mardi 26 janvier 2010

La difficulté de dire les choses...



... ou de les garder pour soi, éternel dilemme.


Cela commence à devenir récurrent chez moi mais une fois de plus, j'ai longtemps hésité avant d'écrire ce billet. D'autant qu'ailleurs, il y a ceci ou même cela. Et puis je ne voudrais pas que mon message soit mal interprété. Ne cherchez pas ici la moindre lamentation, le moindre appel au secours. Mais peut-être ai-je, plus simplement, le besoin que les mots sortent. Ce besoin et rien d'autre.


J'ai toujours crû à une certaine invincibilité. Non pas que je me crois immortel, loin de là (heureusement d'ailleurs) mais à force de s'entendre dire que l'on a une santé de fer et de ne jamais aller voir le médecin, on finirait par le croire. Jusqu'au moment où ça coince. Et où ça effraie forcément. Un peu. Ou un peu trop.


Et puis, quand ça part en couille comme on dit, ça choisit rarement le bon moment. J'avais besoin de deux semaines, deux petites semaines. Pour un stage primordial pour moi et mon avenir. Pour pouvoir enfoncer une porte entrouverte. Pour que 2010 soit mon année. La bonne, la vraie.


Sauf que les choses ne se passent pas comme je l'avais prévu. Au départ, un simple mal de dos. Un de plus chez moi donc aucun sujet d'inquiétude. D'ailleurs, je vais directement voir un médecin généraliste et ostéopathe, histoire qu'il me manipule et qu'on n'en parle plus. Mais il refuse et demande des radios complémentaires pour expliquer cette raideur dorsale qu'il trouve particulièrement nouée.


Le résultat des radios tombe. Anomalies inquiétantes au niveau pulmonaire. Mais les tâches blanches disséminées un peu partout ne sont pas assez parlantes et je dois donc passer un scanner. Nous sommes le mercredi 13 janvier et mon stage débute le lundi suivant. Je ne suis pas rassuré. Et même si on m'a rabâché ici et là, avec raison, que la santé passait avant tout le reste, j'avoue que le stage occupe toutes mes pensées. Mais il faut être au chômage et avoir une réelle opportunité d'avenir pour comprendre.


Le vendredi 15, le pneumologue me reçoit. Il me commente les résultats du scanner de façon plus détaillée que ce que l'on n'avait pu m'en dire à l'hôpital. J'ai des ganglions un peu partout dans les poumons, ce qui ne signifie pas que ce soit préoccupant d'autant que le mal ne semble pas comprimer les poumons, ce qui était la crainte première du médecin. Hop, un bon point. Pour le reste, entre possibilité de lymphomes et autres noms barbares (sarcoïdose), le scanner s'avère insuffisamment parlant. Prochaine étape : la fibroscopie (ou endoscopie bronchique).


Je commence quand même mon stage le lundi 18 janvier comme prévu. Mais déjà, je dois m'absenter l'après-midi pour un rendez-vous avec l'anesthésiste. Première absence. Heureusement, le directeur du centre social où j'effectue mon stage est très compréhensif.


Deuxième absence ce lundi 25 janvier où je passe ma fibroscopie à l'hôpital de Sarlat. J'entre à 7h45 et il est prévu que je sorte en début d'après-midi. Une formalité d'autant que je suis complètement anesthésié durant l'intervention. Sauf que les choses ne se sont pas passées si facilement. Lorsque j'émerge, j'ai les yeux d'un boxeur sur lequel on se serait acharné : paupières enflées, impression d'hématomes, yeux injectés de sang. On m'explique que, malgré l'anesthésie, j'ai très mal réagi à la fibroscopie en me montrant particulièrement intolérant au tube que l'on m'a mis dans la gorge. Intolérance qui s'est traduite par des crises de toux d'une rare violence, auxquelles même les chirurgiens n'étaient pas coutumiers.


Du coup, ce soir, c'est le boxeur qui vous écrit de son ordinateur. Quant au stage, la troisième absence est pour demain, ne pouvant absolument pas conduire dans l'immédiat, sans parler de ma sale gueule du jour. Je ne suis pas très optimiste pour mercredi non plus.


Le mercredi 3 février, je reverrai le pneumologue qui me fera un compte-rendu de la fibroscopie ainsi que des résultats des multiples prises de sang qu'ils m'a demandé de faire par la même occasion. Peut-être enfin arriverons-nous à un diagnostic en bonne et dûe forme vis à vis de la nature de ces ganglions, de leurs spécifités et du traitement à entreprendre. Après, tous les scénarios sont possibles : les ganglions peuvent se résorber d'eux-mêmes, faire l'objet d'un traitement mineur à base de cortisone ou bien, pour le scénario le moins optimiste (ou plutôt le plus contraignant), se traiter par radiothérapie voire chimiothérapie.


D'ici là, j'aurai peut-être réussi à continuer mon stage. Dans l'optique d'un futur entretien qui pourrait m'ouvrir de grandes et belles portes en 2010. A condition que ma santé s'arrange et vite.


Fallait juste que ça sorte. Rien de plus.

8 commentaires:

Réverbères a dit…

Et tu as bien raison. La meilleure manière de gérer les choses difficiles est de commencer par en parler. Après, on voit…

Ça tombe bien mal pour ton stage, évidemment. Mais j'imagine que celui-ci pourra éventuellement se faire à un autre moment, ou se prolonger.

Avec toi et Nath, de toute façon !

Titof a dit…

salut cousin, et meilleurs voeux a vous, et surtout que cet ennui de santé s'ameliore au plus vite.
c'est vrai que ca tombe pas vraiment au bon moment, et meme, si ca avait pu ne pas tomber ...
enfin bon, bon courage et continu de te battre, ca a l'air de payer.
bisou a vous

bri27383 a dit…

Je lis ce que tu m'avais dit....C'est vrai qu'en parler permet de déposer une partie du paquet. Merci pour ta confiance ! Je pense bien à vous deux. Bisous

Anonyme a dit…

Pleins de Bisous à vous 2.

Isa.

Cath a dit…

Tu fais bien d'en parler, oui. J'imagine bien le souci que ça te fait, que ça vous fait à tous les deux.
Prends soin de toi, retape-toi vite, et je pense que tu pourras décaler ton stage, pour faire chaque chose en son temps.
Je pense bien à toi, à vous deux et vous envoie tous mes souhaits et bonnes ondes.
Amitié.
Bisous de nous tous.

franck a dit…

Merci à tous pour vos mots. Concernant les yeux, ça peut mettre 2 à 3 semaines pour se résorber mais il n'y a rien à faire.
Concernant mon stage, je l'ai décalé d'une semaine. Touchons du bois pour qu'il n'y ait pas d'imprévu car je suis pris par le temps. Car je risque de passer un entretien d'embauche prochainement et je dois impérativement avoir achevé le stage avant pour mettre toutes les chances de mon côté. Sinon tout part en vrille...

Cath a dit…

Je croise les doigts pour toi... et garde confiance, sans trop te mettre la pression !
Bisous.

Anonyme a dit…

De tout coeur avec toi, prends bien soin de santé avant tout...je reste optimiste et pense vraiment que tu trouveras une solution pour tout concilier.J'y veillerai personnellement !!
Bisous
Nath