

Que c'est dur de s'y remettre après une longue interruption... Et je ne pouvais pas reprendre le fil de ce blog sans évoquer la disparition de l'immense Dennis Hopper, disparu le 29 mai dernier, et auquel je souhaitais déjà rendre hommage avant de "remettre au lendemain".
Je ne connais pas toute la filmographie de ce Géant (en référence au film avec James Dean qui l'a révélé) mais chacune de ses apparitions dans les films que j'ai eu la chance de voir m'aura scotché. Il faut dire que les rôles souvent déjantés étaient véritablement habités par ce monstre du cinéma. Réputé bien plus excessif dans la vie que dans ses rôles (ce qui n'est pas peu dire !), entre alcools et drogues diverses, il était hallucinant lorsqu'il interprétait des personnes "borderline", pour ne pas dire carrément du côté obscur.
Pour l'admirateur de Dennis Hopper que je suis, et n'ayant curieusement encore jamais pris le temps de voir le film qui l'a vraiment révélé en tant que réalisateur Easy Rider (avec Peter Fonda et Jack Nicholson), c'est vraiment dans le film torturé de David Lynch, Blue Velvet qu'il donne toute la mesure de son talent. Il a le mauvais rôle (c'est peu de le dire !) mais quelle performance ! Hallucinant de noirceur, de paranoïa, de démesure, il vole sans problème la vedette à Kyle Mac Lachlan et Isabella Rosselini, eux-même pourtant prodigieux. Pas question pour moi de raconter Blue Velvet, parce qu'à mon sens, les films de Lynch ne se racontent surtout pas. Juste préciser quand même que c'est probablement, malgré son extrême noirceur, le film le plus "accessible" de son auteur, surtout du point de vue de la compréhension. L'histoire se suit de bout en bout sans problème. De toute façon, ceux qui aiment Lynch ne peuvent pas ne pas avoir vu ce film, pièce maîtresse de sa filmographie. Idem pour ceux qui veulent découvrir Hopper dans toute la démesure de son talent.
Dennis Hopper, comme tous les grands, fait aussi partie de ces pointures qui tirent des films relativement mineurs vers le haut. Je pense notamment à Speed, film d'action bien troussé mais plus divertissant que véritablement marquant. Sauf qu'une nouvelle fois, Dennis Hopper y joue un rôle d'un timbré retors, celui d'un poseur de bombes. Là encore, il crève l'écran. Idem lorsqu'il fait des incursions dans le monde des séries TV. On a ainsi pu le voir dans la première saison de "24" où il donne la réplique à Kiefer Sutherland et lui mène la vie dure.
Bref, il y aurait tant à dire. Je retiendrai surtout de cet immense acteur son charisme, cette façon de crever l'écran, de donner toute sa démesure, toute sa folie dans chacun de ses rôles. Encore une "gueule" qui s'en va. Une vraie de vraie. Adieu l'artiste ! Car c'est ce qu'il était véritablement, entre peinture et 7e Art. Et merci !
1 commentaire:
Merci pour l'info...je l'aimais beaucoup également.
Isa.
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