Affichage des articles dont le libellé est Envie de.... Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Envie de.... Afficher tous les articles

lundi 29 novembre 2010

C'est un cap, que dis-je..............



35 ans, ça n'a l'air de rien comme ça, mais apparemment, pour certains, ça fait un peu bizarre quand même ! Ma tendre et douce Nath franchit donc ce cap aujourd'hui et ça méritait bien un petit sujet ! Elle redoutait un peu ce passage, a priori anodin mais qui triture un peu l'esprit quand même.

Finalement, je crois me souvenir que j'avais été moi-même davantage ébranlé par mes 35 ans que par mes 30, bien que, dans ma tête, le cap de la trentaine refermait définitivement mes années étudiantes avec la certaine insouciance qui allait de pair. D'autant que j'avais revu d'anciens potes de fac à 26 ans, lorsque j'ai rencontré Nathalie, et que je ne les ai globalement pas revus depuis. Je suis par contre convaincu que je vais tirer une sacrée tronche dans moins de deux ans. Pas sûr d'être préparé à la quarantaine. Mais qu'on le soit ou pas, finalement...

Les 35 ans de Nath seront surtout un nouveau prétexte pour lui réaffirmer tout mon amour. Il ne date pas d'hier bien évidemment mais, comme tous les couples, nous avons eu nos moments de doutes et traversé quelques turbulences. L'année 2010 n'aura pas été simple, tant au niveau professionnel que médical, mais notre amour en est sorti grandi. Véritablement. Un ciment de tous les instants.

On aspire tous au bonheur, tant et si bien que la formule est un peu éculée en soi. Mais quand on le touche du doigt chaque jour, quand on partage la vie de quelqu'un qui vous aime si fort, il y a une sorte de force, de bien-être qui vous tire par le haut. Les galères ne sont pas finies, il y en a eu, il y en a et il y en aura d'autres. Mais vivre avec Nath au quotidien, c'est tout de même, de par sa seule présence, en surmonter une immense partie.

Alors ma petite gouzoute (Profitez bien de cet instant de faiblesse qui me fait vous dévoiler ce petit surnom que nous nous donnons parfois, c'est un scoop et ça ne se reproduira pas, non mais !), je te souhaite le meilleur, certes pour cette journée, mais surtout pour toutes celles à venir. Profite bien de tes 35 ans ! Et vive nous ! ! !

Bon anniversaire ! ! !


samedi 10 avril 2010

François Morel est partout ! ! !



Et je ne vais pas m'en plaindre, tant cet auteur interprète comédien acteur écrivain sait tout faire, à un point que ça en deviendrait presque énervant si ce n'était pas aussi jubilatoire.


Après "Collection particulière", premier album suivi d'un spectacle en compagnie de son complice Reinhardt Wagner (et qui a fait l'objet d'une excellente captation en DVD), François Morel récidive ces jours-ci en sortant "Le soir, des lions" où on retrouve tout ce qui avait fait le charme du précédent opus : poésie, regard décalé et sens de l'absurde, gravité aussi pour un résultat globalement très satisfaisant. Nath et moi, on l'a adopté en tout cas ce deuxième album.

Il n'y a plus qu'à espérer que le spectacle d'ores et déjà prévu fera l'objet d'une future sortie DVD. Car François Morel est avant tout un homme de scène. A ce titre, la pièce "Collection particulière" tirée de son album du même nom était jubilatoire à plus d'un titre, d'une part parce que François Morel donnait libre cours à ses talents de chanteur, mais aussi parce que les intermèdes entre chaque titre donnaient lieu à des joutes complices entre lui et son pianiste, voire à des interventions décalées dont il a le secret.


Il faut dire que François Morel a été à bonne école. On ne peut pas revenir, même brièvement, sur son parcours sans évoquer la cultissime série "Les Deschiens" que l'on a adoré aimer ou détester, c'est selon. Pour ma part, j'ai toujours trouvé "Les Deschiens" jouissifs, peut-être parce que tous les travers, plus ou moins exagérément caricaturés, y étaient représentés. Il faut aussi reconnaitre que si François Morel était souvent très bien entouré par des acteurs au diapason (Philippe Duquesne, Olivier Saladin ou encore Bruno Lochet en tête), c'est véritablement lui qui était l'âme des Deschiens. Et on oublie trop souvent à mon sens la prouesse que cela représente d'un point de vue artistique que de faire rire, d'autant que le spectacle était aussi visuel (mimiques, gestes) que remarquablement écrit.


