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samedi 8 janvier 2011

On ne vous oublie pas...


Le 8 janvier 2010, Madame Rustan nous quittait. A l'époque, je n'avais pas pu dire au revoir à celle que je considère comme ma grand-mère de coeur puisqu'elle m'a connu tout petit et qu'elle n'a cessé de m'accompagner depuis et de m'encourager en permanence, même lorsque je ne le méritais pas forcément. Mais moi, ça me plaisait bien que l'on me donne raison en toutes circonstances. Elle aimait bien dire de moi que j'étais un petit malin... et ça me plaisait bien de le penser ! La vérité, c'est que j'étais un enfant très sage, tout simplement. Comment ça, j'extrapole ?

Plus sérieusement, aujourd'hui, j'ai donc une pensée émue pour elle mais également pour mon ami Christian qui a su aller de l'avant en comblant comme il le pouvait le vide laissé par l'absence. Il a su se prendre en main, se fixer des objectifs. Il a retrouvé un équilibre certain, une vie riche et bien remplie. Nous avons surtout pu nous retrouver et ça, ça n'a pas de prix.

Madame Rustan aimait les roses rouges. Celles-ci sont donc pour elle. Avec toute mon affection.

vendredi 7 janvier 2011

Rétrospective 2010


Depuis deux ans, je me livre à une petite rétrospective de l'année écoulée sur ce blog. J'y prends du plaisir mais ne me demandez pas pourquoi, je ne serais pas certain de savoir l'expliquer. Peut-être parce que, sans prétention aucune, je prends aussi du plaisir à me relire, même si certains sujets sont plus intéressants que d'autres ou plus ou moins anecdotiques.

Et comme en plus, je compte a priori deux nouveaux lecteurs, ça leur fera le cas échéant une piqûre de rappel ou, plus simplement, ça leur permettra de se familiariser avec cet espace, pas bien difficile à dompter, il est vrai.

Je reviens très brièvement sur mes problèmes médicaux et professionnels. J'en ai beaucoup parlé, parfois avec humour, parfois plus gravement. J'en ressentais sans doute le besoin et les avis des uns et des autres m'auront beaucoup apporté. 2011 devrait être plus calme sur ce plan là, puisque niveau santé, le traitement suit son cours et devrait durer une bonne partie de l'année. Mais je gère. Niveau boulot, je ne sous-estime pas le traumatisme de cet échec professionnel mais je dois aller de l'avant. On verra ce qu'il me sera possible de faire...

En janvier, Tibet nous quittait dans la nuit du 2 au 3 janvier. Le dessinateur de Ric Hochet et de Chick Bill tirait sa révérence à 78 ans apparemment en regardant du Bigard. Déjà que je n'aimais pas beaucoup ce pseudo humoriste vulgaire... Mais Tibet est aussi lié à un grand bonheur 2010, celui d'avoir découvert en avril, grâce à mon amie Brigitte qui n'aura pas ménagé sa peine, son livre autobiographique "Qui fait peur à maman". Du plaisir et de l'émotion à chaque page.

Février fut mon mois le plus productif mais finalement si on enlève mes déboires médicaux et familiaux, il ne reste plus grand chose. Un billet consacré à Larry Hagman, un autre à la disparition de Serge Sauvion, l'inoubliable "voix" de Columbo. Et puis un billet tout particulier consacré à ma grand-mère de coeur, partie un 8 janvier, mais dont je n'apprends le décès que bien tardivement. Du coup, je me rapproche de son fils Christian. Mais j'y reviendrai...
Février marque aussi mon "retour aux affaires" au niveau de l'écrit avec la petite Sarah, une nouvelle en trois volets.

En mars, je m'extasie (mais ça ne date pas d'hier) devant la sensibilité et les qualités d'écriture d'une amie. Je revois enfin mon vieil ami Christian pour une rencontre forcément émouvante. Patrick Topaloff nous quitte. Mars marquera enfin la venue d'une nouvelle rubrique "En trompe l'oeil", née d'une concertation entre moi et mon cousin Titof. Il me transmet un de ses clichés (la photo est sa grande passion) et j'essaie d'en sortir autre chose, par le biais des mots. Un exercice d'écriture finalement qui me fait du bien. Mais je reverrai quand même mes ambitions à la baisse. La rubrique se veut hebdomadaire, elle sera plutôt mensuelle.

En avril, je partage mon engouement pour François Morel et la formidable série Monk qui tire sa révérence. Je m'extasie devant les plaisirs simples comme faire un puzzle à deux. Et j'instaure une nouvelle rubrique "Carte blanche à Nath" où ma chère et tendre prend la plume au gré de ses envies, souvent pour partager quelques carnets de route de randonnées. La rubrique n'est pas très régulière. Il va d'ailleurs falloir que je lui en touche deux mots, depuis le temps !

En mai, les conseils précieux d'un ami m'apportent une remise en question salutaire. Le même mois, je pond un sujet anodin sur la page blanche. Un sujet écrit dans la nonchalance la plus totale et qui, à ma grande surprise, séduit mes lecteurs. Quelque part, je n'en suis toujours pas revenu. J'y ai pensé pendant longtemps. Parfois, j'y pense encore.

En juin, je fais mon cabotin. Allez, je vous fais une petite révélation (encore que je me suis demandé si certains ne s'étaient pas posé de questions) : le troisième volet de Carte blanche à Nath n'a pas été rédigé par ses soins mais... par les miens ! Je n'ai pas pu m'en empêcher. Elle tardait à écrire quelque chose sur cette randonnée alors qu'il y avait de bien belles photos à partager. Alors je m'y suis collé, essayant de modifier mon style, m'amusant à me mettre à sa place, proposant à mes lecteurs un voyage auquel je n'avais jamais participé. Je vous rassure, je ne l'ai fait qu'une fois mais je me suis bien amusé. Mais comme il m'en faut peu parfois... Cath et Isa ont commenté. Se sont-elles doutées de quelque chose ? Ou pas ?

En juillet, c'est vacances. A Saint-Pierre la Mer et Gruissan tout d'abord. Puis chez nous, en Dordogne, où mon ami Christian vient passer une dizaine de jours.

En août, c'est la misère. Juste le temps quand même d'afficher certaines ambitions. J'en ai même mené certaines à bien. Pour le reste...

En septembre, les petits bonheurs sont à l'honneur. Comme de simples cubes modulables qui vous changent un intérieur. Je partage aussi une histoire écrite par Isa alors qu'elle n'avait qu'une douzaine d'années. Une histoire que je décide de me réapproprier mais qui ne trouve pas son public, ni dans sa version d'origine, ni dans sa version remaniée que je n'ai toujours pas achevée d'ailleurs.
Et le passionné d'animation que je suis retrace le parcours du prolifique Jean Chalopin pour un retour en enfance garanti !

En octobre, je m'interroge mais ça ne durera pas éternellement. Je découvre Brive intra-muros. Et j'explose mon record de commentaires avec le sujet Cath a dit. 24 commentaires, du jamais vu par ici, même si on a évidemment un peu tiré sur la corde. Mais c'était bien rigolo ! Surtout qu’entre temps, j'ai récupéré la statuette... et le triptyque tant attendu fin décembre !
Enfin, mon cousin Titof me gâte en m'envoyant gracieusement une trentaine de soupes chinoises, un de mes pêchés mignons. Miam !

Novembre est un mois pauvre en messages mais intense. Outre une réconciliation un peu frustrante avec ma mère, nous fêtons les 35 ans de Nath. Quant à moi, je vais de mieux en mieux alors autant en faire profiter les amis !

