dimanche 31 juillet 2011

Le livre de la vie


'Le livre de la vie est le livre suprême
Qu'on ne peut ni fermer, ni rouvrir à son choix;
Le passage attachant ne s'y lit pas deux fois,
Mais le feuillet fatal se tourne de lui-même;
On voudrait revenir à la page où l'on aime,
Et la page où l'on meurt est déjà sous vos doigts ...''


C'est sur ces quelques vers de Alphonse de Lamartine sur la nécessité de l'absence de regrets que ce blog va refermer ses portes. Probablement définitivement, du moins est-ce mon souhait actuel, mais sait-on jamais...

J'ai décidé de profiter de la vie, celle du dehors. Pas celle que je gâche derrière un écran d'ordinateur et qui tendrait à vouloir me faire croire que le virtuel (et ses nombreuses facilités) pourrait rendre heureux.

J'ai eu la chance jusqu'à présent de ne jamais préférer mon ordinateur au monde qui m'entoure. A mes amis. J'ai plus que jamais besoin que cela continue.

Merci à tous ceux qui sont passés par ici lire mes billets plus ou moins inspirés. Relations de quelques jours ou amis de toujours. Et tous les autres.

Une page se tourne. Sans regret... et vive la vie !

vendredi 29 juillet 2011

L'invasion belge a commencé ! (6)


Après la visite du village du Bournat la veille, la journée du mercredi fut particulièrement chargée. Beau temps, températures agréables mais pas trop chaudes, tout était parfait.



Nous avons commencé par visiter Saint-Cyprien, une promenade bien sympathique dans les rues du village. Nath a jeté son dévolu sur un balcon en bois jugé unanimement par nous autres du plus mauvais effet. Du coup, vous n'en profiterez pas car j'aime mes lecteurs !



L'enthousiasme de François-Marie et Brigitte faisait plaisir à voir !



Le midi, nous leur avons présenté Odette et Robert, un couple qui nous est très cher. En fait, nous avons profité de l'occasion pour nous faire inviter. Faut dire que nous connaissions les talents de cuisinière d'Odette et la gouaille de Robert ! Ici, c'est le border-colley Etel. Une vrai crème, ce chien !


Petite photo de groupe prise par votre serviteur. Vous aurez reconnu le clown blanc à la casquette et à son imitation de Chantal Goya, "Pandi, Panda, petit ourson de Chine..."


Voici Odette, la cuisinière hors pair que les plus grands restaurateurs de par le monde nous envient. Soupe aux asperges, pâté de foie gras, melon au porto, cuisses de canard, pommes noisettes et cèpes... convaincus, là ?



Mais la spécialité de Odette, le plat pour lequel je ferais des centaines voire des milliers de kilomètres, ce sont ses îles flottantes ! Rââââââh ! ! ! C'est trop bon !



Après avoir pris congé de Odette et Robert, nous avons poursuivi (et achevé) notre périple par la visite de Belvès, très beau village que Nath et moi n'avions connu que de nuit. En plus, il était embelli de milliers de fleurs sur les hauteurs des maisons, traces de la Félibrée qui venait d'avoir lieu quelques jours auparavant.



Ça se passe de commentaires, non ?






Quelle journée !

(Photo 1 : BH)


L'invasion belge a commencé ! (5)


-Euh... Je ne pense pas qu'il soit nécessaire que je porte cette camisole plus longtemps. Je ne suis pas fou, vous savez ?
-Votre femme vous a tout de même trouvé complètement nu et peinturluré de guacamole, tenant des propos incohérents dans votre propre maison, alors qu'elle rentrait d'une rando difficile avec deux de ses amis. Des amis belges dont elle semble dire le plus grand bien. Nous avons ici les dépositions de ses journées du samedi et du dimanche qui en attestent. Vous persistez à croire que ces deux amis sont de lointains envahisseurs qui vont coloniser votre espace ?
-Je le croyais au début. Je ne suis pas fou, vous le savez, ça ? Je crois que j'ai paniqué à cause de tout ce que l'on dit dans les journaux ou à la télévision. Et puis, après 4 mois de grosse chaleur, je pense avoir eu une insolation prolongée. Mais je ne suis pas fou... vous le savez, n'est-ce pas ?
-Vous avez de la chance : votre femme se porte garant de vous, et vos amis aussi, ce qui me semble un peu plus étonnant. Alors je vais vous laisser quelques jours avec eux. Vous me ferez un compte-rendu précis de ces prochaines journées et reviendrez me voir pour que nous en discutions. Si je constate encore des incohérences ou si j'ai vent du moindre écart de comportement, je vous réexpédie en psychiatrie, c'est compris ?



