mardi 30 novembre 2010

Les voyants sont au vert !



Après les festivités d'hier (et les quelques écarts...) dues aux 35 ans de Nath, retour à des considérations plus terre à terre. Et puisque vous êtes généralement soucieux de ma bonne santé, je m'en vais vous donner quelques nouvelles. En même temps, tout est dans le titre.

Autant ma précédente prise de sang avait été catastrophique dans sa globalité, autant la dernière en date (19 novembre) a montré une évolution très positive de la situation.

Outre le fait d'entamer la perte de mon 7e kilo en moins de deux mois (même si ce fichu kilo est bien difficile à perdre, à croire que j'en suis à un nouveau palier), je dois bien admettre que dans l'ensemble, il est bien motivant de se dire que les sacrifices donnent des résultats.

Ma glycémie qui s'affolait à plus de 2 (voire près de 3 selon le moment de la journée) tourne globalement entre 0,9 et 1,5 sachant que je la contrôle à trois reprises, avant chaque repas. Je prends certes un cachet matin et soir censé m'aider dans la régulation de la glycémie mais il est surtout là pour pallier les effets de la cortisone puisque c'est quand même cette fichue cortisone qui a provoqué ce satané diabète.

Mais le plus important était le résultat de l'hémoglobine A1c. Autant la glycémie est un instantané pris à un moment donné, autant le pourcentage d'hémoglobine A1c s'inscrit dans le temps. Un taux élevé, et donc à risque, permet de constater que les dégâts ne datent pas d'hier mais s'inscrivent dans la durée, montrant notamment que certains sucres se sont "incrustés", renvoyant à une alimentation déséquilibrée et de longue haleine.

Bref, ce taux devait impérativement baisser. Pour vous donner une idée, il était à 8,7 alors que les valeurs de référence s'échelonnent entre 4 et 6. Bien évidemment, le taux d'hémoglobine ne peut pas être aussi facilement régulé que celui de la glycémie. Mais il est tombé à 6,5. Apparemment un excellent résultat à en juger par la réaction de mon médecin. Encore un petit effort et je vais me retrouver dans la bonne fourchette.

Pour le reste, tout est bon (sodium, potassium...). Il faut dire que je prends du potassium en complément puisque la cortisone crée aussi des carences à ce niveau là. Au niveau symptômes, il n'y a pas plus simple : carence en potassium = crampes carabinées.

Donc tout baigne. Ma sarcoïdose est en stand by puisqu'il n'est pas encore question d'augmenter les doses de cortisone tant que le diabète ne sera pas totalement éradiqué. Il ne sera d'ailleurs peut-être pas nécessaire de les augmenter puisque ma baisse de poids pourrait suffire à rendre mon dosage actuel efficace. Surtout si elle se confirme.

Le régime suit donc son cours. Quelques rares entorses. Quelques sursauts de concentration ou de motivation parfois mais c'est très rare. Beaucoup de légumes, quelques féculents, des viandes blanches essentiellement (et rouges), quelques fruits et laitages, pas d'alcool ni de desserts, des vinaigrettes diluées... et les soupes de mon cousin Titoff qui fondent à vue d'oeil (Je crois que j'ai pêché par optimisme en pensant passer l'hiver avec un stock pourtant conséquent).

Pour le reste, pas grand chose à raconter. Le moral va à peu près. L'envie de retravailler est là, je me motive pour faire quelques démarches, je postule à quelques offres, je vais peut-être faire une formation en anglais (mais mon très faible niveau risque de coincer au niveau des pré-requis). Par contre, le spectre du CIAS est encore bien présent et je redoute aussi la perspective de devoir faire mes preuves lors d'éventuels entretiens que de me confronter à de nouvelles équipes. Bref, je ne suis pas encore prêt à tous les niveaux mais les choses avancent. Même lentement, elles avancent.