En décembre, je fais le plein des ultimes ouvrages posthumes du regretté Tibet. Tout le monde est suspendu à mes lèvres pour suivre les aventures palpitante de mon nouvel ami le gymnote. Je partage deux coups de coeur, l'un en musique avec le nouvel album de Adamo, l'autre en BD à l'occasion de la sortie du 6e tome de la superbe série Magasin Général qui nous emporte dans le Québec rural des années 20. Et puis, une petite histoire pour la route, un petit conte de Noël à partager. Je termine enfin sur un billet fourre-tout, désireux d'atteindre (sans le dépasser) mon nombre de messages de l'année écoulée. Mission remplie : 106 messages en 2009, 106 en 2010.

Voilà, je crois avoir fait le tour. C'est un exercice pas vraiment indispensable mais qui m'amuse et qui me permet aussi de retomber sur des sujets que j'avais un peu oubliés. Pour le reste, je n'ai plus qu'à vous remercier pour vos passages, vos commentaires, vos bons mots (et votre franchise) à mon égard. En espérant que vous continuerez à prendre du plaisir à venir par ici. Au moins un peu. Et plus si affinités...

(Et merci à Cath pour la photo !)

mardi 4 janvier 2011

Résolutions 2011


J'avais pourtant dit qu'on ne m'y reprendrait plus... Les résolutions sont en général faites pour ne pas être tenues. En plus, ça a quelque chose de franchement désagréable... résolution... se résoudre à... Bref, ça fait drôlement envie. Allez, petit tour d'horizon :

1) Persévérer dans ma lutte contre le surpoids. Après l'euphorie du dernier trimestre (- 9 kilos, retour à la normale au niveau du diabète ), les fêtes sont passées par là. Ce n'est pas tant que j'aie repris (1 ou 2 kilos en balance) mais c'est au niveau de la motivation que cela pêche. Baisse de motivation évidente et quelques excès qui font comme mon poids... ils perdurent ! A surveiller donc. Et dans le même ordre d'idées, en finir avec mes problèmes de santé que je traîne depuis un an. Rien d'insurmontable mais un travail au long cours qui met à mal ma légendaire patience...

2) Me détacher de certaines futilités qui font de moi un esclave collé à son ordi. Exit Facebook et ses applications addictives qui donnent invariablement l'impression d'avoir gâché sa journée à ne pas l'avoir franchement vécue. Rien ne dit que mes journées seront nécessairement palpitantes pour autant, mais si elles sont un tantinet plus variées, ce sera déjà un bon point.

3) Dans le même ordre d'idées, je vais tenter de mettre un frein à ma collectionnite aiguë, bien aidé en cela par l'état de mes finances. Il faut dire que mon dernier plaisir, le fameux triptyque dont je vous rabats les oreilles depuis de longs mois et qui constitue le clou de ma "collection", vaut bien quelques sacrifices à venir. Du coup, j'ai viré tous les favoris à tentations : exit les ebay, le bon coin, priceminister et j'en passe, exit aussi les forums para-BD et tout ce qui pourrait m'éloigner du droit chemin. Je garde juste un oeil sur le Gargamel et un autre un peu plus distrait sur le Blacksad. Pour le reste, j'arrête les frais. Pour cette année du moins.

4) Tenter d'accentuer ma recherche d'emploi. Pas de mystère : plus je serai inactif, plus la reprise sera dure. Et les soucis de santé cumulés à ma dernière expérience professionnelle assez marquante ne doivent pas servir d'excuse à un certain dilettantisme. Bref, on va tâcher de se trouver quelque chose de pas trop mal. Les résolutions prises plus haut devraient m'y aider. Journalisme, administratif, j'ai quelques secteurs à explorer. Travailler chez moi me plairait aussi beaucoup, mais là ça ne court pas les rues, ce type d'annonces...

5) M'entourer à bon escient. Les quelques déboires familiaux de l'année dernière m'ont fait percevoir certaines choses d'une certaine façon. Idem pour les "amis" et bonnes relations dont certains m'auront un peu déçus, surpris ou lassés (et tous les autres, évidemment, avec lesquels ça se passe très bien, invariablement, les piliers plantés dans le roc). Après, personne n'est parfait, j'en suis le parfait exemple et je ne suis donc pas exempt de critiques. Le tout est de savoir ce que je suis prêt à "tolérer" ou pas. L'important n'est finalement pas de savoir si je suis un bon ami pour mes amis (et réciproquement) mais si je peux composer avec ceux qui m'entourent ou si cela me devient plus difficile qu'à une époque. Quant à la famille, on va essayer de mener dans le bon sens le début de reconstruction entamé en fin d'année. Ce qui ne se fera pas dans la simplicité, je me connais, mais enfin, à essayer quand même... Dans tous les cas, j'ai du boulot, à commencer peut-être par un "travail" sur moi concernant cette hyperémotivité qui me caractérise et qui me fait prendre les choses tellement à coeur. A condition de vouloir changer, ce dont il me faudra déjà me persuader.

Voilà... Je crois que ça commence à faire. En ferai-je seulement la moitié, ou le quart ? Régler mes soucis de santé et m'épanouir dans un boulot valorisant serait déjà énorme. Pour moi mais aussi pour Nath qui m'aura extrêmement soutenu tout au long de l'année écoulée. D'ailleurs, 2011 marquera aussi nos 10 ans de mariage, le 7 avril. Nous comptons bien fêter ça en amoureux. Voilà au moins une résolution commune et à notre portée !


mercredi 15 décembre 2010

Visions d'horreurs


Si j'étais un tant soit peu intelligent, je n'écrirais pas ce sujet. Je laisserais couler, comme on dit. D'autant que tout ceci n'est pas très important finalement. Malheureusement, je ne dois pas être si intelligent que cela. Et en plus, j'ai la fâcheuse tendance à vouloir que tout soit bien clair, dire les choses et me faire comprendre. Oui, me faire comprendre pour ne pas laisser de fausses impressions ou de fausses idées. Bref, je n'aurais aucune raison de me justifier mais j'en ressens le besoin.

Ce qui me chiffonne aujourd'hui date d'il y a une quinzaine de jours, sur un blog pas franchement ami mais un blog sur lequel, et je ne m'en suis jamais caché, j'aime à me rendre assez régulièrement parce que l'on y trouve de belles choses et parfois de jolis mots et autres belles images.

Le problème est que, alors que tout pourrait être pour le mieux dans le meilleur des mondes, il faut toujours que l'auteur de ce blog dérape, avec plus ou moins d'élégance. Et comme il sait que je viens lire sur son espace, il ne s'en prive pas.

Comme à chaque fois, avant toute chose, il se pose en victime (tout le monde me hait mais je ne hais personne, amen !), oubliant que les rares fois où je l'ai rembarré sur mon blog, c'était en réponse à des agressions de sa part sur le sien. Parce qu'il ne faudrait pas inverser les rôles...

Je l'ai déjà dit, ces dérapages sont dommageables parce qu'à côté de ces quelques écarts, son blog est admirablement bien fait et varié. On y a évidemment ses préférences mais il y a quand même matière à contenter le plus grand monde. Et puis il y a cette qualité d'écriture. Je crois que l'on peut être agacé par certains traits de caractère d'une personne et lui reconnaître des qualités. Personne n'est tout blanc ou tout noir et je suis de toute façon pour l'apaisement, bien plus qu'il ne pourrait le croire d'ailleurs. Mais faut dire que, comme tout un chacun, je vieillis. En mal, en bien, qui pourrait le dire...

Il paraît donc que j'aurais écrit, je cite, "des horreurs sur ma mère" qui auraient profondément attristé ce monsieur, au même titre que les "horreurs" que j'aurais balancées sur lui (mais toujours en réponse à ses propres agressions, je me dois de le rappeler !).