Quand il n'est pas sur scène ou quand il ne pousse pas la chansonnette avec le talent qui est le sien, il ne dédaigne pas tourner pour le cinéma, même si je le connais assez peu à ce niveau là, excepté dans "Le bonheur est dans le pré". Sa filmographie est même plutôt conséquente.


Et puis François Morel écrit. Beaucoup. Souvent. Après tout, il est diplômé en Lettres et ce n'est pas anodin. Ses talents littéraires font merveille lors de ses interventions quotidiennes en radio (Oui, oui, il fait ça aussi...). Régulièrement, il publie des livres, toujours empreints de la même poésie, d'un sens de l'absurde et des situations décalées qui le rendent finalement immédiatement identifiable. Dernier coup de coeur en date en ce qui me concerne : "Bien des choses" aux éditions Futuropolis, qui est en fait une adaptation d'une pièce qu'il avait précédemment écrite (et jouée) pour le théâtre.


François Morel se replonge alors avec délectation dans le monde des cartes postales, telles que l'on se les envoyait à l'époque pas si lointaine où Internet n'existait pas ou si peu. C'est un ouvrage que je ne saurais que trop vous conseiller d'autant qu'il est illustré par Pascal Rabaté. Je ne résiste pas à l'envie de vous proposer quelques morceaux choisis :


Chère Madame Brochon,
Nous sommes à l'aéroport de Roissy (...) J'ai oublié dans la précipitation du départ de renvoyer le dernier bulletin du concours de mots fléchés. Tout est sur la table de la cuisine. Voulez-vous bien le poster en allant arroser les plantes ? D'avance merci et aussi pour votre aide précieuse : "Transpire en trois lettres", c'était bien "sue".
Madame Rouchon


Suivi de :


Aéroport de Sofia
Chers monsieur et madame Brochon,
Roger vient de me mettre le doute dans mon esprit. Il me dit que "sue", en général, c'est "l'homme aux mystères". Je lui ai dit que ce n'était pas incompatible, puisque quand on vit une situation mystérieuse, il me semble qu'il est normal de transpirer... Je ne sais plus quoi penser...
Madame Rouchon


Allez, deux, trois derniers pour la route :


Toute la journée, j'étais contente. Robert était tout gai.En nettoyant la voiture, il n'arrêtait pas de siffler "J'ai fait l'amour avec la mer, j'ai fait l'amour avec la mer..."
Ce soir, si je fais le bilan de la journée, je constate que j'ai fait les courses avec la belle-soeur, les pâtes avec le pistou, la chambre avec l'aspirateur, le dîner avec les restes. Quant à l'amour, je ne l'ai fait ni avec la mer, ni avec le père, ni avec personne.
Janine


Chère Janine,
Hier Roger m'a dit "Et si on faisait Pondi, chérie...". J'ai tout de suite dit oui. C'est si rare qu'il me parle un peu tendrement...
Madeleine


Chers monsieur et madame Rouchon,
Aujourd'hui, nous profitons d'une belle journée de farniente pour écrire nos cartes postales. Une excursion a été organisée pour aller voir le pain de sucre, mais avec le diabète de Robert, nous avons jugé plus raisonnable de rester à l'hôtel.
Monsieur et madame Brochon


Oui, François Morel est sur tous les fronts. Mais quel plaisir... A partager bien évidemment...

"Qui fait peur à maman ?", coup de coeur XXXL



Il est des livres que l'on découvre sans forcément en attendre grand chose et qui laissent une empreinte indélébile. Certes, je recherchais désespérément l'ouvrage de Tibet "Qui fait peur à maman ?" mais peut-être pas pour de bonnes raisons. Etait-ce par curiosité puisque Tibet (alias Gilbert Gascard) n'était jusqu'alors essentiellement connu que pour ses talents de dessinateur ? (encore qu'il ait eu la double casquette scénariste dessinateur sur Chick Bill) Etait-ce parce que ce grand monsieur de la BD nous avait quittés quelques mois plus tôt alors que Ric Hochet avait baigné mon enfance et adolescence et bien au delà ? Etait-ce, plus simplement, pour posséder un ouvrage de Tibet que je n'avais pas encore ? Ou pour me risquer à une déception de lecture ?


