
Il y avait bien longtemps que Nath et moi n'avions passé de journées si agréables ! C'est peu dire que nous en avions besoin et c'est notre ami Christian qui aura joué les hôtes de choix en nous recevant sur Rodez le week-end dernier.
Mon amitié d'avec Christian ne date pas d'hier. Je l'ai déjà évoquée sur ce blog. Elle a presque 35 ans. Mais elle trouve encore le moyen de se renforcer de jour en jour. Il est vrai que les derniers mois nous auront rapprochés. Dernier exemple en date : sa venue en Dordogne pour le passage à la nouvelle année. A une époque où le terme amitié est parfois galvaudé, la fidélité de mon ami Christian, indéfectible, fait plaisir à voir et réchauffe les coeurs. Il était avec nous le 31 décembre et cela nous avait déjà valu quelques moments mémorables durant les quelques jours qu'il avait partagés avec nous.
Et puis, il y eut donc ce dernier week-end. J'avais depuis quelque temps envie de revenir en Aveyron. Après tout, cela reste ma terre d'adoption et j'y ai l'ensemble de mes souvenirs. Ceux notamment avec Madame Rustan. Et Christian. Déjà.
Nath ayant permuté son jeudi après-midi de repos au vendredi, nous avons pu partir de bonne heure le vendredi, un peu après midi. Petite halte à Souillac pour déjeuner. Au hasard, un kébab chez Kamel pour pas changer les bonnes habitudes. Vous savez, celui qui fait son pain lui-même et qui est si sympa en plus.
Vers 15h30, arrivée à Rodez. Je sais que Christian ne sera pas rentré avant 17h. C'est ça les jeunes retraités ! Toujours par monts et par vaux ! Finalement, c'est un peu après 16h qu'il viendra nous accueillir. Il avait été jusqu'à modifier son emploi du temps pour rentrer plus tôt que prévu. Sympa !
L'heure du dîner arrive. Christian a tellement de qualités par ailleurs qu'on lui pardonne sans aucun problème le fait qu'il n'aime pas cuisiner. C'est pas son truc, c'est tout. Il aime recevoir (et il fait très bien) mais pas cuisiner. Mais comme il sait aussi que mon régime m'interdit les restaurants à répétition, il a prévu toute une panoplie de plats cuisinés à réchauffer. Ne boudons pas notre plaisir : c'est très bon, varié et ça fait gagner un temps non négligeable. Tant mieux, on aura plus de temps pour parler !
La soirée est tranquille. On regarde le film documentaire Océans de Jacques Perrin. On ne peut pas dire que le choix du film accroît notre dynamisme du moment, Nath fatiguée par sa semaine et moi par la route. Mais ce n'est pas plus mal car j'aurais été bien incapable de suivre un "vrai" film. Alors que là, finalement, il n'y a qu'à se laisser porter. Et les images sont magnifiques, alors...
Le lendemain matin, on prend notre temps. J'ai failli me lever à 5 heures du matin, persuadé qu'il faisait déjà jour. Ce n'était que l'éclairage public de la rue. C'est vrai que nous ne sommes plus habitués à cela par chez nous.
A midi, petit restaurant. Oui bon, j'avais dit ne pas vouloir enchaîner les restaurants. Mais un petit dans le week-end ne peut pas faire de mal. Nath rechigne un peu sur notre choix d'enseigne mais elle se régale avec des endives cuites qui lui font oublier le côté très terroir du restau. Alors que Christian et moi attaquons sans état d'âme et avec un appétit féroce, notre entrecôte.
L'après-midi sera plus chargée que prévu. Christian nous accompagne en ville et me fait un cadeau inestimable : l'intégrale en DVD de Pierre Desproges. Et quand on sait tout le bien que je pensais de l'humoriste (encore que je trouve ce terme réducteur car c'était vraiment un artiste multi-facettes)... Bref, je suis très touché d'autant que le coffret est de très haute volée : intégralité des spectacles, documentaires, la minute nécessaire de M Cyclopède, livret inédit présentant le spectacle à venir (et qui ne sera jamais, du fait de la disparition de Desproges en 1988).
C'était une petite parenthèse dans ma description du week-end mais c'est une attention qui m'aura fait extrêmement plaisir et qu'il m'aura présentée comme une avance sur mon anniversaire, histoire que je ne puisse pas refuser. Quant à Christian, il n'aura pas perdu son temps non plus puisque c'est tout content qu'il va rentrer chez lui, l'intégrale des textes de Brassens sous le bras. Hop, à chacun son petit bonheur du jour !
Christian prend donc congé. Nath et moi restons en ville. Je me rends chez mon ami Rodolphe qui tient une boutique incontournable de BD et Para-BD dans le centre. Je lorgne sur une figurine Blacksad mais son prix me refroidit, même avec les facilités de paiement que l'on me propose. Et puis, faudrait quand même que je me calme ! Surtout depuis l'acquisition toute récente de mon fameux triptyque Johan et Pirlouit dont j'avais du bassiner tout le monde pendant près d'un an avant de pouvoir enfin me le procurer grâce à Nath.