Que ce monsieur vienne sur ce blog et lise à loisir, je n'y vois aucun inconvénient. C'est un endroit aussi libre que puisse être le sien. En plus, tellement d'eau a coulé sous les ponts depuis nos divergences et nos rancoeurs d'antan que je suis personnellement passé à autre chose. Que ce même individu ait un avis et l'offre en partage ne me gêne pas davantage. Cela prouve simplement que mes écrits renvoient à quelque chose et que, de quelque façon que ce soit, ils touchent les gens.

Mais quand mes propos sont dénaturés, volontairement ou pas d'ailleurs puisqu'il s'agit de ressentis, je me dois d'apporter des précisions. Soyons clair : rien ne m'a fondamentalement dérangé dans les propos de ce monsieur sur son blog, il y a même des choses qui se tiennent et que je peux parfaitement entendre. Il y a même une certaine finesse dans l'analyse. Notamment lorsqu'il dit que mes propos ne sont que souffrance. Evidemment qu'il y a de la souffrance. Je ne crache pas les mots par plaisir mais parce que j'ai besoin qu'ils sortent. Besoin que l'on m'entende. Que l'on me comprenne à défaut de m'approuver. Je souffre d'un déficit d'amour et surtout, surtout, de reconnaissance. Alors oui, il y a de la souffrance, un sentiment de non-appartenance, de rejet qui m'a poursuivi une bonne partie de mon enfance et qui ne s'est jamais départi ensuite.

Mais là où je suis triste, c'est par l'emploi du mot "horreurs". Ce seul mot m'aura plus attristé que le message du blog en soi. Un message pas dénué d'une certaine sagesse, notamment lorsqu'il y est dit qu'on ne doit pas laisser le passé tuer le présent et l'avenir. On y lit d'ailleurs deux ou trois autres choses dans cette veine qui tombent sous le sens et auxquelles j'adhère complètement.

Mais je ne cautionne pas l'emploi de ce mot "horreurs". Du coup, je me demande si j'ai été bien lu ou juste en surface. Je n'ai pas l'impression d'avoir dit des horreurs, juste de m'être finalement mis à nu, peut-être un peu trop d'ailleurs. Or, s'il m'est arrivé d'être en désaccord avec ce monsieur, j'aurais plutôt cru qu'il m'aurait compris sur ce point précis. Je ne dis pas approuvé. Mais compris, oui, je l'aurais pensé. Parce que nous avons tous nos fêlures d'enfance, nos blessures qui ne font pas de nous des gens qui détiennent la vérité mais des gens qui souffrent ou ont souffert. Il suffit juste de lire un peu entre les lignes.

Bref, parce que je ressens le besoin de me justifier, parce que j'ai besoin que les choses soient claires, que les mots soient bien choisis, je précise donc que tout ce que j'ai dit sur ma mère ne saurait être assimilé à des "horreurs". Mais je suis fatigué d'envoyer des signaux à une femme qui ne les voit pas, à remuer les bras dans le brouillard, à faire des choses qu'elle ne verra jamais tant il y a un tel effet de transparence entre nous.

Après, je suis comme tout le monde. J'essaie d'avancer. Je ne suis pas enclin au pardon, je suis ainsi fait. Je ne dit pas que c'est un bien ou un mal. C'est un fait, point. J'ai la rancune tenace, et plus je lance des bouées qui se perdent, moins je suis enclin au pardon. Pardon de ne pas tendre l'autre joue. Mais j'essaie d'avancer. J'écoute ce qui se dit autour de moi. Les prières des gens qui comptent pour moi et qui souffrent au moins autant que ma petite personne. Ces gens qui comptent tellement et qui auront rendu possible une réconciliation que je n'aurais jamais envisagée, ni même voulue. Réconciliation toute relative, les sentiments s'étant dilués depuis bien trop longtemps...

Je ne suis pas parfait, je suis même bourré de défauts. Et paradoxalement, je m'aime bien davantage qu'à une époque. Alors oui, je dis les choses telles que je les ressens, sans fard ni artifice, et pas forcément telles qu'on voudrait les entendre.

Mais je ne dis pas d'horreurs, non monsieur. Ou alors c'est que vous avez mal lu.

dimanche 12 décembre 2010

Noël dans la maison...


Certaines années, on n'est pas vraiment enthousiaste à l'idée de faire le sapin. D'ailleurs, l'an dernier, nous nous étions abstenus puisque nous avions encore Lucky et que j'étais déjà trop occupé à préserver mes figurines et autres trésors des moments de folie du chat.



Mais cette année, nous avons mis les petits plats dans les grands et on a décidé de se faire plaisir, bien que nous ne passerons pas Noël à la maison. On a hésité entre un sapin véritable et un synthétique. Finalement, on a pris un petit sapin planté dans son pot et qu'il sera donc possible de replanter dans le jardin, si le coeur nous en dit, et selon la tête qu'il aura à la fin des fêtes puisqu'il devrait tout de même perdre bon nombre d'épines du fait de la chaleur qui règne dans le salon.



On a aussi fait le plein de bidules indispensables : guirlandes électriques, décorations, figurines de Noël, photophores... Bref, on a renouvelé notre stock qui était un peu vieillot et surtout, une fois n'est pas coutume, nous avons décoré la pièce à deux. En général, je laissais Nath s'en charger et je râlais après.


Bref, ce fut un bon moment, reposant et paisible. Tout comme le reste du week-end où nous avons multiplié les marchés de Noël des alentours : Carsac-Aillac, Sarlat, Souillac et Calviac en Périgord sous un temps frais mais très ensoleillé. J'ai même fait une entorse à mon régime en dégustant un kebab (Je n'en mange pas souvent mais heureusement parce que j'adore ça). Si je rajoute à cet écart les lasagnes de ma mère hier, je crois que les choux de Bruxelles de ce soir vont être salutaires.



Bref, un bien joli week-end à partager avec ma douce, tranquille, à notre rythme, à arpenter les rues, à observer les stands. Avec de belles trouvailles parfois et des stands franchement anodins aussi. Du monde dans les rues. Noël est déjà là...


Du coup, ça valait bien quelques photos. Et si je n'ai pas eu à coeur d'immortaliser nos virées extérieures (je préférais mes gants à mon appareil), je ne peux m'empêcher de partager ces quelques clichés de notre petit intérieur redécoré.


Week-end pépère, quoi ! J'aime ! ! !


mardi 30 novembre 2010

Les voyants sont au vert !



Après les festivités d'hier (et les quelques écarts...) dues aux 35 ans de Nath, retour à des considérations plus terre à terre. Et puisque vous êtes généralement soucieux de ma bonne santé, je m'en vais vous donner quelques nouvelles. En même temps, tout est dans le titre.

Autant ma précédente prise de sang avait été catastrophique dans sa globalité, autant la dernière en date (19 novembre) a montré une évolution très positive de la situation.

Outre le fait d'entamer la perte de mon 7e kilo en moins de deux mois (même si ce fichu kilo est bien difficile à perdre, à croire que j'en suis à un nouveau palier), je dois bien admettre que dans l'ensemble, il est bien motivant de se dire que les sacrifices donnent des résultats.

Ma glycémie qui s'affolait à plus de 2 (voire près de 3 selon le moment de la journée) tourne globalement entre 0,9 et 1,5 sachant que je la contrôle à trois reprises, avant chaque repas. Je prends certes un cachet matin et soir censé m'aider dans la régulation de la glycémie mais il est surtout là pour pallier les effets de la cortisone puisque c'est quand même cette fichue cortisone qui a provoqué ce satané diabète.