Probablement un peu de tout ça. Il est vrai aussi que je ne m'attendais pas à avoir la moindre difficulté pour me le procurer. Mais entretemps la maison d'édition a mis la clé sous la porte et le livre est devenu très rare. Heureusement, il est des amis qui ont rendu cette acquisition possible.


Je ne l'ai pas lu tout de suite d'ailleurs. Je voulais en profiter pleinement. Et ayant eu quelques semaines cahotiques, je ne voulais surtout pas altérer le plaisir de lecture. Et puis, par une fin de semaine somme toute classique, j'ai enfin ouvert le fameux ouvrage. Il était tard. J'ai dû m'arrêter à regret à la 60e page. Pour mieux engloutir le reste dès le lendemain. Les 130 pages restantes. Engloutir fait un peu rabelaisien mais le mot est à peine trop fort tant j'ai pris du plaisir.


"Qui fait peur à maman ?" est préfacé par Salvatore Adamo, grand ami de Tibet et passionné de BD. La préface est chaleureuse, complice, juste ce qu'il faut. Un premier plaisir. Suivi d'un choc. Car le livre s'ouvre sur ces quelques lignes. Je ne résiste pas à l'envie de les partager avec vous. Ceux qui me connaissent, ou qui m'ont déjà lus (En principe, ce sont les mêmes...), comprendront l'importance de ces mots vis à vis de l'enfant que j'ai été. Et le fait que Tibet ait justement choisi de commencer son récit par là a ajouté à l'émotion de la lecture.


Je hurle de terreur depuis des heures.
Je hurle à m'en déchirer la gorge.
Personne ne m'entend... Ou on refuse de m'entendre.
Je suis enfermé dans une cave humide et froide
qui sent le pipi de chat.
Je suis enfermé dans le noir.
Le noir de mes pires cauchemars.
La nuit me terrorise depuis toujours.
Je hurle tassé sur l'escalier de pierre suintante,
blotti contre la porte d'où surgira mon sauveur...
Je grelotte dans mes vêtements trop légers, des
vêtements de régions plus douces.
Qu'est-ce que je fais à mille kilomètres de ma maison ?
A mille kilomètres de Marseille, de sa lumière,
de sa chaleur ?
"AU SECOURS !... Je n'ai que quatre ans..."


A partir de ce moment, on plonge avec Tibet dans ses souvenirs d'enfance. On passe par toutes les émotions possibles, des rires aux larmes. Vraiment. On découvre cet enfant déraciné qui a dû quitter Marseille, sa ville, pour s'installer avec sa famille en Belgique. On en apprend bien évidemment les raisons dont l'essentielle donne le titre à l'ouvrage. Mais je ne veux pas trop en dire. Parce que je compte bien partager ce plaisir de lecture avec le plus grand nombre.


Disons simplement que le contexte géopolitique de l'époque est celui de la seconde guerre mondiale, des tickets de rationnement, de la pension. Avec, en toile de fond, les problèmes familiaux, la maladie d'une mère, l'éloignement d'un père. Les questionnements d'un enfant de quatre ans qui grandit tant bien que mal, à travers une passion naissante du cinéma et les 400 coups qui pimentent une existence pas facile. Un enfant qui se cherche.


A ce titre, certains chapitres prennent aux tripes, dès que le spectre de la guerre ou de la famille décomposée apparaît. Mais la force de Tibet est d'avoir toujours su contrebalancer cette gravité par des anecdotes franchement hilarantes. D'avoir su finalement rester un enfant autant que cela puisse être possible. Il désamorce ainsi ce qui aurait pu passer pour du pessimisme ambiant et en fait quelque chose de beau, de gai parfois. De drôle souvent.


Du coup, on suit avec infiniment de plaisir l'apprentissage parfois difficile de ce marmot de Marseille débarqué à Bruxelles. Avec infiniment de tendresse et d'émotion aussi. Jusqu'à l'âge adulte où le livre se referme d'ailleurs d'une manière un peu abrupte, comme pour nous rappeler que la vie l'est aussi parfois. Entre les deux, ce n'est que du bonheur de lecture. Un plaisir incommensurable. Une leçon de vie aussi. Et un respect décuplé pour ce grand monsieur qui a livré là, à mon sens et bien au delà des émotions véhiculées, un ouvrage de littérature avec un grand L (ou un grand O, c'est comme vous voulez...). Parce que l'ensemble est remarquablement bien écrit, vivant, rythmé, drôle, prenant, tragique... On passe d'une émotion à une autre comme si ça coulait de source. Comme une évidence.


