dimanche 17 mai 2009

Surtout, ne pas casser le fil !


Vous vous rappelez de mon amie Anita ?

Nous avons enfin réussi, après des semaines de dures négociations, à lui rendre son invitation et à l'accueillir à la maison samedi soir. En plus, comme la nature est décidément bien faite (mais hasard total), nous avons ainsi échappé à l'Eurovision et à sa déferlante de "France : two points". On aura en plus échappé à la présentation du show façon Julien Courbet, et ça c'est énorme !

Anita est donc arrivée sur les coups de 19h et, comme toute bonne personne à qui on demande de venir les mains vides, a débarqué avec bouteille et autre petite attention. Plus sérieusement, c'est toujours un plaisir de passer un moment avec Anita, amie doublée d'une collègue. Nath était également ravie.

Originalité oblige, nous avons donc démarré la soirée par un apéro. Anita a ainsi découvert les pistaches. Oui, oui, vous avez bien lu. Au début, elle trouvait que "ouais, ça se mange" et puis finalement elle s'est mise à picorer dans le bol, comme Nath et moi.

Ensuite, on s'est mis à table. On ne s'était pas foncièrement foulé pour l'entrée, plat de résistance oblige, alors j'avais soigné la présentation : concombres en spaghettis, carottes râpées et tomates saupoudrées de persil. Avec la vinaigrette du chef : mi-huile d'olive, mi-vinaigre de cidre, sel, et cuillère de moutarde à l'ancienne. Et un petit Pécharmant pour accompagner tout au long du repas.

Vint enfin le tour du plat principal. Anita ne connaissant pas, je me suis une nouvelle fois risqué à faire mon aligot. Tout le monde a été très satisfait du résultat mais j'étais un peu plus critique. C'est vrai que Anita en mangeait pour la première fois, elle ne pouvait donc pas comparer. J'avais les bons ingrédients (pommes de terre de type agatha, ça marche aussi avec la mona-lisa, voire la bintje, tome fraîche, crème fraîche, et quelques gousses d'ail dans l'eau de cuisson des patates) mais le résultat m'a laissé un peu sur ma faim. Le tout manquait un peu de consistance. Et surtout, si l'aligot avait filé lors de la préparation, ce n'était plus le cas lorsque je fis le service. Alors évidemment, c'était bon, vu la composition du plat, mais frustrant quand même.

A froid, quand j'essaie d'analyser, je me dis que ça pouvait venir de deux choses : soit un souci lors de la cuisson des patates (D'ordinaire, je fais cuire les patates dans de l'eau bouillante et je les mouline aussitôt après alors que cette fois, j'avais opté pour une cuisson préalable au cuit-vapeur avant de mouliner puis de réchauffer la purée au dernier moment. Résultat : j'obtins une purée étrangement pâteuse) soit une purée trop chaude (J'explique : si la purée n'est pas assez chaude, l'aligot ne file pas, mais inversement si on maintient l'aligot trop chaud, on dit alors que le fil se casse). Bref, fallait surtout pas perdre le fil... en espérant que vous, fidèles lecteurs, ne perdez pas celui de cette passionnante histoire !

Petite glace au dessert, un peu de manzana pour faire descendre tout ça (Il était marqué Manzanita sur la bouteille, ça ne s'invente pas !)

Et puis entre chaque plat, on a refait le monde à 3 comme on dit dans une ambiance qu'on a espéré chaleureuse pour notre amie Anita. Une belle soirée pour Nath et moi en tout cas.

Par contre, fallait pas rêver, du coup on a fait notre lard tout ce dimanche !


Grr... Si seulement le fil n'avait pas cassé...

1 commentaire:

Réverbères a dit…

Ah oui, le fil ! Il ne faut jamais le perdre celui-là… Le fil des idées… le fil de fer… le fil à télie… le fil du téléphone… (quoique de nos jours…) le fil ippe… le fil en aiguille… le fil blanc… le fil à ture… le fil d'Ariane (ou d'Anita ?)… le fil à tion… le fil à couper le beurre (ou l'aligot ?)… le fil de l'eau (voir chez Grains de sel)… le fil de ses idées… Tiens, j'ai perdu le mien ! Enfin, j'espère voir ce fil de près bientôt, et moi au moins, je saurai comparer !!! Débrouille-toi pour retrouver… le fil de l'histoire !!!