Mais le plus important était le résultat de l'hémoglobine A1c. Autant la glycémie est un instantané pris à un moment donné, autant le pourcentage d'hémoglobine A1c s'inscrit dans le temps. Un taux élevé, et donc à risque, permet de constater que les dégâts ne datent pas d'hier mais s'inscrivent dans la durée, montrant notamment que certains sucres se sont "incrustés", renvoyant à une alimentation déséquilibrée et de longue haleine.

Bref, ce taux devait impérativement baisser. Pour vous donner une idée, il était à 8,7 alors que les valeurs de référence s'échelonnent entre 4 et 6. Bien évidemment, le taux d'hémoglobine ne peut pas être aussi facilement régulé que celui de la glycémie. Mais il est tombé à 6,5. Apparemment un excellent résultat à en juger par la réaction de mon médecin. Encore un petit effort et je vais me retrouver dans la bonne fourchette.

Pour le reste, tout est bon (sodium, potassium...). Il faut dire que je prends du potassium en complément puisque la cortisone crée aussi des carences à ce niveau là. Au niveau symptômes, il n'y a pas plus simple : carence en potassium = crampes carabinées.

Donc tout baigne. Ma sarcoïdose est en stand by puisqu'il n'est pas encore question d'augmenter les doses de cortisone tant que le diabète ne sera pas totalement éradiqué. Il ne sera d'ailleurs peut-être pas nécessaire de les augmenter puisque ma baisse de poids pourrait suffire à rendre mon dosage actuel efficace. Surtout si elle se confirme.

Le régime suit donc son cours. Quelques rares entorses. Quelques sursauts de concentration ou de motivation parfois mais c'est très rare. Beaucoup de légumes, quelques féculents, des viandes blanches essentiellement (et rouges), quelques fruits et laitages, pas d'alcool ni de desserts, des vinaigrettes diluées... et les soupes de mon cousin Titoff qui fondent à vue d'oeil (Je crois que j'ai pêché par optimisme en pensant passer l'hiver avec un stock pourtant conséquent).

Pour le reste, pas grand chose à raconter. Le moral va à peu près. L'envie de retravailler est là, je me motive pour faire quelques démarches, je postule à quelques offres, je vais peut-être faire une formation en anglais (mais mon très faible niveau risque de coincer au niveau des pré-requis). Par contre, le spectre du CIAS est encore bien présent et je redoute aussi la perspective de devoir faire mes preuves lors d'éventuels entretiens que de me confronter à de nouvelles équipes. Bref, je ne suis pas encore prêt à tous les niveaux mais les choses avancent. Même lentement, elles avancent.

Je suis en train de scanner l'ensemble de mes articles de presse que je mettrai ensuite sur un site non public qui sera une sorte de CV professionnel dont l'adresse figurera sur mon CV Word. J'y ajouterai sûrement quelques uns de mes écrits (ou des extraits) et un descriptif de mon expérience professionnelle. Il faut que je trouve le juste milieu entre faire un travail propre et mature, tout en y mettant un peu de moi aussi. J'y travaille, on verra bien...

Enfin, je reprends du plaisir à voir du monde, je serais même demandeur, ce qui n'était pas le cas il y a encore quelques semaines. Je me sens mieux, plus léger (dans tous les sens du terme) et ça se ressent forcément.

Après, tout n'est pas réglé, les incertitudes demeurent, une certaine précarité aussi qui effraie un peu et assombrit un tantinet l'avenir. Et des frustrations familiales qui ont décidément du mal à passer. Bref, les petits tracas propres à chacun. Mais avec suffisamment de petites lumières pour avancer.

Alors j'avance...


lundi 22 novembre 2010

L'Armistice du 16 Novembre


Je n'aime pas quand les choses m'échappent. A ce titre, je ne crois pas être différent de ceux qui m'entourent. Généralement, j'apprécie tout autant de pouvoir m'en tenir aux décisions que j'ai prises, qu'elles soient ou non discutables, et même s'il n'y a que les imbéciles qui...

Du coup, depuis mardi dernier, je suis contrarié. Très. On pourra estimer que j'ai pris une décision mais on m'y a tellement contraint finalement que j'ai l'impression que cette décision ne m'appartient pas. Qu'elle était inévitable mais qu'elle ne m'a jamais appartenu. Inévitable parce qu'elle résultait d'une première décision, prise il y a presque un an jour pour jour, qui ne faisait pas l'unanimité. Mais je pensais qu'avec le temps, les choses se tasseraient. Que les gens comprendraient. Que l'amour ou l'affection qu'ils me portent les rendraient compréhensifs. Je veux dire vraiment compréhensifs. Pas comme ceux qui écoutent sans entendre.

Mais les choses sont allées en empirant. Pas pour moi bien évidemment qui allait bien mieux depuis un an que depuis ce maudit mardi dernier. Mais pour ma chère et tendre qui ne supportait plus la situation et qui ne manquait jamais une occasion de me le faire savoir. Une forme de harcèlement (Je crois vraiment que le mot n'est pas trop fort) qui ne m'a laissé qu'une option. Et il n'y a rien de pire que de laisser à penser que l'on est maître d'une décision alors que finalement, elle ne nous appartient déjà plus.

Il y a un an, je décidais de rompre les relations avec ma mère biologique. Je rajoute volontairement le terme biologique, pas pour tomber dans une pseudo exagération de la situation, mais parce que j'ai quand même eu la chance de côtoyer des personnes qui m'auront apporté bien davantage, sans passer par les liens du sang. De l'amour mais aussi -et surtout- de la reconnaissance, une forme de fierté, d'encouragements. Tous ces besoins essentiels que ma propre mère n'a jamais été en mesure d'assouvir. Ni même tenté d'ailleurs.

J'ai lutté toute ma vie avec ça. Contre ce manque. Voire contre l'indifférence parfois. Ou les railleries. Jusqu'à saturation. Vraiment, je n'en pouvais plus. Et de constater surtout qu'elle n'avait pas évolué d'un iota, cherchant toujours à amoindrir les portées de ses actes ou à se dédouaner. Je ne recherchais pas une mère parfaite. Mais au moins une mère qui s'assume. Qui reconnaisse ses torts. Qui ait un coeur. Qui m'en fasse profiter. Qui montre des émotions. Peine perdue.

Alors je m'en suis allé. Nath n'approuvait pas mais comprenait. Disait comprendre. Mais se heurtait à l'image parfaite de la famille qu'on lui avait inculquée. Comment pouvait-on en arriver à de telles extrémités ? Cela ne se fait pas, voyons. Alors je lui ai expliqué les choses, patiemment, pas comme autant de vérités car je ne prétends pas en détenir, mais plutôt comme un bilan de presque 40 ans de frustrations. Mais rien n'y a fait. Nath remettait ça sur le tapis. Tout le temps, sans relâche.

Alors, contraint et forcé, tout en essayant de me persuader que je le faisais par amour pour ma chère et tendre, je suis allé voir ma mère mardi dernier et j'ai enterré la hache de guerre. Mais avec ma franchise habituelle, celle qui aurait parfois pu me jouer des tours mais que j'assume tellement, je lui ai bien précisé à qui elle devait ce retournement de situation. Et que sans cela, je n'aurais jamais ressenti le besoin de changer quoi que ce soit à la situation. Je ne l'ai pas dit par méchanceté mais uniquement parce que je ne voulais pas qu'elle se méprenne sur mes intentions. Ma mère s'est fendue d'un laconique "Je ne t'en veux pas", preuve qu'elle n'a jamais rien compris et qu'elle mériterait vraiment la solitude dans laquelle je l'avais laissée depuis novembre dernier. Mais je n'ai pas voulu relever, sans quoi je me serais, au bas mot, agacé.