Nath justement. Son petit bonheur à elle, c'est de retrouver son amie Christine qui est aussi une ancienne collègue. Une fille sympa que je prends aussi beaucoup de plaisir à retrouver. On se pose dans un salon de thé, on papote de tout comme de rien devant une tartelette au citron et un jus de fraise. Je reste une petite heure puis je prends congé. Autant les laisser entre filles. Je décide de retrouver Christian chez lui. Non sans avoir auparavant acheté une petite BD pour la route.
Je suis vanné. J'ai pas mal marché et mon pied droit reste encore très capricieux lorsque je le sollicite un peu trop. Alors quand Nath appelle et me demande de remonter en ville parce qu'elle a vu des chemises en solde, je ne suis pas chaud. Mais alors pas du tout. Surtout que dans ce sens, ça monte...
C'est donc en pestant et en boitant que me revoilou en ville. Nath et Christine m'attendent. Je rentre dans la fameuse boutique. Ils ont certes de grandes tailles mais je vais vite déchanter. Soit les chemises sont trop larges (ou pas assez), soit elles ne sont pas assez longues. Je parviens quand même à en trouver une, mais bon, tout ça pour ça...
Finalement, Christine s'en retourne chez elle et Nath rentre chez Christian. Moi, j'ai un dernier petit détail à régler avant. Ce ne sera pas long. Et puis je rentre enfin. Et toujours ce putain de pied qui a décidé de ne pas me laisser tranquille !
Mais le soir sera pépère, tout ce que j'aime. Plats cuisinés avant de s'affaler distraitement devant la télé.
Le dimanche, on tombe du lit à 8h, histoire de profiter au maximum des dernières heures que nous pouvons passer avec Christian. D'autant que Nath et moi devons juste nous absenter une petite heure. Il y a une braderie pas loin, regroupant l'association des commerçants du Grand Rodez. On y fait un saut... allez, hop, trois chemises supplémentaires ! Week-end pas franchement économique, mais au bout d'un moment, je suis bien obligé de refaire le stock !
Très vite, on rentre retrouver notre ami aveyronnais qui se bât avec une fuite d'eau. Un problème de joint si on en croit le plombier qu'il a miraculeusement réussi à dénicher un dimanche. Plus de peur que de mal mais certaines installations, un peu usées, vont devoir être remises en état.
La matinée s'écoule inexorablement (alors que la fuite est bien réparée, elle) et je me choisis un tajine dans la longue liste des plats cuisinés. Et je ne regrette pas mon choix ! Les voisins d'en face nous invitent ensuite à prendre un café. Puis l'heure de repartir arrive. C'est dur de se motiver, je serais bien resté davantage mais toutes les choses ont une fin, même les meilleures.
Un dernier crochet via Rieupeyroux, histoire de revoir la maison où nous avons vécu pendant deux ans avant de déménager en Dordogne, et de revoir surtout notre ancienne voisine du dessous. Puis une ultime petite visite à Christine (oui, oui, la même que celle du samedi) avant de regagner pour de bon nos pénates.
Un immense merci à Christian pour ce superbe week-end qui nous aura comblé de bout en bout. Nous avons rechargé les batteries et avons passé de très bons moments en sa compagnie où son sens de l'accueil et sa disponibilité à notre égard auront fait merveille. C'est simple, on a déjà envie d'y retourner ! C'est le risque quand on est trop bien reçu... Mon pauvre Christian, fallait pas nous inviter !
Tiens, j'ai failli oublier... Qu'ai-je pu faire ce fameux samedi, en fin d'après-midi, après que Nath s'en soit retournée chez notre hôte, ma chemise neuve sous le bras ?
Oui bon, je sais, je suis faible... En doutiez-vous ? Mais franchement, avec un si joli week-end, c'était joué d'avance, non ?
6 commentaires:
Effectivement, on l'avait bien senti ! Faudra travailler plus le suspens la prochaine fois.
En attendant, c'est le plaisir qui ressort de tes mots ! Super !
Promis, m'sieur ! J'le f'rai plus ! (Que veux-tu, tu es trop perspicace !)
Ah non, c'était pas le cadeau de la St Valentin ? Les lectrices romanesques (dans mon genre) seront tombées dans le panneau...
;)
Bon, et bien voilà de bons et joyeux moments, qu'il fait plaisir de partager !
Coucou Cath !
Tu ne crois pas si bien dire, d'une certaine façon... Pour la Saint-Valentin, ma douce et tendre m'a offert la dernière mensualité de ma figurine Homnibus et le Schtroumpf (dont la simple évocation via le sujet "Cath a dit" m'avait permis de battre mon record de commentaires !)
Le triptyque, c'est fait...
L'homnibus, c'est plié...
Le Blacksad, c'est dans la boite...
Ne reste que le Gargamel... et c'est déjà planifié...
Et après... Je me caaaaaaalme ! ! !
Je confirme : ce fut un week-end mémorable qui nous a donné une bonne bouffée d'oxygène à l'âme ! Merci Christian !
En plus, si vous saviez comme il est beau (sexy ?) notre Franck dans ses nouvelles chemises !!!!
Nath
Sorry but... who are you ???
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