Après, on peut toujours avoir un regret. Toujours le même. D'avoir attendu que les gens s'en aillent alors qu'on aurait tant souhaité leur dire merci pour ce plaisir donné. Tibet ne saura jamais le plaisir que j'ai pris à le lire. Mais moi, je le sais. C'est probablement l'essentiel. Un immense merci à ce grand monsieur. Merci Tibet !


PS : Il va sans dire, même si c'est anecdotique, que je recherche (mais de façon bien moins obsédante évidemment) un 2e exemplaire de "Qui fait peur à maman ?" afin que je puisse en partager un avec le plus grand nombre tout en en gardant un jalousement préservé dans ma biliothèque. Alors le message est lancé, sait-on jamais...

dimanche 28 février 2010

Avis de recherche 2



J'ai déjà parlé de cet avis de recherche par ailleurs, mais sait-on jamais, peut-être aurai-je sur ce blog ou via Facebook quelques lecteurs supplémentaires qui me seront d'un grand secours.


Je recherche désespérément (le mot n'est pas trop fort) l'ouvrage écrit en 2007 par Tibet, le dessinateur de Ric Hochet et Chick Bill aujourd'hui décédé, intitulé "Qui fait peur à maman ?", préfacé par son ami Salvatore Adamo et relatant ses souvenirs d'enfance de Marseille à Bruxelles.


Je ne m'étais pas pressé de me le procurer puisque jamais je n'aurais imaginé qu'il puisse être épuisé, tant chez l'éditeur (L'esprit des péninsules) que sur l'ensemble des sites marchands et d'enchères. C'est une curiosité que je ne m'explique toujours pas mais le constat est là : je rame comme c'est pas permis pour trouver l'ouvrage, et pourtant, de par ma collectionnite aiguë, je m'y entends pour fouiner sur Internet et ailleurs.


En plus, vu la relative confidentialité de l'éditeur dans le monde littéraire, un libraire m'a informé qu'en principe ce genre d'ouvrage se trouvait surtout sur commande, c'est-à-dire qu'il était peu courant de voir un tel éditeur envoyer des stocks de livres à telle ou telle enseigne.

Bref, je galère, je galère. J'ai dû téléphoner à toutes les enseignes que je connaissais, notamment sur Périgueux, Brive et Rodez mais sans succès. Alors, même si je suis peu optimiste quant au fait que vous ayez plus de chance que moi, je lance un appel. Si vous tombez sur cet ouvrage par le plus grand des hasards, prévenez-moi surtout, je suis preneur...


Sinon, ce sera le système D. Prier pour qu'une bibliothèque en ait un exemplaire pour le lire à défaut de le posséder.


Merci d'avance et bon courage ! Parce que je suis dans l'impasse et que je ne vois vraiment pas comment ça va changer. Mais enfin, sait-on jamais...

samedi 2 janvier 2010

Le blog dont j'avais tant besoin de parler



Rien de tel que les prémices d'une nouvelle année pour se faire plaisir. Quitte à prendre le risque de froisser légèrement certaines sensibilités, voire quelques amitiés qui pourraient ne pas comprendre le choix de mon sujet ou la teneur de ce message.


Il se trouve que depuis de longs mois déjà, voire bien davantage mais je ne saurais réellement dire, je visite immanquablement, jour après jour, un site bien particulier. Et comme il se trouve que je suis un couche-tard, je suis souvent aux avants-postes, un peu après minuit, pour guetter la mise à jour quotidienne.


C'est un site que j'affectionne tout particulièrement. Tout n'y est certes pas parfait, dans le sens où ma propre sensibilité me porte naturellement vers certains sujets plus que d'autres mais la curiosité, pourtant pas exacerbée chez moi, m'y ramène toujours. C'est un site où la variété est de mise, où il y a toujours quelque chose de bon à y prendre. La musique y a une grande place, entre auteurs classiques ou plus contemporains, sans oublier, chaque semaine, les appréciations personnelles de l'auteur concernant certaines nouveautés côté albums.