Me revoilà donc à la case départ. Ou presque. Nath a retrouvé sa belle-mère. Mais moi, je n'ai pas retrouvé ma mère. Ou plutôt si. J'ai retrouvé celle que j'avais quittée. Celle qui me fait honte. Celle qui ne changera jamais et qui ne sera donc, finalement, jamais une vraie mère pour moi. Nath va bien. Elle a bien de la chance. Ça devrait me combler d'ailleurs puisque j'ai fait tout ça pour elle. Sauf que... Ben, je l'ai sacrément mauvaise, à vrai dire.

Et ce n'est pas parti pour s'arranger...

jeudi 28 octobre 2010

Des provisions pour l'hiver...


Comme chacun sait (ou pas), je suis au régime forcé depuis 15 jours, histoire d'enrayer un diabète dont je me serais bien passé par les temps qui courent. En dehors de ça, j'ai toujours mon petit traitement quotidien pour tout le reste.

Je ne me plains pas. Ça se passe plutôt bien même si c'est un travail de longue haleine. J'ai retrouvé une bonne glycémie, j'ai perdu 3 kilos au passage, je me gave de légumes et j'ai même eu aujourd'hui les félicitations de mon médecin.

Bref, je m'y tiens. J'ai même renoncé au "bon dessert" auquel j'avais droit une fois par semaine. Pas la peine de se laisser tenter, surtout si, comme moi, on n'a pas de difficulté particulière à se passer de sucre.

Mais j'ai quand même un pêché mignon. J'ai décidé de ne pas y renoncer, histoire de garder ces petits plaisirs que j'aime tant. J'ai donc passé commande auprès de mon cousin Titoff et j'ai ainsi reçu hier midi un carton renfermant 34 paquets de nouilles chinoises, diversement aromatisées (poulet, crevettes, canard, boeuf etc.). Ben oui, parce qu'on n'a pas ça chez nous, les épiceries chinoises. Alors qu'à Paris, on en croiserait presque à chaque coin de rue.

Bref, j'ai décidé de me faire plaisir et de me récompenser finalement de mon abnégation à suivre ce régime en me préparant, une à deux fois par semaine maximum, une de ces soupes que je devine délicieuses. Après tout, des nouilles restent des nouilles et ça tombe bien, il me faut des féculents. Et pour les petits ingrédients annexes un peu plus gras ou "synthétiques", il me suffira de rééquilibrer tout ça avec une alimentation saine par ailleurs. Car je compte bien, à côté de ce petit plaisir coupable, continuer ce régime qui ne me contraint pas tellement finalement, d'autant que j'ai supprimé tout ce que je devais limiter, histoire de ne pas me poser de question. Exit la charcuterie, les alcools, certaines viandes, les desserts bien évidemment (à l'exception d'un fruit à chaque repas), les plats cuisinés etc.

J'en profite pour remercier mon cousin qui s'est bien gardé de me transmettre la note, trop content de m'offrir ce petit plaisir qui, du coup, n'en est que plus grand.

Je sens que j'ai la patate ces jours-ci ! Ça tombe bien, elle, j'y ai droit !

mardi 12 octobre 2010

Une journée à Brive...

Je ne connais pas Brive mais rendez-vous médical oblige, je suis bien forcé d'y aller. Je stresse comme à chaque fois que je ne connais pas un endroit mais Nath m'accompagne et c'est une compagnie précieuse.


En plus, j'avais bien choisi mon jour ! Bloqués (et paumés) dès notre arrivée à Brive ! Le GPS que l'on m'a gracieusement prêté ne sert à rien. On se gare où on peut et on finit à pied grâce à une très gentille femme qui nous montre le chemin jusqu'au cabinet du médecin.


"Si j'avais su, j'aurais pas venu" comme disait l'autre. Avec ma hantise d'être en retard, nous avons 45 minutes d'avance mais le docteur nous prend immédiatement. Il est 12h30. Et là, je comprends vite que les prochaines semaines vont être longues, très longues... Putain de cortisone ! Putain de diabète ! J'ai besoin de l'un pour me soigner, ce qui entraîne l'autre...
Nath est un peu "tout chose" lorsque le médecin lui dit tout de go que je risque de perdre de précieuses années. C'est une stimulation comme une autre... mais quand même...


Là, je vais souffrir. Un régime drastique privé de tout ce qui est bon. Et quand je dis drastique, je ne rigole pas. Je crois que Nath et moi allons chacun devoir composer avec nos aliments et nos menus. Ca promet...


Les légumes sont à volonté et ils sont bien les seuls. Que vais-je devenir lorsque les tomates ne seront plus de saison, moi qui ne jure que par elles ?



En attendant, il est 13h15 quand nous sortons du cabinet. Il nous faut bien manger. Le repas du condamné : une belle entrecôte. Encore que mon régime ne semble pas interdire les viandes rouges, ni la dinde et le veau. En revanche, pour tout le reste, ça se présente mal...


La der des der ? Fort probable à en juger par mon "Petit guide du régime pour les nuls" qui ajoute avec une pointe de sadisme "même les sans alcool". Bah ! Autant la savourer alors !


J'avais entendu parler d'une boutique de BD / Para BD sur Brive et il n'était pas question que je passe à côté... J'y suis resté un bon moment, entre les bien belles figurines et les innombrables BD. Les vendeurs sont sympas mais un poil trop... commerciaux ? Toujours est-il que si je les avais écoutés, au moins deux figurines auraient rejoint ma collection, et pas des moindres. Mais j'ai tenu bon et je n'ai pas vacillé face aux facilités de paiement proposées par le big boss.


Je tombe sur le tome 2 de Bruxelles Métropole... Le tome 1 m'avait été offert par François-Marie et Brigitte lors de leur première visite en Dordogne. Du coup, j'achète. En plus, c'est le dénouement de la saga !


Damned ! Un tome 3 ! Serait-ce un nouveau cycle ? Je me dois de le prendre aussi, forcément !


Golden Cup tome 5 ! C'est ballot, j'ai tous les autres ! Que pouvais-je faire d'autre ???


Zut ! Pas de chance, je tombe sur cette BD dont j'avais entendu parler, il y a peu, et en bien. En plus, j'aimais beaucoup le style du dessinateur Thierry Robin (Rouge de Chine, Koblenz) avant qu'il ne s'oriente davantage vers les oeuvres "pour enfants". Bref, j'étais bien content de le retrouver "aux affaires". Pour fêter ça, j'ai acheté forcément... Et puis bon, je ne vais quand même pas commencer deux régimes dans la même journée !


Nous sortons du magasin de BD (Je vous rassure, Nath s'était absentée tout au long de mes allées et venues dans les rayons de la boutique) et nous faisons une brève halte dans l'église de Brive.


Il est temps de repartir. Je programme le GPS pour le retour et je suis bien inspiré car la sortie est bien plus proche de l'endroit où nous sommes garés que je ne l'aurais crû. On sort de Brive comme une fleur et on rejoint nos pénates.

Nous ne connaissions pas Brive mais nous y reviendrons. En plus, les gens y sont très chaleureux. La ville est très agréable à parcourir. Une belle découverte, à approfondir assurément.

lundi 11 octobre 2010

Des conséquences de nos choix...


Il ne se passe pas une journée sans que l'on soit confronté à des choix. Ceux que l'on nous impose. Ceux que l'on s'impose aussi parfois. On prend des décisions. Parfois contestées. Voire contestables. Mais on les prend quand même parce qu'elles nous semblent le mieux convenir à la conjoncture du moment. Parce qu'elles nous apaisent. Parce que nous ne trouvons pas d'autre réponse à une forme de détresse ou de désarroi.