Je ne comprenais pas trop à quel point j'avais pu être perturbé par l'arrivée de mes amis belges, jusqu'à les considérer comme de parfaits étrangers, jusqu'à même oublier que je les avais plusieurs fois fréquentés. J'avais du subir un choc. Mais j'avais l'impression d'avoir repris tous mes esprits, ce qui allait me permettre de pleinement profiter enfin de leur séjour chez nous. François-Marie et Brigitte, des envahisseurs ? Ouille, rien n'allait plus chez moi !



Bon... Quitte à devoir signaler par écrit mes moindres faits et gestes, autant vous parler de cette très agréable virée au village du Bournat, reconstitution d'un village d'antan, avec son école, son boulanger, son forgeron, son meunier...


Le ciel s'est contenté de rester menaçant, entre deux éclaircies, et nous avons donc pu nous balader à loisir. Il y avait quand même de quoi s'occuper ! De quoi flâner aussi, entre les parterres de fleurs et les coins de verdure...


Un petit tour par la chenille de l'époque, à la grande joie de Nath ! L'entrée du village n'est pas donnée, mais ensuite on peut faire les activités que l'on veut alors ça aurait été ballot de ne pas en profiter ! Le hawaïen qui se cache derrière son appareil, c'est François-Marie !


Le village du Bournat, c'est sa verdure avec ses étangs, ses canards, les brebis qui se prélassent...


Il y avait également un atelier de photographie comme on pouvait en trouver ces années là, et même la possibilité de se faire photographier en costume (et en pose) d'époque.


Hormis la visite des divers ateliers de métiers, les jeux étaient aussi omniprésents. Parmi eux, la balançoire qui aura permis à Nath et François-Marie de se faire les jambes avec plus ou moins de réussite.

En tout cas, c'était une bien belle journée et je crois que personne n'a été déçu du voyage.

A suivre...

mercredi 27 juillet 2011

Carte blanche à Nath (spéciale Belges 2/2)


22, v'là les filles !

07h00 le dimanche matin : debout, les yeux collés, la peau lisse et le corps détendu : je tombe de sommeil mais reste motivée pour attaquer la journée la plus sportive de toute ma vie (juste après mes vacances au ski de fond quand j'étais jeune...y'en a une qui comprendra)
Mon amie Brigitte est fidèle au rendez-vous elle aussi .
08H00 : arrivée à Souillac et inscription pour la rando du matin et celle de l'après-midi : soit 22 km, parce qu'on est des filles fortes.
Finalement nous ne démarrons qu'à 08h30 (merci pour la ponctualité qui nous a fait perdre 1/2 h de sommeil !!!!)
Je disais donc, nous voici une petite vingtaine à avoir enclenché notre réveil pour crapahuter de bon matin sur les coteaux souillagais : 12 km au programme.
Ça monte un peu au début, puis c'est plat : nous marchons dans (sur ?) le Causse.



Puis ça descend assez abruptement



Puis on remonte "sec" et on redescend plus calmement pour finir en longeant la Dordogne.

12H15 : Arrivée triomphante : nous nous sentons encore d'attaque.
Nos chers maris nous rejoignent pour la pause déjeuner.
Au menu : Moules-frites, rocamadour et cône trois chocolats, le tout accompagné par des morceaux jazzies.



13H30 : François-Marie va s'inscrire pour la rando de l'après-midi : soit 10 km.
Franck a mal au pied et nous abandonne lâchement tous les trois à notre triste sort.



14H15 : départ de la rando "jazz", dite "accessible à tout public".
Il me faut expliquer le concept : il s'agit d'une rando ponctuée par deux pauses musicales avec un groupe de jazz surgissant au détour des sentiers sans que nous sachions à l'avance où il se cache...
En creusant un peu, j'apprends qu'il y aura "quelques dénivelés".
Nous sommes ...93 participants !! et le beau temps est au rendez-vous !

Nous commençons par longer une nouvelle fois la Dordogne et attaquons au bout de 20 mn LAKOTEKINANFINISSAIPA. Le temps de quitter mon pull et me voilà dépassée par plus de la moitié des participants, y compris Brigitte et François-Marie qui marchaient d'un bon pas.




Le soleil cogne, j'avance doucement. Ca tourne et ça monte. Petit à petit je ne vois plus personne devant moi, je sais qu'il y en a d'autres qui suivent. J'ai chaud. Ca monte toujours. J'ai mal à la tête, je sens mes tempes cogner fort sous ma casquette. L'angoisse monte peu à peu... vite, il faut boire. Prendre le temps de s'arrêter, même au milieu de cette fichue côte. En plus, j'avais déjà fait ce trajet en sens inverse(en descente), je me souviens l'avoir trouvé plutôt long. Je pense à Franck : heureusement qu'il n'est pas là, il n'aurait jamais supporté tout ça. Je bois un coup, ça cogne toujours. Ne pas s'arrêter trop longtemps, doser l'effort. Pas simple...

