
Certains d'entre vous ont peut-être entendu parler de ce drame qui a eu lieu à Habsheim, dans le Haut-Rhin. Lundi dernier, un homme s'est jeté sous un train de marchandises, mettant fin à ses jours. L'épisode en soi est déjà tragique.
Mais pourquoi, POURQUOI, a t-il fallu que cet homme, vraisemblablement désespéré, emmène son fils de 4 ans dans la mort ? Pourquoi, alors que cet homme vivait séparé de sa femme et de son fils, a t-il voulu récupérer son enfant tôt le matin du drame pour commettre ensuite l'irréparable ?
Comment peut-on, même au plus fort du désespoir, vouloir la mort de son propre enfant ? Il aurait pu, en son âme et conscience, commettre un suicide. Le sien. C'est un acte qu'il ne m'appartient pas de juger. Peut-être que le fil entre vivre et se laisser mourir est plus ténu qu'on ne le croît. Peut-être que cet homme avait de vrais problèmes. Qui n'étaient sans doute pas insolubles. Sauf de son point de vue apparemment.
Mais comment en arriver à cette extrémité ? Vouloir du mal à son propre enfant ? Un môme innocent de 4 ans qui avait toute la vie devant lui. Comment souhaiter consciemment la mort d'un gamin qui est le sien et que l'on a vu naître ?
Car apparemment, l'homme aurait agi en toute préméditation. Séparé de sa femme, il se rend pourtant chez elle ce matin là et lui demande la permission d'amener l'enfant à l'école. Elle accepte bien évidemment, comment diable aurait-elle pu se douter ? Sauf que l'homme ne se rendra jamais à l'école de son fils. Il se jettera sous le train de marchandises son enfant dans les bras.
Où se situe le désespoir ? La haine ? Qu'est-ce qui peut se passer dans la tête d'un homme pour en arriver à une telle extrémité ? A t-il voulu punir sa femme ? Il y aurait tellement de questions.
J'ai toujours pensé qu'une personne qui mettait fin à ses jours était plus ou moins une victime. Là, j'ai l'impression qu'il s'agissait d'un lâche, d'un meurtrier.
C'était son fils ! SON FILS ! ! ! Non décidément, je ne comprends pas !
Que faire, que dire à présent, si ce n'est avoir une pensée pour la maman, où qu'elle soit, et pour ce petit garçon ? Pas grand chose , je suppose, malheureusement.
...Et il y en a qui osent appeler ça "des faits divers" !
2 commentaires:
L'être humain est capable du meilleur comme du pire... et sa raison déraisonne, dérape et déraille sans limites, sans notion de bien ni mal ni sentiment humain, parfois : j'en suis atterrée, comme toi.
Comment comprendre, effectivement ? On peut supposer que le désespoir de cet homme était justement lié au fait d'être séparé de son enfant. Alors, pour être avec lui de manière définitive, il choisit - dans son délire désespéré - de partir avec lui. C'est assez "logique" (du moins quand on entre dans le délire), mais de toute façon révoltant.
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