Il y a quelques mois, j'ai pris une décision. Pour moi, elle s'imposait d'elle-même même si elle était radicale. Elle était à mes yeux la seule alternative en réponse à un manque d'amour, pire, de reconnaissance. Je ne dis pas que prendre cette décision assez extrême était une bonne chose, même si, depuis, je suis apaisé, aussi serein que je puisse l'être si je fais abstraction des aléas de la vie qui perturbent un peu le déroulement de cette année 2010. Je ne détiens pas la vérité. Je reste perfectible bien évidemment. Mais je me protège aussi, avec cette sensibilité exacerbée qui est la mienne et avec laquelle je dois composer.

J'ai donc pris cette décision. Je ne la regrette pas. Je dirais même que chaque jour qui passe semble me donner raison mais là n'est pas le propos. Certains m'ont donné leur opinion, ce que je respecte infiniment. Il y a ceux qui ont compris mon positionnement (avec même quelques soutiens inattendus), ceux qui ont du mal à l'assimiler mais qui entendent ce que je dis ou qui connaissent mon histoire, ceux qui ne comprennent pas vraiment mais qui se gardent bien de porter un jugement. Ceux aussi qui ont, tout simplement, du mal avec le concept même de se brouiller avec des personnes de façon durable et qui voudraient donc que tout s'arrange. De vrais pacifistes en somme, et je dis ça sans ironie, car ce sont probablement ceux qui me soutiennent le plus tout en souffrant en silence.

Tous ces gens qui m'entourent, amis, famille, relations, ont donc un avis. Mais ils n'ont pas changé leur façon de me considérer, de se comporter avec moi. Ils ont juste donné leur avis, mis des mots sur leur ressenti. Ils ne m'ont pas jugé, ni tourné le dos quand ils étaient en désaccord. Je les en remercie.

Mais comme le monde idéal n'existe pas, il y a toujours quelques brebis galeuses dans tout troupeau. Il y a ceux, minoritaires heureusement, qui vous disent que rien ne changera jamais, qu'ils peuvent composer avec ça sans souci mais dont le comportement exprime tout le contraire. Ces gens que l'on invite et qui se disent enchantés (Bien sûr que l'on viendra vous voir aux beaux jours !) et que l'on attend toujours. Ces mêmes gens qui, lorsqu'ils vous reçoivent pour un apéritif ou autre, sont absolument impeccables, tout sourire, conviviaux. Mais en dessous...

Et puis, parce qu'il en faut sans doute pour faire un monde, il y a les vrais déceptions. Ceux auxquels on tient le plus et qui vous font tomber de haut parce qu'ils se croient obligés de prendre position alors qu'il serait si simple de respecter les opinions, les décisions des uns et des autres, surtout lorsque ces mêmes personnes ne sont pas directement concernées. Ces personnes que l'on voit déjà si rarement du fait de l'éloignement géographique et avec lesquelles on aurait donc légitimement tant envie de partager un moment, et qui ne daignent même plus passer vous voir lorsqu'ils passent à quelques kilomètres de votre maison.

Ces personnes là sont décevantes parce qu'elles ne peuvent s'empêcher de choisir. Alors qu'il serait si simple de ne pas oublier le passé, les moments agréables, les fêtes partagées, les engueulades aussi. Ou, plus simplement, de se rappeler que je n'ai jamais rien fait contre ces personnes et que mes sentiments à leur égard n'ont pas changé.

Mais ces personnes ont finalement fait comme moi. Elles ont pris une décision. La boucle est donc bien tristement bouclée. Elles comptaient infiniment pour moi et m'ont, par leur comportement, tourné le dos. Elles sont extrêmement rares heureusement. Mais quand même. Elles avaient une place à part alors ça fait mal, forcément. Maintenant, j'agis en conséquence et je balaie d'un revers de la main ces personnes auxquelles je n'ai jamais fait le moindre mal et qui semblent l'avoir oublié.

On n'a qu'une vie, elle est courte, et je ne la croque déjà pas autant à pleines dents que je le voudrais. Alors si en plus, je tergiverse avec ce genre de considération, je ne m'en sortirai pas.

Restent les amis. Les vrais. Ceux qui écoutent. Qui conseillent. Qui ont un avis. Qui tranche avec le mien. Ou pas. Et qui restent mes amis.

Après, les masques peuvent bien tomber... Tant que restent mes amis.

dimanche 5 septembre 2010

Quelques touches de couleurs...


Parfois on s'extasie devant bien peu de choses. Et si en plus, ça peut faire un petit sujet de blog sans prétention, alors là...

Cela faisait quelque temps que Nath et moi cherchions des cubes de rangement dits modulables mais soit les modèles ne convenaient pas, soit ils étaient hors de prix, soit les deux. En même temps, nous n'étions pas pressés donc ça ne risquait pas de tourner à l'obsession...

Et puis, il y a deux semaines environ, nous sommes tombés sur une publicité vantant les cubes que vous voyez sur la photo. Coup de coeur à 7 euros le cube. Je débarque fissa au magasin et je repars avec 10 cubes à monter. Et comme le bricolage, c'est mon dada, j'attends bien une semaine pour m'y risquer. C'est seulement armé de mon petit tournevis de fortune (C'est vrai quoi, ils me font marrer les soit disant bricoleurs qui ne peuvent pas se passer de leur visseuse - dévisseuse !) que je m'attèle à la tâche. Ça a l'air bête comme chou mais quand personne n'est là pour vous tenir les éléments, ben, c'est pas si évident... (Ça, c'est pour me persuader de la grandeur de la tâche, soyez chic, laissez-moi croire que j'ai accompli quelque chose de grand)

Bref, deux heures plus tard, les dix cubes sont assemblés. Reste l'épineux problème de la disposition car au départ, nous avions envisagé de dispatcher les cubes un peu partout dans la maison mais je n'étais pas convaincu. Finalement, nous avons opté pour une figure pyramidale, juste sous l'escalier à la place d'un canapé noir. Ensuite, j'ai comblé ça à grand renforts de revues, livres divers et de quelques figurines que je souhaitais mettre davantage en valeur. Du coup, ça a évidemment libéré de la place dans d'autres placards où Nath pourra entreposer ses archives et autres paperasses.

Tout ça pour dire que ça n'a l'air de rien, cette petite pyramide, mais que je ne me lasse pas de l'admirer. Ça met des couleurs dans la maison, égaie l'espace et suffit amplement à mon bonheur. Comme quoi, ça tient vraiment à rien.

Quelques touches de couleurs dans une maison, ça n'a pas de prix !

samedi 24 juillet 2010

C'est pas le pied !


Après les vacances à Saint-Pierre et avant d'embrayer sur la semaine périgourdine en compagnie de Nath et de Christian, quelques petites nouvelles côté santé. Non pas qu'il y ait des changements fondamentaux mais je voulais juste apporter quelques précisions.

Il est désormais acquis que la cortisone, bien que sensiblement réduite depuis quelques semaines (50 mg au lieu de 80 par jour), me rend plus irascible et impatient. En gros, et j'exagère à peine, il me faudrait presque tout tout de suite et la moindre petite chose me contrarie. Bref, une impatience exacerbée pas forcément évidente pour l'entourage heureusement plus que compréhensif. Bien évidemment, c'est d'ordre purement "mental" mais ça n'en reste pas moins délicat pour ceux qui me supportent au quotidien comme Nath mais aussi, à un degré moindre, ceux qui passent par là, comme Christian qui nous a fait le plaisir de partager une dizaine de jours avec nous alors que je n'ai pas toujours été un hôte très patient, voire parfois plus enclin à m'isoler en attendant que mes petits nerfs se relâchent. Puisqu'il m'en fallait parfois si peu pour qu'ils se tendent.

