dimanche 1 février 2009

Douche écossaise



Il y aura de l’ambiance, m’avait promis Nath, lorsqu’il fallut me convaincre de l’accompagner à une soirée écossaise à 40 bornes de chez nous. Résultat : l’une des "pires" soirées de toute mon existence probablement, et en tout cas, de très très loin, la plus ennuyeuse et la plus insipide.

Déjà, je sens mon humeur fléchir vers le côté obscur de la force dès le début de la soirée où nous nous sommes donnés rendez-vous à plusieurs sur un parking à la sortie de Sarlat pour se suivre jusqu’à la fameuse salle des fêtes d’un gros bourg environnant. On perd un bon quart d’heure à attendre certaines bonnes volontés (Et quand on est carré sur la ponctualité comme moi, 15 minutes sont vraiment une éternité) et ensuite, comme prévu, on se suit. Il n’y a quand même pas foule, on est juste 3 voitures à se suivre mais décidément manchot, le conducteur éclaireur ne semble pas décidé à dépasser les 60-70 km heure, y compris dans de très longues lignes droites.

Je prends mon mal en patience et nous arrivons enfin, à la bourre bien évidemment mais avant le début du repas tout de même. Nous nous acquittons des 26 euros (pour deux) à l’entrée (tarif qui aura son importance par la suite et qui est censé comprendre le repas et l’animation) et nous entrons dans la grande salle.

Soirée écossaise oblige, on nous avait garanti que les écossais ne seraient pas avares sur les boissons. Malheureusement, l’avarice présumée des écossais est bien réelle. N’aimant pas le whisky, je demande une bière. On m’ouvre un grand frigo où l’on me demande de me servir. A l’intérieur, de la bière qui ferait passer la Kro pour une bière de luxe. Je n’en reviens pas. En plus, c’est une mixture qui vient de Rouen, merci pour le dépaysement !

Le repas, faut quand même que je vous en touche deux mots ! Quelques bouts de saumon se battant en duel dans une assiette en carton, du haggis (sorte de viande hachée) accompagné de purée de pommes de terre et de navets, un ou deux biscuits maison en guise de dessert… et ce fut tout ! Avec, pour arroser "tout ça", du vin qui tâche de première catégorie. Un vrai millésime de vainqueur ! Pouah ! ! !
Bref, une monumentale arnaque sans nom, presque une insulte.

Mais heureusement, mauvaise langue que je suis, c’était sans compter sur l’animation ! Car Nath (accompagnée d’une bonne partie de son club de danses celtes du lundi soir) et tous les autres étaient surtout venus pour l’animation, les danses écossaises endiablées, les cornemuses !

Et là, ce fut un vrai festival de la médiocrité : en guise d’animation, nous avons eu droit à la lecture, tout au long du "repas" des textes d’un poète écossais (inconnu de tous sauf de nos hôtes et dont j’ai d’ailleurs oublié le nom). Il y eut bien quelques danses, mais si peu, noyées au milieu de l’ennui qui était tombé tel une chape de plomb sur les convives. Pour être complet, ajoutons un ou deux très courts morceaux de violon joués par une femme excessivement pincée, histoire de détendre l’atmosphère. Sans omettre bien sûr d’évoquer l’absence de l’homme à la cornemuse, celui dont on se doute bien qu’il aurait mis à lui seul une ambiance de folie que toute l’Aquitaine nous aurait envié. Mais pas de bol, le monsieur en question avait eu un souci avec son avion. Ben oui, c’est bâlot, hein !

Toujours est-il qu’à 11h15, je n’en peux plus. Ca fait un bail que je souffre en silence, me demandant ce que je fous au milieu d’une telle mascarade. Nath n’essaie même pas de me convaincre de rester tellement elle est désolée, pour elle comme pour moi. Sa déception est également immense. Venue avant tout pour danser, elle aura du se contenter de quelques miettes au milieu d’une soirée bavarde, sans fin et inintéressante au possible. Les écossais ont du se régaler de leurs bons mots, grand bien leur fasse… Souhaitons leur simplement qu’ils apprennent, à l’avenir, à recevoir.

Bref, pour mettre fin à cette « soirée écossaise » probablement organisée par des charlots, nous décidons de filer à l’anglaise.

Et toc !



3 commentaires:

Réverbères a dit…

Au moins, ça nous aura valu un texte bien plaisant à lire ! On y apprend même qu'ils n'ont pas été capables de fournir le béret écossais du "du" de la fin de l'avant-dernier paragraphe ! :)

Cath a dit…

Pas de bol, une soirée pareille ! bien plus agréable à raconter, et à lire, qu'à vivre, sûrement.
C'est ça, la douche écossaise : on se sent mieux après que pendant !

Lili-Geneviève a dit…

Hahahahahahahahahahahahahahaha!

Je ris encore! Pardon Franck!

Hahahahahhahahahhahah!

Je suis certaine que la plus grande déception de Nath, n'est pas d'avoir si peu dansé mais le fait que le joueur de cornemuse ne se soit pas présenté...hihihi!


Elle se saura donc jamais, à moins de retourner à une autre fête du genre, (c'est pour quand, dis? hihihi!)s'il porte un slip sous sa jupe. Hahahahaha!