Il n'est pas tout à fait 9h30 lorsque nous arrivons à la boutique SNCF qui doit ouvrir ses portes à 10h. Comble de malchance : une personne est déjà là ! ! ! Pour nous, la messe est dite : impossible entre 10h et 10h25 d'avoir notre billet, de se rendre à la gare en voiture et d'avoir le temps d'embarquer. Doit-on alors reporter ou annuler ? Pourra t-on éviter des frais supplémentaires ? Pourra t-on seulement partir ?
Pourtant, il était dit que décidément rien ne viendrait gâcher le bon déroulement de nos vacances. Déjà, de bon matin, ce sont François-Marie et Brigitte qui, ensemble, décident de nous emmener à Bruxelles. Une fois sur place alors que nous attendons impatiemment l'ouverture, François-Marie rapproche la voiture de la sortie de la galerie au cas où nous devrions partir en catastrophe.
Et à 9h45 le miracle se produit : une jeune femme arrive et ouvre la porte de la boutique. Nous expliquons notre cas et elle nous laisse entrer. Nous nous confondons en excuses auprès de la femme qui était là avant nous et qui, elle, n'aura décidément pas de chance. Car, en plus de Nath et moi, d'autres personnes lui passeront devant pour des "cas d'urgence". Bref, nous obtenons nos tickets dans la minute et nous nous ruons à l'extérieur de la boutique. François-Marie est stationné juste devant l'entrée de la galerie. Le reste ne sera qu'une formalité. François-Marie connait la ville comme sa poche et il ne nous faudra guère de temps pour arriver à la gare. Il n'est pas tout à fait 10 heures lorsque nous descendons devant la gare.
Chose impensable la veille : non seulement nous partirons bien à l'heure et au jour prévus, mais en plus nous avons tout le temps et bien davantage pour prendre notre Thalis. Le train démarre enfin, et avec nous. Tout ceci grâce à François-Marie et Brigitte qui se seront pliés en quatre. Bref, un grand merci !
Vers 12h45, nous arrivons à Cologne. Un lieu hostile pour moi puisque je ne vais rien comprendre à ce qui pourra se dire et ce ne sont pas mes 4 mots en allemand qui changeront la donne. Lorsque nous sortons de la gare, nous arrivons sur la place de la cathédrale Dom, immense et imposante.
Première chose : ne pas se laisser mourir de faim. On prend deux sandwiches aux abords d'une zone piétonne. Il y a un monde fou et je ne suis pas très à l'aise, comme la sensation d'être submergé par cette marée humaine. Ensuite, on cherche notre hôtel quelques centaines de mètres plus loin au bord du Rhin. L'accueil est très sympa, bien que je ne comprenne rien. On découvre notre chambre, plutôt sympa, avec des tablettes de chocolat laissées à notre intention. Les choses se gâteront un peu plus tard mais nous y reviendrons.
L'après-midi, nous découvrons les rues commerçantes de Cologne notamment un grand centre commercial sur plusieurs étages. Mais nous ne craquerons pas et repartirons bredouilles.
Nous revenons à proximité de notre hôtel. J'ai soif et ça tombe bien, on tombe justement sur un endroit sympa appelé "Musée de
C'est le soir que va se dérouler le plus beau moment de notre séjour allemand : une croisière de deux heures sur le Rhin, sans animateur bidon, sans micro nasillard. Non, juste une balade reposante au rythme du Rhin dont nous découvrons progressivement les deux rives. La nuit tombe doucement, laissant le ciel donner libre court à ses variations de couleurs.
Bref, un moment intense, entrecoupé de quelques bières locales comme
La batterie de mon appareil donnant des signes de fatigue, nous rentrons à l'hôtel pour la recharger. Rentrer à l'hôtel, c'est ce que nous avons du faire une dizaine de fois devant un gérant toujours amusé de nous voir aller et venir. Et une fois l'appareil opérationnel, nous revoilà dehors pour profiter de Cologne by night. Cathédrale illuminée, dégustation de glaces italiennes, balade en amoureux, c'est ainsi que va se terminer cette très belle journée avant que nous ne regagnions notre chambre, définitivement cette fois.
C'est globalement à partir de cet instant que le séjour va devenir un poil moins agréable. Pas de volets aux fenêtres, difficile de dormir dans une semi-obscurité. Mais c'est au petit matin que les contrariétés commencent. Nous avions demandé à être réveillés à 9h. Mission plus qu'accomplie. Dès 7h30 tout d'abord avec des travaux dans l'hôtel ! ! ! Une heure plus tard, je dois me lever précipitamment pour empêcher une (biiiip) de femme de ménage d'entrer de force dans notre chambre ! Encore heureux pour elle que je n'aie pas maitrisé l'allemand à ce moment précis.
Bref, après une nuit longue et tout sauf reposante, nous descendons à l'accueil. La responsable est bien désolée de nos petits désagréments du matin et comme elle semble fort sympathique, on décide de passer à autre chose. Au petit dej en l'occurence. Là, ça va déjà beaucoup mieux.
Le reste de la journée sera plus anecdotique. Nos jambes sont lourdes suite à nos périples de la veille et le train ne repart qu'en fin d'après-midi. Alors, on se traîne un peu d'un endroit à l'autre. Nath en profite pour retourner au centre commercial pour acheter ses chocolats préférés, les "Ritter Sport" (surtout ceux au yogourt). On retourne chez notre ami italien déguster une nouvelle glace. On paye. Sauf que maintenant on a soif. Alors on y retourne. Je prends une bière et Nath un jus de pomme. 3,50 + 1,80 = 5,30 euros. Je sors 6 euros de ma poche, m'apercevant également d'une erreur dans la facture qu'on nous a amenée. Elle est de 5,80 et l'un des produits ne correspond pas. Je demande donc à Nath de régler le problème... et de régler tout court. Elle revient quelques secondes plus tard, avec la facture effectivement modifiée : 5,30 euros comme prévu et non 5,80. Je lui demande de me rendre la monnaie et là, faut imaginer la scène avec Nath debout, tenant dans sa main la facture modifiée, me dire d'un air béat : "Ah, ben je lui ai dit de garder la monnaie" (!!!)
Bref, on a donc perdu 70 centimes dans l'affaire, ce qui comme ça n'a l'air de rien... Mais ces quelques piécettes auront vite leur importance lorsque Nath, prise d'une envie pressante, devra se rendre dans des toilettes publiques payantes. Et là, grand moment de solitude. Il me faudra me sacrifier en allant boire une ultime Eisbock pour faire de la monnaie. Oui, je sais, c'est passionnant mais bon, on vous avait prévenu : autant le jeudi a été inoubliable, autant le vendredi a été long et chiant, même pour Nath qui était pressée de rentrer.
Bref, nous étions heureux comme tout lorsque nous avons vu Brigitte arriver en gare d'Ottignies. Son sourire a rajouté au plaisir d'être de retour, après une absence pas bien longue il est vrai.
Et puis demain... c'est Bruxelles !
1 commentaire:
In België minstens, geen probleem met de talen !
Voici un récit plein de rebondissements, de découvertes, de tendresse, de subtilités… Mine de rien, ce séjour à Köln ne semble pas avoir été inintéressant ! Vous avez eu bien raison d'y aller… et de raconter !
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