Du coup, il me fallait quelque chose qui fasse office de calmant mais sans parasiter la cortisone. Me voilà donc avec une cure de magnésium pour tenter de m'apaiser. Et dans la loi des séries, je souffre aussi d'une épine calcanéenne au pied droit. Antidouleurs et pommade au menu. A surveiller aussi car il n'est pas exclu que, là aussi, il y ait un rapport avec la cortisone même si c'est un rapprochement qui m'échappe...

Enfin bref, ça commence à bien faire tout cela... D'ailleurs le médecin me l'a redit. Le problème, ce n'est plus le mal mais les remèdes. Voilà donc les dernières news. Allez, on passe maintenant à notre séjour avec mon ami Christian ! C'est le prochain sujet et c'est pour très vite !

mardi 11 mai 2010

Même le titre, j'y arrive pas... (snif !)



-Ca avance ?

-Non, pas vraiment… Ce serait même plutôt l’inverse, à vrai dire.

-Mais l’envie d’écrire est là ?

-L’envie, oui… à peu près. Mais les idées ne se bousculent pas au portillon.

-Tu pars sur quel genre ?

-Alors là ! Si je fais tendance polar sanglant, je vais en laisser en bord de route. Pas sûr d’en avoir envie, que ce soit d’écrire un polar ou d’en laisser certains en bord de route. Il me faudrait idéalement un truc un peu gai, léger, printanier quoi… Mais bon, ça ne s’improvise pas non plus. Je ne peux pas écrire des Toby ou des Piccolo d’un simple claquement de doigts. Mais j’aimerais assez retrouver ça. Prendre du plaisir.

-Winnie était pas mal non plus.

-Ah oui, « Sans voix », mais là, je m’étais surtout fait plaisir. Avec du recul, j’aurais peut-être pu détailler davantage, développer l’histoire. Il y avait sûrement matière à. Mais je ne me vois pas y revenir.

-J’ai l’impression que tu cogites, qu’il n’y a pas que le manque d’inspiration.

-Eh bien… Je voudrais éviter aussi de m’aventurer dans des sujets qui renverraient à ma propre existence, à mes propres doutes du moment, à certaines angoisses. Idéalement, il me faudrait un sujet qui soit un peu nouveau pour moi. Et qui ne soit surtout pas une introspection, tu vois ? Quelque chose qui ne me ressemble pas mais où ma sensibilité puisse trouver sa place. Pas facile comme équilibre. Quelque chose d’assez doux et apaisant.

-Vraiment pas d’idée alors ?

-Non, vraiment pas d’idée. Je sèche lamentablement. Le néant… le néon comme dirait Adamo. Enfin, il me semble.

-Et en attendant, tu vas faire quoi ?

-Bof… Je crois que je vais coucher ces quelques lignes sur mon blog et intituler ça « Discussion qui n’a jamais eu lieu » ou un truc de ce genre. Histoire de faire mon intéressant.

-Mais… tu crois que ça va les passionner, ça ?

-Absolument pas. Mais ça devrait me motiver. Je ne pourrai faire que mieux ensuite. C’est aussi ce qu’ils devraient se dire.

-Tu veux dire qu’après ça, ils pourront se contenter d’un truc moyen ?


-Chut ! Faut pas le dire, voyons !

dimanche 28 mars 2010

Quelques larmes et tant d'amour



Difficile billet que celui-ci... Comment partager tout en gardant l'essentiel ? Comment poser les mots qu'il faut sans trop en dire ?


Peut-être pourrais-je commencer en disant que ce week-end aura tenu toutes ses promesses et tellement davantage. Que les mots auront coulé en cascade et que nous nous en serons abreuvés avec appétit. Que l'émotion transpirait à chaque instant.


J'ai pu enfin dire au revoir à ma grand-mère de coeur, l'accompagner à ma façon avec un peu de retard sur tous les autres. Je dois bien avouer que je ne crois pas aux signes, ces petites choses inexpliquées auxquelles on voudrait toujours trouver une quelconque signification. Mais lorsque la pluie battante ne montre aucun signe de faiblesse et que le seul rayon de soleil de toute la journée vient baigner d'une chaude et généreuse lumière la tombe sur laquelle vous vous recueillez, ça fait quelque chose quand même. Je ne suis pas croyant, je ne sais pas s'il y a un après, mais j'espère de tout coeur que, où qu'elle soit, Madame Rustan sait que mon absence n'était pas de mon fait et que j'aurais tellement aimé être là jusqu'au bout.


J'ai pu aussi parler de longues heures avec Christian en toute intimité. Je ne développerai pas ici des choses qui n'appartiennent qu'à nous. Mais nous aurons plus que réussi nos retrouvailles, avec la promesse de lendemains qui chantent. J'aurai aussi beaucoup appris, sur lui, sur elle. Et probablement, de par la force des choses, de par ma propre sensibilité, un peu sur moi aussi.


J'ai toujours mis Madame Rustan sur un piédestal et elle me l'a toujours rendu au centuple. Idem pour Christian qui, tout au long de mon apprentissage, a été là pour m'encourager, me tirer vers le haut et avec lequel nous avons tant de souvenirs interconnectés. Je les aime donc tous deux énormément, infiniment. Mais avec ce que j'ai appris ces derniers jours, avec cette nouvelle vision enrichie de la vie de ces deux êtres chers, je les aime encore bien davantage. Tous deux en ressortent, si tant est que cela puisse être encore possible, encore grandis.


Alors oui, mille fois oui, j'aurai passé une superbe fin de semaine. Les choses auront été mises à plat, les mots seront sortis naturellement, les promesses de prochains rendez-vous auront coulé de source...


Et puis restent aussi les petits plaisirs pêle-mêle. Comme celui de se rendormir dans la maison où l'on a vécu pratiquement 30 ans, de revoir la cuisine, le salon, les chambres d'un lieu de vie si familier. Comme celui, excessif peut-être mais si parlant, de faire quatre restaurants d'affilée sur un seul week-end pour refaire le monde sans discontinuer, sans perdre de temps aux fourneaux, comme si le temps était trop précieux pour ne pas, exceptionnellement, se faire chouchouter le temps de quatre repas. Comme celui de dépenser un peu trop frénétiquement livres, BD et autres produits de première nécessité comme si plus aucune réalité, financière ou autre, n'avait de prise.


Demain sera un autre jour. Certaines réalités auront repris leurs droits. Mais en attendant nous aurons mordu dans une sacrée tranche de vie l'espace de quelques heures. Ca valait bien quelques excès...


Et puis, cerise sur le gâteau, je sais qui est 77. Là aussi, une page se tourne, même si pas forcément la plus belle de toute l'histoire de Ric Hochet. N'est-ce pas Réverbères ?


Et...


Je peux enfin dire au revoir à Madame Rustan, grand-mère, mère et femme si aimante. Ca n'a pas de prix.

dimanche 21 mars 2010

Si


Evidemment, s'il avait été dessinateur,
Il m'aurait tout appris, pris sous son aile,
J'aurais grandi en gribouillant des petits Mickey
Je l'aurais accompagné dans plein de salons
Et un beau jour, le plus tard possible,
J'aurais repris le flambeau,
Pas peu fier d'entretenir la flamme

Bien entendu, s'il avait été écrivain,
Il m'aurait enseigné les ficelles du polar,
Montré comment créer une histoire,
Tenir ses personnages, une intrigue.
Il m'aurait sans doute aussi
Fait poireauter de longues heures
Devant la pancarte "Ne pas déranger" de son bureau

Certes, il aurait pu être tout autre chose.
Il lui aurait suffi d'être là.
Pompier, enseignant, médecin ou que sais-je...
Mais simplement là
J'aurais alors moins envié les autres
Ceux qui ont cette présence en eux
Moins cherché à courir désespérément après le temps perdu.

