vendredi 1 juillet 2011

Vingt ans déjà...


Le 1er juillet 1991 nous quittait l'acteur américain Michael Landon à seulement 55 ans. Si la série Bonanza l'a révélé, c'est bien évidemment La petite maison dans la prairie de 1974 à 1983 qui fait exploser sa notoriété. Michael y endosse pas moins de quatre casquettes : acteur, auteur, réalisateur et producteur.

Cette série que l'on ne présente plus raconte l'arrivée d'une famille de fermiers, au XIXe siècle, dans le Minnesota, tout près du village de Walnut Grove. On y suit plus particulièrement la vie de Laura Ingalls jusqu'à ce qu'elle devienne institutrice puis mère de famille. C'est d'ailleurs de ses propres livres que la série est inspirée. Cet angle explique notamment que Michael Landon soit beaucoup moins présent dans La petite maison dans la prairie durant les deux dernières saisons.

Que celui qui n'a jamais vu un seul épisode de cette série me jette la première pierre. Il aurait de toute façon été bien difficile d'y échapper vu le nombre de rediffusions imposées notamment par la sixième chaîne. Mais malgré une avalanche de bons sentiments et des partis pris religieux un peu trop prononcés à mon goût, la sauce prend sans mal. L'émotion est souvent présente, les rires et les larmes rarement très loin pour les coeurs d'artichauts que nous sommes. Il faut dire que la galerie de personnages est savoureuse, notamment les affres de la famille Oleson qui tient l'épicerie du village et qui en fait voir de toutes les couleurs aux habitants. Entre la mère hystérique, médisante et acariâtre et la fille pourrie gâtée, le fils pas très finaud et le père complètement dépassé, il y a de quoi faire et les scénaristes ne se sont pas privés pour en profiter !

Mais la vraie force du show, c'est Michael Landon. La série lui appartient et ça se sent. Son investissement est total pendant les neuf années qu'elle aura duré. Le personnage de Charles Ingalls dégage une force tranquille, une droiture et un respect peu communs. Travailleur acharné, il est également entièrement dévoué à sa famille. Heureusement, Michael Landon n'a pas oublié de le rendre perfectible : parce qu'il est profondément humain, il est en proie à des doutes et à des remises en question permanentes. Les aléas de la vie sont également loin de l'épargner, lui et l'ensemble de la famille Ingalls, sans doute même trop mais bon, il faut bien que la série tienne en haleine à grand renfort d'intrigues dramatiques. Bref, le roseau plie mais ne rompt pas. Confronté à tout type d'épreuves, Charles Ingalls finit toujours par se relever et comme ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort, la famille en ressort toujours plus soudée.

Alors que La petite maison dans la prairie vit ses dernières années, Michael Landon réfléchit à une autre série. Ce sera Les routes du paradis (Highway to heaven en VO) qu'il créera de A à Z et qui seront diffusées cinq années durant, de 1984 à 1989. Il partagera l'affiche des routes du paradis avec son grand ami Victor French (alias Isaiah Edwards dans La petite maison dans la prairie). Le pitch est très simple : Jonathan Smith incarné par Michael Landon est un ange envoyé par Dieu pour aider les gens dans le besoin sur Terre. La série déborde encore plus de bons sentiments, souvent trop pour le coup, mais est un vrai succès d'audience. Elle s'achèvera malheureusement de façon plutôt abrupte avec le décès à seulement 55 ans de Victor French en 1989.

Diminué par la maladie et par la perte de son meilleur ami, Michael Landon le rejoint deux ans plus tard. Les hommages seront unanimes et le vide bien réel pour de nombreux fans.

Reste que l'ancien sportif accompli, lanceur de javelot hors pair (avant de devoir renoncer à toute carrière sportive en raison d'une fracture au bras) aura bien marqué son époque avec deux séries phares des années 70 et 80. Vingt ans jour pour jour après sa disparition, ça méritait bien un petit hommage.

D'ici à ce que ça donne envie à Nath de revoir les neuf saisons de La petite maison dans la prairie... on n'a pas fini !


4 commentaires:

Cath a dit…

Et bien, euh... moi, j'avoue : je n'ai jamais vu (en entier) un épisode de "La petite maison dans la prairie" ! J'ai dû en voir des extraits sans m'y accrocher plus que ça, à l'époque où je ne regardais déjà plus beaucoup la télé ; et avant, ça ne passait pas ou bien personne ne regardait ça chez moi, bref j'y ai échappé ! Je vois de quoi il s'agit, mais je me sens toujours un peu bête quand j'en entends parler, du coup. Bon, on peut vivre sans ça... mais je compte sur vous pour me faire un cours de rattrapage express ? :)

franck a dit…

J'espère pour nous tous qu'on trouvera mieux à faire quand tu viendras que de te briefer sur la série... ;-)

Réverbères a dit…

Jamais vu non plus, moi ! (Et je ne sais même pas de quoi il est question…)

franck a dit…

Quelque part, tu as de la chance. Nous en France, avec la cinquantaine de rediffusions (j'exagère à peine), pas moyen d'y échapper... à moins d'habiter sur une planète lointaine comme Cath ! ;-)
Disons que c'était divertissant, parfois émouvant, mais bon clairement calibré en ce sens.
L'acteur a commencé dans la série Bonanza mais je n'ai pas connu (trop jeune)... je ne sais pas si ça te parle davantage...