lundi 11 octobre 2010

Des conséquences de nos choix...


Il ne se passe pas une journée sans que l'on soit confronté à des choix. Ceux que l'on nous impose. Ceux que l'on s'impose aussi parfois. On prend des décisions. Parfois contestées. Voire contestables. Mais on les prend quand même parce qu'elles nous semblent le mieux convenir à la conjoncture du moment. Parce qu'elles nous apaisent. Parce que nous ne trouvons pas d'autre réponse à une forme de détresse ou de désarroi.

Il y a quelques mois, j'ai pris une décision. Pour moi, elle s'imposait d'elle-même même si elle était radicale. Elle était à mes yeux la seule alternative en réponse à un manque d'amour, pire, de reconnaissance. Je ne dis pas que prendre cette décision assez extrême était une bonne chose, même si, depuis, je suis apaisé, aussi serein que je puisse l'être si je fais abstraction des aléas de la vie qui perturbent un peu le déroulement de cette année 2010. Je ne détiens pas la vérité. Je reste perfectible bien évidemment. Mais je me protège aussi, avec cette sensibilité exacerbée qui est la mienne et avec laquelle je dois composer.

J'ai donc pris cette décision. Je ne la regrette pas. Je dirais même que chaque jour qui passe semble me donner raison mais là n'est pas le propos. Certains m'ont donné leur opinion, ce que je respecte infiniment. Il y a ceux qui ont compris mon positionnement (avec même quelques soutiens inattendus), ceux qui ont du mal à l'assimiler mais qui entendent ce que je dis ou qui connaissent mon histoire, ceux qui ne comprennent pas vraiment mais qui se gardent bien de porter un jugement. Ceux aussi qui ont, tout simplement, du mal avec le concept même de se brouiller avec des personnes de façon durable et qui voudraient donc que tout s'arrange. De vrais pacifistes en somme, et je dis ça sans ironie, car ce sont probablement ceux qui me soutiennent le plus tout en souffrant en silence.

Tous ces gens qui m'entourent, amis, famille, relations, ont donc un avis. Mais ils n'ont pas changé leur façon de me considérer, de se comporter avec moi. Ils ont juste donné leur avis, mis des mots sur leur ressenti. Ils ne m'ont pas jugé, ni tourné le dos quand ils étaient en désaccord. Je les en remercie.

Mais comme le monde idéal n'existe pas, il y a toujours quelques brebis galeuses dans tout troupeau. Il y a ceux, minoritaires heureusement, qui vous disent que rien ne changera jamais, qu'ils peuvent composer avec ça sans souci mais dont le comportement exprime tout le contraire. Ces gens que l'on invite et qui se disent enchantés (Bien sûr que l'on viendra vous voir aux beaux jours !) et que l'on attend toujours. Ces mêmes gens qui, lorsqu'ils vous reçoivent pour un apéritif ou autre, sont absolument impeccables, tout sourire, conviviaux. Mais en dessous...

Et puis, parce qu'il en faut sans doute pour faire un monde, il y a les vrais déceptions. Ceux auxquels on tient le plus et qui vous font tomber de haut parce qu'ils se croient obligés de prendre position alors qu'il serait si simple de respecter les opinions, les décisions des uns et des autres, surtout lorsque ces mêmes personnes ne sont pas directement concernées. Ces personnes que l'on voit déjà si rarement du fait de l'éloignement géographique et avec lesquelles on aurait donc légitimement tant envie de partager un moment, et qui ne daignent même plus passer vous voir lorsqu'ils passent à quelques kilomètres de votre maison.

Ces personnes là sont décevantes parce qu'elles ne peuvent s'empêcher de choisir. Alors qu'il serait si simple de ne pas oublier le passé, les moments agréables, les fêtes partagées, les engueulades aussi. Ou, plus simplement, de se rappeler que je n'ai jamais rien fait contre ces personnes et que mes sentiments à leur égard n'ont pas changé.

Mais ces personnes ont finalement fait comme moi. Elles ont pris une décision. La boucle est donc bien tristement bouclée. Elles comptaient infiniment pour moi et m'ont, par leur comportement, tourné le dos. Elles sont extrêmement rares heureusement. Mais quand même. Elles avaient une place à part alors ça fait mal, forcément. Maintenant, j'agis en conséquence et je balaie d'un revers de la main ces personnes auxquelles je n'ai jamais fait le moindre mal et qui semblent l'avoir oublié.

On n'a qu'une vie, elle est courte, et je ne la croque déjà pas autant à pleines dents que je le voudrais. Alors si en plus, je tergiverse avec ce genre de considération, je ne m'en sortirai pas.

Restent les amis. Les vrais. Ceux qui écoutent. Qui conseillent. Qui ont un avis. Qui tranche avec le mien. Ou pas. Et qui restent mes amis.

Après, les masques peuvent bien tomber... Tant que restent mes amis.