Autre rubrique récurrente : les mercredis au Portugal. C'est une des rubriques que je lis le moins, essentiellement parce que je ne connais pas du tout ce pays pourtant si proche et que j'ai du mal à me passionner pour les endroits que je n'ai pas pu visiter en personne. Comme l'envie de ne pas me laisser influencer avant, peut-être, de m'y rendre un jour si je surmonte l'idée (cliché ?) de la chaleur que je pense étouffante. C'est vrai que les pays "chauds" refroidissent mes ardeurs, déjà que je suis cerné de ventilos l'été en France. Mais sinon c'est extrèmement varié, très documenté.


D'autres rubriques ont ma préférence, notamment celles où l'auteur du blog montre ses talents d'écrivain ou de rimailleur. Textes épars ou figures imposées (comme la très plaisante catégorie Sur une toile de...). C'est ce que je préfère, cette apparente facilité de l'auteur à jouer avec les mots, même si cela m'oblige à reconnaître qu'il est meilleur que moi sur deux points essentiels : la qualité d'écriture et l'inspiration.


Rajoutez quelques billets d'humeur savoureux (globalement en tout cas) et une quantité assez ahurissante de photos en tout genre comme autant de moments de vie et vous aurez donc une idée assez précise de ce blog dont je vous parle depuis le début de ce sujet.


Après, si je ne taris pas d'éloges sur Du bleu dans mes nuages (car tel est son nom, il était sans doute grand temps de le spécifier) tout simplement parce que je le trouve très bon, je dois préciser quelques points. Les quelques lecteurs de ce blog savent que je n'ai pas d'atome crochu avec Armando, son auteur et concepteur. Mais indépendamment de cela, je voulais pouvoir dire tout le bien que je pensais de son blog. Parce que je m'y rends tous les jours, parce que j'y prends, parfois de façon un peu coupable, du plaisir de lecture, parce que surtout je veux pouvoir m'y rendre sans avoir l'impression de le faire en cachette. Après, les affinités ne se discutent pas, les ombres du passé non plus, même si tout çela est quand même pas mal derrière nous maintenant.


Donc, je ne saurais trop vous conseiller d'aller faire un tour, et même plusieurs, du côté Du bleu dans mes nuages. Surtout que de m'être enfin décidé à écrire ce billet est véritablement comme une délivrance. Je veux croire que l'on peut avoir des divergences avec une personne, légitimes ou pas selon l'idée que l'on s'en fait, tout en appréciant ce qu'elle peut proposer aux autres, offrir à la lecture...


Je continuerai donc, jour après jour, à me rendre sur Du bleu dans mes nuages. A y prendre du plaisir ou un peu moins selon les catégories. Et vu que je suis un lecteur assidû, je pense que ça mérite amplement d'être mon premier message de 2010 !


Bonne année à tous !

mercredi 30 septembre 2009

Le Bistro de l'Octroi, immodérément...





Aujourd'hui, je vais vous parler d'un de mes petits plaisirs hebdomadaires. Je prends le risque une nouvelle fois, comme on me l'a fait remarquer précédemment, de ne pas intéresser mes amis mais tant pis. J'entretiens le plaisir d'écriture, c'est déjà ça. Si le plaisir de lecture suit, ce sera la cerise sur le gâteau.

Cerise sur le gâteau, il en est d'ailleurs un peu question puisque c'est de restauration que je vais vous parler aujourd'hui. En effet, tous les vendredis midi (ou presque), je m'offre le plaisir de déjeuner au Bistro de l'Octroi. Un restaurant semi-gastronomique où la formule à 13 euros fait merveille. Et, de temps à autre, la carte n'est vraiment pas mal non plus. On reste de toute façon dans un très bon rapport qualité-prix. D'autant que ce n'est pas légion à Sarlat où beaucoup de restaurants rivalisent de médiocrité pour appâter les touristes. Hormis quelques rares bonnes adresses qui se comptent sur les doigts d'une seule main, le reste est un gloubiboulga de lieux vraiment dispensables.

Revenons en à l'Octroi. J'y ai eu dès le début d'excellents souvenirs puisque Nath et moi y avions été invités par nos amis belges. Là où ma mémoire flanche, c'est lorsque j'essaie de me rappeler si François-Marie et Brigitte nous ont fait découvrir l'endroit ou si je connaissais déjà un peu avant. En tout cas, depuis, j'y suis revenu de façon très régulière.

