
J'aurais bien voulu changer de thème, être plus léger dans le fond et la forme, retrouver l'inspiration pour une nouvelle inédite etc, etc. Mais non, décidément, quand le coeur n'y est pas, faut pas trop se faire violence non plus...
Je me demande si les médecins ne nous prennent pas pour des cons. Voilà, c'est dit. Si à force de nous considérer comme des clients, ils n'auraient pas un peu oublié, entre deux parties de golf, que nous sommes avant tout des patients.
Parce que personnellement, j'en ai ras-la soupière (et c'est bien pour ne pas passer tout mon article à jurer comme un charretier que je m'abstiens de dire autre chose) d'être baladé d'un service à un autre, d'un professionnel à un autre.
Depuis le début de cette affaire de ganglions, je suis passé par le médecin généraliste (2 ou 3 fois), le radiologue (2 fois, pour les radios puis le scanner), le pneumologue (3 fois, pour une première visite, pour la fibroscopie, et enfin pour m'entendre dire que ça n'avait pas servi à grand chose puisque la fibro a globalement échoué comme chacun sait...), et l'anesthésiste (1 fois, série en cours...)
Je vais passer prochainement une intervention chirurgicale à Bordeaux (Eh non, pas possible d'aller à Périgueux). Je considère, sans doute naïvement apparemment, que chaque professionnel médical connait donc parfaitement mon dossier et qu'il peuvent donc se passer les infos les uns les autres. Mais c'est tellement plus jouissif de tirer sur la corde et de faire rentrer de l'argent dans les caisses plutôt que d'être efficace. Donc, je vais à Bordeaux le 12 février prochain. Je me dis : "Chic ! Je vais rentrer vendredi, on va me faire cette putain d'intervention et puis ce sera le traitement et je pourrai enfin passer à autre chose". Eh bien... non.
Je vais faire près de six heures de route aller-retour, probablement dans la journée, en étant au chômage et ayant donc du fric à jeter par les fenêtres comme chacun se doute, pour me perdre à Bordeaux pour... rencontrer le chirugien (et a priori l'anesthésiste) dans le cadre d'une "future" intervention qui reste à définir. Là, je me suis un peu-beaucoup agacé au téléphone avec le pneumologue, ne comprenant pas bien l'intérêt de la chose, puisque c'est ce même pneumologue qui veut que je subisse cette opération du fait que la fibro n'ait été que partielle tout comme évidemment, les résultats. Donc quel intérêt de voir ce chirurgien qui va me réexpliquer les mêmes choses que le pneumologue ? A part qu'en plus, je vais perdre ma journée. Mais essayez d'expliquer ça à un "professionnel" médical engoncé dans le protocole ou je ne sais quelle autre poudre aux yeux...
Donc, je vais à Bordeaux vendredi prochain. Je vais rencontrer le chirurgien. Si c'est fête, j'aurai peut-être, sait-on jamais, la fameuse date de mon intervention. Ou pas.
Le plus drôle dans tout ça, c'est que lorsque j'ai demandé à ce même pneumologue, il y a 3 semaines, si je pouvais faire mon stage avant de faire la fibro, il m'a répondu qu'il fallait éviter de traîner pour commencer un traitement aussi rapidement que possible. Trois semaines après, j'ai fini mon stage en ayant été absent une semaine, la fibro a été un échec, je tire une tête pas possible depuis 10 jours... et je ne sais toujours pas quand je serai opéré. Heureusement qu'il ne fallait pas traîner !
Heureusement que c'est "bénin", à ce qu'ils disent. J'aimerais juste que ça le reste. Idéalement. Sans vouloir abuser. Mais ce ne sera pas grâce à ces guignols...
2 commentaires:
Ma mère a un chien, ou plutôt une chienne, puisque c'est une adorable petite femelle, schnauzer de race, du prénom de Cloé... Eh bien, crois-le ou pas, mais cet adorable toutou est mieux traité par son vétérinaire que nous le sommes par nos "supposés" professionnels de la santé... En effet, le vétérinaire téléphone ma mère pour lui dire "c'est le temps des vaccins de Cloé, il faut y voir" ou encore "venez me voir n'importe quand s'il y a un problème" et c'est vrai, car nous sommes déjà allés sonner à sa porte un soir à 23h30, pour un problème avec le chien....
Ai-je besoin d'en rajouter ? Je préférerais ne pas le faire, car moi non plus, je ne serais pas très poli. Mais pour une fois, il serait bon de dire "si nous pouvions être traités comme des animaux nous aussi !" Je n'aurais jamais cru avoir à écrire une telle chose un jour !!!!!
Courage cher Franck...
Donald.
Et bien, le système médical paraît bien mal huilé, je comprends ta colère !
Ce n'est pas de chance que ton chirgugien soit loin, mais en effet je n'ai jamais vu qu'il opère sans t'avoir fait une visite préalable : ça paraît procédurier, mais c'est lui qui va faire, c'est lui qui doit te voir. Courage, c'est pour aller dans le bon sens Franck !
Bisous
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