
Il y a quelque jours, un homme de 57 ans est décédé des suites d’un malaise cardiaque, faute d’avoir pu être placé à temps dans un service de réanimation. Il a succombé au bout de six heures d’attente, six heures interminables pendant lesquelles il semblerait qu’aucune unité n’ait pu le prendre en charge.
Déjà, en soi, ce « fait divers » est une horrible tragédie, tout d’abord pour l’homme qui y a laissé la vie, et plus généralement pour l’ensemble de ses proches à commencer par sa femme. Bien entendu, ce triste événement a reposé le problème des infrastructures médicales disponibles et de la qualité (mais aussi de la quantité) du personnel hospitalier. Loin d’ailleurs de moi l’idée de faire ici un quelconque procès d’intention. Il n’empêche qu’un homme qui n’avait rien demandé à personne a payé de sa vie ces dysfonctionnements.
Mais le pire, le plus insultant à mon sens, fut l’autopsie pratiquée dans la foulée, pour tenter d’étouffer dans l’œuf la polémique naissante. Il était en effet tellement plus simple de prétendre que de toute façon cette personne n’aurait pas survécue, que son cœur était déjà si malade. Un procédé tout simplement honteux consistant à dédouaner d’éventuelles responsabilités et surtout à amoindrir la portée de ce qui est quand même la mort d’un homme.
Une véritable autopsie de la honte qui me choque et me fait de la peine pour cet homme et pour sa famille. Un homme qui serait peut-être tiré d’affaire aujourd’hui s’il avait pu être correctement pris en charge et qui au final, en plus d’être une victime, passerait presque pour un moins que rien sur lequel il serait inutile de s’attarder.
D’autant que l’autopsie porte déjà à polémique puisque ses résultats sont vivement contestés par la femme de la victime.
Mais qu’importe. Le mal est fait. Et plutôt deux fois qu’une.
Déjà, en soi, ce « fait divers » est une horrible tragédie, tout d’abord pour l’homme qui y a laissé la vie, et plus généralement pour l’ensemble de ses proches à commencer par sa femme. Bien entendu, ce triste événement a reposé le problème des infrastructures médicales disponibles et de la qualité (mais aussi de la quantité) du personnel hospitalier. Loin d’ailleurs de moi l’idée de faire ici un quelconque procès d’intention. Il n’empêche qu’un homme qui n’avait rien demandé à personne a payé de sa vie ces dysfonctionnements.
Mais le pire, le plus insultant à mon sens, fut l’autopsie pratiquée dans la foulée, pour tenter d’étouffer dans l’œuf la polémique naissante. Il était en effet tellement plus simple de prétendre que de toute façon cette personne n’aurait pas survécue, que son cœur était déjà si malade. Un procédé tout simplement honteux consistant à dédouaner d’éventuelles responsabilités et surtout à amoindrir la portée de ce qui est quand même la mort d’un homme.
Une véritable autopsie de la honte qui me choque et me fait de la peine pour cet homme et pour sa famille. Un homme qui serait peut-être tiré d’affaire aujourd’hui s’il avait pu être correctement pris en charge et qui au final, en plus d’être une victime, passerait presque pour un moins que rien sur lequel il serait inutile de s’attarder.
D’autant que l’autopsie porte déjà à polémique puisque ses résultats sont vivement contestés par la femme de la victime.
Mais qu’importe. Le mal est fait. Et plutôt deux fois qu’une.
On vit vraiment dans une putain d'époque.
2 commentaires:
C'est vrai, sans doute. D'un autre côté, dans toute affaire "criminelle", une autopsie est pratiquée. C'est logique. Dans ce cas-ci, cette autopsie n'apporte sans doute rien et peut effectivement être perçue comme une tentative de dédouanement. En attendant, le système a fait une victime…
Ce n'est pas tant l'autopsie que je condamne que sa finalité de dédouanement dans ce cas précis.
Et puis oser dire que son malaise cardiaque aurait été mortel de toute façon, alors que ce pauvre gars a quand même tenu 6 heures avant de succomber, c'est ce que je trouve honteux et malsain...
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