Du coup, je connais une bonne partie de l'équipe et j'ai presque l'impression de faire partie des meubles. Avec Christophe, le chef de rang (c'est bien comme ça qu'on dit ?), le tutoiement est de rigueur. Entre chaque plat, on échange quelques mots, on discute de tout comme de rien. Les serveurs ont toujours un sourire ou un mot gentil. Du coup, je m'y sens bien. Et quand on a une certaine hantise comme moi du monde et des lieux un peu "confinés", ça a quelque chose de miraculeux. Non seulement, j'aime aller au Bistro de l'Octroi mais surtout je déteste les rares vendredis où je n'y vais pas. Le vendredi, j'y viens seul. Invariablement. Et j'aime ça. J'ai ma table dans un coin. J'observe les gens, le service qui s'affaire. Je me détends. Je suis bien. Car s'il est vrai que bien manger est important, être détendu est aussi appréciable. Ce déjeuner hebdomadaire, j'en ai besoin. Cet endroit, j'en ai besoin. Dans un mois, je vais vraiment devoir freiner mes visites et le pincement au coeur est déjà là.

Je parle, je parle. Du coup, outre le risque accru de ne pas intéresser mes amis, je n'ai même pas encore évoqué, ou si peu la cuisine. La formule du jour à 13 euros comprend plat du jour, dessert, boisson et café. Evidemment, le vendredi c'est souvent poisson. Et c'est un délice, tant le chef trouve à chaque fois la cuisson qu'il faut, la petite sauce qui va bien etc. Le plat est bien dressé, ajoutant au plaisir des papilles celui des yeux. Petite préférence pour l'escalope de saumon à l'oseille. Et si un jour je ne suis pas d'humeur poisson, on me proposera un petit filet de boeuf pas piqué des hannetons. Viande de qualité très tendre et cuisson bleue parfaite comme toujours.

Avec un assortiment de légumes et de petits flans aux cèpes. Côté dessert du jour, c'est toujours appétissant. Et si je ne suis pas inspiré, je demande une île flottante ou mieux encore une tarte citron meringuée maison à tomber à la renverse. (François-Marie, il faudra que tu me dises si "tomber à la renverse" ne serait finalement pas un pléonasme...)

Bref, je pourrai parler pendant des heures de cet endroit qui m'est aujourd'hui tellement familier. Certes, on pourra me reprocher un manque d'objectivité. Et pour cause ! Je ne jure que par le Bistro de l'Octroi. Mais vraiment, c'est réellement une très bonne adresse si vous vous arrêtez à Sarlat un de ces quatre, à quelques centaines de mètres du centre historique. Tout y est : la qualité, la quantité, le service...

Et puis, encourager parmi la multitude de restaurants à Sarlat les rares qui prônent qualité des produits et respect de la clientèle, c'est vraiment le moins que je puisse faire.

Allez, vendredi, j'y retourne. Et peut-être même demain, tiens !

dimanche 5 juillet 2009

Instantanés du regard et du cœur…


Je pensais que parler de ce nouveau coup de cœur serait aisé. Il faut croire que non. Peut-être parce que celle dont je m’apprête à vous parler est avant tout une amie en plus d’être une immense artiste comme vous pourrez le constater en cliquant ici.

Liligen a une passion : la photographie. Une passion comme celle de l’amitié ou de l’Italie.
Une passion qui ne date pas d’hier mais dont elle se consacre enfin pleinement, entre spontanéité et parfaite maîtrise de son art.


Liligen a fait de la photographie un loisir qui lui prend beaucoup de son temps, mais toujours avec le même émerveillement. Il n’y a qu’à voir la multitude des sujets pris sur le vif : faune et flore au rythme des saisons (avec les oiseaux en vedette), paysages du Québec et de tant d’autres contrées canadiennes, partage de l’Italie. Il y a tant de belles photos à admirer. A découvrir.

La nature est omniprésente, dans une explosion de couleurs et de frémissements. Lorsque l’on observe les photographies d’un cerf, un raton laveur ou un écureuil plein de malice, on se dit qu’il suffirait presque de tendre la main, tant l’émotion et la vie sont là.