Enfin, le plat est de retour, nous voici de nouveau sur les coteaux, de l'autre côté de Souillac. Nous faisons une bonne pause de 10 mn, je retrouve Brigitte et François-Marie guère fatigués...Un père de famille arrive en haut de la côté avec sa fillette sur les épaules... Parfois je me demande à quoi pensent les organisateurs de cette rando en marquant "accessible à tout public..."

Heureusement , notre première halte musicale n'allait guère tarder...




Comme dirait Brigitte : "C'était très gai"

Quelques km plus tard, nous avons amorcé LADAISSANTINFERNNHALLE
Je pense qu'une vue aérienne de notre tortillard de 93x2 pattes aurait valu le détour...
Encore une occasion pour François-Marie de jouer le Chevalier servant auprès d'une inconnue en détresse...





Arrivée devant notre deuxième pause musicale et désaltérante à 17H30



Il ne nous reste plus qu'à re-longer la Dordogne et le pari était gagné, vive les filles !!




Photos amicalement prêtées par BH et FMG ; merci ! ! !

lundi 25 juillet 2011

Carte blanche à Nath (spéciale Belges 1/2)

PETITS MOMENTS ENTRE AMIS ...

Il pleut, il mouille...vive les rois de la débrouille...

Nous avions décidé de faire le vide-grenier nocturne de Concores, vaille que vaille...
Après avoir cherché notre chemin sur les départementales lotoises à l'aide du GPS de François-Marie et après avoir suivi un habitant du coin...nous avons fini par trouver le lieu de l'animation.
Evidemment, les gouttelettes furent de la partie... ce qui ajoutait encore plus de charme à cet instant champêtre : soupe de fromage et verre de vin (rouge ou rosé "tankiyenavé", une cuvée spéciale Brigitte).



Il est à souligner tout de même que les assiettes étaient lavées au fur et à mesure : point de carton ou autre plastique (ce qui n'était pas plus mal pour manger une soupe me direz-vous...)


Après avoir profité de l'ambiance des stands éclairés par des guirlandes , nous nous sommes rentrés tranquillement et avons englouti quelques crêpes à ma façon pour compléter le repas.

Souvenirs, souvenirs...

Samedi matin, nous sommes partis en reconnaissance du côté de Veyrignac pour retrouver le lieu de villégiature de nos amis belges lorsqu'ils étaient... avaient...en des temps plus anciens quoi !

Plutôt pas mal la résidence !!
Nous avons même vu le propriétaire et son chien qui aboyait en courant vers nous mais qui fuyait quand on avançait vers lui, une vraie terreur !

De retour au bercail, nous avons décidé de fêter dignement le 21 juillet (fête nationale des Belges) et par-là même l'amitié franco-belge fort bien symbolisée par la photo ci-dessous :

Oui, le fromage "Maretsou"vient de la Belgique, quant au vin blanc... d'une contrée guère éloignée de Bergerac...


Zen, Aquazen... (bon, elle est facile celle-là !)

Après toutes ces aventures et pour oublier un peu la grisaille, nous sommes partis le soir nous prélasser dans un SPA à la campagne (François-Marie, Brigitte et moi-même)

Nous voici guillerettes :



Puis nous découvrons un plan d'eau ...
Brigitte reste dubitative ... Faut-il quitter le maillot à ce moment-là ?

Mais non Brigitte, voici le vrai complexe :

Nous y restons de 21 heures à 23h30. Au programme : piscine d'ambiance, jaccuzzis, sauna, hammam et...




Bain froid !!!!


Une grande découverte pour moi le hamam et le sauna : j'ai vraiment eu du mal à respirer dans le hamam mais y suis finalement retournée plusieurs fois.
Finalement le bain froid après chaque séance de "chaud" faisait du bien.
Nous nous sommes aussi relaxés (surtout Brigitte et moi) ...

Car nous savions ce qui nous attendait le lendemain ...

Photos 1, 2, 4 et 5 de BH
Photos 3 et 6 à 14 de FMG
Un immense merci à tous les deux !

vendredi 22 juillet 2011

L'invasion belge a commencé ! (4)


Après le bref interlude signé Nath en début d'après-midi (à ses risques et périls... je crois qu'elle ne se rend pas bien compte des dangers encourus mais enfin...), je reprends donc le cours de ce récit captivant, malgré un relâchement coupable de mes lecteurs dans la partie 3 (c'est pas bieeen !).