Je suis en train de scanner l'ensemble de mes articles de presse que je mettrai ensuite sur un site non public qui sera une sorte de CV professionnel dont l'adresse figurera sur mon CV Word. J'y ajouterai sûrement quelques uns de mes écrits (ou des extraits) et un descriptif de mon expérience professionnelle. Il faut que je trouve le juste milieu entre faire un travail propre et mature, tout en y mettant un peu de moi aussi. J'y travaille, on verra bien...

Enfin, je reprends du plaisir à voir du monde, je serais même demandeur, ce qui n'était pas le cas il y a encore quelques semaines. Je me sens mieux, plus léger (dans tous les sens du terme) et ça se ressent forcément.

Après, tout n'est pas réglé, les incertitudes demeurent, une certaine précarité aussi qui effraie un peu et assombrit un tantinet l'avenir. Et des frustrations familiales qui ont décidément du mal à passer. Bref, les petits tracas propres à chacun. Mais avec suffisamment de petites lumières pour avancer.

Alors j'avance...


lundi 29 novembre 2010

C'est un cap, que dis-je..............



35 ans, ça n'a l'air de rien comme ça, mais apparemment, pour certains, ça fait un peu bizarre quand même ! Ma tendre et douce Nath franchit donc ce cap aujourd'hui et ça méritait bien un petit sujet ! Elle redoutait un peu ce passage, a priori anodin mais qui triture un peu l'esprit quand même.

Finalement, je crois me souvenir que j'avais été moi-même davantage ébranlé par mes 35 ans que par mes 30, bien que, dans ma tête, le cap de la trentaine refermait définitivement mes années étudiantes avec la certaine insouciance qui allait de pair. D'autant que j'avais revu d'anciens potes de fac à 26 ans, lorsque j'ai rencontré Nathalie, et que je ne les ai globalement pas revus depuis. Je suis par contre convaincu que je vais tirer une sacrée tronche dans moins de deux ans. Pas sûr d'être préparé à la quarantaine. Mais qu'on le soit ou pas, finalement...

Les 35 ans de Nath seront surtout un nouveau prétexte pour lui réaffirmer tout mon amour. Il ne date pas d'hier bien évidemment mais, comme tous les couples, nous avons eu nos moments de doutes et traversé quelques turbulences. L'année 2010 n'aura pas été simple, tant au niveau professionnel que médical, mais notre amour en est sorti grandi. Véritablement. Un ciment de tous les instants.

On aspire tous au bonheur, tant et si bien que la formule est un peu éculée en soi. Mais quand on le touche du doigt chaque jour, quand on partage la vie de quelqu'un qui vous aime si fort, il y a une sorte de force, de bien-être qui vous tire par le haut. Les galères ne sont pas finies, il y en a eu, il y en a et il y en aura d'autres. Mais vivre avec Nath au quotidien, c'est tout de même, de par sa seule présence, en surmonter une immense partie.

Alors ma petite gouzoute (Profitez bien de cet instant de faiblesse qui me fait vous dévoiler ce petit surnom que nous nous donnons parfois, c'est un scoop et ça ne se reproduira pas, non mais !), je te souhaite le meilleur, certes pour cette journée, mais surtout pour toutes celles à venir. Profite bien de tes 35 ans ! Et vive nous ! ! !

Bon anniversaire ! ! !


lundi 22 novembre 2010

L'Armistice du 16 Novembre


Je n'aime pas quand les choses m'échappent. A ce titre, je ne crois pas être différent de ceux qui m'entourent. Généralement, j'apprécie tout autant de pouvoir m'en tenir aux décisions que j'ai prises, qu'elles soient ou non discutables, et même s'il n'y a que les imbéciles qui...

Du coup, depuis mardi dernier, je suis contrarié. Très. On pourra estimer que j'ai pris une décision mais on m'y a tellement contraint finalement que j'ai l'impression que cette décision ne m'appartient pas. Qu'elle était inévitable mais qu'elle ne m'a jamais appartenu. Inévitable parce qu'elle résultait d'une première décision, prise il y a presque un an jour pour jour, qui ne faisait pas l'unanimité. Mais je pensais qu'avec le temps, les choses se tasseraient. Que les gens comprendraient. Que l'amour ou l'affection qu'ils me portent les rendraient compréhensifs. Je veux dire vraiment compréhensifs. Pas comme ceux qui écoutent sans entendre.

