


Satané mois de septembre ! Trois artistes viennent de tirer leur révérence en quelques jours.
Sim, tout d'abord, pour qui j'ai toujours eu une tendresse particulière bien qu'il ne soit pas, à mon sens, une réelle pointure cinématographique ou comique. Mais il avait cette gentillesse. Une gueule bien évidemment. Et un côté clown pleinement assumé, dans le sens noble du terme, avec une sacrée dose d'auto-dérision.
De ses diverses apparitions artistiques, je retiendrai surtout sa présence récurrente aux Grosses Têtes de Philippe Bouvard version TV dans les années 90. Ou ce duo improbable avec Patrick Topaloff, "Où est ma chemise grise ?", variation sur le thème de Grease.
Il semble aussi qu'il soit apparu dans quelques grands films mais que je n'ai jamais eu le loisir de regarder. Et puis, comme d'habitude, je préfère rester sur des ressentis. Ce mec me manque un peu parce qu'il n'est plus là et que les moments passés télévisuellement en sa compagnie étaient toujours synonyme de bonne humeur. Jouant à fond sur son physique improbable dont il avait fait son fond de commerce, Sim a ainsi traversé les décennies en donnant l'impression de ne jamais vieillir, lui dont on disait avec tendresse et humour qu'il n'avait jamais été jeune, physiquement parlant. Quand il ne le disait pas lui-même.
Une gueule qui fit aussi le succès des libraires. Son ouvrage "Elle est chouette ma gueule" avait frôlé le million d'exemplaires. Un succès mérité pour cet artiste cultivé résolument populaire, humble et accessible.
Sim fait finalement partie de ces grands monsieurs. Ceux dont on a tant de mal à résumer une carrière apparemment mineure et qui laissent un sacré vide quand ils s'en vont.
Un artiste clown taille patron, quoi !
Autre disparition marquante de ce mois de septembre : Willy Ronis. Je n'en dirai malheureusement pas grand chose car, oserai-je l'avouer, je ne connaissais pas ce monsieur. Pas même de nom. Alors qu'il s'agit apparemment d'un immense photographe, d'une pointure nationalement et internationalement reconnue. Alors bien évidemment, quand je souffre de telles lacunes, j'essaie de les combler, même partiellement. Je suis donc allé fureter sur Internet pour voir à quoi ressemblait le travail de cet artiste qualifié d'incontournable et d'infiniment gentil par tous ceux qui lui ont rendu hommage.
A l'arrivée, un vrai coup de coeur pour des photographies où respirent la vie des quartiers et le coeur des gens. Sa mort m'aura au moins permis de connaitre une partie d'une oeuvre apparemment immense. Alors bravo l'artiste !
Je terminerai enfin par le décès appris ce matin (mais survenu hier) de Patrick Swayze. Sa maladie n'était un secret pour personne, abondamment relayée par une forme de presse people toujours prompte à dégueuler sur ceux dont les souffrances font vendre. Enfin bref, rien de neuf sous le soleil donc.
Pour beaucoup, Patrick Swayze est définitivement lié à Dirty Dancing. Mouais. Ce n'est pas ce que je retiendrai personnellement de cet acteur... sauf la chanson "She's like the wind" qui en est issue et qu'il a lui même interprétée dans les années 80 ou 90.
Pour moi, Patrick Swayze est indissociable de Ghost, une comédie sentimentale (et bien plus encore) qu'on ne présente plus. Ou, à un degré moindre, de Point Break. Un film d'aventures qui ne révolutionnera pas le genre, certes, mais assurément jouissif et très divertissant.
Voilà, rien de révolutionnaire non plus dans ces quelques lignes. Juste un petit hommage à quelques artistes qui ont foutu le camp à quelques jours d'intervalle.
1 commentaire:
Et un film à voir, mettant en vedette Patrick Swayze, c'est "La Cité de la joie" ("City of Joy" en v.o.), une production tournée en Inde et racontant avec sensibilité la vie d'un médecin qui va en Inde pour y travailler, mais aussi pour tenter d'y changer les choses. Certes, dans le film, on y voit la misère du peuple Indien, mais c'est malgré cela un film touchant et tendre, puisque ça parle d'amitié aussi. C'est l'un des grands rôles de Patrick, 100 fois supérieur à "Dirty Dancing", selon moi... Le film met aussi en vedette l'excellente actrice britannique Pauline Collins (la fameuse "Shirley Valentine") et l'acteur indien Om Puri. C'est à voir !
Donald.
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