
Je suis bien embêté car au départ je comptais intituler ce nouveau sujet "L'imposture Nelson Monfort et le désastre François Brabant", ce qui m'aurait de toute façon fait parler tennis.
Et puis, en fin de journée, il y eut un petit cataclysme sur la planète tennis avec l'élimination surprise du quadruple tenant du titre de Roland Garros : Rafael Nadal.
Son bourreau en huitièmes : le suédois Robin Soderling qui a fait plier l'espagnol en quatre sets 6-2 - 6-7 - 6-4 - 7-6 lors d'un match explosif, à grand renforts de coups droits et de services canons.
Il était d'ailleurs curieux de constater que le public s'est globalement bien gardé d'encourager Rafa, même quand celui-ci était aux portes de l'élimination. Mais ce n'est pas si surprenant. Après tout, Rafa était invaincu depuis son premier Roland Garros en 2005 et il est vrai que les vainqueurs à répétition, aussi brillants soient-ils, finissent par lasser. La défaite de Nadal assure au tournoi du sang neuf pour les tours à venir.
Du coup, tous les regards ne manqueront pas d'être braqués sur Roger Federer qui, en deux jours, a vu le nombre de ses adversaires dangereux fondre comme neige au soleil. Novak Djokovic, hier, dans sa propre moitié de tableau, qui a rendu l'âme dans un non match. Et Nadal aujourd'hui. Pour certains, c'est l'année ou jamais pour "Rodger". Et je le pense aussi, tant Nadal semblait lui être inaccessible. Revers de la médaille, il est également devenu, de par son classement de n°2 et son statut de triple finaliste à Roland, celui qui ne doit pas perdre. Une pression qu'il devra impérativement assumer. En étant notamment plus convaincant que lors de ses deux derniers matchs contre Acasuso et Mathieu.
En tout cas, ça promet de belles joutes en deuxième semaine !
Bon... passons maintenant à ce qu'aurait dû être mon post avant cette défaite surprise de Nadal.
J'avais envie de balancer un peu, ça fait du bien ! Je ne sais pas ce que vous en pensez mais ce Nelson Monfort me donne de l'urticaire. On est obligé de se coltiner ses interviews bidon de fins de matches. Sauf que ce mec là n'y connait visiblement rien. Et en plus d'être exaspérant, il a un tact franchement inexistant qui n'arrange rien. Déjà il agresse les joueurs à la sortie du court, sitôt la balle de match jouée. Ca, je ne supporte pas. Et puis, il faut entendre les questions pour comprendre, questions invariables tout au long de la journée. Si c'est un perdant, c'est du genre : "Merci de nous répondre, c'est très fair-play" (alors que le mec n'a rien demandé à personne et certainement pas à être emmerdé à la sortie du court). Et si c'est le vainqueur, la question fuse : "Ce doit être un match qui restera longtemps dans votre mémoire, non ?". Ceci que ce soit un match expédié en 1h ou un marathon de 5h.

Pour le reste, le plaisir de Monfort est de se balader dans les tribunes afin d'interviewer les entraîneurs aux changements de côté. Là-aussi, la question est toujours la même : "Alors je suppose que vous vivez ce match avec infiniment de passion ?"
Bref, ce type est une imposture incarnée. Ni journaliste sportif, ni intervieweur. Juste un guignol sans aucun tact (Il a quand même fait pleurer Sampras en lui rappelant avec les sabots qui sont les siens que son entraîneur était mourant). Au départ, je le trouvais plutôt amusant dans les guignols de l'info. Mais le personnage réel est tellement opportuniste et antipathique que je n'arrive même plus à (sou)rire des blagues des auteurs. Il faudrait vraiment que ce type soit débarqué de la chaîne et que l'on ait, enfin, des journalistes à la hauteur, avec de vraies questions sur le sport ou l'aspect technique d'un match. Pas des opportunistes qui "peopleïsent" la beauté du sport.
Et puis, comme je suis décidément d'humeur acerbe aujourd'hui, je vais aussi tirer à boulets rouges sur François Brabant qui, pour notre plus grand malheur depuis quelques interminables années déjà, commente certains matchs de Roland Garros. Ce mec est insupportable. Et surtout, surtout, il ne se tait jamais, y compris pendant les échanges. Pas de bol, il ne dit rien de pertinent. Et je ne peux pas baisser le son sinon je n'entends plus les frappes des balles. Une torture, je vous dis !

En plus, François Brabant a un défaut de prononciation. Un cheveu sur la langue. Enfin, disons plutôt une touffe. Bon, je ne suis pas du genre à critiquer, on a tous nos petits complexes et j'ai moi-même la fâcheuse tendance à parler trop vite ou trop peu intelligiblement parfois.
Mais franchement, avoir une touffe sur la langue et débiter des âneries sans discontinuer pendant toute la durée d'un match, je vous garantis que c'est très très usant pour le pauvre téléspectateur qui fait alors une telle fixation sur cette voix pénible (et je suis gentil !) qu'il en oublierait presque le match.
Soyez gentil Monsieur Brabant, pensez à vous taire et à vous désaltérer régulièrement. C'est vrai quoi, fermez la un peu et reprenez votre souffle. Partez vous oxygéner une petite quinzaine de jours, entre fin mai et début juin. Je vous assure que, même si c'est un crève-coeur, on se débrouillera sans vous.
Parce que franchement, un Roland Garros sans un Nelson Monfort ou un François Brabant, ça aurait vraiment de la gueule ! Non ? Si ! Assurément.