Mais les choses sont allées en empirant. Pas pour moi bien évidemment qui allait bien mieux depuis un an que depuis ce maudit mardi dernier. Mais pour ma chère et tendre qui ne supportait plus la situation et qui ne manquait jamais une occasion de me le faire savoir. Une forme de harcèlement (Je crois vraiment que le mot n'est pas trop fort) qui ne m'a laissé qu'une option. Et il n'y a rien de pire que de laisser à penser que l'on est maître d'une décision alors que finalement, elle ne nous appartient déjà plus.

Il y a un an, je décidais de rompre les relations avec ma mère biologique. Je rajoute volontairement le terme biologique, pas pour tomber dans une pseudo exagération de la situation, mais parce que j'ai quand même eu la chance de côtoyer des personnes qui m'auront apporté bien davantage, sans passer par les liens du sang. De l'amour mais aussi -et surtout- de la reconnaissance, une forme de fierté, d'encouragements. Tous ces besoins essentiels que ma propre mère n'a jamais été en mesure d'assouvir. Ni même tenté d'ailleurs.

J'ai lutté toute ma vie avec ça. Contre ce manque. Voire contre l'indifférence parfois. Ou les railleries. Jusqu'à saturation. Vraiment, je n'en pouvais plus. Et de constater surtout qu'elle n'avait pas évolué d'un iota, cherchant toujours à amoindrir les portées de ses actes ou à se dédouaner. Je ne recherchais pas une mère parfaite. Mais au moins une mère qui s'assume. Qui reconnaisse ses torts. Qui ait un coeur. Qui m'en fasse profiter. Qui montre des émotions. Peine perdue.

Alors je m'en suis allé. Nath n'approuvait pas mais comprenait. Disait comprendre. Mais se heurtait à l'image parfaite de la famille qu'on lui avait inculquée. Comment pouvait-on en arriver à de telles extrémités ? Cela ne se fait pas, voyons. Alors je lui ai expliqué les choses, patiemment, pas comme autant de vérités car je ne prétends pas en détenir, mais plutôt comme un bilan de presque 40 ans de frustrations. Mais rien n'y a fait. Nath remettait ça sur le tapis. Tout le temps, sans relâche.

Alors, contraint et forcé, tout en essayant de me persuader que je le faisais par amour pour ma chère et tendre, je suis allé voir ma mère mardi dernier et j'ai enterré la hache de guerre. Mais avec ma franchise habituelle, celle qui aurait parfois pu me jouer des tours mais que j'assume tellement, je lui ai bien précisé à qui elle devait ce retournement de situation. Et que sans cela, je n'aurais jamais ressenti le besoin de changer quoi que ce soit à la situation. Je ne l'ai pas dit par méchanceté mais uniquement parce que je ne voulais pas qu'elle se méprenne sur mes intentions. Ma mère s'est fendue d'un laconique "Je ne t'en veux pas", preuve qu'elle n'a jamais rien compris et qu'elle mériterait vraiment la solitude dans laquelle je l'avais laissée depuis novembre dernier. Mais je n'ai pas voulu relever, sans quoi je me serais, au bas mot, agacé.

Me revoilà donc à la case départ. Ou presque. Nath a retrouvé sa belle-mère. Mais moi, je n'ai pas retrouvé ma mère. Ou plutôt si. J'ai retrouvé celle que j'avais quittée. Celle qui me fait honte. Celle qui ne changera jamais et qui ne sera donc, finalement, jamais une vraie mère pour moi. Nath va bien. Elle a bien de la chance. Ça devrait me combler d'ailleurs puisque j'ai fait tout ça pour elle. Sauf que... Ben, je l'ai sacrément mauvaise, à vrai dire.

Et ce n'est pas parti pour s'arranger...