
Non assistance à personnes en danger de mort, refus ou parasitage de l’aide internationale, acheminement de denrées (riz notamment) pourries… La junte militaire n’en finit malheureusement pas de faire parler d’elle alors que la Birmanie connaît probablement la plus grande catastrophe de son histoire.
Alors qu’au niveau mondial les secours s’organisent tant bien que mal, le pouvoir birman semble décidé à isoler un peu plus le pays malgré l’urgence de la situation. Après les milliers de morts et de disparus dus au passage du typhon, c’est l’absence d’eau potable et les maladies à venir qui risquent selon certains observateurs de multiplier les pertes par 15. Les sources les plus pessimistes estiment même qu’au final 1 500 000 birmans pourraient constituer le terrible bilan d’une catastrophe sans précédent dans un pays déjà touché au quotidien par la pauvreté extrême de la majorité de ses habitants.
A l’heure où la Birmanie compte déjà ses morts et ceux à venir, la junte militaire semble insensible à tout ce qui se passe. Voulant tout contrôler, notamment dans la redistribution de l’aide humanitaire, elle freine toutes les démarches pourtant déjà longues à se mettre en place. Outre un choix plus que discutable dans l’ordre des priorités (notamment quand on voit que l’aide est bloquée dans des zones pourtant faciles d’accès), l’inquiétude réside surtout dans un éventuel détournement de cette aide par l’armée.
Détournement ou pas, le non acheminement de cette aide accroît l’urgence d’une situation déjà désespérée. Des milliers de gens ont tout perdu. Humainement d’abord. Matériellement ensuite. Et si le typhon est déjà loin, le pire serait à venir. L’absence d’eau potable et la promiscuité des régions touchées renforce les risques d’épidémie contre lesquels la population birmane n’a aucun moyen de se défendre.
Dans ce contexte, difficile d’être optimiste pour une population laissée pour compte dans son propre pays par ses propres dirigeants.
Les birmans devraient avoir ce droit élémentaire : celui de vivre. Au delà des épreuves, du chagrin, du découragement et de la misère.
Les birmans devraient avoir ce droit élémentaire : celui de vivre. Au delà des épreuves, du chagrin, du découragement et de la misère.
Mais des hommes de l’ombre en ont décidé autrement : regarder et laisser mourir.
Laisser mourir
2 commentaires:
Je partage ta colère : encore une fois un pays pauvre n'est pas épargné par le sort, les catastrophes naturelles, sans qu'il soit nécessaire d'y ajouter la cruauté humaine !
Comment comprendre la stupidité des dirigeants birmans ? Depuis quand le renfermement sur soi est-il une solution ? Les hommes ont encore beaucoup de chemin à faire !
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