Hop, enchaînement du feu de Dieu ! Ou comment passer de mes lecteurs à la lectrice du jour : Brie gîte... oups, pardon, je veux dire Brigitte (Notez que je suis bien sympa car finalement la semaine de l'orthographe n'est censée se clôturer que dimanche soir) nous a dévoilé sa passion pour la lecture. Elle enfile les livres comme d'autres les perles. Regardez moi ce sourire, cette posture paisible, cet air si reposé...


Bon, après quelques journées franchement maussades où nous nous occupions comme nous pouvions, nous avons pu profiter dans de bonnes conditions du château de Castelnaud (non pas que le temps soit devenu subitement estival, non, mais le soleil était de la partie, fait suffisamment rare ces jours ci pour être signalé. Nos envahisseurs belges ont montré un grand intérêt envers ce monument incontournable de la Dordogne. Restons vigilants, c'est moi qui vous le dis ! De là à ce qu'ils colonisent aussi notre beau patrimoine historique, il n'y a qu'un pas !



Nous avons notamment profité d'une visite guidée d'une heure trente en compagnie d'une charmante guide (certes bien moins charmante que la serveuse - et sa poitrine généreuse- rencontrée il y a quelques jours en plein centre de Sarlat que François-Marie n'a pas cessé de reluquer, croyez bien que je suis désolé de devoir l'avouer ici mais bon, je reste un blog d'information avant tout). Bref, la guide nous a appris une foule de choses sur la finalité d'attaque et de défense du château de Castelnaud en passant par l'histoire du site, les différents propriétaires et l'évolution des armes au fil des siècles.



A ce stade de la lecture, ne croyez pas que notre vigilance (et notre méfiance) se soit évanouie envers Brigitte et François-Marie. Mais il est vrai que nous n'avons pas grand chose à nous mettre sous la dent. Ils semblent très bien s'intégrer à notre mode de fonctionnement, ne rechignent pas à faire plus d'une heure de route pour me permettre de me procurer une simple revue, jouent fort bien aux cartes (enfin, l'homme belge surtout), adorent le saucisson et les fromages qui puent, continuent régulièrement d'envoyer leurs mystérieux signaux informatiques à leurs congénères... Bref, ils semblent avoir surtout une capacité d'adaptation qui fait quand même craindre le pire en cas d'invasion. C'est surtout la rapidité avec laquelle ils prennent leurs marques qui est assez inquiétante. Je crois qu'ils sont fin prêts et qu'un rapprochement de la Wallonie d'avec la France est à craindre.


Par contre, je ne pense plus que l'asservissement soit à craindre. Ils ne semblent pas belliqueux. Bon, soyons honnêtes... on a quand même tenté de les effrayer avec des trébuchets (sorte de catapultes de pierres lourdes) mais je crois sincèrement qu'on n'est pas vraiment préparé militairement en cas d'invasion. Pendant un temps, j'ai entretenu l'espoir qu'ils pourraient être un tantinet apeurés mais tout s'est écroulé lorsque l'un des employés du château a cru bon de faire une simulation avec un trébuchet reconstitué au tiers et lançant des... ballons en plastique pour ne pas se fâcher avec le voisinage ! Soyons clairs : on est passé pour des guignols et les belges ont bien ri.


Sinon, la balade a été bien plaisante, avec un bel ensoleillement. En début de journée pour éviter l'influence... et les mômes par dizaines qui arpentaient gaiement les allées extérieures du château alors que nous achevions notre tour d'horizon du site.


Ma belle Nath a bien apprécié, moi également, François-Marie et Brigitte aussi visiblement. Bref, tout le monde était content.


Tiens, le voilà, le lanceur de ballon en plastique ! Je peux vous assurer que si un jour on entre en guerre contre les belges et qu'on perd la bataille, ce gars là aura sa part de responsabilité, c'est moi qui vous le dis ! Tss...


Et nous finissons comme nous avons commencé ce billet par une photo de la jolie Brigitte (oui, oui, vous avez bien raison, restons vigilants quand même !) qui a une nouvelle fois fait étalage de son endurance physique en se rendant à Sarlat à vélo durant l'après-midi, tandis que Nath et moi dormions à l'étage et que François-Marie regardait le Tour de France au rez-de-chaussée.

Arriver à ses fins sur un tel vélo de fortune dépourvu de vitesses et à ce point brinquebalant relève du miracle. Ils me font marrer moi, ces pseudo coureurs, les Contador, Schleck, Voeckler, Evans et consorts... Je vous le dis moi, la vraie sportive du jour, c'est Brigitte !

A suivre...