au final, en plus d’être une victime, passerait presque pour un moins que rien sur lequel il serait inutile de s’attarder.
D’autant que l’autopsie porte déjà à polémique puisque ses résultats sont vivement contestés par la femme de la victime.

Mais qu’importe. Le mal est fait. Et plutôt deux fois qu’une.
On vit vraiment dans une putain d'époque.


mercredi 10 décembre 2008

Les bassesses de Monsieur A


Depuis quelques temps, quelques phrases ordurières émaillent, ci et là, les commentaires de ce paisible blog. J’essaie de les supprimer dès que je les relève mais ce qui est important, c’est surtout qu’il y ait quelque part dans l’ombre, une âme suffisamment noire pour cracher son venin et sa rancœur.

Je sais pertinemment qui est Monsieur A. J’ai eu quelques doutes mais vite dissipés. Oui parce qu’il faut dire que ce courageux psychotique laisse toujours ses commentaires en « Anonyme ». Dernièrement, j’ai encore eu droit à un « gros conard ». Oui, je laisse volontairement la grossière faute d’orthographe qui fait partie du charme de ce cher Monsieur A. Car Monsieur A écrit aussi bien qu’il pense, c’est-à-dire de façon brouillonne et avec , vous l’aurez remarqué, une extrême finesse d’esprit.

Il n’y a pas si longtemps, je dirais deux-trois ans, Monsieur A aurait pu passer pour un type fréquentable. Certains le surnommaient même Cœur d’Or. Prétendument bon, ouvert, tolérant, amical. Malheureusement, l’arbre au demeurant si accueillant cachait une forêt hostile d’une noirceur terrible. Alors après les mots doux vinrent les insultes, la petitesse des sentiments et surtout la frustration terrible d’un tout petit homme. Non, moins qu’un homme, une chose qui n’en finissait plus de se déformer.

Monsieur A pourrait faire autre chose de ses journées. Je crois me rappeler, après tout, que ce cher monsieur, a une femme dont il pourrait lui tenir à cœur de s’occuper. Mais non hélas. Monsieur A ne traverse sa pauvre et misérable existence qu’au travers des malheurs de ceux qui gravitent autour de lui. Il a usé les plus proches, il s’en prend désormais à tous, sans distinction. Mais pour autant, je ne veux pas en rajouter.

Car, d’une certaine façon, Monsieur A a une excuse : c’est un homme malade. Malade du sentiment. Handicap très lourd en ce qui le concerne. Car, ce que Monsieur A ne voit pas, c’est tout ce qu’il rate dans sa vie, les choses à côté desquelles il passe durant tout ce temps où il vomit sur les autres.

Monsieur A, continuez donc à cracher sur mon blog, si le cœur vous en dit. De toute façon, c’est précisément le cœur que vous avez irrémédiablement perdu. Je ne vous convaincrai pas du ridicule de votre démarche, ni de la vulgarité de vos propos. Tous ceux qui ont essayé, même ceux que vous écoutiez à une époque pourtant, semblent s’y être cassé les dents.

Moi, je ne perdrais pas mon temps, ni mon énergie à essayer de vous expliquer ces choses d’une simplicité confondante mais que vous ne comprendriez pas de toute façon. Je vous laisse à votre misère et à la profondeur de votre solitude.

En espérant quand même que vous m’oublierez définitivement et que vous ferez quelque chose de votre vie. Enfin !

dimanche 11 mai 2008

Vivre et laisser mourir


Non assistance à personnes en danger de mort, refus ou parasitage de l’aide internationale, acheminement de denrées (riz notamment) pourries… La junte militaire n’en finit malheureusement pas de faire parler d’elle alors que la Birmanie connaît probablement la plus grande catastrophe de son histoire.

Alors qu’au niveau mondial les secours s’organisent tant bien que mal, le pouvoir birman semble décidé à isoler un peu plus le pays malgré l’urgence de la situation. Après les milliers de morts et de disparus dus au passage du typhon, c’est l’absence d’eau potable et les maladies à venir qui risquent selon certains observateurs de multiplier les pertes par 15. Les sources les plus pessimistes estiment même qu’au final 1 500 000 birmans pourraient constituer le terrible bilan d’une catastrophe sans précédent dans un pays déjà touché au quotidien par la pauvreté extrême de la majorité de ses habitants.

A l’heure où la Birmanie compte déjà ses morts et ceux à venir, la junte militaire semble insensible à tout ce qui se passe. Voulant tout contrôler, notamment dans la redistribution de l’aide humanitaire, elle freine toutes les démarches pourtant déjà longues à se mettre en place. Outre un choix plus que discutable dans l’ordre des priorités (notamment quand on voit que l’aide est bloquée dans des zones pourtant faciles d’accès), l’inquiétude réside surtout dans un éventuel détournement de cette aide par l’armée.

Détournement ou pas, le non acheminement de cette aide accroît l’urgence d’une situation déjà désespérée. Des milliers de gens ont tout perdu. Humainement d’abord. Matériellement ensuite. Et si le typhon est déjà loin, le pire serait à venir. L’absence d’eau potable et la promiscuité des régions touchées renforce les risques d’épidémie contre lesquels la population birmane n’a aucun moyen de se défendre.

Dans ce contexte, difficile d’être optimiste pour une population laissée pour compte dans son propre pays par ses propres dirigeants.

Les birmans devraient avoir ce droit élémentaire : celui de vivre. Au delà des épreuves, du chagrin, du découragement et de la misère.

Mais des hommes de l’ombre en ont décidé autrement : regarder et laisser mourir.


Laisser mourir