22, v'là les filles !
07h00 le dimanche matin : debout, les yeux collés, la peau lisse et le corps détendu : je tombe de sommeil mais reste motivée pour attaquer la journée la plus sportive de toute ma vie (juste après mes vacances au ski de fond quand j'étais jeune...y'en a une qui comprendra)
Mon amie Brigitte est fidèle au rendez-vous elle aussi .
08H00 : arrivée à Souillac et inscription pour la rando du matin et celle de l'après-midi : soit 22 km, parce qu'on est des filles fortes.
Finalement nous ne démarrons qu'à 08h30 (merci pour la ponctualité qui nous a fait perdre 1/2 h de sommeil !!!!)
Je disais donc, nous voici une petite vingtaine à avoir enclenché notre réveil pour crapahuter de bon matin sur les coteaux souillagais : 12 km au programme.
Ça monte un peu au début, puis c'est plat : nous marchons dans (sur ?) le Causse.

Puis ça descend assez abruptement
12H15 : Arrivée triomphante : nous nous sentons encore d'attaque.
Nos chers maris nous rejoignent pour la pause déjeuner.
Au menu : Moules-frites, rocamadour et cône trois chocolats, le tout accompagné par des morceaux jazzies.
Franck a mal au pied et nous abandonne lâchement tous les trois à notre triste sort.
Il me faut expliquer le concept : il s'agit d'une rando ponctuée par deux pauses musicales avec un groupe de jazz surgissant au détour des sentiers sans que nous sachions à l'avance où il se cache...
En creusant un peu, j'apprends qu'il y aura "quelques dénivelés".
Nous sommes ...93 participants !! et le beau temps est au rendez-vous !
Nous commençons par longer une nouvelle fois la Dordogne et attaquons au bout de 20 mn LAKOTEKINANFINISSAIPA. Le temps de quitter mon pull et me voilà dépassée par plus de la moitié des participants, y compris Brigitte et François-Marie qui marchaient d'un bon pas.

Le soleil cogne, j'avance doucement. Ca tourne et ça monte. Petit à petit je ne vois plus personne devant moi, je sais qu'il y en a d'autres qui suivent. J'ai chaud. Ca monte toujours. J'ai mal à la tête, je sens mes tempes cogner fort sous ma casquette. L'angoisse monte peu à peu... vite, il faut boire. Prendre le temps de s'arrêter, même au milieu de cette fichue côte. En plus, j'avais déjà fait ce trajet en sens inverse(en descente), je me souviens l'avoir trouvé plutôt long. Je pense à Franck : heureusement qu'il n'est pas là, il n'aurait jamais supporté tout ça. Je bois un coup, ça cogne toujours. Ne pas s'arrêter trop longtemps, doser l'effort. Pas simple...
Enfin, le plat est de retour, nous voici de nouveau sur les coteaux, de l'autre côté de Souillac. Nous faisons une bonne pause de 10 mn, je retrouve Brigitte et François-Marie guère fatigués...Un père de famille arrive en haut de la côté avec sa fillette sur les épaules... Parfois je me demande à quoi pensent les organisateurs de cette rando en marquant "accessible à tout public..."
Heureusement , notre première halte musicale n'allait guère tarder...


Comme dirait Brigitte : "C'était très gai"
Quelques km plus tard, nous avons amorcé LADAISSANTINFERNNHALLE
Je pense qu'une vue aérienne de notre tortillard de 93x2 pattes aurait valu le détour...
Encore une occasion pour François-Marie de jouer le Chevalier servant auprès d'une inconnue en détresse...



Arrivée devant notre deuxième pause musicale et désaltérante à 17H30

Il ne nous reste plus qu'à re-longer la Dordogne et le pari était gagné, vive les filles !!
Photos amicalement prêtées par BH et FMG ; merci ! ! !





4 commentaires:
Ce fut une belle aventure, admirablement bien contée ! Mine de rien, même si je n'ai fait que 10 km, c'était quand même sacrément dur, cette petite montée et cette méchante descente. Quoi que finalement, pour moi, ce furent les derniers km de plat le long de la Dordogne qui m'ont paru les plus durs ! Et dire que le chef a voulu nous arrêter en pleine route… Heureusement, on s'est comporté comme des enfants non obéissants, ce qui nous a valu d'avoir par après plus de biscuits et plus de musique !
Et bien dis donc, c'était ta fête Nath !!;-)
Reposez vous bien !!
Isa.
Bravo aux randonneurs, ça avait l'air plutôt difficile, alors quelle satisfaction de l'avoir fait !
Et merci des jolies photos pour le partage.
Enfin...mon commentaire. N'allez pas croire qu'il m'a fallu tout ce temps pour me remettre de cette randonnée. Merci à toi, Nath, d'avoir relevé le défi avec moi. La montée fut en effet épuisante mais quelle satisfaction de se dire en fin de journée : nous l'avons fait !! De retour à Carsac, une belle ampoule de 2 cm de long me narguait...
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