Il se rappelle à moi comme une évidence
Comme autant d'absences, de liens du sang non assumés
Comme autant de preuves de lâcheté, d'oeillères insupportables
Qui font que l'enfant doit finalement se construire seul
Attendant entre deux sanglots
De savoir enfin pour qui, pour quoi il fait tout ça.
Sachant qu'il n'en retirera jamais ni fierté ni reconnaissance.

De l'urgence de se reprendre...



Avec le week-end, pourtant si attendu, les angoisses de la semaine passée n'auront pas diminué, bien au contraire...


Sommeil agité, avec des songes mi-rêves, mi-cauchemars entêtants, qui reviennent de nuit en nuit comme un leitmotiv. Pas de souvenirs précis au réveil mais l'appréhension de se rendormir les prochaines nuits, du fait de savoir que les choses reprendront là où je les ai laissées. Difficile de coucher des mots là-dessus. Mais sommeil agité de toute façon.


Humeur de chien la journée. Surtout hier où il était plutôt risqué de venir me déranger dans mon antre, à savoir mon bureau. Agacement extrême, impatience, brûlures au niveau de la poitrine. Pas moyen de déstresser. Relents de la semaine ou usure plus générale ?


Mieux disposé aujourd'hui. Mais les corticoïdes me lâchent. Extrême fatigue malgré les médocs qui sont plutôt censés me donner un coup de fouet. Je dors une paire d'heures, m'écroulant sur le canapé. Réveil en sueur, chaud en dedans. La fatigue passe mais pas la boulimie qui m'étreint depuis le début de matinée (voire depuis la veille si je compte les quelques excès du repas du soir où nous "recevions" comme on dit.


Je me jette sur à peu près tout ce qui passe, à tout moment de la journée. Pain, fromage, jambon, confiture, chocolat. Insatiable. J'en arrive à en avoir le souffle coupé rien qu'en voulant boire de l'eau à la bouteille. Les brûlures reviennent de plus belle. Bien fait pour ma pomme, ça m'apprendra à abuser du citron sur les huitres, du vin blanc qu'il me faudrait modérer, du ketchup à outrance alors que je n'en mange quasiment jamais le reste du temps, de la vinaigrette ultra-vinaîgrée que je déverse sur ma salade verte. Le pire, c'est de savoir que je tire sur la corde et que je m'en fous. Jusqu'au sentiment nauséabond de me demander si je ne chercherais pas finalement à voir jusqu'où je pourrais aller dans l'excès. Combien de plumes je devrais perdre avant de retrouver mon état normal...


Demain, je reprends le boulot. Vendredi soir, en quittant la boite, j'avais pris de quoi m'occuper le week-end, de quoi réorganiser mes notes, poser à plat l'apprentissage de la semaine passée. Je n'ai pas pu ouvrir le moindre dossier. Je n'ai pu faire quoi que ce soit d'ailleurs. A part me goinfrer et compulser frénétiquement les pages d'e-bay, à la recherche d'objets de collectionnite aigüe, forcément hors de prix et sans aucun intérêt d'ailleurs, vu que je ne compte pas acquérir quoi que ce soit. Mais je compulsais sans envie. Sans envie mais sans arrêt. Juste pour faire quelque chose de ces minutes qui s'égrènent.


Demain, je reprends donc le turbin. Je vais essayer de me relâcher, de me recentrer, d'être d'attaque d'entrée. Intégrer certaines choses et laisser les autres glisser sur moi.


Mes retrouvailles avec Christian sont dans moins d'une semaine. Pas question de rater le rendez-vous. Cinq jours pour tout balayer d'un revers de la main. Les doutes. Les angoisses. La peur. La folie des excès. Les brûlures. La sueur.


Cinq jours pour me reprendre. Pour moi. Pour Nath. Pour tous les autres.

jeudi 18 mars 2010

Doutes


Comment commencer ce billet... comment dire... Je suis si... las, déjà. Après seulement quelques jours de reprise.

Un nouveau boulot a ceci de stressant : on voudrait être opérationnel tout de suite tout en sachant pertinemment que le miracle ne se produira pas. "J'traîne des pieds", me souffle Olivia un brin ironique sur ce coup-là.

D'ailleurs, être opérationnel immédiatement, ce n'est pas tant ce qu'on nous demande d'ailleurs. Mais quand même. Il faut être à l'affût de tout, avoir des oreilles partout, les yeux surtout pas dans les poches, repérer où se trouvent armoires, dossiers, procédures, qui est qui, qui fait quoi. Et dans quelle étagère (facile celle-là, bof, même pas drôle mais je suis au maximum...)

Depuis lundi, j'ai donc intégré mon nouveau boulot. Je pourrais ne pas m'en plaindre. Après tout, l'équipe m'a bien accueilli, j'ai déjà mon propre bureau (je parle du mobilier, pas d'une grande pièce spacieuse), un ordi et tout un tas d'objets indispensables, du post-it à la gomme, en passant par le crayon à papier dont je ne désespère pas d'en faire un de ces jours un anti-stress de fortune en le rongeant avec appétit.

Mais il y a tellement de choses à assimiler, c'est si... astronomique pour ma petite tête. Tout le monde essaie bien de m'expliquer, et heureusement, parfois, je comprends sans difficulté particulière. Mais c'est si noyé dans un joyeux bordel que mon crâne implose.

Paradoxalement, c'est quand les choses semblent aller dans le bon sens que je cogite le soir. Comme ce soir. Pourtant, la journée a plutôt été productive. J'ai assimilé bien plus de choses que lors de mes trois précédentes journées réunies. Mais je n'ai pas le moral. L'impression de manquer de souffle, d'être dépassé. L'impression à certains moments qu'il suffirait d'un rien pour que les choses basculent dans le bon sens. Et l'impression inverse, l'instant d'après, d'être devant un gouffre impossible à franchir.

Je crois que le pire, c'est de me sentir sous pression en permanence. D'être attendu au tournant. De manquer de temps. Pourtant, dans les faits, j'ai grosso modo deux semaines pour m'acclimater et un mois supplémentaire pour être "au diapason", sachant que l'on ne me demande tout de même pas de savoir faire en un mois et demi ce que font les collègues depuis plusieurs années. Mais il est néanmoins acquis que d'ici fin avril, l'avancée devra être significative si je veux envisager l'avenir sous des auspices plutôt radieux.

Vu ce que j'ai appris depuis le début de la semaine, notamment ce jeudi, je devrais me laisser aller à l'optimisme. Je suis en plein apprentissage finalement. Apprentissage de nouvelles méthodes de travail, de nouveaux collègues, de nouvelles équipes... D'une nouvelle logique aussi. Et l'aventure ne fait que commencer si on y réfléchit.

Mais décidément, la lassitude ne fera que m'envelopper davantage ce soir. Même si tout n'est pas noir. Même si tout tient à un rien. Même si, je veux le croire, je finirai bien par tirer mon épingle du jeu et prouver ma valeur.

Qu'est-ce que ce serait si en plus on m'avait fait des reproches...

J'en viens à me demander si, à force de m'entendre dire que je finirais toujours par rebondir, je ne me serais pas un peu beaucoup pété les jambes... Parce que, pour ce qui est du ressort...

Raplapla, je vous dis...