Il n’y a pas de secret. Un appareil photo, aussi perfectionné soit-il, ne remplacera jamais le cœur. Celui de Liligen invite au partage. Je n’en dirai pas davantage. Liligen a très gentiment accepté que j’utilise ici certaines de ses prises de vues mais il vous faut impérativement vous rendre sur son site, à la fois pour un meilleur rendu des images, et puis surtout pour avoir une vision d’ensemble des très nombreuses galeries photo de Liligen.

Mon amie québécoise s’appelle en réalité Geneviève Cotineau. Ce n’est pas un secret puisque c’est ainsi qu’elle signe ses petits instants de vie pris sur le vif. Et lorsque elle parle de sa passion pour la nature, c'est en ces très jolis termes :
"À plat ventre dans le gazon, dans la terre, les genoux égratignés par les ronces, je vis. Quand je parle aux oiseaux, que je les imite pour les attirer, que je les vois me regarder et pencher la tête, je vis."


La nature selon Geneviève, une perpétuelle invitation au voyage… Merci Lili !

Toutes les images utilisées ici sont la propriété exclusive de leur auteur.
Photo 1 : Le colibri à gorge rubis
Photo 2 : Le raton laveur
Photo 3 : Cap Breton (Nouvelle-Ecosse)
Photo 4 : Halloween à l'affût
Photo 5 : Parc Papineau-Labelle
Photo 6 : Geai bleu (et quel beau bleu !)
Photo 7 : Le bison
Photo 8 : Saint Siméon
Photo 9 : Cerf de Virginie
Photo 10 : Le pavot oriental
Photo 11 : L'écureuil roux d'Amérique
Photo 12 : Eco-Parc de Lamèque

mardi 20 janvier 2009

L'espoir de tout un peuple


Ce mardi, Barack Obama est devenu le 44e Président des Etats-Unis dans un climat de liesse probablement jamais atteint pour une élection de cette importance.

Premier noir à accéder au sommet du pouvoir, Barack Obama jouit réellement d'une côte de popularité, et même de sympathie, exceptionnelle. Mais les attentes, les espoirs mis en lui, sont immenses.

D'ailleurs, il en est pleinement conscient. Son discours d'investiture ne trompe pas. Les Etats-Unis traversent une crise majeure dont Obama a fait son cheval de bataille. Se voulant ambitieux mais réaliste, il a prédit une lutte difficile pour tenter de redresser l'économie, et par là même enrayer les disparités sociales. C'est d'ailleurs en rappelant qu'il veut réduire ces inégalités qu'il s'en prend clairement à l'administration Bush et aux intérêts personnels de certains de ses membres.

Concernant la politique étrangère, notamment sur les épineux sujets de l'Afghanistan et de l'Irak, Barack Obama a su faire preuve d'ouverture mais aussi d'une extrême fermeté vis à vis de tous ceux qui refuseraient la main tendue. Par rapport à la situation des troupes déployées en Irak, il semblait s'orienter vers un rapatriement.

Bref, Barack Obama a globalement fait un discours probablement conforme aux attentes des millions d'américains. Nul doute que la mise en oeuvre de toutes ces bonnes paroles (sincères à n'en pas douter) sera plus problématique. Le Président a beau vouloir enrayer une à une les difficultés qui ont conduit le pays dans la crise, il ne possède pas de baguette magique.

Et pourtant, il est mieux placé que quiconque pour savoir que le temps presse. Et que l'euphorie née de l'espoir de tout un peuple ne dure qu'un temps. Après les mots, il faudra des actes, et surtout des résultats.

Ce qui parait néanmoins acquis, c'est que la situation ne pourra de toute façon pas être pire que le marasme dans lequel l'administration Bush a plongé le pays (Certes, c'est peut-être réducteur mais ça soulage).

En tout cas, d'un point de vue plus personnel, cette élection me touche et me ravit. Par sa symbolique si chargée d'émotion . Par la liesse de toute une nation. Par les espérances folles sur les épaules d'un seul homme. Un homme qui est définitivement entré dans l'Histoire ce mardi 20 janvier 2009.

Et si, malgré le poids des défis à relever, Barack Obama était bel et bien l'homme de la situation ?

Moi, je veux y croire. Croire en Obama.

(Et puis...C'est pas comme avec certains, du type Sarkozy, avec lesquels vaut mieux croire en rien. Tut, tut ! J'ai rien dit... Ne gâchons surtout pas cette belle journée !)